Author: tecnavia

  • [C’est l’été] Balade troglodyte à Bollène

    [C’est l’été] Balade troglodyte à Bollène

    Les traces du village remontent à la préhistoire, le château a été construit au IXe siècle. Au XIXe siècle avec les révolutions industrielles, le village a commencé à se vider. Le dernier habitant était un ermite qui cultivait le ver à soie. Il y a vécu jusqu’à sa mort en 1976. Depuis, le village a été sécurisé pour les visiteurs grâce à des travaux. Le site a rouvert en mars 2026. Le rendez-vous est à 9h45 derrière le restaurant l’Intemporelle.

    G.C.

  • Une expédition pour montrer la fonte des glaciers dans les Hautes-Alpes

    Une expédition pour montrer la fonte des glaciers dans les Hautes-Alpes

    Parcourir en un mois 1 500 km parcourus dont 45 000m de dénivelé positifs. C’est une aventure aux airs d’épopée dans laquelle s’est lancé le 19 août un petit groupe mêlant Mélanie Corthay, guide de haute montagne, Aurélie Gonin, réalisatrice de documentaire et un couple de cyclistes, Nathalie et Fabien Monnier, qui ont dessiné le parcours à vélo. À leur tête, Loubna Freih, sportive de haute montagne, est à l’initiative de cette « Alpine Quest II », après une première édition effectuée en mars 2025. « Pour le premier jour, on est arrivés au pied du glacier blanc, raconte Loubna Freih depuis le refuge du Pré de Madame Carle. On va traverser tout l’arc alpin jusqu’en Slovénie, à travers la France, l’Italie et la Suisse, en vélo. L’idée est de connecter des glaciers importants pour raconter et documenter ce que vont devenir les Alpes après les glaciers ».

    L’expédition ira à la rencontre d’une dizaine de scientifiques français, suisses et italiens et traversera une quinzaine de glaciers, en passant notamment par celui d’Aletsch, en Suisse, le plus grand d’Europe centrale. « On prélève des eaux à l’embouchure de chaque glacier, pour récupérer l’eau profonde du glacier, pas de la neige en surface. Les prélèvements sont ensuite envoyés au CNRS de Nancy avec l’aide de Cluster Eau, une association basée à Évian », détaille Loubna Freih. On travaille aussi avec un géobiologiste qui nous parle de la flore et des changements dans ce qu’on appelle les marges des glaciers. C’est là où le glacier se retire et c’est une zone très intéressante pour la science pour comprendre ce que laisse le glacier, ce qui disparaît, mais aussi ce qui vient à la place ».

    Agir, que l’on soit sportif ou scientifique

    Alors que la moyenne de la température mondiale a augmenté d’1,5 degré par rapport à l’ère préindustrielle, ce chiffre est multiplié par deux dans les Alpes, où la fonte des glaciers s’accélère. Pour ces athlètes de montagne, aux premières loges du bouleversement, agir est vital. « À Verbier, en Suisse, où je vis, on a eu une première canicule à la fin du printemps, puis une deuxième, une troisième et on vient de finir la quatrième, témoigne Loubna. Je vois les massifs du Grand et du Petit Combin changer sous mes yeux. Je ne peux pas rester sur mon balcon à regarder ». Comme pour la première, le but d’Alpine Quest 2 est de produire un documentaire pour toucher le grand public. « L’idée est d’aller voir avec nos jambes puis d’en faire une narration, de raconter une histoire basée sur la science mais aussi sur ce qu’on vit et ce qu’on voit », conclut Loubna.

  • À Avignon, le plan Faubourgs encore détricoté par l’avenue Monclar

    À Avignon, le plan Faubourgs encore détricoté par l’avenue Monclar

    Il est presque midi vendredi dernier. Au croisement de l’avenue Monclar et des boulevards Monod et Ferry, les automobilistes ralentissent et peinent à savoir s’il faut se fier au stop ou au nouveau feu tricolore encore éteint pour adopter la bonne conduite. Normalement, ce lundi à 9h, le feu fera foi et sera mis en service dans le cadre de la révision du plan Faubourgs, mis en place par la nouvelle majorité. Une nouvelle étape importante de franchie depuis trois mois et le lancement, en grande pompe, du premier ajustement de circulation autour de l’inflammable sujet des mobilités.

    Malgré l’absence de concertation, et trois semaines après la remise en double sens de la porte Saint-Lazare (notre édition du 28 juillet), le maire Olivier Galzi (DVD) continue de détricoter une des mesures phares du mandat précédent de sa prédécesseure, Cécile Helle (PS). Lors du conseil municipal de fin juin, au moins 300 personnes avaient bruyamment manifesté leur hostilité à ce démantèlement sous les fenêtres de l’Hôtel de ville, réclamant un moratoire. Olivier Galzi reste, lui, persuadé d’avoir l’adhésion d’une majorité silencieuse…

    « J’ai peur des risques pour nos enfants »

    Le changement sur l’avenue Monclar est encore perçu comme « une autre modification sans concertation ni étude d’impact » par l’association des 4 boulevards qui invite les riverains à faire remonter « les problématiques nouvelles soulevées par cette décision unilatérale ». L’opposition de gauche, qui avait porté ce dossier, parle d’un « contre sens historique », craignant « une insécurité routière ».

    Principal bouleversement, la réouverture de l’avenue Monclar dans le sens sud/nord (vers les remparts) depuis le croisement des boulevards Monod et Ferry. Les automobilistes pourront à nouveau passer devant l’école Marcel-Perrin, où plus aucune voiture ne circulait depuis plus de deux ans. La Ville assure que la « borne rétractable sera relevée aux heures d’entrée et de sortie » des classes. « J’ai peur qu’il y ait beaucoup plus de bruit et de risques pour nos enfants », redoute une maman d’élève croisée à proximité, anxieuse à une grosse semaine de la rentrée.

    Parmi les ajustements notables, la remise en circulation à double sens des boulevards Ferry et Monod dans ce secteur. La piste cyclable sur Monclar est maintenue en l’état. « Je suis assez partagée », ne sait pas trop quoi encore penser Lise Demeyer. Depuis mars, elle a ouvert le café créatif L’Éklâ, au quasi-croisement Monclar-Monod. « J’ai à la fois peur de perdre en calme avec plus de bruit, des difficultés de stationnement alors que je tiens un lieu de créativité et, d’un autre côté, je vais gagner en visibilité et avoir moins de bouchons pour venir travailler, ce changement pourrait débloquer tout ça », développe-t-elle.

    À quelques mètres de là, le pharmacien est, lui, beaucoup plus tranché. « Je vois clairement ce changement d’un très bon œil même s’il faut être prudent le temps des nouvelles habitudes », se projette Michel Paulet. Installé depuis 20 ans, il estime que les travaux de l’avenue Monclar lui ont fait perdre 100 clients par an depuis deux ans. « On était un peu coupé du reste de la ville, le plan Faubourgs c’est peut-être bien pour ceux qui y vivent, mais c’est catastrophique pour ceux qui y travaillent », juge le pharmacien. D’autres révisions sont encore prévues, mais pas datées officiellement, côté Saint-Ruf ou Sixte Isnard.

  • Les salles de repos du personnel de l’hôpital de Brignoles bientôt toutes réhabilitées

    Les salles de repos du personnel de l’hôpital de Brignoles bientôt toutes réhabilitées

    Ce ne sont pas les agents engagés au quotidien, jour et nuit, sur les nombreux sites du centre hospitalier intercommunal qui vont s’en plaindre. Bien au contraire, même. Puisqu’ils vont pouvoir disposer de lieux fonctionnels pour profiter d’un temps de repos mérité et surtout indispensable pour assurer leur mission en sécurité. Et supporter les conditions de travail très dégradées avec entre autres une hausse constante des charges de travail du fait d’un manque d’effectif chronique.

    C’est d’ailleurs ce que souligne la direction, elle-même, en mettant en avant leur dévouement malgré « un environnement matériel de travail en assez mauvais état », précisant que les personnels assurent une qualité de prise en charge reconnue par tous les usagers.

    Une satisfaction qui ne doit surtout pas faire oublier, poursuit-elle, les difficultés que les personnels rencontrent au quotidien.

    L’occasion de rappeler que le métier de soignant est en effet une des activités professionnelles les plus exposées. Leur engagement les confrontant quotidiennement à des risques infectieux, des blessures et Troubles MusculoSqueletiques (lombalgies, pathologie épaules…) avec les manutentions répétées de charges et de personnes, aux chutes et aux glissades. Mais aussi à de nombreuses sources de stress telles qu’un épuisement induit par les cadences intenses et répétées, la confrontation constante à la maladie, à la fin de vie et à la mort, ainsi qu’aux petites et grandes violences en provenance des patients et de leur entourage.

    Le recours au privé

    qui interroge

    D’où l’importance de pouvoir avoir accès à des salles de pause pour, le temps d’un moment, se mettre à l’abri et recharger ses accus.

    D’autant que la majorité des professionnels travaillent 12 heures consécutives et ne quittent pas ou très peu leur service sur ce temps. Les pauses s’organisent en fonction de l’activité de service avec l’obligation légale d’une, de 20 minutes, toutes les 6 heures, comprenant la restauration.

    L’aménagement de leur environnement de travail devient donc d’autant plus indispensable. D’autant que cela permet aussi, outre l’indispensable repos physique et mental, de se retrouver pour les besoins de l’organisation même du service. Des lieux, pointe la direction, propice à plus de concertation et de coopération entre soignants et de cohésions des équipes, où l’on peut retrouver des informations important aussi. Et peut-être même où l’on peut questionner ensemble le manque de moyens pour exercer ses missions.

    « L’enjeu à proposer aux soignants des salles de pause agréables et fonctionnelles est donc crucial et l’établissement en a fait une priorité dans ses appels à mécénat avec la chance extraordinaire d’avoir été entendu et soutenu immédiatement par le fonds de dotation MGL des entreprises Lauvige », précise l’établissement.

    En tout ce sont 30 salles qui vont être modernisées sur l’ensemble des sites du centre hospitalier pour un coût de 55 000 euros prix en charge en intégralité par le mécénat.

    Le centre hospitalier annonce également lancer en fin d’année via son nouveau fonds de dotation Còrdea, un appel à dons à destination des commerçants et habitants du territoire pour équiper en électroménager et en fauteuil de repos ces salles de pause rénovées.

    Solliciter la « générosité » du privé, pourquoi pas. Mais ça en dit long tout de même sur le sous-investissement de l’État dans l’hôpital public et le service public de santé.

  • Le Secours populaire fait briller les yeux des enfants

    Le Secours populaire fait briller les yeux des enfants

    Il est à peine huit heures sur la place d’Espagne dans le quartier populaire du Pont du Las mais beaucoup de minots sont déjà là, attendant, impatients, avec leurs parents, les deux cars affrétés par le Secours populaire, dont le départ n’est prévu qu’à 9h. La Journée des oubliés des vacances les amène cette année au parc d’attractions Acqualand Fréjus.

    Un petit peu intimidée au départ, Aminata confie que c’est pour elle « l’événement de l’année », qui permet aussi de se rencontrer et d’échanger entre parents. « On part ensemble. C’est pour nous une vraie journée de vacances ! Et ça fait plaisir de voir nos enfants en profiter. Vraiment ! », confie-t-elle.

    Mohamed, 11 ans, qui l’écoute bouche bée, acquiesce avec un grand sourire et confirme : « Moi, je suis trop content ! »

    Un sentiment partagé par Fall, une grande sœur de 20 ans qui participe également à l’initiative tout en donnant un coup de main. « Partir un peu, ça fait du bien », lâche-t-elle.

    « Ça les change un peu d’ambiance », reconnaît avec pudeur ce papa ravi lui aussi de pouvoir offrir à ses petits une parenthèse dans leur quotidien dans le quartier.

    « Moi, je suis couturière et bénévole au Secours populaire depuis 10 ans », déclare avec fierté Afaf qui a elle-même été accompagnée. « J’aime bien aider les autres », ajoute-t-elle, bien en phase avec le principe du Secours qui veut que tout le monde devienne acteur de la solidarité. Et c’est ce qu’elle fait 3 jours, ou 4 jours par semaine. Aujourd’hui, elle accompagne deux de ses enfants à la sortie.

    Les vacances sont un droit

    « Cette journée, pour moi, ça représente plutôt une aventure. Et je me sens bien. Oui, je rencontre des gens sympas, c’est chaleureux, c’est même extraordinaire. C’est une chose qu’on ne peut pas manquer dans une vie », déclare avec enthousiasme Arthur, 13 ans.

    Au niveau du département, c’est une grosse Journée des oubliés des vacances (JOV) , avec quelque 380 inscrits, contre en moyenne 250 il y a encore quelques années, précise Olivier Masini. « Ça en dit long sur les attentes et la situation socio-économique », analyse le secrétaire départemental de la fédération varoise de l’association humanitaire.

    En tout, plus de 7 bus, venus de tout le département vont converger vers le parc aquatique.

    « Après le 15 août, un gamin qui n’est pas parti en vacances, ne partira plus avant la rentrée, et donc cette journée, elle est véritablement pour eux », rappelle le responsable du SPF en expliquant pourquoi l’initiative est programmée chaque année à la même période.

    Et de poursuivre : « On voit bien aujourd’hui, c’est ce que montrait le sondage Ipsos- Secours populaire du mois de mai réalisé dans le cadre des 90 ans des congés payés, qu’un quart des Français prévoyait de ne pas partir en vacances. Un pourcentage au final que l’on va malheureusement constater à la hausse à cause notamment de l’augmentation des prix des carburants ».

    Et encore c’est sans commune mesure avec la réalité des publics accueillis par le Secours populaire qui considèrent les vacances comme un luxe. Comme 39% des personnes interrogées dans l’enquête, s’alarme Olivier Masini. D’autant qu’ils sont 67% à dire que c’est une chance et non un droit.

    « Ça montre qu’on est en train de perdre du terrain là-dessus. Parce qu’on se bat depuis toujours pour dire que les vacances sont un droit », déplore-t-il, en rappelant qu’à la sortie de la guerre, la première action du Secours populaire a été d’amener les enfants de victimes du nazisme en vacances.

    Après la photo de groupe, les minots sont maintenant prêts à embarquer.

    « C’est important pour eux de pouvoir sortir des tracasseries du quotidien, de leurs problèmes », conclut le secrétaire départemental en les voyant grimper avec le sourire.

  • La Libération fêtée par tous partout dans la région

    La Libération fêtée par tous partout dans la région

    Vendredi 21 août, Jean-Pierre Squillari (DVG) élu en mai dernier et ses adjoints ont célébré la journée durant les libérateurs. « Le 21 août 1944, un jour historique pour notre ville, l’entrée des forces alliées et des mouvements de Résistance qui mettait fin à l’occupation nazie et rendait à Aubagne sa liberté » relatait la municipalité invitant la population à les rejoindre « pour honorer la mémoire de celles et ceux qui se sont battus pour notre liberté » .

    À Port-de-Bouc, les cérémonies du souvenir se sont tenues samedi 22, Laurent Belsola (PCF) et son équipe ont aussi rappelé à la population de ne « jamais oublier ». Attention le concert du 24 août se tiendra exceptionnellement salle Youri Gagarine en raison de la météo, et le feu d’artifice est reporté au samedi 29 août.

    À Istres, c’est ce dimanche 23 août que Robin Prétot (LR) et son équipe ont tenu à « réparer un oubli » en instituant une journée de la Libération. « C’est un rendez-vous pour honorer celles et ceux qui ont choisi la France, la liberté et l’honneur, mais aussi pour transmettre aux jeunes générations le sens de notre héritage républicain » indique la Ville.

  • 500 « Kouss-kouss » ont réuni les marseillais à Saint-Henri

    500 « Kouss-kouss » ont réuni les marseillais à Saint-Henri

    « Le couscous, c’est l’excuse mais la vraie raison d’être de ces événements, c’est le partage, la rencontre et la sociabilité que ça fait naître » déclare avec le sourire Lila, membre fondatrice de l’Après M qui aujourd’hui cuisine le fameux couscous aux herbes à Saint Henri. Sur la petite place Raphel, dans l’ambiance de fin de journée, les riverains du quartier et marseillais de tous horizons sont venus chercher l’un des 500 repas distribués gracieusement.

    C’est le cas d’Olivier, qui ne manque jamais une édition. « Pour moi ça représente un petit peu la fusion des cultures, le mélange, la vraie nature de la ville de Marseille. […] J’avais envie de sortir et de voir du monde, et comme tous les ans je sais que c’est l’endroit pour ! Le format est vraiment sympa, on est tous installés sur de grandes tables et on ne sait jamais qui sera le voisin. »

    À partir de 18h30, les premiers curieux commencent à arriver. À l’entrée, un tote bag à l’effigie de l’événement est offert, avec à l’intérieur un petit livret sur lequel est notée la recette du couscous annuel. Ensuite, il n’y a plus qu’à se diriger vers le stand tenu par les cuisiniers de l’Après M qui assurent la distribution. Tous les ans la recette change, cette fois, le couscous est vert ! En cause : les herbes aromatiques telles que la menthe, le persil et l’oseille, et les petits légumes qui l’accompagnent. Des effluves parviennent déjà au nez de ceux qui font la queue.

    Un plat qui rassemble

    Une fois servis (avec le sourire) soit l’on fait un petit détour par le bar à harissa et ses quatre déclinaisons, soit on s’attable.

    Plus l’heure avance, plus l’osmose se fait dans les tablées où les discussions se mêlent à la musique jouée par le collectif Mektoub, Les enfants jouent, les parents et adultes se mélangent, comme à la table de Samia, Malika et Saliha. « On est originaires de Saint-Henri mais on a toutes bougé, on a moins l’occasion de se voir mais ça, c’en est une. On pense aussi aux personnes âgées qui sont trop souvent isolées, c’est un bon moyen de se retrouver entouré. » Romain Pastor, Délégué aux relations avec les comités d’intérêt de quartier (CIQ) et les commerçants de la mairie des 15-16 sont aussi venus rendre visite et goûter le couscous. « À une heure où les discours qui divisent sont préoccupants, il est urgent de se rassembler c’est le rôle du festival Kouss-kouss. Et c’est pour cela que la ville de Marseille le soutient. »

    L’organisation de l’événement met un point d’honneur à faire participer des associations, restaurants et établissements locaux. La soirée se déroulant dans les quartiers nord, il paraissait logique de mobiliser l’Après M.

    Alors que les assiettes se vident, les cœurs se remplissent, il est maintenant temps d’offrir le café à son voisin.

    Louis Golliot

    Le SO Caillols ne veut pas du Kouss-kouss festival sur son terrain

    Les grandes rencontres culinaires du Kouss-kouss festival, avec 10 000 couscous gratuits distribués entre le 21 août et le 9 septembre à travers la ville, ne font pas que des heureux. Dans un communiqué publié ce samedi, le Sport olympique caillolais proteste contre l’utilisation ce dimanche de son terrain – sous gestion de la mairie de secteur – pour « un évènement qui n’a aucun lien avec la pratique du football ni avec l’activité du club ». « Cette décision nous indigne d’autant plus que ce terrain, dont l’état s’est fortement dégradé au fil des années, est aujourd’hui impraticable », explique le communiqué, relayé par l’ex-maire (LR) du secteur Sylvain Souvestre.

    Formé dans le club, Eric Cantona avait dénoncé l’état des installations à travers deux vidéos publiées au début du mois d’août. À France 3, l’adjoint (MadMars) aux sports Eric Mery indiquait que si la municipalité ne gérait aujourd’hui pas cet équipement, elle pourrait « récupérer ce stade et l’intégrer dans une politique de travaux » dès ce mois de septembre.

  • Trente ans après, la lutte des sans papiers reste d’actualité

    Trente ans après, la lutte des sans papiers reste d’actualité

    La Camaraderie (3e) fait salle comble ce dimanche soir. Des dizaines de personnes assistent à la projection du film « La Ballade des sans papiers », de Samir Abdallah et Raffaele Ventura qui raconte la lutte de 300 travailleurs sans papiers d’origine africaine et leurs familles, pour leur régularisation. De l’occupation de l’église Saint-Ambroise, en mars 1996, des grèves de la faim, des manifestations de soutien, jusqu’à l’évacuation violente de l’église Saint-Bernard par les CRS le 24 août. Et ce, dans un contexte de politiques discriminatoires et xénophobes. « On ne peut pas faire des lois qui provoquent la clandestinité », déplorait alors la metteuse en scène Ariane Mnouchkine qui soutenait cette lutte. « Nous sommes des êtres humains à part entière », criait Ababacar Diop, porte-parole des sans-papiers de France.

    Trente ans plus tard, dans cette micro-brasserie sociale et solidaire de la Belle de Mai, cette lutte trouve tout son écho, au milieu de collectifs et militants antiracistes. Max explique que, loin d’avoir été un échec, ce mouvement a permis « un énorme changement de paradigme » et est « à l’origine des collectifs de sans-papiers actuels ».

    Les collectifs marseillais ayant mené des luttes passées par l’occupation sont invités à s’exprimer. Ainsi, le collectif 59 St Just, raconte son propre combat débuté en 2018, pour loger dignement plus de 250 personnes, familles et mineurs isolés en exil – compétence du Département. « C’était une action politique », insiste l’un des membres, quand un autre estime avoir « mis les pouvoirs publics face à leurs responsabilités », à travers leurs actions. Résultat : « Cette mobilisation a provoqué l’ouverture de 350 places en 2022 », soulève le groupe sur l’estrade.

    De son côté, le collectif 113, qui avait, lui, occupé le 113 Canebière, se réjouit d’avoir, par son combat, « réussi à transformer des squats en habitations légales » et faire embaucher par la Ville « un travailleur social qui s’occupe des jeunes ». Des victoires revendiquées sous les applaudissements nourris de l’audience.

    La marche des solidarités de Marseille

    Cette soirée a également vu le lancement officiel de la Marche des solidarités de Marseille, composée de collectifs de sans-papiers, de mineurs isolés mais aussi anti-raciste, antifascistes, féministes, LGBT et plus encore, ainsi que d’individus en leur nom propre. Les membres ont distribué leur feuille de route pour les mois à venir. Ces derniers s’alarment de « la progression latente de l’extrême droite », qui fait craindre la victoire du « danger fasciste en 2027 », souligne Gabin au micro. Parce qu’elle « ne veut pas attendre la présidentielle », la plateforme donne rendez-vous dès le 20 septembre prochain, à rejoindre la mobilisation nationale contre la loi « permis de tuer » organisée par le collectif SAVE (Stop aux Violences d’État).

  • Regards croisés sur le rassemblement de la gauche

    Regards croisés sur le rassemblement de la gauche

    Première rencontre du genre en cette rentrée politique : le sénateur EELV Thomas Dossu, la député PS Anna Pic et la conseillère municipale de Toulouse LFI Victoria Scampa ont échangé leur point de vue avec Pierre Lacaze, responsable des relations extérieures du PCF et vice-président de la Région Occitanie, sur la situation de la gauche.

    Pour le communiste « la gauche ne gagnera pas si chaque formation ne se mobilise pas et ne réalise pas le score le plus important car pour gagner au second tour il faut faire 50% plus une voix ». Il ouvre la porte à un rassemblement pour les législatives à condition qu’il crée les conditions d’un renforcement de toute la gauche. L’insoumise plaide sans surprise pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon et un accord sur son programme qui dit-elle « ressemble à un programme communiste », non sans susciter quelques remous dans la salle. L’écologiste considère que « dire ralliez vous à Jean-Luc Mélenchon et on discutera après, ce n’est pas possible de travailler comme ça » et met en garde : « le “vote utile” au premier amènerait le meilleur score pour l’extrême droite au second ». La socialiste quant à elle, se démarque des « renoncements » de l’ère Hollande. « Je suis une député Nupes puis NFP. j’ai toujours été une unioniste au PS », en appelant à ne pas confondre la tactique, la stratégie et la ligne politique pour éviter les invectives internes à la gauche.

    Les échanges devraient se prolonger à la Fête de l’Humanité les 11, 12 et 13 septembre au Plessis-Pâté (Essonne).

  • Mercato et Europe, une semaine décisive pour l’OM

    Mercato et Europe, une semaine décisive pour l’OM

    Agatha Christie aurait pu rédiger un chapitre supplémentaire à ses « Dix petits nègres ».

    La reine du polar aurait pu s’inspirer d’un été olympien marqué par des ventes à gogo. Et surtout utiliser le onze de départ de vendredi, face à Strasbourg, pour imaginer qui se cache derrière les « trois, quatre ou cinq joueurs » pouvant encore être transféré d’ici la fermeture du mercato, le 31 août.

    Au micro de Ligue 1+, alors que son équipe venait de réussir une belle démonstration collective en s’imposant 4 – 0, Bruno Genesio s’est montré fataliste. « On doit baisser la masse salariale. Tant que ça ne sera pas fait, on ne pourra pas recruter. Ça peut être trois, quatre, cinq joueurs. »

    L’entraîneur olympien était au courant des discussions entre Frank McCourt et les représentants de groupes de supporters, avant le coup d’envoi du match. Le boss de Boston s’est montré intraitable sur la question. Il n’y aura aucune recrue tant que les plus gros salaires n’auront pas changé d’air.

    La manière dont ces gros salaires, notamment Pierre-Emile Höjbjerg, se sont comportés face à Strasbourg, pourrait-elle infléchir la volonté du patron ? Car cet OM, sans recrue mais avec des joueurs revanchards, a montré de belles choses.

    Ils étaient huit titulaires, vendredi, à cocher les cases des exigences du propriétaire. Et la manière dont l’OM a abordé le match de toutes les peurs contre Strasbourg a montré qu’il fallait peu de choses pour que le groupe, tel qu’il est, puisse être compétitif.

    Rendez-vous européen

    Même si la victoire a été acquise aux dépens d’un adversaire qui cherche encore son style de jeu et ses repères, il était capital d’ouvrir la saison de cette manière. Ne serait-ce que pour aborder plus sereinement le premier déplacement à Monaco, dimanche. Un voyage que certains ne feront donc peut-être pas. Un voyage qui sera intercalé entre le tirage au sort de la Ligue Europa, vendredi, et le dernier jour du mercato, lundi.

    Cette semaine s’annonce donc cruciale pour l’avenir du club. Bruno Genesio va vivre des heures compliquées, alors que les supporters, mêmes s’ils n’y croient pas trop, espèrent une fin heureuse de ce suspense intenable.

    1ere journée

    OM – Vendredi 4 – 0

    Lens – Auxerre 5 – 2

    Le Mans – Brest 2 – 2

    Nice – Lorient 0 – 0

    Toulouse – Lyon 0 – 2

    Troyes – Paris FC 0 – 0

    Angers – Lille 0 – 2

    Le Havre – Monaco 0 – 1

    PSG – Rennes tardif

    « On doit baisser
    la masse salariale… de 3, 4, 5 joueurs »