Author: tecnavia

  • Collecte urgente pour la Banque alimentaire

    Collecte urgente pour la Banque alimentaire

    Les collectes traditionnelles de novembre ne suffisent plus à répondre aux besoins. Confrontée à une « baisse critique des stocks de denrées de première nécessité » due à « la hausse du nombre de bénéficiaires », la Banque alimentaire des Bouches-du-Rhône lance une opération d’urgence sociale. Pour la soutenir, du 29 mai au 5 juin, le conseil départemental mobilise ses Maisons du bel âge pour accueillir les dons des Provençaux.

    Parallèlement, les vendredi 29 et samedi 30 mai, les bénévoles de la Team 13 seront déployés dans plusieurs grandes surfaces du territoire pour prêter main-forte aux équipes de la Banque alimentaire. La collecte cible spécifiquement les produits de première nécessité manquant actuellement dans les réserves : Produits alimentaires non périssables : huile, lait, sucre, café, riz, pâtes, poudre chocolatée, conserves de légumes ou de poisson. Produits d’hygiène : dentifrice, brosses à dents, savon solide, protections hygiéniques, mouchoirs, coton, papier toilette. « Pour les bébés, la demande actuelle ne porte pas sur l’alimentaire, mais exclusivement sur les couches et les produits d’hygiène infantile », précise l’appel aux dons. Au-delà, Martine Vassal (DVD), présidente du CD 13, soumettra au vote de la commission permanente de juin, une aide au fonctionnement de 270 000 euros allouée à la Banque alimentaire.

  • Le numérique, un impact tout sauf neutre pour le débat démocratique

    Le numérique, un impact tout sauf neutre pour le débat démocratique

    Impossible d’y échapper. Que ce soit les réseaux sociaux, la vidéosurveillance ou encore l’accès dématérialisé aux services publics, le numérique a bouleversé notre quotidien. « Un adulte passe en moyenne 32 heures par semaine devant un écran », campe Alexandre Basquin, sénateur PCF du Nord et participant au débat, aux côtés de Pierre-Yves Cadalen (député LFI du Finistère), Thomas Dossus (sénateur écologiste du Rhône) et Patrick Blanès (secrétaire fédéral du PS de Vaucluse). « Les plateformes numériques créent des contenus clivants et émotionnels, le débat est polarisé et une partie de l’espace démocratique est aujourd’hui structurée par des entreprises privées », rappelle, en introduction, Sabrina Royer, animatrice du débat.

    Pendant 1h30, les propos ont fait le procès du numérique, du moins l’usage généralisé qui en est fait sans réel garde-fou. « Sans les réseaux sociaux, on n’aurait pas battu Aulas à Lyon », souligne quand même Thomas Dossus quand Patrick Blanès relève leur « utilité pour structurer certains mouvements ». « Oui, mais par exemple, Facebook a banni toute référence à la Palestine », nuance Alexandre Basquin, rétif aux réseaux sociaux. « Je dois être l’un des seuls parlementaires à ne pas y être car on cherche plus à convaincre à l’extérieur que la personne face à soi, c’est mortifère car il faut être excessif pour être viral », déplore le sénateur nordiste.

    Manière d’aborder les logiques d’algorithmes qui confortent chacun dans ses biais tout en clivant encore plus les contenus. « On zappe d’une info à l’autre, c’est l’économie de l’attention », resitue Patrick Blanès, alarmé aussi par l’irruption de l’intelligence artificielle, « qui pourrait bientôt rendre des décisions de justice ». « Mais ce capitalisme de l’attention doit avoir ses limites et être régulé au niveau européen », plaide Thomas Dossus, pour qui « les grandes plateformes doivent être tenues pour responsables ». Si le sujet n’a pas été abordé, on a vu des récents déferlements de haine et de racisme en ligne sur des pages Facebook de nos confrères. Le tout avec un sentiment d’impunité. Au début du mois, 16 familles ont aussi porté plainte contre TikTok pour abus de faiblesse, accusant le réseau social de pousser des jeunes au suicide.

    Instaurer une vraie régulation publique

    À l’instar des « règles déontologiques pour la presse créées au XIXe siècle », le sénateur écologiste souhaite « un modèle de contrôle public » vis-à-vis des plateformes numériques et « le risque de bulle de désinformation ». Pierre-Yves Cadalen milite, lui, pour la mise en place d’un « pôle public du numérique » pour sortir les médias des « concentrations capitalistiques ». Car derrière les Gafam (acronyme des géants du numérique), « il y a un projet politique de technofascisme, des nouveaux réactionnaires qui veulent abolir la démocratie et supprimer les libertés individuelles », estime le député insoumis. Une idée de pôle public qui ne séduit pas Thomas Dossus, « pas fan car si la gauche peut en faire un outil d’émancipation, je crains que ce ne soit pas le cas si la droite est au pouvoir ».

    Brièvement abordée aussi, l’impact sur la jeunesse, fortement « informée » par les réseaux sociaux, et l’omniprésence dans le cercle scolaire. « Il faut dénumériser nos écoles », conclut Thomas Dossus.

  • Le progrès en étendard à la fête de « La Marseillaise » à Avignon

    Le progrès en étendard à la fête de « La Marseillaise » à Avignon

    Sous les grands arbres couverts de lierre du parc des Libertés de l’île de la Barthelasse, à Avignon, les températures en hausse n’ont pas calmé les ardeurs de plusieurs centaines de personnes qui se sont réunies ce dimanche 24 mai à l’occasion de la Fête de La Marseillaise.

    Une occasion annuelle de se réunir, d’échanger, de débattre, de s’informer mais aussi, bien sûr, de faire la Fête. Une journée qui s’est lancée autour de 9 heures avec l’arrivée des militants des différentes organisations politiques et associatives. Café et huile de coude au menu pour mettre en place les stands. Très vite, ce fut déjà l’heure du repas autour d’un verre d’eau, de bière ou de vin selon les goûts. Et de trinquer avec quelques membres du Club de la presse de Vaucluse et sa nouvelle présidente Dominique Ghidoni, sous les ajustements acoustiques du groupe Reno Bistan qui a laissé entendre quelques extraits des chansons jouées au concert de clôture de 17 heures. Une belle conclusion, entre paroles en français ou en italien, pour chanter Monde de droite ou encore Una torta de riso, pendant que les quelques bambins venus avec leurs parents profitaient du château gonflable disposé pour l’occasion. Sans oublier, à l’heure de la digestion, la pièce Emballages, écrite par André Benedetto et jouée par la compagnie la Parole Rouge, critique acerbe du capitalisme mêlant humour et discours militant. Le tout sans oublier l’engagement anti-extrême droite de notre journal fondé dans la Résistance. « L’échéance de l’année prochaine va être très importante pour nous tous, pour le monde du travail, pour les progressistes, pour les Français, pour tous ceux qui vivent dans notre pays », rappelle Léo Purguette, président et directeur de publication de La Marseillaise, appelant à « relever la tête, être offensif » comme tente de l’être notre titre.

    L’occasion d’échanger

    Si les derniers mois ont été marqués par les élections municipales, la Fête était aussi l’occasion de se retrouver. « Je viens depuis trente ou quarante ans et c’est l’occasion de montrer nos actions » glisse Françoise Godefroy, vice-présidente de France Cuba en Vaucluse.

    Un moment aussi pour les différents partis de gauche présents d’échanger dans un cadre plus détendu. « Une journée agréable où on se retrouve sur l’essentiel », pointe Pascal Clemençon, secrétaire fédéral du PS en Vaucluse. « L’unité se fait lors de fêtes », ajoute Méliades Bey de l’Après. « On reste dans un moment de l’année où on peut échanger de manière informelle avec des camarades de diverses sensibilités des échéances passées et à venir pour lutter localement au-delà des quelques différences » ajoute l’insoumis Sylvain Nandan.

    « Si nous sommes ici, ce n’est pas seulement pour partager un moment festif. C’est aussi parce que notre époque exige de l’engagement, en particulier dans notre département. Contre l’extrême droite, contre la casse sociale, pour l’hôpital, pour la santé, pour l’éducation, pour le monde du travail, pour l’égalité, pour la dignité, pour l’écologie, pour le droit des femmes et de toutes les personnes discriminées, pour la solidarité internationale et pour la paix », a lancée en fin de journée Delphine Jordan (PCF).

    La fête continue… Rendez-vous le 27 juin à La Bâtie-Neuve pour la première Fête de La Marseillaise des Alpes !

  • À Toulon, le plaisir d’être ensemble avec « La Marseillaise »

    À Toulon, le plaisir d’être ensemble avec « La Marseillaise »

    Il est 9h30, au Terminus du Mourillon. Sur le parking, les militants sont à pied d’œuvre depuis tôt ce matin et fignolent les derniers arrangements sur les stands pour être prêts à recevoir le public. La très attendue Fête de La Marseillaise va bientôt s’ouvrir au public.

    Dans l’allée, Pierre Barbagelata des Amis de La Marseillaise s’active dans ce qui commence à ressembler à une ruche de bénévoles.

    Amaryllis (PCF) confie que « malgré le stress des inévitables petits soucis de dernière minute, c’est excitant parce qu’on sait que ça va être une belle journée, les camarades se sont beaucoup investis pour ça ». Et de poursuivre : « Ça fait plaisir de se retrouver ensemble. » Un sentiment partagé, on va s’en rendre compte tout au long de la journée, par l’ensemble des participants, malgré la cagne déjà assommante.

    « Avoir une presse d’opinion c’est essentiel, c’est vital pour faire passer des idées qui malheureusement dans l’ensemble quasiment des médias, qui est de plus entre les mains de l’extrême droite ou de ses amis, ne passent pas », ajoute-t-elle.

    L’heure est à présent à l’inauguration. L’occasion pour le président de La Marseillaise, Léo Purguette, de dire à quel point il était reconnaissant et « heureux de partager ce moment avec les Amis de La Marseillaise et les militants communistes qui ont été les chevilles ouvrières de l’organisation de cette Fête ».

    Et de rappeler aussi « que La Marseillaise reste d’une extrême fragilité et que son existence et son développement sont un combat permanent ».

    « Je veux vous dire mon plaisir d’être ici, au bord de l’eau, dans ce territoire où n’a pas déferlé la vague brune annoncée et je pense que La Marseillaise y a joué un rôle décisif. Je m’en félicite donc. Vive La Marseillaise et vive la résistance ! »

    Le secrétaire de la fédération du PCF, Pierre Daspre, s’est félicité que la maire de Toulon Josée Massi ait accordé de nouveau le droit de tenir la Fête sur la plage du Mourillon, en rappelant que la gauche n’est pas pour rien dans sa réélection en faisant barrage à l’extrême droite avec « un esprit de responsabilité ».

    Sur le stand d’Amnesty international, Dominique précise : « La Fête de La Marseillaise c’est un moment important où chacun avec ses différences défend les droits humains qui sont malmenés à l’international comme en France, notamment ceux des personnes qui sont le moins favorisées, je pense par exemple aux migrants, je pense aux personnes qui sont en grande précarité. »

    Et de conclure : « Avec La Marseillaise nous nous rencontrons sur beaucoup d’idées, on partage des valeurs et on se retrouve beaucoup dans ce qui y est écrit à longueur d’articles. »

    Sur scène, le groupe engagé Chichi et Banane entame à présent son récital poétique et satyrique.

    « C’est un journal qui permet de faire connaître nos luttes et nos revendications à une large population », affirme plus loin Zoé Desmoulins (SUD).

    À ses côtés, le secrétaire général de la FSU, Alain Tournay, ajoute : « On est content aussi de participer à la Fête de ce journal qui a été créé pendant la Résistance, ce journal qui relaie toutes les luttes sociales. »

    « Soyons des utopistes »

    De l’autre côté, le conseiller municipal d’opposition de La Seyne, Cédric Turco (PCF), a rappelé « l’importance d’être là en tant qu’élu sur le stand des services publics ». « Parce qu’on est persuadé qu’il faut réduire les inégalités en France et dans le monde et pour ça on a besoin d’un service public de qualité partout et pour tous », explique-t-il.

    Il est 16h, place maintenant au débat portant sur la paix avec Vincent Boulet (PCF) dirigeant du Parti de la gauche européenne et Richard Roméo-Giberti, secrétaire général de l’Union départementale CGT.

    « Le syndicalisme s’honore quand il sert à remplir l’objectif qui est le nôtre, c’est-à-dire transformer la société. Et c’est bien la première condition pour transformer le monde », a expliqué le patron de la CGT varoise. Et de poursuivre : « Soyons des utopistes. Il me semble que tous les combats que nous avons gagnés, d’abord ont été portés par des minorités utopistes et donc continuons à parler de paix et des conditions de la paix, c’est-à-dire de maîtriser nos outils de défense au service des populations. »

    Bref, encore une belle journée de Fête et de lutte joyeuse, en attendant de se revoir bientôt sur le pavé.

  • [Entretien] Bastien Bonnargent : « Il y a un sentiment de déclassement chez les jeunes »

    [Entretien] Bastien Bonnargent : « Il y a un sentiment de déclassement chez les jeunes »

    La Marseillaise : Vous avez été élu ce dimanche à la tête du MJCF. Quel est votre parcours ?

    Bastien Bonnargent : J’ai adhéré à la JC en 2016, dans le département dans lequel j’ai grandi, les Hautes-Pyrénées. Mais comme beaucoup de jeunes des Hautes-Pyrénées, j’ai déménagé très vite pour faire des études d’histoire dans la métropole toulousaine, où j’ai pris mes premières responsabilités jusqu’à devenir secrétaire fédéral. En 2024, je suis ensuite rentré à la coordination nationale de la JC. Et désormais, c’est un nouveau mandat qui s’ouvre.

    Quelles sont les priorités
    de ce mandat ?

    B.Bo. : C’est toute une équipe de direction nationale qui est renouvelée. Nos priorités, pour les mois et années à venir, c’est de continuer le travail de renforcement engagé pour construire une organisation qui s’adresse à toute la jeunesse, dans sa diversité. Nous nous fixons comme objectif de nous implanter au maximum dans les lieux de formation professionnelle, dans les lieux d’emploi, pour toucher un public moins politisé que dans les lycées généraux ou les grands pôles universitaires, et qui pourtant constituent les futures forces vives du pays. Nous avons engagé depuis l’année dernière une campagne pour la création d’emplois pour nous adresser à eux sur les conditions de stage, d’apprentissage, leur orientation. Nous voulons les impliquer au maximum pour faire émerger des responsables qui viennent de ces milieux.

    C’est presque à rebours des autres organisations de jeunesse qui ciblent plus les universités
    et les quartiers populaires ?

    B.Bo. : Nous voulons développer une conscience de classe, nous adresser à tout le monde. Nous militons bien sûr dans les facs, les résidences étudiantes, mais nous voulons éviter de nous adresser à un petit cercle déjà convaincu. Les jeunes dans les milieux professionnels sont pour beaucoup confrontés aux effets les plus immédiats du capitalisme, ils subissent la casse de la formation, la baisse du salaire des apprentis, les conditions de stage de plus en plus difficiles. On le voit avec le nombre de jeunes morts au travail qui augmente de manière fulgurante. Et ces lieux de formation ou d’emploi sont le plus souvent dans les quartiers populaires.

    La présidentielle est un moment de politisation pour une jeunesse qui a surtout connu Emmanuel Macron au pouvoir. Vous l’abordez comment ?

    B.Bo. : Nous n’avons pas encore de position arrêtée, mais il ne faut pas avoir peur de ce que nous sommes, des communistes, et de revendiquer ce que nous portons au quotidien sur la création d’emplois, contre l’impérialisme. Nous devons être les plus offensifs possible. Nous sommes dans un moment où il y a énormément de résignation, il y a un sentiment de déclassement très fort chez les jeunes. C’est dans les endroits où nous militons, les CFA, les lycées professionnels, que le Rassemblement national s’implante alors nous devons pousser pour créer de la conscience de classe et transformer la colère sociale des jeunes en levier de transformation sociale.

  • Sophie Binet : la parole syndicale criminalisée

    Sophie Binet : la parole syndicale criminalisée

    « J’ai appris vendredi que j’étais mise en examen suite au fait que j’ai dénoncé la répression syndicale qui sévit à Tefal », a expliqué Sophie Binet, lundi sur France 2.

    Cela fait suite « à une plainte en diffamation de l’entreprise Tefal contre les propos de Sophie Binet : “la CGT de Tefal fait face à une répression patronale violente” tenus lors d’un débat à la Fête de l’Humanité en septembre 2025 », a précisé la CGT dans un communiqué. Si la mise en examen est quasi-automatique en cas de plainte pour diffamation, les poursuites engagées par l’entreprise témoignent de la criminalisation des actions syndicales en France. Sollicité par l’AFP, Tefal a confirmé « avoir engagé une procédure judiciaire contre Madame Binet et ses co-auteurs » à savoir le directeur du journal l’Humanité et sénateur communiste Fabien Gay, lui aussi mis en examen. « Cette procédure concerne des accusations publiques graves et erronées visant l’entreprise, que Tefal conteste fermement », indique l’entreprise, en précisant que la mise en examen « lui a été notifiée le 12 mars ».

    Alerte sur la dangerosité des PFAS

    Sophie Binet a expliqué que « la CGT alerte depuis des mois sur la dangerosité des PFAS, un composant chimique qui est utilisé pour les poêles de Tefal ». La coordinatrice CGT du groupe SEB (détenant la marque Tefal) et membre de la direction confédérale de la CGT a été sanctionnée en interne par le groupe pour avoir demandé des précisions sur ces composants, une sanction qu’elle contestera le 4 juin aux prud’hommes, selon la CGT. Pour Sophie Binet, Tefal « essaie de bâillonner les syndicalistes qui s’expriment sur les conditions de travail ou l’impact environnemental des productions ». Les propos de Sophie Binet tenus lors d’un débat au Forum social, samedi 13 septembre 2025 lors de la Fête de l’Humanité, sont les suivants : « Les luttes environnementales sont maintenant parmi les plus réprimées, avec le plus de violence. À Tefal, je suis très fière que la CGT ait eu la force de dénoncer les PFAS et d’expliquer qu’il ne fallait pas céder au chantage à l’emploi mais qu’il fallait transformer le modèle productif de l’entreprise pour défendre l’emploi à moyen et long terme ». Sophie Binet ajoutait : « J’étais à Tefal la semaine dernière avec mes camarades pour soutenir la CGT, qui fait face à une répression patronale violente, puisque notre camarade Ouria Belaziz, coordonnatrice de la CGT Tefal, a été sanctionnée par la direction. » Tefal de son côté affirme qu’« il ne s’agit pas de remettre en cause la liberté syndicale, le droit de critique ou le débat public » mais estime que « la liberté d’expression ne permet pas d’imputer à une entreprise des faits inexacts ». « Tefal réfute toute accusation de répression syndicale », ajoute l’entreprise.

    « Une loi pour protéger

    la liberté d’expression »

    La CGT, estimant « anodins » les propos pour lesquels Sophie Binet est poursuivie, affirme, elle, que « sur cette base, la quasi-totalité des syndicalistes du pays pourraient être poursuivis ». La leader de la CGT a appelé les parlementaires et le gouvernement « à enfin mettre sur le tapis une loi pour protéger la liberté d’expression et la liberté syndicale qui aujourd’hui est en danger ». Sophie Binet avait déjà été mise en examen en décembre pour « injure publique » après avoir qualifié en janvier à la radio les patrons de « rats qui quittent le navire » dont « le seul objectif, est l’appât du gain ». Selon l’Humanité, « depuis le 1er avril 2023, la CGT dénombre plus de 1 000 militants et cadres inquiétés par des poursuites judiciaires ou disciplinaires ».

  • Léna, une enfance fracassée en quête d’émancipation

    Léna, une enfance fracassée en quête d’émancipation

    « Comment se construire quand sa vie commence par un infanticide manqué ? » La question traverse chaque page de Léna, le roman coécrit par l’actrice aixoise Mylène Jampanoï et le réalisateur marseillais Samuel Massilia. Un récit sombre et sensible, porté par une héroïne cabossée qui tente de se frayer un chemin vers elle-même dans la France des années 1990.

    « C’est une enfant, puis une adolescente, qui n’accède jamais vraiment à l’âge adulte », précise Mylène Jampanoï. Elle a imaginé cette histoire il y a une dizaine d’années, alors qu’elle était pensionnaire à la Fémis, l’École nationale supérieure des métiers de l’image et du son, à Paris. « Cette jeune fille cherche sa voie, même si elle n’a pas les mots pour s’exprimer ou pour fuir les milieux qui lui semblent menaçants. Elle cherche sa liberté tout en étant constamment contrainte », poursuit-elle. Marquée dès l’enfance par une tentative d’infanticide, Léna développe un instinct de survie presque viscéral. Elle tente de se construire dans un environnement hostile, tout en cherchant sa propre identité, entre la précarité de sa vie avec sa mère à Aix-en-Provence et le dandysme parisien auquel elle aspire pour s’élever.

    Un roman féministe, engagé et pas manichéen

    Pour ses auteurs, Léna refuse les oppositions simplistes. « Le livre n’est pas binaire. Ce n’est pas elle contre le reste du monde. Elle n’est pas seule non plus », insiste Mylène Jampanoï. Le roman pose aussi le regard sur une époque, les années 1990, « où l’on voyait des adolescentes traverser des situations extrêmement gênantes ou violentes que l’on ne tolérerait plus aujourd’hui ». Très attachée à la féminité de son personnage, l’autrice explore les contradictions de Léna, ses fragilités autant que sa force.

    À cette écriture intime
    répond l’approche plus cinématographique de Samuel Massilia. Journaliste, réalisateur et scénariste, il apporte une attention particulière à la psychologie du personnage et à la question du déterminisme social. « Quand on lit le livre, on comprend d’où elle vient, notamment à travers ses origines vietnamiennes », explique-t-il. « Quand on est issu de l’immigration, il existe parfois une forme d’injonction à effacer son passé, à ne pas regarder d’où l’on vient. La société préfère parfois gommer ces héritages plutôt que les comprendre. » Mais Léna refuse cet effacement. Au fil des rencontres -tantôt lumineuses, tantôt destructrices-, elle tente de se réapproprier son histoire pour construire son propre avenir. Une quête d’émancipation, cœur battant du roman né de la collaboration entre Mylène Jampanoï et Samuel Massilia, entamée il y a quatre ans et pensée pour une adaptation au cinéma dans un avenir proche.

    Une soirée pour « célébrer ce livre » est prévue le jeudi 28 mai
    à partir de 18h à la librairie – galerie Rupture Art & Books à la cité radieuse le Corbusier,
    dans le 9
    e arrondissement

  • Festival de Cannes : le palmarès

    Festival de Cannes : le palmarès

    Au-delà du Palmarès dévoilé samedi dernier (lire ci-contre), les onze jours pendant lesquels s’est déroulé le Festival de Cannes, a montré la dichotomie entre deux sortes de cinéma. D’un côté, celui qui s’intéresse aux histoires intimes sans impact réel sur l’évolution de la société. De l’autre, des sujets essentiels dont la résolution marquera l’avenir collectif. Est-ce vraiment un hasard si l’on trouve dans la première catégorie, des films occidentaux et dans la seconde, essentiellement des productions venues d’ailleurs ? Comme la réalisatrice rwandaise, Marie-Clémentine Dusabejambo qui a reçu la Caméra d’or pour le bouleversant Ben’Imana. Elle expliquait : « Je voulais rendre hommage aux femmes de mon pays qui sont à la racine de la guérison de toute une nation […]. Cette humanité-là, cette bravoure méritent d’être saluées ».

    La sélection d’un Festival n’est évidemment qu’une petite partie de la production mondiale. Il reste néanmoins difficile d’éviter les grandes questions qui secouent la planète, le regard vers le passé pour mieux appréhender l’avenir. C’est en tout cas ce que le jury, présidé par le cinéaste coréen, Park Chan-wook, a voulu préserver, même si l’on peut regretter qu’un certain nombre de films ont été oubliés dans le Palmarès, à commencer par L’Être Aimé, de Rodrigo Sorogoyen. Javier Bardem y est magistral et méritait le prix d’interprétation.

    En recevant la Palme d’Or pour Fjord, le Roumain Cristian Mungiu (primé pour la deuxième fois, après Quatre mois, trois semaines en 2007), a rappelé que « l’état du monde n’est pas le meilleur », appelant à plus de « tolérance, d’inclusion et d’empathie ». Son film se déroule en Norvège et montre comment une société qui se veut très libérale a du mal à accepter la confrontation avec une autre culture, celle d’une famille religieuse venue de l’est de l’Europe.

    Le jury a voulu s’inscrire dans l’histoire, avec un grand H, sans vraiment départager le fonds et en mélangeant peut-être les sujets. Ainsi, le Prix de la Mise en scène est allé, ex-aequo, à Javier Calvos et Javier Ambrossi pour La Bola Negra et Pawel Pawlikosvki pour Fatherland. La guerre d’Espagne pour le premier à l’approche ambigüe. Les réalisateurs ont campé leurs deux personnages côté républicain pour l’un, franquiste de l’autre, avec Garcia Lorca au milieu, le tout relié non pas par un engagement politique mais par l’homosexualité. Le cinéaste polonais lui, a évoqué avec justesse la venue de Thomas Mann en Allemagne de l’ouest puis de l’est.

    Deux jeunes acteurs primés

    La première guerre mondiale n’est qu’un prétexte pris par Lukas Dhont pour parler des relations entre deux jeunes appelés, ce qui a valu à Emmanuel Macchia et Valentin Campagne, le prix d’interprétation masculine dans Coward.

    Notre Salut de Emmanuel Marre recevra le Prix du scénario qui suit un fonctionnaire français dans l’administration pétainiste et collaborationniste. C’est également un duo qui a reçu le prix d’interprétation féminine, attribué à Virginie Efira et sa partenaire japonaise Tao Okamoto dans Soudain de Ryusuke Hamaguchi, film qui aurait pu prétendre à la Palme d’Or. S’il est un personnage féminin qui a marqué les esprits, c’est l’héroïne de L’Aventure rêvée (prix du jury) de l’allemande Valeska Grisebach, l’histoire d’une femme qui s’érige contre la mafia bulgare. De guerre actuelle, il en a été également question à travers Minotaure, du réalisateur russe Andreï Zviaguintsev, qui a reçu le Grand Prix. Un vrai-faux remake de La Femme infidèle (1969) de Claude Chabrol, surtout remarqué pour son évocation de ces Russes enrichis et corrompus sur fond de mobilisation militaire des classes populaires. « Des millions de gens de part et d’autre ne rêvent que d’une chose : que les massacres cessent enfin. Et la seule personne qui puisse mettre fin à cette boucherie est le président de la Fédération de Russie. Mettez fin à ce carnage, le monde entier attend cela », a dit le cinéaste.

    Quant à la Palestine, il aura fallu qu’en remettant le prix de la mise en scène, Xavier Dolan lise un extrait de Sur cette terre, du poète Mahmoud Darwich pour déclencher une salve d’applaudissements.

    Palme d’Or. Fjord du Roumain Cristian Mungiu

    Prix de la mise en scène. Javier Calvo et Javier Ambrossi pour La bola negra et Pawel Pawlikowski pour Fatherland

    Prix du scénario. Notre Salut du Français Emmanuel Marre

    Grand prix. Minotaure du Russe Andreï Zviaguintsev

    Prix du jury. L’Aventure rêvée de l’Allemande Valeska Grisebach

    Prix d’interprétation masculine. Emmanuel Macchia et Valentin Campagne dans Coward du Belge Lukas Dhont

    Prix d’interprétation féminine. Virginie Efira et Tao Okamoto dans Soudain du Japonais Ryusuke Hamaguchi

  • Bordeaux-Bègles réalise le doublé en Champions Cup

    Bordeaux-Bègles réalise le doublé en Champions Cup

    Létale, surpuissante, acharnée, l’Union Bordeaux-Bègles a remporté samedi à Bilbao sa deuxième Champions Cup de rugby d’affilée en écrasant les Irlandais du Leinster (41-19), pourtant des mastodontes de l’épreuve. Malgré un premier essai Irlandais, les joueurs de l’UBB ont balayé leurs adversaires avec déjà cinq essais à la pause (35-7), tuant tout le suspense ensuite. L’UBB est la sixième équipe à gagner deux titres en suivant dans cette compétition, la troisième française après Toulon, seule à avoir réalisé le triplé entre 2013 et 2015, et La Rochelle en 2022 et 2023.

    Long parcours sans-faute

    Les rois de l’Europe du rugby sont en Gironde et cela ne souffre d’aucune contestation : après une phase de groupes parfaite (20 points sur 20), en balayant notamment les Anglais de Northampton (50-28), finaliste en 2025, l’UBB a écarté en élimination directe le champion de France Toulouse (30-15), celui d’Angleterre Bath (38-26) et enfin en finale les Irlandais, derniers vainqueurs de l’URC. Le tout avec le plus grand nombre d’essais inscrits dans une édition (48).

    Contre les Irlandais, invaincus lors de la compétition et meilleure défense avant cette finale, les Bordelais ont infligé, dans une « cathédrale » de San Mamés à Bilbao bien vite acquise à leur cause, une fessée qui a longtemps ressemblé à celle qu’ils avaient reçue en 2024, en finale de Top 14 contre Toulouse (59-3). Sauf qu’ils ont baissé le pied en seconde période. L’UBB laisse en route le record de points inscrits dans une finale de Champions Cup et le plus gros écart, propriété du Leinster depuis 2012.

  • Une belle fête du football provençal qui a tenu toutes ses promesses

    Une belle fête du football provençal qui a tenu toutes ses promesses

    Un stade Marcel Roustant avec ine tribune pleine. Une ambiance familiale. Et de beaux matches.

    « C’est exactement ce que nous recherchions, en proposant de regrouper l’ensemble des finales de coupes et de challenges sur le long week-end de Pentecôte. Les joueurs, les familles, les encadrants, tout le monde a apprécié » souligne Raouf Ben Belgacem.

    Pour le conseiller technique départemental, l’idée était « que chaque finale soit un moment fort pour ceux qui la vivrait. Et vu l’ambiance, je pense que c’est réussi ». L’ensemble du personnel du District de Provence, secondé par les bénévoles du club de Salon-de-Provence, avaient mis les petits plats dans les grands. Avec une moyenne de 400 personnes par rencontre. Ce qui devrait amener à conserver cette organisation pour les prochaines années.

    Samedi 23 mai

    U14 : Cheminot – La Castellane 5 -0

    U15 : Arles – Malpassé 3 – 2

    U16 : Le Rove – Malpassé 2 – 2 (tàb)

    U17 : Le Rove – S.O Caillols 2 – 0
    Futsal Meyreuil – St Barthelemy reporté

    U19 : Le Rove – SCAAB 2 – 2 (tàb)

    Séniors Berre – Marignane-G 3 – 2

    Dimanche 24 mai

    Vétérans Airbus – Croix Sainte 4 – 2

    U15 F Croix Sainte–SCAAB 3 – 1

    U18 F St Victoret – St-Loup 20 – 1
    Séniors F: St Martin – Michelis 6 – 1

    Vétérans St Mitre R– SCAAB 5 – 4

    Lundi 25 mai

    Challenge Laggiard
    Port St Louis – Le Rove 2 – 10

    Chalenge Garau

    Carnoux – Istres 2 – 1

    Challenge Romanelli

    Gemenos – Pennes Mirabeau 0 – 7

    Challenge Régnier

    Ca Croix Sainte – Fcl Malpasse 2 – 0

    Challenge Oliver

    Luynes – Marignane-Gignac 7-3

    Challenge Crouzet

    Le Rove – Luynes . 0-3