Ainsi pour les Petits débrouillards, « une structure hautement politisée qui sous couvert d’animation scientifique s’est illustrée à maintes reprises par des campagnes de militantisme de gauche », expliquait Guil Darmon. Ou de Rencontres tziganes, « qui s’illustre en encourageant l’occupation illégale de terrains publics », selon Rahym Debiane. Et même de la Ligue de protection des oiseaux, « qui s’est éloignée depuis longtemps de sa mission d’observation de la faune pour se transformer en officine d’extrême gauche », assure très sérieusement Yannick Drayon. « Une association politisée quelle qu’elle soit ne doit pas recevoir de subventions », défend la maire (RN) Eléonore Bez. « En bloquant ces délibérations, le RN ne pénalise pas seulement les structures visées : il sanctionne tout un ensemble d’associations », dénonce l’opposition de gauche dans les 9-10. « Les subventions publiques doivent être attribuées dans l’intérêt général, non en fonction d’opinions réelles ou supposées », abondent les Amis du Printemps marseillais dans les 9-10. Quoi qu’il en soit, les abstentions de la mairie de secteur ne bloqueront pas la validation des subventions en conseil municipal vendredi.
Author: tecnavia
-

Mobilisation suite à des soupçons d’attouchements à Morières-lès-Avignon
Pendant une heure et demie, derrière Grégoire Souque, maire (RN) de Morières-lès-Avignon, au conseil municipal de sa commune ce mardi 23 juin, des pancartes « sécurité pour nos enfants » ou encore « stop au mépris ». Car depuis le 10 juin, quatre plaintes pour agressions sexuelles sur mineur ont été déposées à l’encontre d’un animateur en scolaire et périscolaire, qui a été placé en garde à vue ce mercredi 24 juin.
Dans une lettre lue en amont de l’audience lors d’un rassemblement organisé par des parents d’élèves de l’école Perdiguier, où l’employé soupçonné d’attouchements intervenait quotidiennement, les manifestants ont fait entendre leur « mécontentement sur le manque de communication de la mairie lié à cette affaire ». Et estiment même que la mairie « entrave » les échanges en « privilégiant certains interlocuteurs » tout en « souhaitant camoufler l’affaire ». Une réunion d’information avait été organisée ce lundi 22 juin par l’édile d’extrême droite. Une enquête de la gendarmerie est en cours. Le suspect a été suspendu « immédiatement », assure la municipalité. Une cellule d’accompagnement psychologique va être mise en place.
« Écouter les familles »Après une heure de conseil où le maire s’est refusé à répondre aux questions de l’opposition sur le sujet, il a, en toute fin d’audience, lu une lettre publiée également sur les réseaux sociaux de la commune. Où il assure avoir pris « toutes les mesures qui s’imposaient » pour la sécurité des enfants. Et que l’absence de communication était pour « respecter la demande de la famille », assurant que c’était la mère du premier jeune concerné qui avait « clairement indiqué sa volonté de ne pas communiquer sur le sujet ». L’ex-figure des Gilets jaunes lâche en toute fin de séance « qu’il va tout passer en revue », mais qu’il « n’a pas de baguette magique ». Et alors que l’élue d’opposition Annick Dubois évoquait qu’il « serait intéressant d’écouter les parents d’élèves présents », il s’y est refusé car « fatigué », avant de lever la séance. Se prenant au passage une huée générale des quelques dizaines de personnes toujours présentes dans la salle du conseil. Drôle de façon d’écouter.
-

À Marseille, le nouveau souffle sportif du quartier Bon-Secours
Deux terrains de football, un terrain de basket, une aire de jeux et de fitness. C’est ce que regroupe l’espace sportif Burel, ouvert après huit mois de travaux et construit en concertation avec les riverains.
« Les services de la Ville ont fait des propositions, retravaillées en fonction des retours des habitants jusqu’à avoir un projet consensuel. Donc l’aire de jeux pour enfants, le fitness, c’était des demandes des habitants », explique Tina Biard-Sansonetti, maire (DVG) du 13e-14e.
Dans ce quartier, les espaces sportifs se font rares. « On est sur une zone qui est très dense, où un des seuls centres d’animation a été fermé », détaille-t-elle, « l’objectif de ces équipements de grande proximité, c’est d’être en accès libre et aussi de servir de zones de sociabilisation ».
Ces installations permettent à tous les publics de s’initier, à proximité de chez eux, à différents sports. « Aujourd’hui on a beaucoup de jeunes qui n’ont pas spécialement envie de s’inscrire dans des clubs. Si on met des plateaux sportifs, c’est pour démocratiser la pratique », admet Éric Méry, adjoint au maire de Marseille délégué aux Sports.
Soutenu par l’Agence nationale du sport, le projet, dont le coût s’élève à 520 000 euros, « en appellera d’autres dans le secteur bientôt », promet la maire.
Dernière requêteAu-delà des terrains, le projet comprend des aménagements paysagers. « Il y a des plantations dans le cadre du plan arbre, qui permettront à terme d’avoir de l’ombrage », se félicite-t-elle.
Et les habitants sont satisfaits… ou presque. « On a demandé les petits toboggans donc mes enfants sont très contents. Mais il manque des bancs ! », rit Mariama. Pour l’heure, la mère de famille ramènera sa propre chaise, mais espère que la ville entendra sa demande.
-

Des militants varois réclament une primaire pour l’union de la gauche
Réunis au Grand café de la Rade mercredi, les représentants de Génération.s, Les Écologistes 83, L’Après 83, et Le Var Debout ! ne s’avouent pas vaincus. Pourtant, à moins d’un an de l’élection présidentielle, le temps est compté dans l’optique de l’organisation d’une primaire visant à désigner un candidat unique à gauche. D’autant plus qu’elle se ferait sans LFI, ni le PCF, et potentiellement sans le PS, au sein duquel la question fait débat.
Ouverture à une autre méthode que la primaire« Les universités d’été et les congrès des partis peuvent porter conseil », espère encore Daniel Bombart (Var Debout !). Car, souligne Christophe Godard (l’Après 83), « 82% des militants de gauche veulent une primaire ». Un chiffre qui traduit l’inquiétude face « au risque de voir le RN arriver au pouvoir », appuie Jean-Pierre Luquand (Les Écologistes), qui rappelle que « depuis cent ans, les avancées sociales ont été faites grâce à l’union de la gauche ». « Le programme du NFP s’est construit en quelques jours, en 1936, Blum et Thorez se détestaient. On a connu les mêmes situations, pourquoi n’y arriverait-on pas aujourd’hui ? », demande Christophe Godard.
Bien conscients, cependant, que l’organisation de la primaire, prévue pour le 11 octobre, reste hypothétique, les militants se veulent pragmatiques : « Si une autre méthode fait émerger un candidat, on emboîtera le pas », affirme Laurent Gilbert (L’Après). Un soutien à Jean-Luc Mélenchon, annoncé en tête à gauche, serait-il par ailleurs envisageable ? « On lui reproche de faire cavalier seul. Pourquoi ne pas rentrer dans la primaire ? S’il arrive au second tour, il sera battu sans accord et sans le soutien de toute la gauche », prévient-il.
-
![[Coupe du monde] L’indécision est totale dans le groupe C](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/06/607b7d5d5149e55079789b14b1f1fa96.jpg)
[Coupe du monde] L’indécision est totale dans le groupe C
Le groupe F est vraisemblablement le plus incertain à l’aube de cette dernière journée de la phase de poules. Si la Tunisie est d’ores et déjà éliminée, Pays-Bas, Japon et Suède vont se battre pour une place directe en seizièmes de finale. Les Néerlandais sont les mieux lotis puisqu’ils affrontent, dans la nuit de jeudi à vendredi (1h), des Tunisiens qui ont encaissé neuf buts en deux matches.
Balayée par les Pays-Bas (1-5), la Suède est confrontée au même moment à une équipe japonaise joueuse et en ordre de marche dans la compétition. Les joueurs du sélectionneur Hajime Moriyasu ont montré de grandes qualités sur leurs deux premières sorties, allant même chercher le nul face aux Oranje (2-2). L’un des matches les plus emballants de ce début de Coupe du monde.
Un hôte comme futur adversaire ?Quoi qu’il arrive, le défi sera énorme pour les équipes 2e et 3e de ce groupe F. Le deuxième affrontera forcément le vainqueur de la poule C, soit le Brésil ou le Maroc. Le cas de figure se présente également dans d’autres groupes et finir troisième ne serait pas forcément une mauvaise chose pour l’une de ses trois nations. Mexique, Canada et États-Unis sont des adversaires potentiels du 3e de la poule C. Cette dernière livre donc son verdict, le spectacle est garanti.
Groupe C
Pays-Bas (4 points)
Japon (4 points)
Suède (3 points)
Tunisie (0 point)
ET AUSSI
Dernier rendez-vous pour les USA
Dans la nuit de jeudi à vendredi, le groupe D, celui des États-Unis, se conclut. Le pays hôte, déjà qualifié, affronte une équipe de Turquie (4h) qui a touché le fond sur ses deux premiers matches. Au même moment, le Paraguay et l’Australie vont tenter de se qualifier pour les 16e de finale de la compétition.
Plus de souplesse pour l’Iran
Les États-Unis mènent la vie dure à la sélection iranienne lors de ce Mondial. Obligés à rester sur le territoire américain juste pour leurs rencontres, les Iraniens voient leurs conditions s’améliorer. Ils pourront désormais arriver 48 heures avant le début des matches. Mais l’Iran sera toujours obligé de rentrer à son camp de base à Tijuana (Mexique) dès la fin de leurs rencontres.
Neymar était apte
La nuit dernière, le Brésil jouait contre l’Ecosse son dernier match de poules. L’information principale avant cette rencontre était que Neymar revenait dans le groupe et était disponible pour jouer. Le sélectionneur Carlo Ancelotti n’avait pas pu se passer de l’idole nationale pour cette Coupe du monde, bien que diminué et en manque de rythme ces derniers mois.
Le PSG possède le plus de buteurs
Cinq joueurs différents du PSG ont inscrit au moins un but depuis le début de la compétition. C’est le club le plus décisif depuis le match d’ouverture. Les Français Bradley Barcola et Ousmane Dembélé, le Sénégalais Ibrahim Mbaye et les Portugais Joao Neves et Nuno Mendes sont les joueurs concernés par cette statistique.
-

Le titre départemental à la Boule de Beaudinard
Après avoir épinglé la Boule d’Éguilles, chère à Danielle Caron, en demi-finales, l’équipe du président Daniel Julien s’est imposée en finale et au terme d’un long suspense, face à la Boule de l’Élysée. Tout s’est décidé au terme de la dernière mène.
Les Frédéric Mille, Michel La Macchia, Christian Molina, Francis Garcia, Louis La Macchia, Martine Mansani, Alain Mariotti, Jean-Luc Cavallo, sont les artisans de ce succès.
-

Pourquoi pas Austerlitz après Waterloo !
Deux binômes des Bouches-du-Rhône seront ce week-end
dans la cité impériale, qui accueille le championnat de France doublette mixte. Mélissa Marsille associée à Michel Hatchadourian et Mégane Cacciatore équipée de John Darrigo s’étaient illustrés il y a quelques semaines sur les terres du Bassin Minier. Devenant respectivement champions et vice-Champions du comité départemental des Bouches-du-Rhône. Un titre qui conduit les deux couples ce week-end vers l’Île de Beauté.On notera que le joueur de la boule Aixoise et la joueuse des Boulomanes Ciotadens ont traversé en une semaine l’hexagone dans sa diagonale. En effet, ils étaient tous les deux à Douai dans le cadre du France par trois ; ils se retrouveront ce week-end à Ajaccio où va se dérouler le « France » de la spécialité. Michel Hatchadourian qui retrouvera le sol insulaire, accompagné de Mélissa Marsille, une jeune fille pétrie de qualité, tant dans l’exercice de l’appoint que du tir. Elle a déjà un palmarès chez les jeunes hors du commun. On peut se souvenir qu’elle avait remporté le « feu » National féminin de Martigues et qu’entrer de plain-pied dans la cour des grands, elle a déjà réalisé des performances qui imposent le respect.
Mégane Cacciatore qui a déjà bien parcouru le pays, dans le cadre de participations à des compétitions nationales, aura pour partenaire son président John Darrigo, un « longuiste » qu’elle a su ramener sur le plus court, avec un résultat payant. Nous pouvons le constater. Les premiers abordent l’épreuve face à la formation de l’Aude de Maéva Cazeneuve. Quant aux seconds, ils vont devoir entrer en matière face à l’équipe du Haut-Rhin de Justine Tassera.
Des Varois ambitieuxAprès le Waterloo de Douai, souhaitons à ces treizistes un Austerlitz dans la cité impériale. Mais ils auront fort à faire. La doublette fréjussienne de Nelly Peyré et Frédéric Bauer fait figure d’épouvantail et pourrait prolonger l’euphorie varoise, après les deux titres décrochés dans le Nord la semaine passée. Ils devront se méfier des tandems étoffés, à l’image des Lyonnais Mouna Beji et Baldwin Magny, finaliste malheureux du récent championnat de France triplette, ou des Mosellans Frédéric Machnik et Camille Max, lauréats de l’épreuve mixte en 2024.
Parmi les autres formations de notre territoire, les Vauclusiens Virginie Castor et Brandon Cano, moins médiatisés, pourraient jouer les troubles-fêtes. Les canonniers varois, Clément Duvernay et Frédéric Cazes, respectivement associés à Océane Tamen et Delphine Meschiatti, auront également leur carte à jouer.
-

Le théâtre Durance promet une année inclusive et solidaire
Elodie Presles a dévoilé mercredi une programmation pluridisciplinaire et inclusive pour le théâtre Durance, scène nationale dont elle est la directrice. L’institution culturelle prend cette année des « risques artistiques », avec des pièces qui y seront jouées pour la première fois, a-t-elle expliqué.
La directrice a commencé par déplorer la « guerre idéologique décomplexée qui met très à mal le secteur de la culture et en particulier le spectacle vivant », notamment « dans les villes RN », et la liberté d’expression, de créer et de programmer « attaquées partout ». « Notre rôle est donc absolument indispensable, nécessaire et urgent d’être aux côtés des artistes », a-t-elle estimé en préambule.
« On va continuer à travailler sur les freins qui s’imposent à nous, comme l’éloignement géographique et financier », en continuant notamment à proposer des tarifs solidaires de trois euros par personne, à se déplacer dans de nombreux villages reculés et à proposer des bus pour emmener les habitants éloignés au théâtre. L’idée est ainsi de faire en sorte que « les gens arrêtent de se dire que le théâtre n’est pas pour eux ». La scène maintient ainsi sa devise : « si vous ne pouvez pas venir au théâtre, le théâtre va tout faire pour venir à vous ».
Le théâtre Durance continuera par ailleurs son partenariat avec le théâtre La Passerelle à Gap, qui lui permet de proposer de plus grands formats dans une plus grande salle. En retour, La Passerelle peut profiter d’un espace plus intime à Château-Arnoux, nécessaire pour certains spectacles. « Le public circule naturellement entre les deux théâtres », s’est réjoui Elodie Presles.
« Mise en commun »En plus de ce partenariat, la directrice en a annoncé un nouveau, qui inclut également le théâtre de Briançon, dans une démarche écologique. « La mutualisation entre nos trois théâtres permettra de réduire notre empreinte carbone. Nos équipes vont mettre en commun leur matériel », a expliqué Elodie Presles. Avec ce partenariat, elle espère également « positionner les départements alpins dans le milieu de la culture et du spectacle vivant, qui est quand même très concentré sur Marseille ».
Le théâtre compte aussi renforcer ses dispositifs d’inclusion, en proposant notamment son premier spectacle disponible en audiodescription. La scène nationale continue par ailleurs à proposer des gilets vibrants permettant aux personnes souffrant de déficience auditive ou d’autisme de profiter de la musique d’une autre manière, avec des vibrations. Les équipes ont aussi été formées à la langue des signes.
Le théâtre va également désormais proposer un bar dans la salle, qui permettra de discuter avec les spectateurs. « On n’a pas le temps de parler avec eux, c’est une frustration », a expliqué la directrice.
« Plan social à bas bruit »Une quarantaine de spectacles sont prévus pour l’année à venir. Pour cette nouvelle programmation, le théâtre va notamment proposer une rencontre avec le journaliste Mathieu Palain sur les mécanismes de la violence, le vendredi 6 novembre à 18h30. Ce dernier a mené une enquête en assistant à des groupes de parole de personnes condamnées. Une autre rencontre avec la philosophe Joëlle Sask sera proposée le 1er avril sur le thème de « ce que participer implique », dans le cadre de l’élection présidentielle. Le théâtre jarlandin espère ainsi montrer qu’il n’est « pas hors sol ». Elodie Presles veut prouver que les beaux-arts peuvent rimer avec l’éducation populaire.
La directrice et le président de l’association qui gère le théâtre ont finalement tenu à rappeler que seuls les adhérents de l’association siégeaient dans ses instances de gouvernance. « C’est un choix collectif unique au niveau des scènes nationales », a avancé Elodie Presles. Elle a également déploré le « plan social à bas bruit, la casse sociale très forte, les artistes qui arrêtent, les compagnies qui disparaissent et les lieux qui licencient ».
Présentation de la programmation au public ce jeudi à 19h au théâtre, gratuite et sans réservation.


