Author: tecnavia

  • Dans les Alpes-de-Haute-Provence, un festival pour lutter contre les discriminations

    Dans les Alpes-de-Haute-Provence, un festival pour lutter contre les discriminations

    Concert de rap, documentaire sur le racisme, atelier pour sensibiliser les adolescents aux discriminations… Une programmation riche et variée est prévue pour le festival d’éducation populaire Regarde sous tes fenêtres, qui se tiendra aux alentours de la place Pechiney de jeudi à samedi. « C’est important pour nous que ce festival se déroule dans l’espace public et qu’il soit gratuit, accessible à toutes et tous », explique Julie Vuoso, fondatrice et programmatrice du festival.

    Jeudi, le festival commencera avec un apéro d’ouverture, suivi d’un spectacle jeune public, d’un repas de soutien au festival à prix libre, puis d’une soirée de projection de films. Ce sera d’abord un documentaire sur le racisme dans la cité minière qui sera projeté, réalisé spécialement pour le festival par Maya Perusin Mysorekar, artiste en résidence à Château-Arnoux-Saint-Auban. « Le festival est né de l’histoire de la cité ouvrière. à Saint-Auban, tout a été construit par l’usine et pour l’usine. Le passé industriel de la ville fait qu’il y a eu beaucoup d’immigration depuis toujours. Le festival permet de faire de ce passé migratoire une richesse », avance Chloé Droulin, coordinatrice de la Maison commune, qui coorganise chaque année le festival avec la MJC. « En 2006, il y a eu la délocalisation de l’usine, et un abandon de l’espace commun de Saint-Auban. On a voulu proposer un événement dans la rue pour faire revenir la vie collective », explique Julie Vuoso. « Il y avait très peu de commerces, donc l’idée est aussi d’animer la vie locale. C’est un choix, par exemple, de ne pas proposer de nourriture pour le festival, mais que ce soit pour les commerçants, et que l’événement serve à tout le monde sur la cité, que les gens qui travaillent toute l’année puissent s’y retrouver », avancent les deux organisatrices.

    « Un espace inclusif »

    « L’idée du festival, c’est aussi de créer dans notre programmation un espace inclusif où tout le monde est représenté, de ne pas faire une programmation où il n’y a que des personnes blanches, des hommes », ajoute la programmatrice.

    Le film Pédale Rurale, qui raconte l’organisation de la première Pride à la campagne, sera ensuite projeté. « L’idée a toujours été de proposer une programmation pluridisciplinaire, avec de la danse, du théâtre, de la musique, des films », explique Julie Vuoso. Vendredi, Myriam Soulanges proposera « un récit chorégraphique qui interroge les héritages de la domination patriarcale et de l’histoire coloniale guadeloupéenne ».

    Le festival est financé par la mairie, le Département, la Drac et la Dilcra. Le théâtre Durance prête son matériel, essentiel pour mener à bien le projet. Des mineurs étrangers non accompagnés viennent également de Digne pour prêter main forte à titre bénévole.

    Programme : rstf.fr/programme.html

  • [En direct] Un mardi au Mondial la Marseillaise à pétanque

    [En direct] Un mardi au Mondial la Marseillaise à pétanque

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  • Off d’Avignon : Roulez jeunesse

    Off d’Avignon : Roulez jeunesse

    Illustrations d’une telle fraîcheur avec Solitude à Miremont, qui se joue tous les jours à 16h30, sauf le jeudi, au Laurette Théâtre, ainsi que Ninie – les combats d’une génération, à voir chaque jour de la semaine à 17h10, sauf le jeudi, au Théâtre de la Factory, Chapelle des Antonins.

    « Solitude à Miremont »

    William et Léon, échappés du Cours Florent, ont le goût de l’improvisation. Ils se sont liés d’amitié à Miremont, charmante commune du Puy-de-Dôme. Ils lui rendent hommage dans un spectacle kaléidoscope où s’affrontent et s’apprivoisent des personnages multiples, réunis par leur seul sentiment d’être abandonnés. « La solitude ça n’existe pas » chantait l’ami Bécaud. Nos deux gaillards vont piétiner cette affirmation. Une ode à l’amitié, à la transgression des carcans, de l’autodérision où Parisiens s’accrochent au monde rural. Sans méchanceté ni condescendance. On éprouve une sympathie immédiate pour William Wright, débonnaire, eau dormante sur un volcan de mal-être, et pour Léon Chaubert, au regard halluciné qui éructe pour masquer ses fêlures. Ils sont dirigés par Lili Chadenat. Elle leur impose silences aigus et regards inattendus. Rires et sourires affleurent au long d’une représentation où leur jeunesse explose de joie de vivre. Parfois, le cœur se serre un peu, l’œil se mouille parce qu’on ne se sent pas vraiment étranger aux situations qu’ils évoquent. Une comédie de mœurs où l’autodérision cicatrise les blessures que cette foutue solitude a égratignées.

    « Ninie, les combats

    d’une génération »

    Ils sont six : six petites bombes qui évoquent un temps que les moins de 60 ans ne peuvent pas connaître ! Une bande d’amis regarde une télévision où Simone Veil se bat pour la légalisation de l’IVG. Nous sommes en 1974. La jeunesse se grise d’une liberté acquise depuis peu. On danse, on s’aime, on fume, on picole. Ils sont beaux, s’éclatent sur les musiques des Bee Gees, dans des décors qui préfèrent l’orange au noir et au gris. Mais la vraie vie gâche cette euphorie un peu factice. Les vieux démons crachent leur venin : violence conjugale, homosexualité assumée ou non, avortement clandestin… À l’inverse des oiseaux, ils ne se cachent pas pour mourir mais restent bien vivants, 56 ans plus tard, la liberté d’expression en moins. Élise Koczak a écrit une partition chorale servie farouchement par ces 5 partenaires. Ambre Doligez a orchestré une mise en scène vivifiante, presque aphrodisiaque. On passe d’un lieu à un autre sans temps morts : les comédiens ont les jarrets toniques et le verbe haut. Pour certains, cette « Ninie » aura un parfum nostalgique ; les plus jeunes s’interrogent : « Était-ce mieux avant ? ».

  • La bataille culturelle contre l’extrême droite en débat à Avignon

    La bataille culturelle contre l’extrême droite en débat à Avignon

    « On est tous au fait du danger que représente la progression de l’extrême droite pour nos métiers », lance Ghislain Gauthier, secrétaire général de la CGT Spectacle, en introduction d’un débat sur les « politiques culturelles pour une société plus juste et démocratique face à l’extrême droite ».

    Les échanges se sont déroulés au cloître Saint-Louis et le ton adopté par les différents intervenants, pour la plupart des syndicalistes des différents secteurs de la culture, est lourd. Car les dernières échéances électorales, les municipales de mars dernier, ont montré que l’extrême droite progresse. Et les premières mesures contre la culture des maires élus, notamment du RN, sont pointées du doigt. Comme la déprogrammation de la pièce de théâtre Passeport, récit de parcours d’exilés, par le maire, membre du parti à la flamme, de Castres, pour des raisons idéologiques.

    Les intervenants pointent l’influence causée par la « bataille culturelle » menée par des milliardaires, Vincent Bolloré et Pierre-Édouard Stérin en tête. « Il y a une idée de structurer un imaginaire autour d’une France traditionnelle, catholique, nataliste », pointe par exemple Anne-Sophie Simpere, journaliste au média indépendant L’Observatoire des multinationales, à propos du premier nommé. Aujourd’hui, neuf personnes contrôlent 80 % des médias. Également organisateur d’événements, ses activités peuvent impacter, par exemple, les musiciens qui ne pouvaient parfois pas savoir que les structures pour lesquelles ils ont accepté de travailler et avec lesquelles ils ont signé un contrat faisaient partie de son empire évalué à plus d’un milliard de dollars. « On est pris en otage. Il faut être très vigilants car il n’y a pas de clause dans le milieu du spectacle permettant de quitter notre travail dans ces cas-là », prévient Karine Huet, du syndicat CGT des musiciens, le Snam.

    Moyens de luttes

    Face à cela, la lutte s’organise. Et ce, d’abord par le syndicalisme, comme l’explique Mathieu Pace, représentant CGT chez Prisma, groupe de presse de magazines comme Capital, Voici ou encore Géo, dont Vincent Bolloré est l’actionnaire de référence mais n’est pas majoritaire. Un plan social y prévoit une réduction de 40 % des effectifs. « Il faut prouver que c’est bien lui qui a le contrôle. Contre ces gens-là, la grève ne marche plus car ils n’en ont rien à faire de perdre de l’argent. Mais ce dont ils ont peur, c’est que leur image soit détériorée », assure-t-il. La députée du Val-de-Marne Sophie Taillé-Polian (EELV), également présente, a porté plusieurs propositions de loi contre la concentration des médias. Et assure « qu’il faut qu’il y ait à nouveau un consensus sur les politiques publiques de la culture dans notre pays ».

    6 candidats à la présidentielle au Village du Off

    Suite à une lettre ouverte d’Avignon Festival et Compagnies (AF&C) aux candidats à la prochaine élection présidentielle, six d’entre eux viendront chacun leur tour afin d’échanger au Village du Off pendant ce mois de juillet. Ce dimanche 5 juillet, Xavier Bertrand (LR) était en Cité des Papes. Suivront Jean-Luc Mélenchon (LFI) ce jeudi 9 juillet à 20h, Marine Tondelier (EELV) le samedi 11 à 20h, Clémentine Autain (L’Après) le mardi 14 à 20h et enfin François Ruffin (Debout !) le jeudi 16 à 20h et le jeudi 23 à 18h30 pour Dominique de Villepin.

  • Une galaxie de champions étoilés au Mondial à pétanque

    Une galaxie de champions étoilés au Mondial à pétanque

    Les combats de chefs ont commencé plus tôt que prévu. Ce lundi a été marqué par des oppositions de très haut niveau, où plusieurs équipes annoncées parmi les favorites comme les outsiders ont déjà laissé des plumes. Une journée digne d’un ring de boxe, avec des K.-O. dans l’air. C’est ainsi que la formation composée de David Riviera, Adrien Delahaye et Mayron Baudino a fini au tapis. Longtemps dominés, parfois acculés dans les cordes (1-11), ils ont subi le retour spectaculaire de Marco Foyot d’un côté et Ludovic Montoro de l’autre, capables de renverser la situation pour arracher une victoire presque inespérée. La marque des grands dans une Marseillaise où la pression est maximale, où les passages à vide se paient cash sous une chaleur écrasante. Le tirage, cruel pour certains et heureux pour d’autres, joue une fois encore un rôle déterminant dans ce marathon où la fraîcheur physique est essentielle. Les chocs se sont enchaînés. Foyot, associé à Sissou Cantarell et Jérémy Fernandez, a su déjouer le piège d’Aimé Courtois dans un stade France 3 en surchauffe, validant ainsi son billet pour les 32e de finale dès le lendemain matin.

    Juste derrière, dans une ambiance toujours aussi dense, la confrontation entre Philippe Roux et Vigo Dubois, deux anciens vainqueurs, a retenu l’attention. Cette fois, Philippe Roux a pris le dessus avec ses partenaires aixois Sébastien Batista et Stéphane Pagni. Antoine Dubois, dit « Vigo », ne décrochera pas sa septième étoile. Les spectateurs affluent, et Dylan Rocher est passé tout près de la sortie. Tous se battent pour gagner, comme beaucoup d’autres encore en course.

    Des outsiders dangereux

    La Marseillaise se montre impitoyable : la moindre faiblesse peut être fatale. On ne sait plus où donner de la tête. Même les spécialistes du long jeu, Hervé Fontani, Alain Valdes et Philippe Stievenart, revenus de très loin lundi matin, ont trouvé les ressources pour décrocher leur place en 32e de finale. On note également la présence d’anciens pointeurs de renom comme Gilles Gayraud ou Michel Adam. Puis viennent les « gros poissons », très gros même, à l’image de Maurel, Durk et Prudhomme, qui avancent sans bruit et sans trembler. Ils seront bien présents dans la course finale, aux côtés de Dylan Rocher, Mickaël Bonetto ou Stéphane Robineau.

    Le Mondial La Marseillaise 2026 s’impose plus que jamais comme un véritable championnat du monde officieux, avec une multitude de prétendants au titre. On pense aux champions du monde malgaches, accompagnés de l’étonnant Franck Picq, mais aussi au Belge Claudy Weibel, heureux de découvrir le stade France 3.

    Sans oublier Jean-Michel Puccinelli et Ligan Doerr, anciens lauréats toujours ambitieux. Luc Laille impressionne au tir depuis dimanche, bien épaulé par un Kévin Philipson en pleine ascension et un Jean-Baptiste Tellene solide à l’appoint. Attention à eux. La journée de mardi s’annonce prometteuse avec la nouvelle formule des quarts de finale.

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    C’est le nombre d’anciens vainqueurs du Mondial à être encore en lice, ce mardi matin, lors de cette 65e édition : Yves Rakotoarisoa, Marco Foyot, Tyson Molinas, Jean-Michel Puccinelli, Philippe Roux, Michel Adam, Gilles Gayraud, Patrick Messonnier, Cédric Salvini, Ludovic Montoro, Ligan Doerr, Mickaël Bonetto, Dylan Rocher, Stéphane Robineau et Didier Chagneau.

    Renversant

    La matinée a été riche en émotions, avec plusieurs favoris au bord du gouffre, à l’image de Foyot ou de Montoro, finalement sauvés in extremis. Mais la Marseillaise ne laisse jamais de répit : chaque mène peut renverser une partie, chaque erreur se payer cash, et les écarts se font et se défont à une vitesse folle sous la chaleur déjà pesante.

  • À Avignon, la police municipale doit être mieux pilotée

    À Avignon, la police municipale doit être mieux pilotée

    Rendu public au début du mois, le rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) sur la gestion d’Avignon (2019-2024) consacre un peu moins de la moitié de son analyse sur les finances de la Ville. Un point largement commenté depuis 10 jours, à la lumière aussi d’un audit commandé par la nouvelle majorité d’Olivier Galzi (DVD). Pendant la campagne, le maire a fait de la sécurité l’une de ses trois priorités, accusant Cécile Helle (PS) d’avoir délaissé ce domaine.

    Et Olivier Galzi de promettre l’embauche de 60 policiers municipaux et l’installation de 100 caméras de vidéo-surveillance. Pourtant, la CRC apporte un éclairage bien moins alarmiste ou, pour résumer, la police municipale (PM) est bien dotée mais mérite un meilleur pilotage. Une dizaine de pages est consacrée au sujet. « La commune a doté la PM de moyens importants », note la chambre, soulignant que « les dépenses de fonctionnement représentent 82,5 euros par habitant, soit deux fois plus que le niveau médian en 2024 ». Côté effectifs, 103 agents sont comptabilisés en 2025, classant Avignon au 15e rang national du ratio policiers/habitants.

    Concernant la vidéosurveillance, il est fait état d’un parc de 756 caméras. « Les dépenses consacrées à la vidéoprotection ont augmenté fortement sur la période passant de 286 178 euros entre 2019 à 2021 à près de 2,5 millions de 2022 à 2024 », met en avant la CRC. Avec un bémol : « Il est indiqué que 57 caméras sont hors service ». Un chiffre que conteste, dans sa réponse du 20 mai, Cécile Helle. « Ayant présidé mon dernier comité stratégique sur la vidéoprotection début mars 2026, je tiens à affirmer qu’à cette date, seules 6 caméras ne fonctionnaient pas », assure l’ex-maire.

    Vraiment HS les caméras ?

    Une bataille de chiffres qui a son importance, Olivier Galzi ayant alimenté la chronique pendant la campagne sur cette défaillance. « Le réseau de vidéoprotection n’est cependant pas pleinement opérationnel en raison de maintenance, de panne de matériel et des limites des capacités des serveurs pour les nouvelles caméras », appuie d’ailleurs, dans sa réponse du 26 mai, le nouveau locataire de l’Hôtel de ville.

    Au-delà du volet effectifs et caméras, la CRC attire l’attention sur la gestion de ce service qui mérite une plus grande acuité. « Une gouvernance et un suivi de l’activité qui doivent être améliorés », écrivent les magistrats en émettant une recommandation : « Mettre en place des outils de suivi d’activité (évaluation du rapport annuel d’activité, évaluation de la convention de coordination, stratégie territoriale) ». Un bilan global dont se « réjouit » Cécile Helle. Quant à Olivier Galzi, qui a amorcé le recrutement de 10 policiers supplémentaires, stipule que la recommandation « sera évidemment mise en œuvre, mais nous irons plus loin encore ». Le maire compte instaurer une « direction générale adjointe à la sécurité ».

  • La mairie de La Garde sommée de dévoiler ses frais de représentation et des documents d’ordre public

    La mairie de La Garde sommée de dévoiler ses frais de représentation et des documents d’ordre public

    Dans son combat pour la transparence et la probité de la vie publique, le groupe d’opposition Uni.e.s pour La Garde glane une nouvelle victoire. Après la condamnation de Jean-Louis Masson, en novembre, à une amende de 15 000 euros pour prise illégale d’intérêt après avoir participé, entre 2020 et 2022, à dix délibérations concernant deux sociétés qu’il présidait, alors qu’il était maire de La Garde, c’est cette fois le tribunal administratif qui a épinglé la majorité municipale jeudi dernier.

    Uni.e.s pour La Garde avait en effet déposé une plainte concernant le refus du désormais premier adjoint, et de la maire réélue en mars Hélène Arnaud-Bill, de communiquer les détails de 20 000 euros de frais de représentation engagés depuis 2020. Cette plainte concernait aussi des documents (grands livres comptables, rapports des commissaires aux comptes, rapports de gestion et procès-verbaux des assemblées de 2020 à 2023) relatifs à deux sociétés publiques, la Société gardéenne d’économie mixte (Sagem) et la Société d’aménagement et de gestion publique (Sagep). Les deux élus devront ainsi faire œuvre de transparence et dévoiler l’intégralité des documents demandés. En ce qui concerne la Sagem et la Sagep, ils se voient sommés de transmettre les documents demandés dans un délai d’un mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La commune devra également verser 1 500 euros aux requérants au titre des frais de justice.

    « La transparence est

    une obligation démocratique »

    « Depuis des années, nous demandons simplement que les élus puissent exercer pleinement leur mission de contrôle et accéder aux documents permettant de vérifier l’utilisation de l’argent public. Cette décision rappelle une évidence : la transparence n’est pas une faveur accordée par une majorité, c’est une obligation démocratique », s’est réjouie Julia Peironet Bremond. « Nous poursuivrons notre action afin que chaque euro d’argent public puisse être contrôlé. Nous continuerons à défendre cette exigence avec détermination, car la transparence de la vie publique n’est pas un privilège accordé à l’opposition, mais une exigence que nous devons à tous les citoyens. »

    Contactés, les élus de la majorité n’ont pas répondu à nos sollicitations.

  • Le projet du nouvel hôpital d’Aubagne avance enfin

    Le projet du nouvel hôpital d’Aubagne avance enfin

    Première étape majeure pour le projet de nouvel hôpital d’Aubagne. La Déclaration d’utilité publique (DUP), a été signée vendredi par le préfet des Bouches-du-Rhône, marquant un tournant pour ce dossier évoqué depuis sept ans. La mairie va pouvoir se lancer dans l’achat du foncier et négocier avec les propriétaires, dans la zone des Gargues, où le futur établissement doit s’implanter.

    Si aucun compromis n’est trouvé, « grâce à cette DUP, on a une arme législative pour aller au bout », explique Mohammed Salem, délégué spécial auprès du maire chargé de la coordination du projet. Une avancée qui lui permet d’affirmer que « le projet est en marche ». « Je suis très confiant car tout le monde est d’accord », poursuit-il, rappelant l’urgence de concrétiser ce dossier : « Cela fait sept ans qu’on l’évoque. On ne peut plus attendre, on le doit aux soignants qui l’attendent avec impatience. »

    Le prochain défi est désormais de sécuriser les terrains et de réunir le financement. Une réunion regroupant les maires des 19 communes impactées par la construction de l’hôpital, se tient ce mercredi, pour débattre du volet foncier. Côté collectivités, la Région Sud, la Métropole Aix-Marseille et le Département des Bouches-du-Rhône se sont engagés à participer financièrement pour le nouvel équipement. Mais le calendrier se resserre. « L’Agence régionale de santé (ARS) a des limites pour conserver les financements de l’État déjà fléchés pour le projet », rappelle Mohammed Salem.

    Le déficit de l’hôpital pointé dans un rapport

    Pour respecter le calendrier, la municipalité prévoit un lancement des concours d’architectes en 2027, pour une livraison du bâtiment en 2032. De nombreuses étapes doivent encore être franchies d’ici là. « L’échéance la plus importante dans un futur proche, c’est novembre 2026. On devra y voir clair sur le foncier, négociations abouties ou expropriation », précise Mohammed Salem.

    Ce projet de nouvel hôpital connaît un coup d’accélérateur alors que la Chambre régionale des comptes a rendu, le 2 juillet dernier, son rapport sur la gestion de l’hôpital Edmond Garcin à Aubagne. Le texte pointe la situation financière « structurellement déficitaire » de l’établissement, avec un déficit du budget passé de 1,7 million d’euros en 2019 à 5,8 millions d’euros en 2024.

    « Le déficit est là depuis longtemps », balaie Mohammed Salem, ancien président du comité médical de l’établissement. Constat partagé du côté de la mairie : « Il n’y a rien de rédhibitoire. Le déficit est lié à une insuffisance de financement par l’ARS », insiste la Ville.

    Un plan d’efficience

    qui inquiète le personnel

    Autre dossier sensible qui arrive sur la table, celui du plan d’efficience demandé par l’Agence régionale de santé pour l’hôpital Garcin. De quoi susciter l’inquiétude des soignants, personnels et syndicats, mobilisés le 12 juin dernier, pour dénoncer « un plan d’austérité » avec, selon eux, « la suppression de 50 équivalents temps pleins ».

    Faut-il lier le destin du nouvel hôpital à celui de l’actuel et à ce plan d’efficience ? « Ce sont deux choses bien différentes », répond Mohammed Salem. Avant d’assurer : « Ce plan n’impactera pas, pour nous, le projet du nouvel hôpital. » Le chirurgien reconnaît toutefois « la grande inquiétude du personnel ». Du côté de la mairie, on abonde dans ce sens : « L’ARS fait un lien entre le plan d’efficience et le nouvel hôpital mais il n’y en a pas car ce plan existerait même sans le projet de nouvel hôpital ». La ville d’Aubagne considère d’ailleurs que « ce plan d’efficience ne va pas dans l’intérêt des agents et des patients ». Et d’affirmer : « On fait tout pour avoir le nouvel hôpital en 2032, mais on se bat aussi pour que l’hôpital actuel ait les moyens de fonctionner. »

  • Un vaste programme social de 1 000 logements à Marseille d’ici 2050

    Un vaste programme social de 1 000 logements à Marseille d’ici 2050

    « Un projet construit en dialogue permanent avec les habitants », affirme Fairouz El Hayti, directrice territoriale d’ICF Habitat lors de l’inauguration de la résidence « Les Jardins de Cazaulx » ce mardi 30 juin. La construction de ces 88 logements marque la première des 7 phases d’un projet plus vaste de renouvellement patrimonial des plus de 1 000 logements sociaux de la Grande Bastide Cazaulx dans le 12e arrondissement de Marseille à l’horizon 2050. Chaque phase respecte la même logique : de nouveaux logements sont construits afin de loger des habitants d’anciens appartements pour pouvoir les libérer, les détruire et reconstruire.

    Afin d’améliorer la qualité du logement et de réduire les coûts énergétiques pour les habitants, la directrice se félicite d’une opération « exemplaire sur le plan environnemental ». En effet, en plein épisode caniculaire, la réponse aux enjeux du changement climatique était au centre de la présentation. Pour Audrey Garino, adjointe (PCF) au maire de Marseille déléguée au logement, ce projet est à la fois « adapté aux besoins des habitants » mais aussi « aux enjeux de demain ».

    Ces habitants sont au cœur de la conception du projet comme le rappelle André Cargnino, membre du comité régional Action Logement qui a financé à hauteur de plus d’1,6 million d’euros l’opération et pour qui la priorité reste d’« accueillir, héberger et loger les salariés ». Le maire de secteur d’extrême droite, Olivier Rioult, se contente lui de commentaires sur l’esthétique des constructions…

    Un enthousiasme partagé par les habitants

    « C’est beaucoup mieux qu’avant », savoure Mohamed, habitant de la résidence, qui note l’amélioration du confort et des aménagements. Chaque appartement dispose maintenant d’un espace extérieur (terrasse ou jardin) et une majeure partie des unités sont équipées d’ascenseurs afin de garantir l’accessibilité de la résidence. Des efforts d’adaptation salués par Patrick, résident en fauteuil roulant qui se réjouit de pouvoir se « déplacer beaucoup plus facilement ». Pourtant, ce dernier émet une réserve : selon lui certains bâtiments de la résidence ne sont pas accessibles aux ambulances, camions de pompiers ou de police.

    Finalement, alors que tous les logements sont déjà occupés, la préfète Isabelle Epaillard, met en garde sur la situation du logement social, « il n’y en a pas assez ! ». Elle félicite néanmoins le département qui a dépassé les objectifs de reconstitution de l’offre de logement l’année passée et voit ce projet comme la continuité de cette dynamique.

  • À Toulon, un cri d’alerte pour les enfants

    À Toulon, un cri d’alerte pour les enfants

    Cette mobilisation a été organisée devant le palais de justice, dans le cadre d’un appel national. Parmi les personnes présentes, des membres d’organisations syndicales (UD CGT 83, Snuipp-Fsu Var…), des responsables d’associations locales (Ligue des droits de l’Homme Toulon-La Seyne…) ou encore des représentants de partis politiques (PCF Var, PS 83, Place publique…).

    À travers ce rassemblement, les participants ont souhaité exprimer leur soutien aux victimes de violences sexuelles et rappeler la nécessité d’une réponse institutionnelle plus forte. Les manifestants ont dénoncé les défaillances pointées dans l’affaire Lyhanna et appelé les pouvoirs publics à prendre des mesures concrètes pour mieux protéger les femmes et les enfants. Parmi les principales revendications figurait l’adoption par le Parlement d’un texte contre les violences sexuelles, inspiré de dispositifs déjà mis en place dans d’autres pays.

    « Nous sommes déterminés à en finir »

    « Ensemble, soutenons l’exigence d’une loi-cadre intégrale contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes, aux enfants, et exigeons les moyens de l’appliquer, souligne Gilberte Mandon, membre de l’équipe du SNUipp-FSU. Nous sommes déterminés à en finir enfin avec les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes, aux enfants et aux minorités de genre. Notre société ne supporte plus que les violences sexuelles faites aux enfants soient minimisées, invisibilisées ou traités comme de simples faits divers. »

    Selon la Ciivise (Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants), les violences sexuelles envers les enfants sont très souvent perpétrées par des personnes de l’entourage proche et fréquemment dans le cadre familial. La militante ajoute : « Cette réalité dérange profondément les réactionnaires et les conservateurs car elle détruit leur récit politique. La menace principale ne vient pas d’un ennemi extérieur fantasmé, elle se trouve d’abord au sein même des structures sociales que l’extrême droite et la droite conservatrice prétendent défendre. »

    Plusieurs dizaines de personnes se sont également réunies devant la sous-préfecture de Draguignan. Environ 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année en France, selon la Ciivise.