Author: tecnavia

  • L’impasse de l’austérité

    L’impasse de l’austérité

    Dans la novlangue du gouvernement, il faut traduire l’opération « État efficace », concocté par le Premier ministre Sébastien Lecornu, par « destruction du service public et des outils remarquables de la recherche français ». C’est plus long mais cela colle parfaitement à la réalité. On sait depuis Orwell que « la paix, c’est la guerre » et que « 2+2 = 5 ». C’est donc la sidération qui domine au sein des travailleurs de l’Institut de recherche pour le développement, l’IRD depuis qu’ils ont appris qu’un projet de fusion avec le CNRS était sur la table du gouvernement. Selon les informations de La Marseillaise, l’affaire pourrait être pliée en moins de six mois. Mais rien n’est fait et la médiatisation, la mobilisation des personnels pourraient mettre un coup d’arrêt à ce projet d’appauvrissement de la recherche publique. Quelle est, de plus, la légitimité réelle d’un gouvernement en fin de course, à quelques mois de l’élection présidentielle pour qu’il se croie autorisé à détruire 80 ans d’histoire et de travaux nécessaires ?

    Lecornu sort le rabot

    Le Premier ministre a dévoilé ses intentions dans Paris Match, propriété de Bernard Arnault, un des individus les plus riches du monde, qui n’aime pas payer des impôts et dîne à l’occasion avec Marine le Pen. Et que nous dit l’autoproclamé « moine soldat » de la macronie finissante ? Qu’il faudra, dans le budget 2027, raboter encore les finances publiques sans augmenter les impôts mais en demandant, par exemple « un effort à ceux qui achètent plus de 50 boîtes de médicaments par an ou vont plus de 25 fois chez le médecin par an ». Ce sont des recettes libérales éculées à des années-lumière des défis à relever et des aspirations citoyennes. Des propos qui illustrent aussi la terrible impasse de l’austérité.

  • OM : Bilal Nadir file à Hambourg

    OM : Bilal Nadir file à Hambourg

    Après Hamed Traoré, Mason Greenwood et Pierre-Emerick Aubameyang, c’est au tour de Bilal Nadir de quitter l’OM. Le milieu de terrain, qui était en fin de contrat, Le Franco-Marocain est attendu dans la journée pour passer sa visite médicale et signer un contrat de trois ans en faveur de Hambourg, qui s’est maintenu en Bundesliga, après avoir retrouvé l’élite allemande en 2025.

  • Anne Benedetti élue à la tête de la CCI du Vaucluse

    Anne Benedetti élue à la tête de la CCI du Vaucluse

    Une mandature de transition, la prochaine élection se tenant à l’automne 2027. À la tête de la seule liste en lice, elle succède à Gilbert Marcelli. Fin janvier, le préfet de région avait pris un arrêté pour dissoudre l’assemblée générale et le bureau de la CCI 84, ainsi que pour nommer une commission provisoire, suite à la démission de 22 des 33 membres de l’assemblée. Une nouvelle élection dont se réjouit le Medef, qui soutenait la candidate. « Par leur expérience, leur connaissance du territoire et leur volonté d’agir, ils disposent de tous les atouts pour contribuer à la relance de la CCI et accompagner les entreprises dans les défis économiques à venir », écrit l’organisation. Une nouvelle assemblée consulaire va être intronisée dans les prochaines semaines.

  • Pigment convoqué par le parquet pour son rooftop

    Pigment convoqué par le parquet pour son rooftop

    Benjamin Honorat a été reçu par un délégué du procureur « en vue d’un classement sous conditions, en l’espèce la régularisation des infractions constatées ». Le parquet précise : « L’objet de cette convocation concernait uniquement l’infraction d’exécution par personne morale de travaux non autorisés par déclaration préalable, en l’espèce diverses modifications de façade, et non la problématique du rooftop. L’intéressé s’est engagé à régulariser dans un délai de 3 mois. Une décision sera prise à l’issue. » Sur le plan civil, un juge des référés a ordonné vendredi la fermeture du toit-terrasse abusivement exploité à des fins commerciales pour « trouble manifestement illicite » et ce, sous astreinte de 500 euros par jour de retard.

  • Le port du Grau d’Agde pionnier dans la collecte des déchets marins

    Le port du Grau d’Agde pionnier dans la collecte des déchets marins

    À chaque sortie en mer, la pêche est double pour les pêcheurs du Grau d’Agde : celle des poissons, bien sûr, mais aussi celle des déchets, pris dans leurs filets. Plutôt que de les rejeter en mer, comme ce fut longtemps le cas – au risque de les repêcher un peu plus tard – ils les ramènent désormais à quai, où ils les déposent ensuite dans de grandes bennes dédiées à cet effet.

    Une action de dépollution marine qui s’inscrit dans le cadre d’un programme international baptisé « Repêchons les océans », porté, en France, par la Fondation Ecoalf et la Fondation de la mer. Le port héraultais du Grau d’Agde fut l’un des premiers ports français à s’investir dans cette démarche, dès le lancement du dispositif en 2022. Quatre ans plus tard, « 15 ports participent au programme, répartis sur toutes les façades littorales ; cela représente plus de 1 000 pêcheurs, 382 bateaux et 89 tonnes de déchets collectées depuis 2022 », illustre Muriel Barron, directrice des programmes de la Fondation de la mer. À l’échelle du Grau d’Agde, en 2026, le tonnage de déchets rapportés par les 140 pêcheurs volontaires avoisine les 2,2 tonnes. « Le gros de la collecte est réalisé par les petits chalutiers artisanaux, dont les chaluts viennent râper le fond de la mer pour récupérer certaines espèces de poissons. Les petits fileyeurs ou les gens qui pêchent à l’hameçon récupèrent beaucoup moins de choses, même si ça leur arrive », indique Yves Le Théry, directeur du port.

    Un camion-poubelle déversé dans l’océan chaque minute

    « Quand ils arrivent au port, les pêcheurs déchargent d’abord le poisson, et une fois qu’il est parti à la vente à la criée, ils versent les déchets qu’ils ont rapportés dans des bennes », poursuit le directeur du port. « Ils sont très réceptifs, car pour eux ce n’est ni coûteux en argent, ni coûteux en temps et cela leur permet de participer concrètement à la protection des écosystèmes marins », estime Yves Le Théry. Une démarche qui satisfait également les « obligations écologiques inscrites dans la convention de délégation de service public » de ce port départemental.

    « Tout l’enjeu est de trouver la bonne organisation, qui ne va pas nuire à l’efficacité des campagnes de pêche et alourdir le travail des pêcheurs », insiste la représentante de la Fondation de la mer. Sur chaque port participant au dispositif, « on établit un partenariat avec un gestionnaire des déchets qui va être en charge de la levée des bennes, de la catégorisation et, quand c’est possible, du recyclage de certains déchets », précise-t-elle.

    La lutte contre la pollution marine est un véritable enjeu : chaque minute, on estime que 15 à 18 tonnes de déchets sont déversées dans l’océan, soit l’équivalent d’un camion-poubelle. La majorité sont des déchets plastiques. Une fois en mer, le plastique se fragmente sous l’effet de la chaleur et des courants, en particules de plus en plus petites. « Les poissons le mangent et nous, en bout de chaîne, on l’ingère en mangeant du poisson… C’est un problème sanitaire global », estime Muriel Barron. « Sachant que la mer Méditerranée est certes toute petite à l’échelle de la surface mondiale des océans (0,8%), mais elle représente un réservoir de biodiversité majeur, qui abrite environ 10% de la biodiversité marine mondiale. C’est donc un terrain sur lequel il faut absolument agir », insiste la représentante de la Fondation de la mer. En Méditerranée justement, le programme « Repêchons les océans » a pris de l’ampleur : « Nous sommes désormais dans 4 ports, plus ou moins avancés dans l’appropriation du dispositif : Sète, Port-la-Nouvelle, Le Grau-du-Roi et le Grau d’Agde », liste Muriel Barron.

  • À La Seyne-sur-Mer, une vente solidaire chez Emmaüs

    À La Seyne-sur-Mer, une vente solidaire chez Emmaüs

    À cette occasion, de nombreux stands seront exceptionnellement proposés aux visiteurs : bandes dessinées, tableaux, vêtements vintage, matériel de bricolage, vélos, ainsi que de nombreux objets de seconde main à prix solidaires. L’événement se veut également festif et convivial, avec la présence d’un DJ, d’un bar et d’un espace de restauration. Mais pour Emmaüs, cette vente est avant tout l’occasion de récolter des fonds. En effet, les recettes de l’événement sont destinées à « poursuivre ses missions d’accueil, d’accompagnement et d’insertion ». Fantine Lambey.

  • Fin de partie chaotique de la session parlementaire

    Fin de partie chaotique de la session parlementaire

    Les débats se sont nettement tendus peu après minuit dans la nuit de lundi à mardi, face au refus du gouvernement de permettre aux députés de voter sur des amendements déposés par plusieurs d’entre eux pour supprimer du texte sur l’urgence agricole le volet sur les néonicotinoïdes, introduit au Sénat. À ce stade de la procédure, le gouvernement bénéficiait en effet d’un droit de veto, et pouvait décider de leur mise au vote.

    Une partie du bloc central a protesté avec vigueur contre ce choix, encouragée par toute la gauche: « Si le débat doit avoir lieu, ayons ce débat », a plaidé l’ancienne ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher (Ren.), face à une ministre de l’agriculture, Annie Genevard, inflexible. Le président du groupe EPR Gabriel Attal s’est étonné que le gouvernement ne laisse pas le Parlement « trancher ». La ministre de l’Agriculture a finalement vu son texte approuvé par une large majorité
    – 296 voix contre 224 -, ce dont elle s’est dite « très satisfaite » mardi. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a lui assuré que le texte comporte des mesures « attendues par le monde agricole » et appelé à ne pas l’« instrumentaliser à des fins politiciennes ». Mais les divisions sont évidentes. Agnès Pannier-Runacher a dénoncé mardi « un passage en force du gouvernement » et un « déni de démocratie ». Au Sénat, ce projet de loi d’urgence agricole devait passer triomphalement, après avoir surmonté l’épreuve de l’Assemblée.

    Soutien de l’extrême droite

    Les textes sur le sport professionnel, et sur la montagne vivante et souveraine, approuvés lundi à l’Assemblée, devaient aussi être adoptés sans difficultés. Au Palais Bourbon, les projets de loi sur la sécurité du quotidien (Ripost), l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, ainsi qu’une proposition de loi sur l’immobilier de l’État, devaient eux aussi obtenir un ultime feu vert. Mais certains votes n’ont été obtenus qu’au prix de concessions majeures sur le fond – ainsi du projet de loi justice criminelle de Gérald Darmanin, amputé d’un article phare sur le plaider-coupable criminel, rejeté tant par la gauche que par le RN. Et pour nombre de textes, que ce soit sur le versant régalien ou économique, les majorités n’ont souvent été atteintes que grâce au soutien du Rassemblement national. Les députés d’extrême droite n’ont pas manqué de le souligner, moquant les bancs souvent clairsemés de la coalition gouvernementale.

    Fermeture du Parlement ce mercredi, pour 2 mois

    Une situation qui désole la gauche. Le député du groupe écologiste Pouria Amirshahi pointe une « accélération de l’agenda réactionnaire », avec la « bascule de nos institutions vers des dispositifs qui sont soit d’inspiration lepéniste (…), soit votés avec le concours de leurs troupes ». Dans son viseur notamment, la loi sur la présomption d’usage légitime des armes pour les forces de l’ordre, adoptée le 7 juillet à l’Assemblée, et contre laquelle plus de 700 000 personnes ont signé une pétition. Après cette salve de textes, l’Assemblée fermera mercredi, pour environ deux mois. Avec déjà dans toutes les têtes le casse-tête de la discussion budgétaire, qui s’annonce « inextricable » selon Pouria Amirshahi.

  • [C’est l’été] Soirée jeux au stade de La Martine à Marseille

    [C’est l’été] Soirée jeux au stade de La Martine à Marseille

    C’est une soirée ludique, familiale, conviviale et gratuite qui attend les familles ce mercredi à partir de 17h au stade de La Martine, à Marseille (15e). Organisé par la Ville dans le cadre de sa programmation estivale, l’événement est consacré aux jeux de société quels qu’ils soient.

    Un rendez-vous intergénérationnel

    à travers le jeu, c’est tout un univers de découverte qui s’ouvre aux curieux, tandis que les joueurs confirmés pourront s’en donner à cœur joie et profiter des nombreux jeux mis à disposition du public.

    Au programme, jeux de société, jeux d’adresse et activités ludiques variées dans une ambiance festive, participative et intergénérationnelle s’offre à vous. Le tout en partenariat avec les centres sociaux de la Savine, Kalliste, Bourrely, Solidarité et La Martine, cette soirée est pensée comme un véritable moment de rencontre et de partage.

    De 17h à 22h. Gratuit.

  • [C’est l’été] Les petits débrouillards à Ste Catherine, Avignon

    [C’est l’été] Les petits débrouillards à Ste Catherine, Avignon

    L’une des forces des Petits Débrouillards est de proposer une pédagogie active. Les participants manipulent, expérimentent, testent et recommencent. L’erreur n’est pas un échec, mais une étape normale de l’apprentissage.

    Dans les quartiers, cette approche valorise les compétences de chacun et chacune. Les enfants, les jeunes et les adultes deviennent acteurs de leurs découvertes. En construisant eux-mêmes les expériences, ils développent leur curiosité, leur autonomie et leur esprit critique.

    À Sainte-Catherine, un quartier d’Avignon (Vaucluse), les habitants ont retrouvé avec enthousiasme le festival Embarquement Immédiat. Toute la semaine, les enfants sont revenus, chaque jour, participer à des expériences ludiques autour des saveurs, des saisons et de l’alimentation, dans une ambiance conviviale au pied des immeubles grâce à de nombreux ateliers animés par Rudel notamment.

  • À Avignon, le Club de la presse récompense les jeunes compagnies

    À Avignon, le Club de la presse récompense les jeunes compagnies

    Cette année, c’est la jeune compagnie parisienne Les Enfants ininterrompus qui repart avec le chèque de 500 euros, grâce à leur pièce Les bateaux de Thésée, jouée au théâtre Les Étoiles à 21h15. Ont également été récompensés Les débuts n’ont pas d’importance, ils sont toujours parfaits au 11 et Les Fanfarons à l’Actuel. Des prix qui ont « pour ambition de mettre en valeur des pépites du théâtre contemporain à travers uniquement des créations de l’année, jouées pour la première fois à Avignon », rappelle le Club de la presse. « Un sacré coup de boost », se réjouissent les vainqueurs.