Author: tecnavia

  • Une décision de justice cruciale pour la posidonie

    Une décision de justice cruciale pour la posidonie

    France nature environnement (FNE), partie civile dans l’affaire, s’était félicité de la décision du tribunal maritime de Marseille, le 22 novembre 2024 qui avait créé une jurisprudence, reconnaissant le préjudice écologique porté aux herbiers de posidonie causé par les ancrages illégaux. Deux capitaines de yachts, hongrois et turc, le Take Off et My Falcon, avaient mouillé dans des zones interdites par arrêtés du préfet maritime de la Méditerranée et avaient été condamnés à verser respectivement 86 537 euros et 22 423 euros.

    « Une dizaine d’affaires de ce type ont été audiencées » en première instance devant ce même tribunal mais cinq capitaines ont fait appel explique Judith Sébert, juriste à FNE. Deux premières affaires arrivent ce mardi 26 mai en cour d’appel d’Aix-en-Provence. L’une concerne le capitaine du Belongers, un grand yacht d’environ 50 mètres qui avait écopé de 15 000 euros d’amende à Villefranche-sur-Mer pour avoir fait fi de la réglementation. L’autre, le capitaine du Saharet of Tyre, un voilier de 33 mètres, qui s’est fait prendre dans une zone interdite au nord de l’île de Porquerolles mais aussi près de la Corse, a été condamné en septembre 2025 à régler une amende de 100 000 euros.

    Un calcul pour évaluer

    le coût de la destruction

    « Tout va être redébattu avec le concours de biologistes ou de l’Office français de la biodiversité », précise Judith Sébert, car FNE ne compte pas lâcher l’affaire. « C’est une jurisprudence vraiment ambitieuse, impulsée par notre association », insiste la jeune femme.

    FNE présentera de nouveau son calcul pour étayer sa démonstration avec l’évaluation du coût écologique de la destruction. « Un calcul fondé sur les valeurs écosystémiques de la posidonie » qui apporte beaucoup à l’humain, rappelle la juriste. Cette plante à fleurs « endémique de la Méditerranée qui peuple les petits fonds côtiers, produit énormément de services » poursuit-elle. La posidonie constitue à la fois une zone d’habitat pour tous les invertébrés, tous les poissons des côtes, puits de carbone et assure aussi une production d’oxygène. « C’est vraiment [un garant de] la bonne santé de notre mer Méditerranée », martèle Judith Sébert.

    Concrètement, après une synthèse de nombreuses recherches scientifiques sur le sujet, FNE en arrive à 86 676 euros par hectare. Sachant qu’il faut, selon l’association, 25 ans minimum pour qu’un herbier se régénère tel qu’il était avant l’impact, que le tribunal maritime a lui retenu 13 ans, considérant qu’à partir de la première année la repousse est déjà effective, « on multiplie, donc, 86 676 euros par 13, par la surface abrasée par le mouillage », conclut Judith Sébert.

    S’il reste possible de renaturer l’espace détruit, « la transplantation de boutures de ces herbiers [doit être effectuée] par des personnes expertes » détaille FNE, car la manœuvre reste « très technique. » Raison de plus pour éviter de les anéantir au départ…

  • Les bénévoles de la Croix-Rouge en quête de générosité

    Les bénévoles de la Croix-Rouge en quête de générosité

    À l’arrêt du tram de la Joliette, avec leur chasuble fluo et leur timbale au logo de l’association auxiliaire des pouvoirs publics, Jacob, Greg et Jean-Paul sont immédiatement identifiables. Ils accueillent avec un large sourire le flot de passagers débarqués de la rame, « en espérant que sur 50 personnes, l’une d’elles donnera quelques euros ou centimes », explique Greg, qui participe à cette quête pour les Journées nationales de la Croix-Rouge française.

    « 3 euros, c’est un paquet de lingette pour bébé, 4 c’est un panier-repas, 10 ce sont 50 couvertures de survie… », précise ce bénévole de 54 ans, engagé depuis dix ans auprès de l’association après avoir lui-même « bénéficié de colis alimentaires quand je me suis retrouvé en difficulté ». Cette semaine est « un levier indispensable pour permettre aux bénévoles de poursuivre leurs missions et de s’adapter aux réalités de leur territoire, souligne la Docteure Caroline Cross, présidente de la Croix-Rouge française. Chaque don collecté est utilisé localement ». À Marseille l’opération permettra de financer Le Carrefour des Solidarités, épicerie solidaire et boutique vestimentaire, ouvert il y a quelques mois à la rue Simone Sedan, l’achat de véhicules et l’augmentation de l’offre de formation aux gestes qui sauvent. « Nous sommes quelques équipes sur le terrain, place Sébastopol, Place Castellane, et ici à La Joliette. Il y a aussi une campagne d’appel aux dons sur les réseaux sociaux », indique Greg. A 46 ans cet aide soignant salarié depuis 20 ans de la Croix-Rouge, regrette : « Il y a de plus en plus de besoins et c’est plus difficile pour les gens de donner car de plus en plus se retrouvent face à des difficultés financières, je le constate clairement quand j’interviens à domicile ».

    « 50 personnes vues

    en une soirée de maraude »

    Dans la rue également, témoigne Jean-Paul, 58 ans, sans emploi et bénévole depuis 3 ans : « La semaine dernière on a vu 50 personnes en une soirée lors de notre maraude entre Timone et Belsunce, des étudiants, des familles… et les places d’hébergement sont saturées dès le matin ».

    Chaïla, vendeuse chez Sephora en pause méridienne, se dirige spontanément vers eux pour déposer des pièces dans la tirelire. « Quand on peut, on aide, c’est absolument nécessaire de rester solidaires quand le système s’effondre » est convaincue la jeune femme qui se dit « consciente des enjeux de société, avec les prix à la hausse des matières premières, le manque de logements et les aides sociales à la baisse ».

    Un habitant du 15e arrondissement glisse un billet de 5 euros dans chacune des boîtes. Un couple de touristes allemands envoie leurs filles, ravies, contribuer aux dons. « Donner un peu c’est se sentir utile », confie un retraité en vidant sa petite monnaie. Rayan, 14 ans, s’excuse de ne laisser « que 70 centimes. C’est tout ce que j’ai mais je les ai et il y en a qui n’ont rien ». Jean-Paul le remerciement pour son geste et lui remet l’autocollant des donateurs.

    Hakima, ex-bénévole, reconnaît son ancien coéquipier de maraude et vient le saluer. « Je suis restée un an à la Croix-Rouge, explique-t-elle, mais j’ai eu des soucis de santé et il faut aller bien pour pouvoir aider les autres ». Une femme, visiblement en détresse, vient à la rencontre des bénévoles : « Je suis à jeun depuis quatre jours. J’ai droit aux colis alimentaires je ne sais pas où sont les points de distribution ». La collecte est aussi l’occasion « de prendre contact, d’informer, de discuter, de rompre l’isolement », ajoute Jacob.

    Avant d’enchaîner avec leur maraude les trois bénévoles font le compte : « Près de cent euros récoltés seront toujours une bouffée d’oxygène pour aider les Marseillais les plus démunis ».

  • Le troisième tour des municipales

    Le troisième tour des municipales

    Le dernier grand scrutin national avant la présidentielle du printemps 2027, sont les élections sénatoriales, prévues en septembre.

    Si cette élection se déroule dans un climat beaucoup plus feutré que les municipales, puisqu’il s’agit d’un scrutin au suffrage universel indirect (le corps électoral est composé de grands électeurs), elle n’en demeure pas moins majeure.

    Aujourd’hui, la chambre haute du Parlement est dominée par la droite qui y dispose d’une majorité confortable. Une hégémonie qui tranche avec son recul au profit de l’extrême droite RN dans les derniers scrutins nationaux. Il n’empêche, les résultats des élections municipales sont déterminants puisque l’essentiel des grands électeurs est issu des conseils municipaux nouvellement élus en mars. Ces rapports de force dessineront une nouvelle configuration même si seule la moitié des sièges de sénateurs sont renouvelés.

    Freiner les velléités du RN

    Si les listes ne sont pas encore complètes, il se dessine des stratégies, notamment à gauche où l’union est privilégiée, même si elle demeure « un combat », les sièges étant comptés. Ce choix serait cohérent car l’un des objectifs est de freiner les velléités de l’extrême droite RN et de renforcer les rangs des progressistes au Palais du Luxembourg.

    Autre dimension importante, le Sénat est la voie des territoires et donc des collectivités. Sénateurs et sénatrices participent bien sûr à l’élaboration de la loi mais défendent également le développement des communes et départements. Ils en sont, en quelque sorte les porte-paroles. Ce scrutin est donc essentiel.

  • Bastien Bonnargent élu secrétaire général des Jeunes communistes

    Bastien Bonnargent élu secrétaire général des Jeunes communistes

    Âgé de 26 ans et préparant le concours pour devenir enseignant en lycée professionnel après des études d’histoire, le Toulousain Bastien Bonnargent a été élu ce dimanche secrétaire général du Mouvement des jeunes communistes de France, à l’occasion de son assemblée nationale des animateurs. Il succède à Assan Lakehoul, resté pendant trois ans à la tête de l’organisation, à l’occasion d’un renouvellement plus large au sein de la direction nationale.

    «Nos priorités dans les mois et années à venir, c’est de continuer le travail de renforcement engagé et de réussir à nous implanter au maximum dans les lieux de formation professionnelle, d’emploi, pour toucher un public moins politisé», explique celui qui avait adhéré en 2016 dans son département natal des Hautes-Pyrénées, s’inscrivant dans la continuité de son prédécesseur. A l’occasion de son dernier congrès il y a un an, le mouvement a ainsi lancé une campagne sur la question de la création d’emplois.

    Faire face au RN

    «Il y a un fortement de déclassement très fort chez les jeunes, nous constatons au quotidien que c’est dans les endroits dans lesquels nous militons que le Rassemblement national trouve son terreau, dans les lieux où les jeunes sont les plus précaires», alerte Bastien Bonnargent, pointant la multiplication des accidents du travail chez les jeunes, notamment sur leurs lieux de stage.

    Et si le MJCF, fort de 15 000 contacts dans plus de 70 départements, n’a pas encore arrêté sa stratégie pour la présidentielle à venir, «nous avons pour ambition d’être le plus offensif possible dans la période», insiste le fan du Toulouse Football club. «Il faut pousser partout pour créer de la conscience de classe et transformer la colère des jeunes en levier de transformation sociale», défend-il.

  • Martigues : les plages de Sainte-Croix et de la Saulce fermées

    Martigues : les plages de Sainte-Croix et de la Saulce fermées

    La décision est rare mais nécessaire. Ce dimanche 24 mai, suite au constat d’une pollution maritime, la Ville de Martigues a pris la décision de fermer les plages de Sainte-Croix et de la Saulce jusqu’à nouvel ordre, pour la sécurité des usagers en ce week-end prolongé de Pentecôte.

  • À la feria de Nîmes, Fabien Roussel fête la victoire de la gauche sur l’extrême droite

    À la feria de Nîmes, Fabien Roussel fête la victoire de la gauche sur l’extrême droite

    Après Georges Marchais et Pierre Laurent, Fabien Roussel est devenu le troisième secrétaire national du PCF à participer à la feria à Nîmes samedi 23 mai. Une réelle fierté pour tous les élus de gauche mais aussi pour les jeunes de la Jeunesse communiste qui l’ont accueilli sur leur stand au Prolé. « Avec ma compagne, on est souvent venu à Nîmes mais c’est la première fois pendant la feria. Et le faire avec Vincent Bouget et une ville devenue une ville de gauche avec un maire communiste, ça décuple le plaisir. Quand j’ai lu l’édito de Vincent Bouget pour parler de la feria, j’ai retrouvé les valeurs que nous portons sur l’accès pour tous à la culture, à la fête, au beau, au plaisir, à la joie et ça, c’est notre fibre à nous », s’est félicité Fabien Roussel au moment de partager un verre avec les élus régionaux dans un Prolé plein à craquer.

    « La première intention de Fabien Roussel, c’est de venir fêter la victoire des communistes, de l’union de la gauche à Nîmes, de Vincent Bouget et de toute son équipe », confirme Pierre Lacaze, vice-président de la région Occitanie. « Aujourd’hui avec la feria toute la ville de Nîmes est en rouge et c’est normal que le secrétaire national des rouges vienne fêter un maire rouge à Nîmes ».

    Mais Fabien Roussel était également dans la capitale du Gard pour parler politique. Entre préparation du congrès national (3-5 juillet à Lille), des élections sénatoriales, législatives et même départementales et régionales qui suivront, mais aussi pour aborder des sujets sociaux comme le pouvoir d’achat ou la désindustrialisation, il a pu échanger avec les élus régionaux pendant plus d’une heure avant de partir découvrir l’ambiance des bodegas nîmoises.

    « Les élus m’ont parlé de leur territoire, des combats qu’ils mènent ici et notamment celui de la papeterie Fibre Excellence, donc on a des combats à mener aujourd’hui. Nous avons aussi parlé de l’emploi, de la vie chère qui frappe tout le monde. Puis nous avons parlé du congrès et des élections à venir. On s’est dit que si on menait des combats aujourd’hui sur ces questions-là, on va forcément parler des propositions que nous portons et donc de l’utilité du Parti communiste dans le débat politique parce que nous avons des propositions fortes qui permettront de répondre à la crise que l’on vit dans le pays », explique-t-il.

    « Fabien Roussel a parlé de la lutte pour le pouvoir d’achat et pour l’augmentation des salaires et contre la vie chère », confirme l’élu départemental et communal Christian Bastid. « Dans un département parmi les plus pauvres de France, ça correspond à la bataille que doit mener le PCF dans les mois à venir. La préparation de l’élection présidentielle qui vient est au centre d’enjeux qui dépassent la question de la candidature et le rôle du PCF au niveau national. Fabien Roussel a bien insisté sur ce point avec le but de rassembler tous les communistes qui est un élément important dans la bataille politique actuelle ».

    Après cette réunion au Prolé, Fabien Roussel a ensuite déambulé dans les ruelles nîmoises, découvrant la façade de la maison d’Olivier Jullian, artiste autodidacte habitué du Prolé, puis s’est rendu à la bodega des cheminots et au Carré d’art. Drapé de son nouveau bandana blanc, feria oblige, il a échangé avec de nombreux Nîmois et a même reçu un : « Bonjour Monsieur le Président ».

    Combattre le RN sur ses terres

    Dans un département qui n’a élu que des députés d’extrême droite lors des dernières élections législatives, Fabien Roussel était également venu délivrer un message d’espoir. « La victoire à Nîmes montre que l’on peut gagner contre le Rassemblement National », précise Pierre Lacaze. « Le RN avait la certitude de la victoire, mais nous avons su démontrer dans un large soutien de toute la gauche à l’exception de la France insoumise qui n’a pas choisi l’unité, que nous pouvions gagner. Fabien était venu fêter une victoire mais surtout saluer une perspective sur les années qui viennent pour que nous fassions reculer le RN ».

    La dernière fois que Fabien Roussel s’était rendu dans le Gard, c’était pour le rassemblement de soutien au Prolé d’Alès attaqué par des militants du groupuscule d’extrême droite violent du Bloc montpelliérain en pleine feria alésienne. Le secrétaire national du PCF a donc aussi profité de son retour dans le département pour se féliciter qu’un procès ait finalement bien lieu en octobre prochain : « J’espère que non seulement les personnes responsables de ces violences seront condamnées mais qu’ils vont parler et que l’on va connaître leur histoire, d’où ils viennent, leurs motivations et les réseaux d’extrême droite dans lesquels ils s’organisent. Il faut que tout cela soit décortiqué pour mettre un coup de projecteur sur ces réseaux qui sont dangereux et qui malheureusement se développent », ajoute Fabien Roussel.

    Le maire de Saint-Amand-les-Eaux a poursuivi son déplacement nîmois en assistant à la corrida du dimanche 24 mai aux côtés de Vincent Bouget. Puis, en début d’après-midi, il a échangé avec les militants communistes au Prolé.

  • Le réalisateur Christian Mungiu remporte la Palme d’Or pour son film « Fjord »

    Le réalisateur Christian Mungiu remporte la Palme d’Or pour son film « Fjord »

    Le jury du 79e festival de Cannes a décerné samedi la Palme d’or à Fjord du cinéaste roumain Cristian Mungiu qui décroche ainsi sa deuxième Palme d’or après celle attribuée pour 4 mois, 3 semaines, 2 jours en 2007. Dans Fjord, inspiré de faits réels, le réalisateur enracine son récit en Norvège pour mettre face à ses contradictions une société qui prône la tolérance et l’ouverture aux autres mais peut exclure brutalement ceux qui dévient du chemin tracé pour eux.

  • Pro D2 : Provence Rugby franchit le barrage briviste

    Pro D2 : Provence Rugby franchit le barrage briviste

    Sous le regard de Fabien Galthié, Provence Rugby a confirmé sa fin de saison dynamique. Le manager de l’équipe de France était venu soutenir son fils, Mathis, le demi de mêlée de Brive. Il a finalement assisté à une démonstration de force des joueurs de Philippe Saint- André.

    Si les Aixois ont concédé le premier essai de la rencontre, alors qu’ils n’étaient que treize sur le pré suite à deux cartons jaunes, ils ont rapidement repris le contrôle grâce à un coup d’accélérateur ponctué d’un essai de Caleb Muntz. Par la suite, il n’y aura plus qu’une équipe à pratiquer un rugby cohérent. Les Aixois récitaient leurs gammes, face à des Corréziens sans inspiration et parant souvent au plus pressé.

    Avec Adrien Lapègue en jambes, Provence Rugby se dirigeait vers une qualification sans trop forcer. L’ailier était privé d’un premier essai en tout début de rencontre. Avant de s’offrir un doublé qui lui permettait d’atteindre la barre des cinquante réalisations sous les couleurs aixoises, et de placer les Provençaux sur la voie royale. Cela malgré un sursaut d’orgueil briviste et deux nouveaux cartons jaunes dans les dernières minutes.

    Cette voie qui passera par Colomiers, vendredi 29 mai, où Provence Rugby jouera sa demi-finale du championnat de Pro D2 chez le deuxième de la phase régulière.

    Provence rugby – Brive 39 – 21 (21 – 7)

    Barrage de Pro D2

    Stade Maurice David

    8 300 spectateurs

    Arbitre : A. Marbot.

    PROVENCE : 5 essais Muntz (19), Latterrade (23), Lapègue (34, 45), Drouet (59), 4 transformations (19, 23, 34, 58) et 2 pénalités (76, 80) Vareiro.

    Avertissements : Bituniyata (6), Tuisue (16), Yemsi (58), Harrison (72).

    BRIVE : 3 essais Tuivaka (17), Gué (68), Fraissenon (74), 3 transformations Shillcock.

    Avertissement : Fraissenon (58).

  • Water-polo : les Marseillais prennent une « petite » avance

    Water-polo : les Marseillais prennent une « petite » avance

    Le plus dur a été fait, ils n’ont plus qu’à ne pas craquer au match retour. Les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille ont disposé des Croates de Jadran Split (19-16), samedi 23 mai à domicile, lors de la phase aller de la finale de l’Euro Cup.

    Titrés en 2019 dans cette même compétition, les poloïstes phocéens ont clairement démontré leur envie d’ajouter une deuxième étoile sur le maillot du club. Entreprenants dès le début du match, les Marseillais – emmenés par le serial-buteur Thomas Vernoux (4 buts) – ont pris suffisamment leurs distances au tableau d’affichage pour maîtriser le cours de la rencontre. Bien soutenus par le millier de supporters présent dans les tribunes du bassin Pierre-Garsau, les protégés de Milos Scepanovic ont à la fois été performants en défense, grâce aux nombreux arrêts de Petar Tesanovic, mais aussi en attaque où sept joueurs différents ont trouvé le chemin des filets. Une performance collective qui a fait la différence.

    Avec un avantage de +7 au score juste avant la mi-temps, les joueurs du CNM pouvaient espérer plier le duel sur les deux derniers quart temps. Mais les Croates ont montré qu’ils n’étaient pas en finale pour rien et ont progressivement remonté la pente. Les Phocéens, légèrement épuisés, ont résisté jusqu’au bout afin de conserver une avance de trois buts avant de voyager jusqu’à Split, le 6 juin. Où, mis à part un cataclysme, le CNM soulèvera le deuxième trophée européen de son histoire.

  • [Chefs-d’œuvre des musées de Marseille] Au musée Cantini, Via le Cirva, Caccavale transcrit Christian Guez

    [Chefs-d’œuvre des musées de Marseille] Au musée Cantini, Via le Cirva, Caccavale transcrit Christian Guez

    On admet les colonnes néoclassiques, les vitres qui donnent sur l’extérieur ne sont plus sottement bouchées : en premier plan devant les buissons, on aperçoit une stèle en acier, forgée par Chillida.

    L’été dernier, dans cet espace, il y avait des œuvres de Giacometti. Auparavant, sur une table, des céramiques de Baya. Les conservatrices de Cantini, Amélie Lavin et Louise Madinier, le directeur du Cirva Stanislas Collodiet proposent une installation de Guiseppe Caccavale. Sur un socle légèrement surélevé, on est confronté à trois séries de trois vers de Christian G. Guez Ricord, des tercets de taille inégale. Le dernier vers dit qu’« Un feu ancien disperse le carré qu’il trace ».

    « Des gongs d’éveil » qu’on lit ou bien qu’on murmure. On contemple, on épelle des lettres blanches. Ce ne sont pas les messages du feu de la Pentecôte, leurs apparences grisées évoquent des morceaux de givre, des fragments de glacier. Une par une, ces lettres furent réalisées par les ouvriers-souffleurs du Cirva, leurs noms sont rappelés. Il s’agit de la première page de Neumes, un recueil de Christian Guez : en vitrine voici sa couverture pensée par Jean Degottex et sa première page, du Garamond sur papier centaure ivoire édité en mars 1983 par André Dimanche. Dans la première salle, on imagine le travail d’imprégnation, de rythmique et d’incorporation conduit par Caccavale, des aquarelles bleues reproduisent les pages de Neumes. Une chose manque, la diction de Christian, le tremblement de sa voix, un enregistrement quand il lisait en public.

    Ces lettres procèdent pourtant d’une intense écoute au cœur d’une ville-monde. Caccavale est arrivé à Marseille à la faveur d’une exposition collective, cet artiste formé à Naples avait 25 ans ; ses dessins et ses collages furent adoptés par Jean-Pierre Alis de la galerie Athanor en 1986. Il décida de vivre à Marseille pendant 20 ans, rue des Bons-Enfants. Giuseppe n’a jamais croisé Christian Guez, décédé en juin 1988. Au début des années 1990, un ami de Christian, Jean-Jacques Ceccarelli lui offrit Neumes : Caccavale et l’alchimie du Cirva en sont les témoins et les traducteurs.

    Jeudi 19 juin, 16h, rue Grignan, Caccavale et Michaël Battala évoquent Ch.Guez.