Une étape importante pour cet espace vert prisé des habitants, qui retrouve désormais « toute sa splendeur pour le bien-être de sa biodiversité », selon le communiqué de la Ville sur ses réseaux sociaux. Après plusieurs opérations de vidange et de nettoyage, cette mare emblématique a bénéficié d’une remise en eau complète. Ces travaux visent à préserver l’écosystème local et à améliorer les conditions de vie de la faune et de la flore. « Les travaux de nettoyage sont terminés », souligne la municipalité, qui met en avant une programmation festive à venir.
Author: tecnavia
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Quand la solidarité se met en selle avec l’Ehpad la Carrairade
Ce projet, porté par AG2R La Mondiale et ReSanté-Vous, propose de parcourir 10 000 km à vélo connecté (quatre Ehpad des Bouches-du-Rhône sont impliqués), entre le 4 juin et le 3 juillet. À elle seule, la Carrairade ambitionne d’en réaliser 3 333. Résidents, personnels, familles, élus et habitants sont invités à participer grâce à des vélos et pédaliers adaptés.
Au-delà de la performance sportive, l’enjeu est avant tout solidaire : l’objectif atteint permettra de déclencher un don de 2 500 euros au profit de la Compagnie Après la Pluie, engagée auprès d’enfants en oncologie pédiatrique.
La journée de lancement, ouverte à tous, se déroulera le jeudi 4 juin, de 11h à 16h, à la résidence médicalisée la Carrairade, rue du Deven.
Plusieurs animations seront proposées, ouvertes à tous. Le samedi 13 juin de 14h à 18h, en marge de la soirée des sports au gymnase (installation extérieure avec barnum et vélos connectés), et le dimanche 14 juin, de 9h30 à 12h, place Georges-Rosso.
Par ailleurs, du 4 juin au 1er juillet, toute sortie à vélo passant par la Carrairade pourra être comptabilisée : les kilomètres effectués entre le point de départ et l’établissement seront enregistrés afin de contribuer au défi collectif.
Au-delà des kilomètres, c’est une véritable aventure humaine qui s’engage, portée par des valeurs de solidarité, de partage et d’espoir.
Site internet : eclaireursdutour.resantevous.fr. Tél. : 04.91.96.23.49.
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Jouques poursuit son objectif emploi
La commune poursuit sa politique en faveur de l’insertion professionnelle. Dans cette ligne, une vingtaine de recruteurs se sont rassemblés au centre socioculturel de cette commune d’à peine 5 000 habitants, répondant ainsi à l’invitation de la Ville, organisatrice de la rencontre Événement emploi. Le premier, depuis le premier mandat du maire (SE), Eric Garcin. La matinée, a donc réuni entreprises, organismes de formation, structures d’insertion et acteurs publics de l’emploi afin de favoriser les recrutements et impulser de premières rencontres. Seize entreprises privées ont joué le jeu, parmi elles Iter Organization, Vinci Autoroutes, Proman… Mais aussi neuf organismes de formation et plusieurs partenaires publics, dont France Travail, la mission locale et le Département via son bus insertion, avaient également fait le déplacement. Selon les organisateurs, ce sont au total 134 participants qui ont émargé, principalement venus de Jouques et Peyrolles-en-Provence, mais aussi de Venelles, Meyrargues, Aix-en-Provence ou Marseille. « Les retours des entreprises sont très positifs », souligne, à l’issue, la municipalité. « Cette rencontre s’inscrit clairement dans la démarche Territoire zéro chômeurs longue durée dans laquelle Jouques a été retenue depuis 2016, rappelle Eric Garcin. C’est un souci constant de la commune de travailler sur la levée des freins vers le retour à l’emploi, pour ceux qui en sont éloignés. Faire venir les entreprises, c’est plutôt concluant. » Pour rappel, la commune s’attelle à résorber le taux de chômage local en employant au sein d’une Entreprise à but d’emploi (EBE) : l’Elan. « J’ai alerté tous les sénateurs des Bouches-du-Rhône sur la question, ils vont tous défendre la position de Jouques », prévient le maire, qui précise : « Aujourd’hui, on est en dessous des taux de chômage du département et en dessous du taux de chômage national. On était au-dessus, avant l’arrivée de l’expérimentation. À force de travailler cette matière on a réussi à faire baisser le taux de demandeurs d’emploi. »
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À La Seyne, la gauche s’offre un séminaire en plein air
Elle souhaite aujourd’hui réunir adhérents et militants de gauche pour à la fois faire le bilan de ces munipales et surtout parler de demain. Le rendez-vous est fixé samedi matin à 9h30 sous la pinède de la Verne. Un séminaire en plein air et au bord de l’eau, histoire de joindre l’utile à l’agréable. Les échanges seront suivis d’un pique-nique partagé.
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Un artiste qui fédère toutes les générations
La culture hip-hop est intrinsèquement contestataire. Lorsque, en 2010, le rappeur Jul – de son vrai nom Julien Mari – débarque dans l’industrie, il bouleverse tous les codes. Benjamine Weill, philosophe spécialisée dans la culture hip-hop, rappelle que l’artiste marseillais a dû se faire une place : « Beaucoup de rappeurs de l’ancienne génération méprisaient le travail de Jul. C’était surtout du mépris de classe. »
Jul entre aussi en rupture avec des monuments du rap français parisien en offrant des sonorités plus légères et gaies. Il aborde des thématiques similaires, mais à sa manière. « L’environnement influence la création. Parisiens et Marseillais vivent la même galère, mais pas de la même façon », explique la philosophe.
« Tout le monde peut
y adhérer »Selon Benjamine Weill, la popularité de l’artiste peut s’expliquer par plusieurs raisons : « Ce que je dis reste de l’ordre de l’hypothèse, mais on peut envisager que son succès tient à sa générosité vis-à-vis de son public et à son efficacité. » En effet le Marseillais a sorti 26 albums sur une période de huit ans. De nombreuses mixtapes ont été diffusées gratuitement, traduisant une démarche fondamentalement hip-hop. « En recyclant et détournant à l’extrême des titres des années 80 et 90, il a surfé sur la nostalgie, toutes les générations peuvent l’écouter. »
D’après Benjamine Weill, « Jul est politique sans avoir de conscience politique, parce qu’il ne se positionne pas, tout le monde peut y adhérer. Il raconte son quotidien, ni plus, ni moins, c’est droit au but. Comme quoi ça lui va très bien le Vélodrome ! »
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Le village de Bayons a enfin un candidat pour devenir maire
Une liste de neuf personnes, menée par Christine André, a enfin été déposée à Bayons, où personne ne s’était porté candidat en mars. Le village, très étendu mais comptant très peu d’habitants, était ainsi depuis géré par une délégation spéciale nommée par la préfète. Le maire sortant, Régis Rioton, n’avait pas souhaité se représenter, et regrettait que personne ne soit volontaire pour prendre sa suite. « La tâche fait peur, cela demande un investissement conséquent, ça ressemble à du bénévolat », avait-il alors expliqué.
Les habitants pourront enfin aller aux urnes dimanche 7 juin et élire leur maire. Parmi les candidats, sur la liste Vivons Bayons, Thomas Montero, Mickaël André, Marina Cimadomo ou encore Olivier Riano. Ils viennent redonner espoir aux habitants, qui étaient pour certains inquiets d’un potentiel rattachement avec une autre commune si personne ne se portait candidat.
Des effondrements de routes à gérerLa délégation spéciale, présidée par Françoise Klein, a dû gérer d’importantes problématiques en l’absence de maire, comme l’effondrement d’une route qui coupait du monde une partie du village. Cette délégation nommée le 16 mars est composée de trois « fonctionnaires à la retraite expérimentés », selon la préfecture. Elle ne pouvait ni préparer le budget municipal, ni engager les finances communales au-delà des ressources disponibles de l’exercice courant, ni modifier le personnel. Elle était chargée d’organiser de nouvelles élections municipales partielles dans un délai de trois mois.
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Face aux moustiques tigres, la vigilance est requise
Avec la chaleur, ils pullulent. Les moustiques tigres sont de retour, et ils gâchent la vie d’Alain. « On est assaillis depuis trois ans, c’est invivable, s’agace-t-il. On ne peut pas vivre dehors, l’été c’est un peu bête… Moi je suis retraité j’aimerais bien pouvoir profiter de mon jardin. »
L’an dernier, c’est dans son quartier de la ferme de Croze qu’un important épisode d’épidémie de chikungunya s’était déclaré. Pas moins de 47 cas avaient été identifiés par les pouvoirs publics au cours de l’été. Selon le maire de Vitrolles (PS) Loïc Gachon, « les quartiers pavillonnaires sont les plus touchés. Le moustique tigre vole mal et très peu loin. C’est pour ça que la densité de population sur un secteur et la végétalisation sont déterminantes. »
Alors que 80% des gîtes larvaires se trouvent dans des espaces privés, l’édile a un message à faire passer : « On a tous, dans notre jardin, une soucoupe ou un fond de pot qui n’a pas été retourné depuis l’hiver. À chacun de prendre sa responsabilité et d’éliminer les eaux stagnantes. Il n’y a pas d’espoir ou d’attente à avoir envers les pouvoirs publics qui ne peuvent pas intervenir sur l’essentiel du réservoir. (…) Ce contrôle ne peut être fait que par les citoyens. »
En cas de symptômes – douleurs articulaires importantes, fièvre élevée, éruptions cutanées pour le chikungunya ; courbatures, maux de tête et douleurs orbitales pour la dengue -, les habitants sont appelés à se signaler auprès d’un médecin généraliste.
Clémentine Calba, épidémiologiste chez Santé Publique France (SPF), explique : « Lorsqu’on identifie un premier cas autochtone, on met une enquête de terrain en place avec du porte à porte auprès des riverains en étroite collaboration entre SPF, l’ARS et la commune pour sensibiliser, passer les messages de prévention et rechercher un max de cas. » À Vitrolles, sur les 47 personnes diagnostiquées, 24 avaient été identifiées par le biais de cette opération.
Devant l’ampleur de l’épidémie, l’Entente interdépartementale pour la démoustication était passée tôt le matin dans les jardins du quartier pour éliminer le foyer à l’aide d’insecticide, invitant les habitants à rester calfeutrés chez eux. Pour éviter ce dernier recours, mieux vaut prévenir que guérir.
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![[Marche des fiertés] « Montrer qu’on peut se réapproprier la rue »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/05/4fee60a9b98a2b56eeb611ce41023fb9.jpg)
[Marche des fiertés] « Montrer qu’on peut se réapproprier la rue »
D’abord créée par le collectif d’association Freedom 05, il y a dix ans, la Pride de Gap est depuis trois ans mise en place par le Planning familial 05, agréé centre LGBTQIA+ par le gouvernement en avril dernier. Il est la seule structure de ce type dans toutes les Alpes du Sud. « Dans les Hautes-Alpes, il y a une difficulté, en particulier chez les moins de 18 ans, à pouvoir dire qu’ils sont LGBT. Récemment, une lycéenne qui vit dans une vallée, nous disait “moi, là où j’habite, il ne vaut mieux pas en parler”, explique Camille Theureau, du Planning Familial de Gap. Au lycée ou au collège, c’est compliqué de trouver des pairs, surtout quand on peut pas se déplacer. Les réseaux sociaux permettent de créer des liens mais ont leurs limites. »
Un discours de haine en hausseL’association agit d’abord comme porte-voix pour permettre aux personnes concernées de parler mais aussi d’être aidées et conseillées, notamment en milieu scolaire dans le cadre de l’éducation à la vie affective et sexuelle. « On s’efforce aussi d’avoir un discours auprès des personnes qui tiennent des propos homophobes ou transphobes, détaille Camille Theureau. Dans ce contexte, la Pride permet de faire nombre, de faire se rencontrer celles et ceux qui vivent les mêmes choses, de montrer qu’on peut se réapproprier la rue, un endroit excessivement dangereux pour une personne LGBT, et de ne plus avoir peur. »
Dans son action, elle explique être confrontée à la montée de discours de haine. « On a déjà été attaqués. Il y a eu des crachats et un bris de glace sur notre vitrine qui affiche un drapeau LGBTQIA+, raconte Camille Theureau. Lors des interventions auprès du public, je constate aussi un clivage plus fort avec une parole d’extrême droite plus dure, des paroles de haine, et beaucoup de transphobie. » Dans le même temps, elle dit observer aussi beaucoup de réflexion et de bienveillance sur le sujet, chez les plus jeunes. « C’est assez genré, c’est plus du côté des filles que des garçons, rapporte-t-elle. Mais la vérité sur notre territoire, c’est que ces jeunes-là, s’ils ont l’opportunité de partir, ils vont le faire. Alors que ceux qui ont des discours de haine restent bien ancrés. »


