Author: tecnavia

  • Manosque reste à droite avec Galtier, réélu dès le 1er tour

    Manosque reste à droite avec Galtier, réélu dès le 1er tour

    On espérait une victoire, mais pas forcément au premier tour. » Même le maire DVD de Manosque, Camille Galtier, réélu dès le premier tour à 68%, ne s’attendait pas à une telle victoire. « On rêve toujours de gagner au premier tour, c’est le rêve de tout élu. » Des éclats de joie et des fumigènes rouges ont célébré la nouvelle à l’annonce des résultats à l’hôtel de ville de Manosque. Fabrice Durnerin, le candidat RN-UDR, affichait une mine dépitée au premier rang devant l’écran d’affichage, pendant que des dizaines de Manosquins se réjouissaient des résultats. Camille Galtier s’est félicité d’être « le maire le mieux réélu de l’histoire de Manosque ». Il a tout de même salué Patrick Rousset, la tête de la liste d’union de la gauche, le Regain Manosquin, pour qui il a « beaucoup de respect » et qui avait selon lui le meilleur programme parmi ses trois adversaires.

    « On avait parié sur une politique plus sociale, plus axée sur les services publics. C’est raté », a déploré Patrick Rousset, insistant plus particulièrement sur la santé. « J’ai été profondément affecté par plusieurs problèmes de santé de nos concitoyens », a-t-il expliqué, évoquant notamment les urgences régulièrement fermées et le centre de santé Oxance menacé de fermeture. « L’hôpital de Manosque n’est pas en capacité de répondre aux urgences primordiales », a-t-il regretté. Il est notamment très critique de la décision du maire réélu de Manosque Camille Galtier de démissionner du conseil d’administration de l’hôpital en juillet 2024.

    « On n’est pas résolus. Des luttes, on en a perdues », a affirmé Patrick Rousset, déterminé à continuer le combat. Il veut notamment plus de démocratie et de participation pour la ville de Manosque. « Le collectif décidera si on se représente en 2032 », a-t-il ajouté.

    Faire barrage

    Plus tôt dans la soirée, avant l’annonce des résultats définitifs, le Regain Manosquin se disait prêt à discuter avec l’autre candidat DVG Sébastien Aubert d’une potentielle fusion des deux listes pour un deuxième tour, qui ne se tiendra donc pas, pour faire barrage à la droite et à l’extrême droite. La liste d’union de la gauche était très inquiète d’une potentielle victoire du candidat RN-UDR.

    Le maire réélu de Manosque Camille Galtier avait quitté le parti Les Républicains en décembre 2022 suite à l’élection d’Éric Ciotti à la présidence du parti. « Une rouste, une humiliation », ont lancé ses colistiers à l’annonce des résultats. « On a rassemblé tous les Manosquins », a conclu Camille Galtier.

  • En Vaucluse, l’extrême droite confirme son implantation

    En Vaucluse, l’extrême droite confirme son implantation

    Dans le Vaucluse, l’extrême droite gère déjà 4 communes et en aura au moins tout autant dans une semaine à l’issue du second tour. Trois maires ont déjà été réélus au premier tour ce dimanche soir : ceux du Pontet, Morières et Camaret-sur-Aigues. À Orange, l’extrême droite restera aussi au pouvoir, cela se jouera entre Jacques Bompard (Ligue du sud) et Jean-Dominique Artaud (RN), tous deux étant largement devant face à trois autres candidats.

    Élu en 2014, Joris Hébrard est ainsi réélu encore au premier tour au Pontet avec 60,79% des voix. Il affrontait pourtant son ex-premier adjoint, Patrick Suisse (divers extrême droite), 3e avec 16,2% des voix. Intercalé, la liste de large rassemblement républicain du chef de file de l’opposition, Jean-Firmin Bardisa recueille 22,51%. Toujours dans le Grand Avignon à Morières, Grégoire Souque (RN) est réélu et obtient 66% face à Annick Dubois (PS), qui menait une liste d’union de la gauche. Autre premier magistrat RN réélu au 1er tour, Philippe de Beauregard qui rempile pour un 3e mandat à Camaret-sur-Aigues avec 73% des voix face à la liste DVG de Françoise Virlouvet. En 2020, il avait obtenu 70%. Enfin, à Orange, Jacques Bompard (Ligue du sud) a de bonnes chances de reprendre son fauteuil, laissé en 2021 à son fils Yann après avoir été rendu inéligible. À 83 ans, il brigue un 6e mandat et obtient 32,8% des voix, près de 5 points devant Jean-Dominique Artaud (RN, 28,15%). C’est moins que lors des précédents scrutins où Jacques Bompard était réélu au 1er tour ou presque… Derrière, l’éparpillement de candidatures divers centre ou DVG n’aura pas permis de stopper l’hégémonie de l’extrême droite.

    Mais si le RN et ses associés ont ou vont conserver leurs mairies, rien ne dit qu’ils pourront en conquérir d’autres. Monteux semble la cible la plus prenable. Alors que le sortant Christian Gros (DVG) ne se représentait pas et que 4 listes étaient en lice, Patrice de Camaret (RN) totalise 47%, très loin devant la seconde liste (DVC) à 21,62%. À Cavaillon aussi, la députée RN Bénédicte Auzanot est en mesure de faire vaciller Gérard Daudet (LR) qu’elle devance de 6 points (lire page suivante). Bédarrides pourrait aussi officiellement basculer RN, en tête de 3 points face à une liste DVD. À Carpentras, le député RN Hervé de Lépinau est devant de peu face aux deux listes de gauche.

  • Face au RN, un retrait attendu à Carpentras

    Face au RN, un retrait attendu à Carpentras

    Face à la progression de l’extrême droite à Carpentras et pour empêcher qu’elle ne s’empare de la mairie, il faudra mettre les différends de côté pour le maire sortant Serge Andrieu (DVG), qui récolte 25,17% des voix exprimées à l’issue de ce premier tour des élections municipales, et Francis Adolphe (DVG), crédité de 24,29 %. Soit seulement 95 bulletins d’écart. Car devant eux, c’est le candidat du Rassemblement national et député de la 3e circonscription de Vaucluse, Hervé de Lépinau, qui arrive en tête avec 26,17% des voix.

    Derrière suivent surtout deux autres listes d’extrême droite : celle de Bertrand de la Chesnais, qui obtient 14,33 % des suffrages, et celle de Christian Richaud-Simoni, privé de son investiture après la découverte de tweets racistes, avec 9,51 %. Ces deux listes pourraient se rallier à celle du député et franchir, théoriquement, la barre des 50 % des voix exprimées.

    À l’issue des résultats, Serge Andrieu n’a pas souhaité s’exprimer oralement dans « une situation très compliquée » afin d’éviter de dire des choses qu’il « pourrait regretter ». Mais il rappelle, dans un message écrit avec son équipe, que lui et Francis Adolphe – qui avait perdu son siège de maire à la suite de sa condamnation pour violences contre son ex-compagne et avait alors été rendu inéligible – avaient tous deux annoncé que celui qui serait derrière allait « se retirer au profit de celui qui serait devant l’autre ce soir ». Il souligne que « cet engagement réciproque est la seule condition pour empêcher l’extrême droite de faire de notre ville un trophée au profit d’un parti parisien ». Il insiste sur le fait que ces « résultats de ce soir marquent, comme je le redoutais, une forte poussée de l’extrême droite à Carpentras » et que « c’est une très mauvaise nouvelle pour notre ville ».

    48 heures pour réfléchir

    Quelques centaines de mètres plus loin, au sein de son QG, entouré de son équipe, Francis Adolphe reste pour l’heure flou sur ses intentions. Car les relations avec son ancien adjoint Serge Andrieu sont au plus bas et l’hypothèse d’une fusion avait été initialement rejetée par le maire sortant. Un retrait face au risque d’un basculement de la mairie à l’extrême droite en cas de rassemblement de ces listes ? « C’est la question que nous allons nous poser, évidemment. C’est l’enjeu numéro 1 », glisse-t-il sans s’étendre sur la question. Il confie que la « première chose » qu’il va faire est de « consulter mon équipe » pour discuter de ce résultat très serré, et assure qu’il a « toujours été ouvert » aux discussions. « Le match n’est pas fini. Ce n’est que la première mi-temps. Est-ce que je serai dans la deuxième mi-temps ? C’est ce que je vais voir avec mon équipe », conclut-il, avant de sortir sous les applaudissements d’une dizaine de soutiens agglutinés devant son local de campagne.

    Pour rappel, en 2020, Serge Andrieu l’avait emporté avec 45,81% des voix exprimées devant Bertrand de la Chesnais et ses 39,17%. Suivait Claude Melchior (LR) avec 15%.

  • L’extrême droite conserve Fréjus et remporte Puget

    L’extrême droite conserve Fréjus et remporte Puget

    En début de soirée, c’est David Rachline qui, le premier, annonce sa réélection dès le premier tour avec 51,33% des voix. Le ton est donné. Sous le coup de nombreuses affaires judiciaires, l’ancien bras droit de Marine Le Pen s’est vu retirer l’investiture du Rassemblement national, de même que la vice-présidence du parti. L’édile conserve néanmoins ce qui peut désormais être considéré comme l’un des bastions de l’extrême droite dans le département.

    Puget-sur-Argens bascule dès le premier tour de la droite à l’extrême droite, remportée à 51,85% des suffrages par le candidat ciottiste soutenu par la section varoise du RN, Guillaume Decard.

    Un sursaut républicain contre Lavalette

    En 2014, le camp brun avait également ravi Cogolin. Dix ans plus tard, il pourrait perdre la commune. En cause, la guerre de succession que se sont livrés les anciens proches du maire sortant, Marc-Étienne Lansade, condamné à trois ans d’inéligibilité en juillet dernier pour abus de faiblesse. Sur les sept listes présentées aux électeurs, quatre étaient d’extrême droite et de trois listes divers droite. Un cas unique en France. Et c’est celle de d’Isabelle Farnet-Risso (DVD), élue d’opposition qui fait la course en tête, avec 33,57%.

    L’ombre de la dynastie Le Pen continue de s’étendre sur le département où elle essaye d’asseoir son emprise. Comme à Toulon, où l’amie de Marine Le Pen, Laure Lavalette devance largement ses adversaires. Celle qui a mené campagne sans l’étiquette repoussoir est pourtant militante du parti depuis 1997, catholique intégriste et fervente opposante à l’IVG. Mais un front républicain se prépare (lire p. 13) et pourrait préserver la capitale du département varois.

    L’extrême droite en tête

    à La Seyne et Six-Fours

    Pour ce second tour, les regards seront tournés sur des communes où l’extrême droite peut l’emporter comme la Seyne-sur-Mer, où le parti nourrit de grandes ambitions. Le candidat Dorian Munoz, bien implanté localement, est largement en tête avec plus de 30% des suffrages exprimés à l’heure où nous écrivons ces lignes. Un duel très serré opposera le député Frédéric Boccaletti – connu pour avoir tenu une librairie négationniste à Toulon dans les années 1990 – candidat pour la quatrième fois à la mairie de Six-Fours au maire LR sortant Jean-Sébastien Vialatte. À ce stade seuls 66 bulletins séparent les deux hommes, qui comptabilisent respectivement 45,23% et 44,86% des voix.

    Le député lepéniste Philippe Schreck arrive légèrement en tête à Draguignan devant le maire sortant 44% contre 40%. Julien Argento, le candidat d’union des extrêmes droites (UDR-RN) est en tête à La Valette avec 38, 28% des voix.

  • À Avignon, la gauche à jeu égal devra batailler ensemble

    À Avignon, la gauche à jeu égal devra batailler ensemble

    Depuis le début de la campagne, une des certitudes partagées résidait dans le fait que le scrutin serait serré. Cela s’est vérifié, ce dimanche à l’issue du premier tour où il est délicat de prédire qui prendra la succession de Cécile Helle, maire (PS) sortante qui ne se représente pas. D’une courte tête avec 27,04%, Olivier Galzi (DVD) arrive en tête devançant de 1,5% la candidate d’extrême droite Anne-Sophie Rigault (25,52%). Ce duo profite d’un âpre duel à gauche où finalement David Fournier (PS), issu de la majorité sortante, coiffe d’une courte tête (19,89%) l’insoumise Mathilde Louvain (19,03%). Soit 234 voix d’écart sur plus de 5 000 chacun.

    Derrière, l’entrepreneur Stéphan Fiori (DVD) qui caressait l’espoir d’accéder au second tour, reprendra le chemin de son cabinet d’assurances ce lundi matin puisqu’il n’obtient que 7,39%. Candidature de témoignage, Stéphane Geslin (parti des travailleurs) émarge à 1,23%. Côté participation, moins d’un électeur sur 2 s’est déplacé (52,34% d’abstention) avec de fortes disparités selon les quartiers, parfois avec seulement 25% de participation dans le quartier populaire des Olivades.

    Une alliance en bonne voie à gauche ?

    À gauche, le scénario tant redouté des deux listes au coude-à-coude est donc arrivé. Sur le pur papier arithmétique, elle est en mesure de conserver la ville à gauche. « Cet aspect est inédit et incroyable », se réjouit Mathilde Louvain, « fière d’avoir quadruplé » le score de 2020 porté à l’époque par Farid Faryssy, aujourd’hui candidat avec David Fournier. « On va avoir des discussions », promet la candidate insoumise, soutenue notamment par le PCF et Génération.s. Du côté de David Fournier, qui n’a jamais fermé la porte, ce dimanche soir l’heure était encore à la réflexion entre colistiers quant à une alliance. Rappelons que Place publique ou le PRG, soutiens de David Fournier, ont fait un casus belli de ce rapprochement. « Je pense qu’il y aura une majorité pour une alliance, on est confronté à principe de réalité si on ne le fait pas, c’est la défaite assurée face à la droite et l’extrême droite », confiait-on dans l’entourage du candidat peu après 23h30. Avec la perspective d’une très longue nuit quant à la mise en place d’une nouvelle liste devant respecter les équilibres de chacun. Dimanche soir, Olivier Faure, patron des socialistes, a récusé tout « accord national » avec LFI mais a laissé la place à des ententes au cas par cas.

    Loin de ces maux de tête, Olivier Galzi savoure. « Ils feront bien ce qu’ils veulent, je ne me suis jamais positionné par rapport aux autres mais dans l’intérêt des habitants qui, dans tous les quartiers m’ont placé en tête, constate l’ex-journaliste TV. Mettre en tête un mouvement qui n’existait pas il y a six mois et sans étiquette politique est inédit et prouve qu’il y a une volonté de renouveau. » Quant à Anne-Sophie Rigault, elle semble une nouvelle fois vouer à jouer les opposantes lors du prochain mandat.

  • À La Seyne, l’extrême droite vire en tête au premier tour

    À La Seyne, l’extrême droite vire en tête au premier tour

    Une seule chose demeurait certaine ce dimanche soir à la Seyne-sur-Mer : le candidat du Rassemblement national Dorian Munoz a réalisé un tour de force en se plaçant largement en tête des suffrages avec 35,30% des voix. Derrière suivent trois candidats : dans l’ordre, le maire sortant Joseph Minniti (LR, 15,91%), le dissident de la majorité Cheikh Mansour (HOR, 13,25%) et le candidat d’union de gauche Stéphane Sacco (11,93%).

    Le premier est en position de force. S’il n’a pas désiré s’exprimer avant que le résultat des votes soit complètement entériné (à l’heure où nous bouclons, des doutes persistent sur certains bureaux), le maire sortant a été vu en train de discuter avec Frédéric Dailleau (SE), crédité de 5,66%. En vue d’une fusion ?

    Sacco ne compte pas se retirer

    Une fusion à laquelle ne devrait pas prendre part Stéphane Sacco. Ce dernier a d’ores et déjà annoncé qu’il ne comptait pas se retirer dans l’idée d’un front républicain face au RN. « Cela signifierait ne plus avoir de conseillers municipaux. Nous l’avons fait à la région et aujourd’hui, nous n’avons plus aucun élu de gauche », justifie-t-il, croyant encore en la possibilité de mobiliser davantage d’électeurs au second tour, notamment dans les quartiers populaires. « Le RN avait fait 15,6% au premier tour en 2020, et 10,9 au second », rappelle-t-il. Une position inflexible même si des consignes nationales étaient données en ce sens ? Du côté de ses colistiers, on ne pense pas que cela changera quoi que ce soit. En revanche, et même si cela n’avait pas encore été fait dimanche soir, des discussions avec les deux autres candidats de gauche, Olivier Andrau (PS, 8,63%), et Zohra Sidi Driss (LFI, 3,99%), bien que celle-ci ne soit pas en position de fusion, étaient envisagées.

    Dans l’équation également, Cheikh Mansour. Arrivé en troisième position, l’ancien membre de la majorité, qu’il a quitté au moment de la condamnation de Nathalie Bicais – dont il reste proche – à une peine d’inéligibilité de 5 ans en mai dernier, se gardait de divulguer tout choix stratégique avant de s’être réuni avec son comité de campagne. Mais il se disait toutefois ouvert à toutes les options, que ce soit une alliance avec Minniti, ou même à travailler avec la gauche dans l’optique de faire barrage à l’extrême droite. « Je ne pense pas que le RN soit une bonne chose pour la Seyne », glissait-il.

  • Alexandre Doriol s’impose au premier tour à La Ciotat

    Alexandre Doriol s’impose au premier tour à La Ciotat

    Un premier essai transformé. Et première bataille électorale sur son nom victorieuse pour l’ancien adjoint à l’urbanisme de Patrick Boré, qui a succédé à Arlette Salvo en 2023. « C’est une victoire particulière effectivement. Les Ciotadens ont fait le choix des racines et des ailes, de l’authenticité et de la modernité et m’ont offert une victoire sans appel », tient-il à souligner. Large victoire qui lui donne les coudées franches pour le prochain mandat. Dans le détail, Alexandre Doriol et son équipe récoltent plus de 10 000 voix pour culminer à 57,33% des suffrages exprimés. Suivent le représentant du Rassemblement national, Daniel Salenc, avec 18,78% des voix puis Karim Ghendouf, le chef de file de la liste d’union de la gauche La Ciotat nous rassemble qui dépasse les 10% avec 12,61% des suffrages. « La Ciotat nous rassemble obtient deux élus et elle progresse de 700 voix par rapport au premier tour de 2020 », se félicite Karim Ghendouf à l’issue du scrutin. « Nous constatons que l’extrême droite continue sa progression et confirme son ancrage sur notre commune », déplore l’élu d’opposition.

    D’autant qu’Hervé Itrac, le leader historique de l’extrême droite, qui avait décidé en pleine campagne de faire cavalier seul, récolte plus de 1 200 voix et atteint les 6,66%.

    Une gauche divisée

    En revanche, poursuit Karim Ghendouf, « le fait que Monsieur Doriol gagne au premier tour, montre qu’il a su rassembler son camp, ce que nous ne sommes pas parvenus à faire. Nous n’avons pas réuni toute la gauche, ce qui nous aurait permis d’être devant l’extrême droite », pose-t-il. La liste insoumise conduite par Antoine Vichy a recueilli 4,62% des voix. « Cette question est à méditer… Le rassemblement n’est pas une question d’élection mais de travail collectif et à long terme, pour répondre aux nombreux défis et notamment pour lutter contre l’extrême droite », conclut-il.

  • À Gardanne face à la droite, la gauche unie ne se résigne pas

    À Gardanne face à la droite, la gauche unie ne se résigne pas

    Le 22 mars chaque voix compte pour relever Gardanne-Biver », ne désarme pas le candidat de la gauche unie, Jean-Marc La Piana, dont la liste Changeons de cap ensemble pour Gardanne-Biver, prend la deuxième place avec 36,48% des voix lors de ce premier tour. De la déception mais pas de fatalisme au sein d’une équipe qui assure rester combative. Le maire sortant ayant quant à lui affirmé qu’il refuserait toute fusion avec le RN mené par Bruno Priouret qui récolte 19, 96% de suffrages, soit une progression de 8 points par rapport à 2020.

    « La voix de la colère ne doit pas être celle de la résignation mais être le socle d’une véritable alternative solide à la municipalité sortante. La seule alternative crédible c’est celle que nous portons », a déclaré Jean-Marc La Piana devant les militants venus le soutenir à son local de campagne. Une campagne dynamique où toutes les forces de gauche avaient réussi le tour de force d’une large mobilisation et d’un grand travail de terrain au plus près des habitants. Une abstention forte de 41%, soit près de 7 000 inscrits, « constituera notre terrain de travail, c’est là qu’on ira chercher de quoi redonner confiance aux électeurs », confie Amélie Barbey. Une option confirmée par Kafia Bensadi, qui considère que « Granier a fait le maximum de son score, il n’a plus de réserve ».

    Ils étaient plus de 3 400 à accorder leur confiance à la liste Changeons de cap ensemble pour Gardanne Biver pour ce premier tour. « Nous devons maintenant amplifier l’élan qui s’est manifesté pour être au rendez-vous de la victoire le 22 mars », a encouragé la tête de liste, rappelant les enjeux sur la commune : « Vous avez le choix entre figer notre commune dans l’immobilisme ou lui donner toute sa place. » La gestion du maire sortant a en effet été marquée par des projets de smart city ou de centre aéré démesurés mis en sursis par les tribunaux ou encore en proie à de coûteuses études. « Il est en train de bouffer toute la caisse de réserve, ce sont les Gardannais qui vont payer les factures et tout cela a été décidé sans aucune concertation avec la population. Il faut que les gens se réveillent », déplore un militant.

    Le 22, déterminés

    ou immobiles

    Au foyer du peuple, Hervé Granier était venu suivre le dépouillement mais s’est refusé au commentaire. « Ces résultats sont l’expression de la confiance accordée par les Gardannais depuis 2020. Nous avons réalisé le programme que nous avions porté. Nous avons fait une belle campagne », s’est simplement félicité son directeur de campagne, Antonio Mujica, regrettant toutefois « le score élevé du RN ».

    Les yeux rivés sur les résultats des 17 bureaux de vote, et sur ceux qui arrivent des communes voisines sur son portable, un sympathisant de gauche tempère l’analyse : « L’équipe de La Piana a fait un travail sérieux et sincère sur le terrain, mais il y a eu beaucoup de paillettes dans la campagne de Granier, il en a mis plein la vue avec des images de drones, des prestations sur les chaînes CNews ou le JDD, ou encore à travers les réseaux sociaux, c’est une énorme charge médiatique qui a porté sa candidature. »

    Une grosse bataille reste à mener pour l’équipe de la gauche unie. « Par découragement ou par résignation », analyse Marion Robert, de nombreux électeurs ne se sont pas déplacés. « Dimanche prochain, vous aurez le choix entre la détermination ou la résignation, la volonté ou le fatalisme, le changement ou la poursuite d’une politique qui a abîmé la ville et votre quotidien » a encore alerté Jean-Marc La Piana.

  • à Aix, Sophie Joissains devance Marc Pena

    à Aix, Sophie Joissains devance Marc Pena

    Cent-un bureaux de vote à dépouiller et une tension palpable dans la Salle des États de Provence. à Aix-en-Provence, six listes s’affrontent lors de ce premier tour. Candidate pour la première fois en son nom, puisque désignée en 2021 pour prendre le relais de sa mère Maryse Joissains, Sophie Joissains (UDI), maire sortante de la capitale de Provence, mène une liste divers droite. Elle se retrouve, pour ce premier tour, en concurrence proche avec Marc Pena. Le député PS et conseiller d’opposition mène une liste née d’une union des forces de gauche et écologistes. Un match aux enjeux bien différents du scrutin de 2020, ou Maryse Joissains se retrouvait, dès le premier tour, en lice face à Anne-Laurence Petel, alors députée (LREM).

    Dès les cinquante premiers bureaux dépouillés, aux alentours de 21h15, la tendance affichait Sophie Joissains en tête, avec plus de 38% des votes, suivie de Marc Pena qui se maintenait à un peu plus de 20%.

    Possible quadrangulaire

    Toujours sur ce même temps de soirée se positionne Jean-Louis Geiger, candidat RN avec plus de 16%des voix, Philippe Klein, candidat investit par Horizons, avec une tendance à plus de 12%, Julie Boronad, tête de liste LFI avec plus de 8% et Mounir Ben Ammar, à la tête de la liste Révolution écologique pour le vivant (REV, DVG), avec plus de 4%. Aux alentours de 22h, le taux d’abstention sur l’ensemble des bureaux de vote était estimé à 51,46%. Au fil d’un long dépouillement, la tendance aura suivi une courbe stable. Un peu après 22h, les résultats affichés sur grand écran évoluaient à peine, hormis pour Jean-Louis Geiger, dont le score atteignait les 15,99%. Dans la Salle des États de Provence, la maire sortante s’affiche entourée des soutiens, Jean-Marc Perrin, conseiller départemental (LR), et son père, Alain Joissains, maire de la commune entre 1978 et 1983. Les autres colistiers ont pour la plupart attendu les résultats dans leurs locaux de campagne. Ni Marc Pena (PS), ni Sophie Joissains (UDI) n’ont souhaité s’exprimer avant les résultats finaux. Il aura fallu attendre 22h30 passés pour que Sophie Joissains, face à une salle comble, annonce les résultats finaux : Julie Boronad à 8% (3 833 voix), Jean-Louis Geiger à 15,91% (7 620 voix), Philippe Klein à 11,80% (5 652 voix), Marc Pena à 20,15% (9 649 voix), Mounir Ben Ammar à 4,72%(2 259 voix), et Sophie Joissains à 39,41% (18 871 voix). Jean-Louis Geiger (RN) et Philippe Klein (Horizons) peuvent donc aussi se maintenir au second tour, avec Sophie Joissains et Marc Pena.

    Des applaudissements nourris ont alors éclaté dans la salle à l’annonce des résultats. « Merci du fond du cœur, ce soir, je suis très émue », a déclaré Sophie Joissains, avant de répondre aux questions de la presse. Au total, 97 593 inscrits ont été recensés à Aix-en-Provence, pour 48 629 votants, soit une participation qui s’élève à 49,83% pour ce premier tour. « C’est une analyse qui n’a pas encore la précision, mais qui néanmoins montre que cela [ce résultat] vient de l’ensemble de la ville d’Aix-en-Provence. Je dois dire que la politique qui a été menée, je l’ai souhaitée dans le sens de l’intérêt général, dans le sens d’une exigence d’excellence qui puisse concerner tout un chacun et ne laisser personne au bord du chemin », déclare Sophie Joissains.

    Nous n’avons pas pu recueillir les déclarations de tous les candidats à l’heure de notre bouclage.

    « Merci du fond du cœur,
    ce soir, je suis très émue »

  • À Arles, de Carolis est en tête et la gauche en phase de reconquête

    À Arles, de Carolis est en tête et la gauche en phase de reconquête

    Victoire en demi-teinte pour le maire sortant d’Arles. Patrick de Carolis (Horizons) obtient 34,09% des voix à l’issue du premier tour, après six années d’une gestion vivement critiquée, tant par son opposition que par sa majorité, fragilisée par douze départs. Le candidat, qui a présenté une équipe renouvelée à 60%, s’est tout de même réjoui : « Notre liste est nettement en tête avec près de 9 points d’avance. Elle est en première position dans 29 bureaux sur 35. »

    Avec une ombre au tableau néanmoins pour le macroniste : le candidat de l’Union pour Arles, Nicolas Koukas (PCF), arrivé en deuxième position en améliorant son score par rapport à 2020 avec 25,38% des suffrages, contre 21,16% il y a six ans. « Un score plus qu’honorable dans un contexte national marqué par une droitisation et une poussée de l’extrême droite », que souligne la tête de liste en question, alors que Rémy Benson, éleveur investi par le RN, a obtenu 16,37% des voix. Pour rappel, le parti de Marine Le Pen n’avait fait que 8,5% avec la candidature de Jean-Louis Limonta en 2020. « La gauche résiste, nous avons résisté, nous sommes sur des ratios qui ne correspondent pas aux sondages qu’avait pu sortir La Provence il y a quelques semaines », assure Nicolas Koukas, saluant au passage le score de Jecilla Regad (LFI), 9,81%, qui ne lui permet cependant pas de se maintenir.

    La France insoumise a fixé lundi dernier ses conditions pour d’éventuels rassemblements avec d’autres listes de gauche au second tour, évoquant la possibilité d’une « fusion technique à chaque fois que le risque de la droite et de l’extrême droite existe ». Au niveau local, la candidate a cependant affirmé qu’elle ne donnerait pas de consigne de vote.

    « Ce sont les électeurs qui décident, pas les têtes de liste, réagit Nicolas Koukas. Moi j’ai toujours dit que si j’arrivais derrière Jecilla Regad je voterais pour elle, parce que je suis un homme de gauche et que je ne veux ni de l’extrême droite ni de la macronie. Pour moi, le choix est simple. Je fais confiance aux électeurs de gauche. »

    De Carolis appelle Jalabert à se retirer

    De son côté, Patrick de Carolis s’inquiète d’un « éparpillement des voix au second tour » qui pourrait provoquer « le retour des communistes à la tête de notre ville ». Il appelle donc Jean-Michel Jalabert (DVD), son ancien premier adjoint ayant mené une liste dissidente que les Arlésiens et Arlésiennes ont placée en quatrième position avec 13,69% des voix, à « rester fidèle à ses propres valeurs ». Il lui demande de « faire preuve de responsabilité en se retirant afin de ne pas servir de tremplin au candidat communiste ».

    Un appel du pied qui restera sans réponse. Jean-Michel Jalabert se satisfait de son résultat et confirme qu’il sera bien sur la ligne de départ du second tour, tout en renvoyant la balle à son ancien patron, dont le score montre selon lui un « désaveu d’une grande partie de la population ». « Si notre équipe s’est montée, il y en a un qui porte une lourde responsabilité. Et le résultat de dimanche prochain, ce sera la responsabilité de Patrick de Carolis. On ne pourra pas me reprocher de ne pas être en accord avec moi-même, avec mes valeurs, et avec la façon dont tout le monde devrait faire de la politique », attaque-t-il.

    Nicolas Koukas, sourit devant la stratégie de Patrick de Carolis : « Ça prouve bien qu’il sent la difficulté qui est la sienne. » « C’est vraiment ce système-là mis en place depuis six ans qu’il faut aujourd’hui abattre et proposer une gestion qui soit encore plus près des Arlésiennes et des Arlésiens. »

    Aller convaincre

    Le candidat sera au travail dès ce matin, avec la reprise des porte-à-porte. « On a une semaine pour aller convaincre, notamment ceux qui ne se sont pas exprimés, particulièrement dans les quartiers populaires », affirme-t-il. En fin de journée, la participation à Arles était de 56,42%. Une progression de dix points par rapport à 2020, année Covid, où seuls 46,58% des habitants s’étaient déplacés aux urnes lors du 1er tour, mais qui n’atteint pas le niveau de 2014 (61,37%). En tout cas, à gauche, la motivation est là. « Rien n’est perdu, bien au contraire. J’ai fait beaucoup d’élections, et elles se gagnent aussi au second tour, assène Nicolas Koukas. Ce qui compte c’est le local, la manière de travailler, et nous on veut proposer une autre méthode. »

    « La gauche résiste, nous avons résisté »