Author: tecnavia

  • Des stages cinéma dans la Halle Lumière de La Ciotat

    Des stages cinéma dans la Halle Lumière de La Ciotat

    « On nous a demandé de rebondir », amorce Delphine Camolli. Elle est déléguée générale de l’Arts, association créée en 2002 à Marseille et qui regroupe, aujourd’hui, plus de 1 000 techniciennes et techniciens dans les Bouches-du-Rhône, le Var, le Vaucluse, les Alpes-Maritimes. Alors qu’une partie de la série Tout pour la lumière était justement tournée dans la Halle Lumière, place Evariste-Gras, « la Ville, à laquelle la Halle appartient, nous a sollicités pour récupérer une partie des décors. Et créer un plateau pédagogique avec un décor, des lumières, des glaces maquillage, des possibilités de prise de son », explique-t-elle.

    1ère session en février

    L’objectif, « c’est de poursuivre la belle dynamique enclenchée en 2025 avec la mission cinéma de la Ville et les jeunes. » Proposés pendant les vacances scolaires, l’an dernier, ces stages « ont permis à des jeunes de décrocher d’autres stages sur des tournages », souligne Delphine Camolli. La Ville a donc décidé de les poursuivre, pendant ces vacances de février, et à Pâques (du 20 au 24 avril). Du lundi 16 au vendredi 20 février*, cinq jours de stage sont proposés à dix jeunes de 15 à 25 ans selon la formule : « Un jour un métier ». À la fois au conservatoire et à la Halle Lumière. Le lundi 16 abordera « les métiers de la déco » avec Benjamin Moro, accessoiriste de plateau, le mardi 17 « l’écriture, acting » avec Bania Medjbar, réalisatrice, directrice de casting et coach, le mercredi 18, « le son » avec Maxime Gavaudan, chef-opérateur du son, jeudi 19, « la mise en scène » avec Véronique Laveissière, assistante réalisation et réalisatrice, et vendredi 20, « la lumière et l’image », avec Cedric Puchades, chef electro.

    * Infos : 04.42.83.85.57.
    Tarif
     : 50,50 euros.

  • Air France baptise un de ses Airbus A 220 « La Ciotat »

    Air France baptise un de ses Airbus A 220 « La Ciotat »

    « L’attribution du nom “La Ciotat” à cet appareil constitue une reconnaissance symbolique de l’identité et du patrimoine de la commune, berceau du cinéma mondial et ville marquée par une histoire industrielle et maritime forte, aujourd’hui engagée dans les enjeux de transition et d’innovation » : la municipalité est plus que ravie de l’annonce réalisée par Air France.

    La compagnie aérienne française lui a en effet fait savoir qu’elle avait décidé d’attribuer le nom « La Ciotat » à l’un de ses avions : un Airbus A220, immatriculé F-HOZB, intégré à la flotte moyen-courrier de la compagnie. Avec une vitesse de croisière d’environ 870 km/h et une autonomie pouvant atteindre 5 000 km, l’Airbus A220 « La Ciotat » est destiné à relier les principales villes françaises et européennes, avec une capacité d’accueil allant jusqu’à 148 passagers.

    « Cet avion contribuera au rayonnement de la ville, dans un contexte de modernisation du transport aérien et de réduction de son impact environnemental », se félicite encore la mairie. L’Airbus A220 est en effet censé se distinguer par des performances économiques et environnementales permettant notamment une réduction de la consommation de carburant et des émissions de CO2₂ pouvant atteindre 25 %. Il serait également moins bruyant avec une diminution de l’empreinte sonore comprise entre 25% et 50%.

  • Grève des éducateurs et fermeture prolongée à la Mecs Bois Fleuri

    Grève des éducateurs et fermeture prolongée à la Mecs Bois Fleuri

    « Des plannings qui nous contraignent à des amplitudes horaires intenables et de plus nombreuses permanences le week-end, ce n’est pas tenable ! ». Devant les grilles de la Maison d’enfants à caractère social (Mecs), les personnels éducatifs dénoncent une réorganisation intenable suite à la suspension, en décembre, de l’activité de l’unité pour enfants et du service autonomie pour les majeurs de Bois Fleuri.

    La fermeture temporaire d’un mois avait été motivée par de graves dysfonctionnements : une agression d’un enfant pris en charge par un autre, ainsi qu’une gestion déficitaire de 750 000 euros. Dans un nouvel arrêté daté du 21 janvier, le directeur du service Solidarité du Département a prorogé cette fermeture jusqu’au 22 février. L’autorité tutélaire considère que la réorganisation du service autonomie, « persistante », conduit à « l’absence de mise en œuvre des injonctions du service d’inspection » et que les travaux entrepris dans le service des tout-petits ne sont pas achevés.

    Des décisions hors-sol

    Devant l’établissement, la colère est intense chez les personnels. Shaima, jeune adulte prise en charge, est venue en soutien : « On nous a demandé de quitter les appartements en urgence le 22 décembre. On a été replacés dans d’autres structures, mais mon budget repas est passé de 70 euros mensuels à 45 euros ». Du côté des salariés, on dénonce « des décisions prises d’en haut, déconnectées des besoins réels » et un rythme de travail qui mène à « l’épuisement ». Maxence Lamy, délégué CGT, rappelle que la Mecs en est à son « 5e changement de direction en deux ans, avec aujourd’hui un mandat de gestion ». Il déplore également « un serpent qui se mord la queue avec le CD 13 qui doit financer l’association pour que nos salaires soient payés, alors qu’il a procédé à une baisse des tarifs journaliers de 189 euros à 70 euros ».

    Sur les grilles, des banderoles dénoncent une « maltraitance institutionnelle » qui s’est « généralisée », précise un éducateur de Saralogisol, venu, comme l’UL CGT Timone, la CGT Araimc et Solidaires, soutenir le mouvement. Contactée, la direction n’a pas donné suite.

  • Aix-Marseille : le patronat compte bien peser sur les municipales

    Aix-Marseille : le patronat compte bien peser sur les municipales

    Sur la scène du palais des congrès du parc Chanot, ce lundi soir, le président de la Chambre de commerce et d’industrie Aix-Marseille-Provence ne pouvait s’empêcher de renverser les propos de l’ancien maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin. « La politique n’est pas tout, mais la politique est partout », sourit Jean-Luc Chauvin face aux 1 500 personnes venues assister aux vœux du monde économique. En cette année de scrutins municipaux, c’est en effet sous le thème de l’engagement que les 179 organisations patronales du collectif Tous acteurs avaient placé cette soirée.

    « Pour moi l’engagement, c’est le dépassement de soi, de son propre intérêt pour faire bouger les lignes et avancer », lance-t-il à l’issue d’une série de tables rondes célébrant mécénat de compétences et fonds de dotations entre quelques citations de Mandela ou Saint-Ex. Et le président de la CCI d’aller dans le concret : 42 propositions ont été élaborées par ce consortium de réseaux consulaires, syndicaux patronaux ou associations commerçantes, qui seront dévoilées dans une semaine. « Le monde économique a un grand rôle à jouer, pour répartir la richesse il faut d’abord la créer », interpelle Jean-Luc Chauvin. Et d’insister : « Les entrepreneurs ne sauraient être étrangers au débat qui s’ouvre. »

    L’extrême droite absente

    Mais pour peser sur les choix des décideurs qui seront élus dans moins de sept semaines, encore faut-il parler d’une même voix. « La voix des entreprises est plus forte lorsque le monde économique est uni », réclame le président de la chambre consulaire. Alors il ne se hasarde pas au moindre propos polémique, pas même pour dénoncer la menace d’une extrême droite qui désormais s’affiche ostensiblement « pro-business », espérant mordre davantage sur ce qui reste d’une droite républicaine. Assise dans les premiers rangs, la candidate (DVD) Martine Vassal ne manque d’ailleurs pas de répliquer, pointant l’absence du chef de file du RN, Franck Allisio, malgré l’invitation de la CCI. « L’économie locale ne l’intéresse pas », tweete-t-elle dès la fin des discours.

    La politique cependant se décide aussi à un échelon national toujours pris dans les turbulences de la dissolution. « Cela a des incidences, beaucoup de projets sont bloqués, il y a un manque d’investissements », s’inquiète la présidente du directoire de Onet Émilie de Lombarès, administratrice du Club Top 20, qui rassemble les plus grosses entreprises du territoire. « Les effets de l’attentisme sont là », alerte-t-elle. La seule demande exprimée dans la soirée pourtant est celle de plus de dérégulation. « Le monde économique ne demande pas de privilège, mais simplement qu’on ne lui mette pas de freins inutiles », réclame la présidente de l’union des entreprises de proximité des Bouches-du-Rhône, Catherine Vales. Comme pour mettre des mots sur le « CCI blues » improvisé sur scène par le saxophoniste Raphaël Imbert.

  • Les énergéticiens contre la répression et la vie chère à Marseille

    Les énergéticiens contre la répression et la vie chère à Marseille

    « La montée de la répression, des licenciements et des sanctions disciplinaires arbitraires devient monnaie courante », dénonce la CGT énergie de Marseille, qui avait lancé l’appel à se mobiliser devant la station d’épuration des Calanques. En grève depuis le 22 janvier, les gaziers et les électriciens maintiendront la pression « jusqu’à la connaissance des décisions qui devraient intervenir dans la semaine », a précisé le secrétaire général du syndicat.

    Le choix du site était symbolique de la riposte des salariés face à deux nouvelles sanctions à l’encontre d’un gazier et d’un électricien. « C’est nous qui tenons l’outil de travail » ont rappelé les agents, alors qu’une procédure de danger grave et imminent est en cours pour risques psychosociaux et que la grève est reconduite. Ces actions interviennent dans un contexte de « hausses tarifaires que les usagers subissent tous et qui servent de prétexte à répression contre les agents », souligne Renaud Henry qui s’est rendu à Lyon en défense des agents convoqués. L’un est poussé à la retraite, l’autre est soupçonné de fraude sur un relevé considéré trop faible. L’esprit Robin des bois anime toujours les salariés et les organisations de l’énergie « réfléchissent à faire en sorte que les entreprises qui usent de mesures répressives soient pénalisées », prévient le syndicaliste. Contre la précarité énergétique qui sévit dans de nombreux foyers, la CGT énergie revendique toujours la baisse de la TVA à 5,5% et une augmentation des salaires.

  • Procès de Yann Bompard : « Les faits ont permis l’enrichissement d’un allié politique »

    Procès de Yann Bompard : « Les faits ont permis l’enrichissement d’un allié politique »

    Le tribunal correctionnel de Marseille a reconnu, lundi, l’élu de la Ligue du Sud coupable de recel de détournement de fonds publics pour avoir occupé un emploi fictif de collaborateur parlementaire. Il a été condamné à dix-huit mois de prison avec sursis, 40 000 euros d’amende, la confiscation de 8 000 euros sur son compte bancaire et, surtout, à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. Ce qui le destitue immédiatement de ses trois mandats : maire, conseiller départemental et président de l’intercommunalité.

    « Devoir exacerbé d’exemplarité »

    « Il n’a cessé, au cours de l’enquête et de l’audience, d’affirmer qu’il avait parfaitement exercé ses missions de collaborateur parlementaire, ce qui laisse songeur quant à l’utilisation qu’il sait pouvoir faire des deniers publics », énonce le tribunal, lui rappelant qu’élu de la République, il avait « au titre de ses trois mandats électifs un devoir exacerbé d’exemplarité ». Pour le tribunal, Yann Bompard s’est inscrit dans « une relation de travail inversée, instaurant sur celle qui était non seulement son employeur, mais aussi une élue du Parlement, une forme d’autorité du fait de sa filiation et de l’ancrage politique de son père et de sa mère ». Les faits ont un « caractère lucratif » ayant permis « l’enrichissement de celui qui était au départ un allié politique » de la députée et qui était déjà rémunéré 5 800 euros mensuels pour trois mandats.

    La députée du Vaucluse, Marie-France Lorho, passée de la Ligue du Sud au Rassemblement national, écope de dix-huit mois avec sursis, 10 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, pour détournement de fonds publics et subornation de témoin ayant fait pression sur un autre collaborateur pour mentir. L’écoute diffusée au procès était édifiante : « Bah vous êtes censé dire qu’il faisait les discours, qu’il a participé aux journaux, qu’il travaillait parce que sinon, on va être dans la merde hein. » Son collaborateur faisait aussitôt remarquer : « Vous comprenez que vous me demandez de mentir ? » – « Je sais, moi aussi je vais mentir », avait répliqué la députée. « C’est chaud quand même là. Ils vont voir que vous n’avez pas d’échanges de mails, de téléphone, y a aucun discours qui peut être justifié par lui, y a rien, y a rien, aucune trace de travail de part, donc faire une fausse déclaration là-dessus heu… », s’inquiétait son collaborateur bien conscient de la vacuité du travail de M. Bompard.

    « Alors que vous êtes une représentante du peuple, et non de vos électeurs, vous avez choisi de vous positionner, puis de vous maintenir sous la coupe d’un responsable politique local. Vous avez choisi de favoriser les intérêts financiers de sa famille, et ce partant de préserver votre propre avenir politique au détriment du bien public », a lancé le tribunal à la députée, seule présente, mais qui, une fois le jugement rendu, s’est enfuie du tribunal par une porte dérobée pour ne pas affronter les micros et caméras.

    Les deux élus devront solidairement rembourser à l’Assemblée nationale partie civile la somme de 74 776 euros bruts de salaire de Yann Bompard, collaborateur parlementaire fictif.

  • Ces gestions calamiteuses des villes varoises par l’extrême droite

    Ces gestions calamiteuses des villes varoises par l’extrême droite

    Dans un département qui a envoyé sept députés RN sur huit à l’Assemblée nationale, mieux vaut rafraîchir les mémoires en cette période préélectorale. C’est ce que s’applique à faire ici la Codex, qui a passé au crible les frasques de ces élus, ou anciens élus, ainsi que leurs déboires judiciaires.

    à commencer par Le Luc, aujourd’hui sorti des griffes du RN. En 2014, l’élection de Philippe de La Grange tourne court : il jette l’éponge quelques mois plus tard. Patricia Zirilli lui succède pour une petite année avant de renoncer, elle aussi. Pourquoi ? « À cause des pressions d’une équipe qui n’arrive pas à se projeter, qui me reproche de ne pas être assez FN… », déclare-t-elle alors. Pascal Verrelle prend donc la suite en mars 2016, avant que la majorité n’enregistre deux nouveaux départs.

    À part ces frasques, rien de bien glorieux à mettre à leur actif, si ce n’est le recrutement de copains, l’augmentation des indemnités des élus et une concession d’aménagement à la société d’économie mixte, la Sagep, jugée « catastrophique ». La Ville devra lui verser 1,8 million d’euros, suite à la décision du tribunal administratif.

    « Se servir et faire du bien à leurs amis »

    À Cogolin, ce n’est guère mieux, avec une extrême droite toujours aux manettes. Même si Marc-Étienne Lansade, élu en mars 2014 sous l’étiquette FN, a été démissionné en juillet 2025 après sa condamnation en appel pour abus de faiblesse. Devenu entre-temps proche d’Éric Zemmour, il dirigeait la délégation locale de Reconquête. Lorsqu’il s’assoit dans son fauteuil de maire, il recrute comme conseiller spécial en urbanisme Jean-Marc Smadja, un cousin d’Isabelle Balkany ayant piloté la bétonisation de Levallois-‑Perret. Dans le Sud, ce sont 1 846 logements qui sortent de terre entre 2020 et 2025. Pas du logement social, bien sûr. Devenue première magistrate après l’empêchement de Marc-Étienne Lansade, Christiane Lardat porte plainte en décembre contre son prédécesseur, « qui s’est lancé dans une campagne de dénigrement ».

    À Fréjus, tout le monde a en tête les démêlés judiciaires de David Rachline, élu lui aussi en 2014 à seulement 26 ans, avec un avenir alors prometteur dans le parti de Jean-Marie Le Pen. La Codex met en avant la dilapidation des « bijoux de famille » pour réduire la dette de 16 millions d’euros en quatre ans. « Pour arriver à ce résultat, le maire vendait des terrains municipaux à ses amis entrepreneurs », dénonce la Codex. Une stratégie court-termiste puisqu’en 2024, le préfet menace de prendre la main. La dette de la Ville est alors de 151 millions d’euros. Et il est exigé que la commune rectifie le tir.

    Contraint de démissionner de la vice-présidence du RN en décembre 2025, David Rachline n’a même pas obtenu l’investiture du parti à la flamme. Grandeur et décadence. « Dans ces quatre villes, si on ajoute Toulon, ça a été une catastrophe, un naufrage », analyse Pascal Brun, pour Visa, l’association antifasciste membre de la Codex. Et de poursuivre : « Nous, ce qu’on dit, à la lumière de ces fiascos, c’est “est-ce que vous avez réellement envie de retenter l’expérience en 2026 ?” »

    « À un moment donné, il est difficile de ne pas prendre conscience, vu la somme de tous les problèmes judiciaires, que ces gens-là veulent le pouvoir, non pas que pour appliquer leurs programmes, mais aussi pour pouvoir se servir et faire du bien à leurs amis », conclut-il.

    Le problème, c’est qu’il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir.

  • L’équipe de Saint-Cyr à gauche pour une ville plus solidaire

    L’équipe de Saint-Cyr à gauche pour une ville plus solidaire

    Avant de décrire ses ambitions pour Saint-Cyr-sur-Mer et ses habitants, la capitaine de l’équipe Saint-Cyr à gauche, Sylvie Vinceneux, a présenté les membres* de son équipe, composée de 17 femmes et 16 hommes qui « représentent la diversité générationnelle, sociologique et de parcours ». Seulement huit d’entre eux sont encartés politiquement (quatre au PS et quatre au PCF). « Ils sont tous profondément attachés à ce que la politique réponde aux besoins de nos concitoyens avec des services publics de qualité et pour que l’indispensable transition écologique ne laisse personne au bord du chemin », explique-t-elle.

    L’occasion, pour la tête de liste, de rappeler les priorités de la gauche, en matière de logement, par exemple. Elle met en avant le nombre « de travailleurs essentiels » rencontrés sur la commune qui, face à la pénurie de logements, « sont obligés de vivre dans les villes environnantes ». Sylvie Vinceneux insiste : « Refuser de construire du logement social quand 70% de la population y est éligible, c’est pousser vers la sortie de jeunes couples d’actifs et conduire, peu à peu, la ville à péricliter. »

    Saint-Cyr à gauche propose donc un programme ambitieux pour tous, sur ce sujet, concernant aussi bien la location que l’accession à la propriété.

    * Les premiers noms sont Sylvie Vinceneux (PCF), Dominique Olivier (PS) , Claire Ayard professeure (SE), Joel Duret (SE), Sitti Said Hachim (SE) et Richard Pivarot (SE).

  • Le narcotrafic au cœur des municipales : en Vaucluse, chaque candidat a son plan

    Le narcotrafic au cœur des municipales : en Vaucluse, chaque candidat a son plan

    Fusillade mortelle à Avignon, qui a empêché le tramway de circuler pendant une semaine ; arrêté préfectoral pris à Orange pour interdire la distribution gracieuse de fournitures scolaires par un cartel local de drogue ; progression du trafic dans les campagnes… Le narcotrafic n’épargne pas le Vaucluse. Seule éclaircie, selon les autorités : la disparition des points de deal dans la cité du Dr Ayme à Cavaillon.

    À Avignon, la sécurité est l’un des thèmes majeurs de campagne. Avant la présentation exhaustive des programmes, beaucoup de candidats ont déjà ciblé des propositions sur ce thème : Paul-Roger Gontard (La Convention) souhaite un débat, Stéphan Fiori (DVD) compte prendre la délégation sécurité, David Fournier (PS) sollicitera « le ministre de l’Intérieur toutes les semaines », Olivier Galzi (DVD) veut plus de « bleu dans les rues » et Mathilde Louvain (LFI) souhaite une police municipale de proximité tournée vers la médiation.

    Du côté de Carpentras, le maire sortant et candidat Serge Andrieu (DVG) a mis en place, l’an passé, des mesures fortes et médiatiques. En avril, il a instauré un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans -voire 16 ans selon les quartiers – entre 23h et 6h « pour protéger nos jeunes et limiter leur implication dans les trafics de stupéfiants ». Une mesure prolongée, en décembre, pour six mois. En sept mois, « les mises en cause de mineurs pour des faits liés aux stupéfiants ont diminué de 78,26% et le nombre de mineurs victimes de coups et blessures a reculé de 46% », se félicite la municipalité. Autre dispositif, la création d’une brigade mobile d’intervention, à l’automne dernier. Une unité de la police municipale, unique en Vaucluse, exclusivement dédiée « au contrôle du domaine public pour prendre la place des guetteurs et ainsi éloigner les clients qui alimentent le trafic ». Fin 2022, Serge Andrieu avait porté à l’Élysée 5 000 lettres types d’habitants réclamant davantage de moyens humains en matière de police et de justice pour sa ville. Dix postes de policiers ont été créés depuis.

  • À Châteauneuf-les-Martigues, la gauche veut protéger et réparer

    À Châteauneuf-les-Martigues, la gauche veut protéger et réparer

    Châteauneuf-les-Martigues n’avait pas vu une telle union de la gauche depuis « au moins deux mandatures », estime Laurence Jouanaud (PCF). Alors, au moment d’inaugurer le local de campagne ce vendredi 23 janvier, la tête de liste et ses colistiers, représentants des diverses composantes partisanes et citoyennes d’« un Élan pour l’avenir », ont partagé la parole.

    Parmi les priorités du groupe : un nouveau mode de gouvernance « plus à l’écoute de la population afin de développer une intelligence et une solidarité collectives », explique Marie-Thérèse Rochedix, des écologistes. Élodie Thiebaut, représentante d’un mouvement citoyen du centre et conseillère municipale d’opposition, dénonce le « comportement autoritaire et antidémocratique » de l’actuelle majorité. Les forces de gauche entendent donc mettre en place des consultations participatives pour les grands projets, qu’elles souhaitent orienter vers le social.

    Elles proposent notamment de rétablir une maison de la solidarité, de rouvrir un foyer pour seniors à la Mède ou encore de mettre en place un bus administratif afin que les services publics de proximité puissent aller au-devant des publics précaires.

    Sécurité et centres-villes

    Un sujet tient particulièrement à cœur à Élodie Thiebaud, infirmière de profession : la santé. « Les communes peuvent être actrices dans ce domaine », maintient-elle. La liste compte mettre à disposition des locaux et instaurer des aides au financement d’équipements, des bourses et des aides aux internes pour attirer les jeunes soignants.

    Marc Lopez, conseiller municipal d’opposition et colistier PS, insiste quant à lui sur la sécurité, ne voulant pas laisser ce sujet au maire sortant (DVD), Roland Mouren, et au candidat RN, Alain Vaccaluzzo : « Il faudra qu’on embauche rapidement des fonctionnaires municipaux et qu’on renforce les actions de proximité et de prévention, avec des médiateurs devant les écoles. (…) En 1970, il y avait un bureau de police nationale à Châteauneuf. Aujourd’hui, on est trois fois plus et on n’a rien du tout. On mettra tous les moyens nécessaires pour faire revenir les corps d’État. »

    La liste veut aussi redynamiser les centres-villes de la commune de 18 000 habitants « laissés à l’abandon pendant douze ans », selon Marc Lopez. La tête de liste Laurence Jouanaud (PCF) explique : « Tout le monde doit pouvoir s’épanouir dans une ville facile et apaisée, agréable à vivre autour de centres-villes qui proposent des lieux d’échanges et de rencontres. On a l’idée de mettre en place un cyber café municipal. Il faut aussi soutenir l’attractivité pour avoir des commerces attrayants dans des quartiers où les problèmes de circulation seront réglés, avec la mise en commun de transports par exemple. » Tout un programme, qui sera dévoilé dans son entier mi-février.