Author: tecnavia

  • [Entretien] « La réouverture d’Ormuz sera la question centrale de cette réunion »

    [Entretien] « La réouverture d’Ormuz sera la question centrale de cette réunion »

    La Marseillaise : Enfin la signature de cet accord tant attendu entre les États-Unis et l’Iran ?

    David Rigoulet-Roze : C’est un protocole d’accord, soit un accord cadre qui fixe des paramètres généraux. On spécule beaucoup sans disposer pour autant de la teneur exacte du texte. On a une idée de ce qu’il y a dedans, notamment sur deux points principaux : la réouverture du détroit d’Ormuz, avec des modalités incertaines pour l’instant et des narratifs contradictoires, ainsi que la question nucléaire dans une seconde séquence. Pour le reste, il semblerait que la question des missiles ne soit pas mentionnée explicitement, ni celle des proxys, ce qui ne convient pas à Israël.

    L’administration Trump affirme qu’il n’y aura pas de péage dans le détroit d’Ormuz tandis que Téhéran annonce le contraire. Qui croire ?

    D.R.-R. : Ce n’est pas clair du tout, d’autant que Mehr, une des agences du régime iranien, laisse entendre – ce qui n’a pas été confirmé, ni infirmé officiellement – que les Américains auraient potentiellement accepté le principe de frais de gestion, un peu comme ce qui existe au niveau du détroit du Bosphore et des Dardanelles. La différence, c’est que la Turquie gère les deux rives. Si ça devait être le cas, ce serait une victoire pas seulement symbolique pour les Iraniens. Mais, pour l’instant, rien n’est moins sûr. La position officielle des Américains, ainsi que de la Chine d’ailleurs, c’est la restauration de la libre circulation du transit. Cela montre à quel point il faut être prudent sur les attendus sémantiques et linguistiques du protocole d’accord.

    Qui ressort « victorieux»  de cette séquence ?

    D.R.-R. : Il est difficile de le dire de manière définitive tant qu’on ne dispose pas des termes précis de l’accord. Chaque partie va faire en sorte de montrer qu’elle a gagné, ça fait partie du jeu. Pour évaluer ce qu’il en est réellement, il faut attendre de voir ce qui est demandé, ce qui a été validé et selon quelles modalités et/ou contraintes. Si l’on écoute les détracteurs avérés – parfois avec raison – de Donald Trump : c’est un échec total des États-Unis et une victoire de l’Iran. Pour les défenseurs de Donald Trump, c’est l’inverse. Une cérémonie de signature officielle est prévue vendredi et là, on aura le texte qu’on n’a pas pour l’instant.

    Israël a-t-il été impliqué dans ces discussions ?

    D.R.-R. : Non, c’est le problème pour Israël, qui considère ne pas se sentir liée par l’accord en question, ça a été dit publiquement. Sur la question du Liban, Israël Katz [ministre israélien de la Défense, Ndlr.] a dit que, de toute façon, l’armée israélienne ne se retirerait pas. Il s’agirait manifestement d’une demande faite par les Iraniens au dernier moment. Ce qu’il s’est passé, c’est qu’il y a eu un tir de drone de la part du Hezbollah sans doute avalisé par Téhéran sur le nord d’Israël, qui a mécaniquement répliqué en frappant un immeuble à Beyrouth. Les Iraniens ont par la suite menacé de répliquer à leur tour, ce qui ne s’est pas produit à la demande de Trump. En contrepartie de quoi, les Iraniens auraient obtenu l’intégration d’une clause particulière relative au front libanais, inscrivant la nécessité de respecter l’intégrité territoriale du Liban, impliquant, plus ou moins implicitement, le retrait israélien. C’est un jeu de ping-pong à tous les niveaux, entre tous les acteurs.

    Ce sera le sujet principal de ce G7 ?

    D.R.-R. : Le G7, théoriquement, c’est un forum économique. Là, il se trouve que la question centrale, c’est la réouverture du détroit, avec un point d’interrogation sur les modalités. Avec ou sans péage ? Du côté occidental, c’est irrecevable. Côté iranien, il y a une habileté à dire il n’y aura pas de péage, mais des frais de gestion. Il y a un néanmoins un soulagement des pays du G7 qui s’engagent maintenant à appliquer l’initiative franco-britannique d’une potentielle opération de déminage réalisée dans le prolongement de la signature attendue de cet accord.

    Les relations entre les pays du G7 et les États-Unis sont-elles impactées ?

    D.R.-R. : Il y aura des séquelles, on le verra au sommet de l’Otan. Les Américains ont laissé entendre qu’ils ne mettraient plus à la disposition des Européens un certain nombre de matériel américain et qu’il y aurait une prise de distance renforcée par rapport à l’Otan, avec, en arrière-plan, la question de l’Ukraine. Trump a été furieux que l’Otan et les Européens membres de l’Otan n’aident pas au motif que la guerre contre l’Iran leur avait été imposée dans ses conséquences. Il s’agit, pour lui, d’un manque de soutien qu’il a manifestement l’intention de faire payer.

  • À la Solidarité, 15 étages sans ascenseur durant près d’un mois

    À la Solidarité, 15 étages sans ascenseur durant près d’un mois

    Depuis le 23 mai, les plus fragiles d’entre eux sont quasiment consignés à domicile ! », s’indignent Salim Siouani et Alberto Ruiz, du collectif KGBS, qui a interpellé le bailleur Unicil et le préfet.

    Fathima, 27 ans, loge au 14e étage et reprend son souffle à l’aide d’un inhalateur pour l’asthme. « Ceux qui travaillent, les enfants et les personnes âgées, on vit ça tout le temps. » Son voisin du 12e décharge son coffre chargé de packs de bouteilles d’eau et témoigne : « Vendredi, un réparateur est venu, ça a tenu une heure. C’est infernal, on voudrait tous déménager tant c’est usant. » Sa mère a dû reporter ses séances de kinésithérapie. « Le 7 juin, je suis restée bloquée une heure et demie  », déplore également Miriama, à la santé fragile. Une octogénère a encore renoncé à deux rendez-vous pour dialyse.

    Unicil dénonce des pannes « liées à des actes de délinquance : portes vandalisées, stockage illicite, accès aux machineries bloqué », auxquelles « s’ajoutent des conditions d’interventions difficiles » qui ont exigé « l’intervention de la police ». Ce lundi, le bailleur a fait appel à un médiateur pour aider au portage. « Ce n’est pas notre cœur de métier, mais à la sortie du Covid, nous avons été sollicités pour cette mission de soutien aux locataires », explique Nourredine Bougrine, directeur de l’association Dunes.

    Fayçal est sportif et grimpe depuis 10h des milliers de marches les bras chargés. Le geste arrive un peu tard pour apaiser totalement la tension au pied de la tour. « La dernière fois, on a attendu cinq mois la pièce. Mais les charges sont toujours prélevées à 100% », regrette Mohammed, dont la femme, enceinte, a préféré partir chez ses parents pour s’épargner les 13 étages.

    Panne générale

    Devant le hall, les locataires ont repéré le technicien de la société TK Elevator, qui a repris le contrat de maintenance de l’ascensoriste Otis. En nage après sa descente dans l’étuve des machines pour faire tourner les moteurs, il doit maintenant essuyer les plaintes de personnes à bout. « Je les comprends, c’est invivable. Je suis venu en urgence. On priorise les immeubles de grande hauteur complètement bloqués », explique-t-il. Une urgence qui a duré près d’un mois. « On était en attente de pièces et les composants viennent de Chine. Les délais sont longs depuis Covid », justifie-t-il. L’ascenseur du A est réparé, « de l’eau renversée avait provoqué un court-circuit ». Pour le D, la situation reste précaire, avec un seul appareil remis en état : « La cabine est cassée. » Covid, Chine, deal, mauvais usages : autant d’arguments qui font réagir Salim : « Ça fait des années que les ascenseurs sont en panne dans les quartiers. Ces Marseillais ont droit à des conditions d’habitat dignes, incluant un service 24h/24. »

    Une situation qui est en effet loin d’être unique. Elle est même devenue légion pour les locataires des Iris (14e), aux Aygalades (15e) en passant par Frais Vallon (13e)… Le problème s’aggrave au sein des copropriétés dégradées sous tutelle d’un administrateur judiciaire, où les comptes bloqués plombent l’entretien, comme au Mail (13e), à Bel Ombre (11e) ou à la Maurelette (14e). Dans cette dernière, « je n’ai pas pu restaurer un ascenseur car il n’y avait pas d’électricité dans le bloc », confie le réparateur. À la Ville et à la Métropole, on se dit « conscient » de la problématique et un retour en régie est à l’étude.

  • Les maîtres d’un monde à feu et à sang

    Les maîtres d’un monde à feu et à sang

    Les dirigeants du G7
    se réunissent à Evian jusqu’à ce mercredi, autour du président
    des États-Unis Donald Trump, devenu le principal facteur d’instabilité du monde.

    Ce groupe informel, formé depuis les années 1970 par les pays les plus riches et les plus influents du monde, est devenu un cénacle de puissances économiques déclinantes aux intérêts divergents.

    Conçu par les États-Unis comme un outil de d’influence sur le plan économique comme l’Otan l’est sur le plan militaire, le G7 est à bout de souffle.

    L’imprévisible hôte de la maison blanche est venu parader après la conclusion d’un accord avec le régime iranien des Mollahs après la guerre qu’il a déclenché avec son allié israélien, mais sans consulter ses partenaires du G7.

    Cadre inopérant

    Une opération qui aura profondément déstabilisé l’économie mondiale avec la fermeture du détroit d’Ormuz et pesé lourdement sur les conditions d’existence du peuple iranien, tout en renforçant le régime théocratique qui l’opprime.

    Après avoir agressé le Venezuela, menacé d’annexion le Groenland puis le Canada et étranglé le peuple cubain, Donald Trump considère que le maintien de la « paix » avec l’Iran n’a pas besoin de ses alliés, à qui il reproche de ne pas s’être engagés à ses côtés.

    Dans ces conditions, le G7 est-il devenu le club des maîtres du monde d’un monde à feu et à sang ? Sans la Chine, l’Inde ou encore le Brésil, ce cadre est inopérant et même contraire à l’intérêt des peuples.

    Les voix qui s’expriment dans notre région comme dans le reste du monde pour faire prévaloir le multilatéralisme, la paix, le progrès social sont dans le vrai.

  • Donald Trump impose son agenda au G7

    Donald Trump impose son agenda au G7

    Évian accueille, jusqu’à mercredi, un sommet du G7 une nouvelle fois rythmé par l’imprévisibilité du locataire de la Maison Blanche. Alors que les États-Unis sont empêtrés depuis 108 jours dans une guerre au Moyen-Orient qu’ils ont déclenché aux côtés de leur allié israélien, Donald Trump annonce finalement ce dimanche, jour de son 80e anniversaire, sur son réseau social : « L’accord avec la République islamique d’Iran est désormais finalisé », clame-t-il, comme une façon d’imposer une énième fois son agenda.

    Il s’agit en réalité d’un cadre d’accord, signé électroniquement, lundi en fin d’après-midi, par le président américain, son vice-président JD Vance, ainsi que le président du Parlement iranien et principal négociateur Mohammad Bagher Ghalibaf, juste avant l’arrivée du milliardaire dans la station thermale.

    Sur place, il assure que le détroit d’Ormuz sera « complètement ouvert » vendredi et que l’accord sera publié dans la foulée de la cérémonie de signature, à Genève. Donald Trump estime par ailleurs ne pas avoir « besoin de beaucoup d’aide » internationale pour rouvrir cette artère essentielle pour le commerce mondial de brut. À ses côtés, Emmanuel Macron réitère son « offre » d’une mission militaire internationale franco-britannique. « Peut-être que ça ne sera pas souhaité, peut-être que ça ne sera pas nécessaire, mais en tout cas, c’est une disposition qui marque notre volonté d’aider », insiste-t-il.

    Les modalités de cet accord restent floues. L’agence de presse iranienne Fars indique que Téhéran aurait ajouté l’imposition de frais de services maritimes à Ormuz dans les derniers instants des négociations. « L’utilisation du terme “services maritimes” signifie que Washington a accepté que des frais soient versés à l’Iran », précise-t-elle, citant une « source informée ». Dans ce cas, ce serait une victoire pour la République islamique qui, malgré de nombreuses pertes, voit son régime recentré autour de son noyau dur et ferait désormais payer le passage dans le détroit…

    Une guerre pour rien ? « Plus de 7 400 morts, la majorité des civils. Des centaines de foyers, d’écoles et d’hôpitaux détruits. Une hausse généralisée des prix et des milliards d’euros de pertes, également en Europe. Tel est le bilan de ce conflit en Iran. Nous comptons sur le fait que l’accord de paix annoncé aujourd’hui mette fin à cette absurdité, qu’il soit respecté par toutes les parties et qu’il marque ainsi le début d’une nouvelle ère au Moyen-Orient. Célébrons. Mais n’oublions pas. Et apprenons une fois pour toutes que la guerre est un échec. Le dialogue et la diplomatie sont la seule voie », exhorte le Premier ministre socialiste espagnol, Pedro Sanchez.

    Du Liban à l’Ukraine

    Selon l’agence de presse iranienne Mehr, le texte prévoit un « arrêt permanent et immédiat de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban ». Pris de court, Israël rejette la paix. « L’accord de Trump ne nous engage pas, nous ne sommes pas une colonie des États-Unis », fait valoir le ministre israélien d’extrême droite de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir.

    Sur un autre front, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a une nouvelle fois proposé à son homologue russe une rencontre en marge du sommet. Sans réponse à ce stade. Dans sa grande mansuétude, le New-Yorkais qui se rêve lauréat du Nobel de la Paix, pense « peut-être » pouvoir « faire quelque chose » pour mettre fin au conflit.

    « Célébrons. Mais n’oublions pas. »

  • [Coupe du monde] Passés par Montpellier, sept joueurs rêvent d’un autre monde

    [Coupe du monde] Passés par Montpellier, sept joueurs rêvent d’un autre monde

    Ils ne se connaissent probablement pas, mais partagent une trace commune. Ils ont joué à Montpellier. Et ils s’apprêtent à prendre part à la 26e Coupe du monde aux États-Unis, au Mexique et Canada (11 juin-19 juillet). L’attaquant de la Côte d’Ivoire
    Elye Wahi, le milieu de la République démocratique du Congo Nathanaël Mbuku, l’ailier de la Jordanie Mousa Tamari, le gardien de l’Argentine Gerónimo Rulli, le milieu de la Tunisie Ellyes Skhiri ou le défenseur du Maroc Rédouane Halal vont profiter, ou pas, de la loupe médiatique pour se faire une place au soleil.

    Elye Wahi

    Une pépite pour Montpellier. Elye Wahi s’y révèle pendant trois saisons (2020-23). L’avant-centre, talentueux et désinvolte, réussit 19 buts la dernière année. Et s’envole pour Lens, qualifié en Ligue des champions, pour le plus gros transfert de l’histoire du MHSC : 30 ME.

    Une saison à Lens, six mois à Marseille, un transfert à Francfort : il ne décolle pas.

    Un prêt en janvier à Nice s’accompagne d’un passeport ivoirien. Ce fan de Didier Drogba (23 ans) découvre les Éléphants en mars, avant d’être sélectionné pour le Mondial. Un moment important pour lui.

    Gerónimo Rulli

    Une saison à Montpellier (2019-20) et un rebond. Prêté par la Real Sociedad (San Sebastian), il assume la succession de Benjamin Lecomte d’un tour de main. Gardien fiable, affable, il atterrit à Villareal, puis à l’Ajax Amsterdam. Avant de devenir le gardien de l’OM à l’été 2024. Où il y épouse la courbe électrique.

    Que peut-il attendre du Mondial ? Pas grand-chose. Rulli (34 ans, 7 sélections) est la doublure de la star controversée Emiliano Martinez. Héros de l’Argentine au Qatar, honni en France.

    Mousa Tamari

    Un passage fulgurant. À Montpellier, Mousa Tamari, qui arrive libre de Louvain à l’été 2023, explose. Cet ailier spectaculaire repart un an et demi plus tard à Rennes pour 8ME. Contre son gré, pour les besoins financiers du MHSC.

    Premier Jordanien à évoluer dans l’un des cinq grands championnats européens, Tamari (29 ans), proche du prince Hussein ben Abdallah, peut profiter de ce premier Mondial pour exposer son talent aux yeux du monde. Dans une poule compliquée (Argentine, Algérie, Autriche).

    Ramy Bensabaini

    Une saison à Montpellier (2015-16) et une étiquette encombrante. Ramy Bensebaïni (31 ans) arrive dans les petits papiers de Rolland Courbis. L’international algérien lui rend un hommage posthume au regard de sa carrière.

    Trois ans à Rennes, quatre au Borussia Mönchengladbach et trois à Dortmund en font une valeur sûre de la défense de l’Algérie.

    Les Fennecs peuvent surprendre dans une poule difficile (Argentine, Autriche, Jordanie), si les partenaires de Riyad Mahrez, ancien joueur de Manchester City, se libèrent.

    Ellyes Skhiri

    Le fantôme d’Ellyes Skhiri rôde à la Mosson. Le Lunellois (31 ans) a laissé une trace profonde à Montpellier. Celle d’un milieu fiable, d’un jeune capitaine respecté et d’un nouvel international tunisien. Skhiri quitte son club formateur en 2019 aux bornes de l’Europe. Il passe quatre ans à Cologne (2019-23), trois autres à Francfort. Capitaine de la Tunisie, dirigée par l’ex-Alésien Sabri Lamouchi, Skhiri participe à sa 3e Coupe du monde. Sans espoir d’être en 16e de finale ? Pas vraiment (Pays-Bas, Japon, Suède).

    Nathanël Mbuku

    La grosse côte pour Nathanël Mbuku (24 ans) et la République démocratique du Congo. Prêté l’an passé par le club allemand d’Augsbourg, le milieu offensif, formé à Reims, n’a pas levé toutes les interrogations à Montpellier. Au sein de l’attaque la moins efficace des candidats à la montée.

    Les Congolais voulaient être au Mondial pour la première fois depuis 1974. Ils ont franchi deux barrages à l’automne (Cameroun, Nigéria) et au printemps (Jamaïque) pour y être. Signe d’une force mentale salvatrice avant de défier le Portugal, la Colombie et l’Ouzbékistan ?

    Rédouane Halal

    Il vient de loin. De la Paillade. De l’Atlas Paillade. Le défenseur Rédouane Halal (23 ans) a passé huit ans (2015-23) à Montpellier, mais n’a pas été préservé. Il est parti à l’Atlético de Madrid, puis à Malines (Belgique). Le nouveau sélectionneur du Maroc Mohamed Ouahbi, ancien formateur à Anderlecht, a fait appel à lui lors des matchs de préparation en mars. Le voilà au sein du groupe du Maroc, demi-finaliste au Qatar et plein d’ambition (Brésil, Haïti, Écosse). Pour en être la surprise ?

  • Une dernière réunion autour de la concertation publique pour la Centrale de Gardanne

    Une dernière réunion autour de la concertation publique pour la Centrale de Gardanne

    Depuis le 11 mai, l’association des travailleurs de la Centrale de Gardanne (ATCG) mène une concertation publique autour du projet Bio-Méthane Provence (BMP), dont elle est à l’origine. Le projet, né de longues années de lutte après la fermeture de la tranche charbon de la Centrale, cause de nombreux licenciements, est également porté par la Société de production d’énergie gardannaise (Speg), en association avec Gazotech. Selon l’ATCG, le projet pourrait créer jusqu’à 150 emplois indirects.

    Cette démarche de concertation est volontaire, et non obligatoire. Les travailleurs de la Centrale ont saisi à cet effet la Commission nationale du débat public (CNDP). Si les rencontres publiques seront ensuite terminées le 16 juin, il reste possible de participer à cette concertation préalable jusqu’au 22 juin, via www.concertation-bmp.fr.

  • À Béziers, le Pôle d’échange multimodal inauguré

    À Béziers, le Pôle d’échange multimodal inauguré

    Après 30 mois de travaux et près de 49 millions d’euros investis (répartis entre l’État, la Région Occitanie, le Département de l’Hérault, la Ville et l’Agglo de Béziers ainsi que SNCF Gares et connexions), la gare de la cité de Riquet s’est refait une santé. En effet, ce 5 juin, le Pôle d’échange multimodal (PEM) a été inauguré devant un parterre d’élus. « Ce PEM a été fait pour créer de l’intermodalité afin d’inciter les voyageurs à prendre les mobilités décarbonées », souligne Hillaire Hautem, directeur régional de SNCF Gare et connexion.

    Côté plateau des poètes, le parvis a totalement été refait et une gare routière a été créée. « Avant la gare routière, il y avait un vieux bâtiment qui accueillait les tractionnaires et deux parkings, pour les visiteurs et pour les agents. Nous avons tout reconfiguré : un bassin de rétention d’un volume d’une demi-piscine olympique a été créé ainsi qu’un bâtiment commercial et un autre pour les agents pour leur prise de service », indique Maxime Assier de Pompignan, de la SNCF Réseau. À terme, 18 bus pourront être accueillis dans cette nouvelle gare. Mais le gros des travaux est, à n’en pas douter, la pose de la passerelle permettant une meilleure accessibilité aux quais pour les personnes à mobilité réduite (PMR). Si cette dernière dessert les quais, elle relie également le plateau des poètes au canal du Midi, avec la création d’un second parvis. « Cela va permettre l’émergence d’une nouvelle polarité dans la ville  », soutient Chantal Mauchet, préfète de l’Hérault, saluant « une œuvre historique de rénovation et de transformation de cette vieille dame âgée de 165 ans  ».

    La LGV en ligne de mire

    À côté de ce nouveau parvis, un parking de 320 places pour les voitures, 78 pour les vélos et 25 pour les motos a été créé en lieu et place des anciennes Halles Sernam, utilisées auparavant pour le fret. « Un des objectifs de ce chantier était d’intégrer le PEM dans son environnement. La gare devient un objet du mobilier urbain. Ce pari est réussi à Béziers », reprend Hillaire Hautem. En effet, la gare n’a plus grand-chose à voir avec la bâtisse de novembre 2023. « Cette réalisation permet de concilier technicité et beauté. Béziers est magnifiée », observe Carole Delga, présidente PS de la Région Occitanie. Fer de lance de la collectivité socialiste, le train, outre son plébiscite chez les Occitans, est également loué pour sa faible empreinte environnementale. « Le rail a une place importante dans l’avenir car il permet d’avoir des transports décarbonés. Grâce à la science, on va développer des trains avec un impact environnemental moindre. Nous allons tester les trains à hydrogène à la fin de l’année. Le train hybride est une nécessité, la totalité du réseau ferroviaire n’est pas électrifiée », poursuit Carole Delga.

    L’inauguration de ce PEM marque également une étape dans la mise en service de la future LGV Montpellier-Perpignan (LNMP), la nouvelle gare étant dimensionnée pour accueillir des TGV. « La LGV est indispensable pour les trains du quotidien. La ligne la plus saturée de France est celle reliant Nîmes à Narbonne. Donc on doit développer l’offre voyageurs mais aussi le fret. Car quand on voit le chapelet de camions sur les routes, c’est dangereux, polluant et ça coûte », fait valoir la présidente de Région. Cela permettrait aussi d’assurer une continuité de grande vitesse jusqu’à Barcelone, la péninsule ibérique étant déjà équipée en ce sens.

    Voilà qui soulève l’épineuse question d’une seconde gare dans le Biterrois pour desservir la LGV, dont certains, à l’instar du maire d’extrême droite de Béziers Robert Ménard, souhaitent l’implantation à Villeneuve-lès-Béziers. « Les gares sont une question complexe. On doit travailler ensemble sur ce sujet et avec l’expertise de la SNCF. Car il faut garder à l’esprit, avec la prochaine ouverture à la concurrence, que ce n’est pas parce qu’il y a une gare que les trains vont s’arrêter  », insiste Carole Delga. La présidente socialiste doit rencontrer prochainement les édiles biterrois et narbonnais à ce sujet.

  • Une unité mobile de production d’eau réutilisable testée dans la métropole

    Une unité mobile de production d’eau réutilisable testée dans la métropole

    Comment limiter les prélèvements d’eau douce naturelle grâce à l’utilisation d’eau recyclée multi-usage ? C’est la question à laquelle s’attelle le projet « Life Rewa », porté par la Régie des eaux de la Métropole de Montpellier en partenariat avec l’Université de Montpellier-Institut européen des membranes et DV2E, un bureau d’étude spécialisé dans la réutilisation des eaux usées traitées.

    Financé par l’Europe suite à un appel à projets victorieux mais aussi par la Région Occitanie et l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée et Corse, ce projet précurseur en France a pour objectif de mettre à disposition une nouvelle ressource : de l’eau recyclée produite à partir d’eaux usées traitées par les stations d’épuration. Avec ses treize stations, la métropole montpelliéraine rejette environ 32 millions de mètres cubes d’eaux usées traitées chaque année dans la mer et les cours d’eau, dont seul 0,01% sont actuellement réutilisés…

    La collectivité a donc eu l’idée de construire une unité mobile produisant de l’eau recyclée de différentes qualités, adaptée à une grande diversité d’usages : nettoyage des espaces publics, hydrocurage des réseaux, lutte contre les incendies, arrosage des espaces verts ou encore irrigation agricole. « Dans un container transporté sur un camion, la société Chemdoc Water Technologies a conçu un dispositif de traitement qui permet de prendre les eaux usées en sortie de station d’épuration et de les traiter à un niveau plus poussé », explique Laurence Burgaud, directrice adjointe à la Régie des eaux de la Métropole de Montpellier.

    Objectif : 110 000 m3 d’eau produits sur un an

    « Ce container contient un ensemble de technologies embarquées qui sont des technologies de membranes, d’osmose, de désinfection… complémentaires au traitement existant dans les stations d’épuration et qui permettent de faire plusieurs qualités d’eau », poursuit-elle. Cette eau est ensuite stockée dans des bâches afin d’être réutilisée pour des usages ciblés. « Une qualité A ou A+ pourra être utilisée pour le nettoyage des rues et la défense incendie. Une eau de qualité B, un peu moins bonne, pourra servir pour des espaces verts », illustre Laurence Burgaud. Les agriculteurs pourront eux aussi bénéficier de cette eau, dans le cadre d’une convention d’usage signée avec la collectivité.

    5 stations d’épuration de la métropole ont été choisies pour tester ce dispositif : Lattes, Fabrègues, Cournonterral, Villeneuve-lès-Maguelone et Saint-Georges-d’Orques. Des bornes spécifiques y ont été installées, permettant aux bénéficiaires (services communaux, pompiers, agriculteurs…) de se connecter avec un badge et de remplir leur camion-citerne. La collectivité s’est fixé l’objectif de produire 110 000 m³ sur un an. Mais pour l’heure, le dispositif est encore en phase de rodage. « On a eu énormément de mal -2 ans- à avoir les autorisations administratives de la préfecture nous autorisant à utiliser cette eau. On nous a imposés 6 mois d’essai sans distribution, afin de s’assurer que la qualité de l’eau sera au rendez-vous et ne générera aucun risque pour les utilisateurs. La distribution commencera donc à la fin de l’année », indique la directrice adjointe de la Régie des eaux.

    Au terme de l’expérimentation, prévue pour durer deux ans (jusqu’à fin 2028), le dispositif ne pourra être pérennisé que sur deux stations. En effet, « l’eau qui sort des stations d’épuration sert au soutien d’étiage des cours d’eau en été et aujourd’hui, la doctrine départementale est de dire que les rivières ont besoin de cette eau. L’objectif est donc de ne pas la détourner pour des usages quels qu’ils soient. Ce dispositif ne pourra donc être maintenu que sur des stations littorales, où l’eau est rejetée dans la mer, à savoir Villeneuve-lès-Maguelone et Maera », explique Laurence Burgaud. Ce projet « alimentera également des publications de la recherche et développement et permettra une amélioration de la connaissance sur les effets du stockage sur la qualité de l’eau réutilisable ».

  • Nîmes : la SNCF utilise l’eau usée pour ses travaux

    Nîmes : la SNCF utilise l’eau usée pour ses travaux

    Sur les chantiers ferroviaires aussi, l’eau devient une question politique. À Nîmes, SNCF Réseau teste une solution encore rare dans le monde industriel : utiliser des eaux usées traitées pour ses travaux. Non pas pour faire boire les machines, mais pour rabattre les poussières, asperger les voies, limiter l’exposition des agents aux particules et maintenir la visibilité quand les engins brassent le ballast. L’idée, résume Marc-Axel Burette, responsable du groupe génie civil au sein du pôle d’ingénierie de SNCF Réseau à Montpellier, est de « faire le lien entre les stations d’épuration qui produisent une eau non potable mais de bonne qualité, et les chantiers ».

    Plutôt que de puiser dans le réseau d’eau potable ou dans les forages, l’expérimentation capte donc une ressource déjà disponible à la sortie des stations d’épuration. À l’été 2025, pendant six semaines, près de 500 m³ d’eau ont été acheminés depuis la station d’épuration de Nîmes jusqu’à la base travaux de SNCF Réseau. Une fois sur place, l’eau passe par un conteneur de traitement conçu par InovaYa, avec filtration et désinfection, avant d’être stockée dans des citernes violettes, couleur conventionnelle de la Reut.

    Une réserve contre la sécheresse

    Pour SNCF Réseau, l’enjeu n’est pas seulement écologique. Il est aussi très concret. En période de sécheresse, les restrictions d’usage de l’eau peuvent mettre un chantier à l’arrêt. Or, sur une opération ferroviaire lourde, une séance perdue peut coûter jusqu’à 1 million d’euros en immobilisation. Même plus chère que l’eau du robinet, l’eau réutilisée devient alors une assurance contre la panne sèche. « Si nous arrivons à sauver ne serait-ce qu’une semaine de travaux, le système peut être rentabilisé pendant des années », estime Marc-Axel Burette.

    L’étape décisive est prévue pour l’été 2026, toujours à Nîmes, avec un chantier de remplacement de voies par suite rapide. L’opération doit se poursuivre en 2027, avant une descente du train-usine vers les Pyrénées-Orientales en 2028.

    Reste un frein de taille : la réglementation. Pour l’heure, chaque usage nécessite des autorisations longues et coûteuses. Car derrière les rails nîmois se dessine un immense gisement : celui des milliards de mètres cubes rejetés chaque année par les stations d’épuration, encore trop peu réutilisés.

  • [Parole de maire] Philippe Armengol : « On est un petit village mais on a de grosses ambitions »

    [Parole de maire] Philippe Armengol : « On est un petit village mais on a de grosses ambitions »

    C’est le rendez-vous du lundi deux fois par mois dans La Marseillaise. Aujourd’hui Philippe Armengol, maire (DVG) de Velleron (84).

    En interrogeant sans concession les premiers magistrats des communes de Provence et des Alpes, sur les chantiers, leurs décisions, leurs perspectives, La Marseillaise met en lumière la vie des communes, cellule de base de la République.

    La Marseillaise : Vous avez été réélu pour un second mandat, sans liste concurrente en face contre 4 en 2020. Le signe d’avoir bien travaillé ou d’un manque
    de vitalité démocratique ?

    Philippe Armengol : On est modeste avec mon équipe mais le travail, la proximité aussi, le fait qu’on explique nos choix, qui ne sont pas toujours majoritairement validés par la population, font qu’ils deviennent plus acceptés. Notre projet sur le mandat précédent était de s’adresser à tout le monde, des plus jeunes jusqu’aux seniors. C’est ce qu’on a fait. Tout en s’occupant autant des enjeux économiques, sociaux et environnementaux. J’englobe aussi dans cette réussite nos agents [une quarantaine] qu’on a remis au centre de l’échiquier.

    Quels vont être vos projets majeurs du mandat ?

    P.A. : On a des gros gros chantiers en cours. Comme sur la voirie, chemin des Gypières en entrée de village, à 1,6 million d’euros. On va aussi enfin régler un gros point noir de sécurité routière en créant un giratoire sur la D938, celle qui fait Cavaillon-Monteux. Depuis 20 ans, il y a un carrefour très accidentogène. On a réussi à trouver un compromis avec le Département et le Grand Avignon, il sera créé cette année. Un autre gros chantier en cours, celui de la rénovation énergétique totale de l’école qui doit se terminer en septembre. Donc plusieurs gros projets à cheval sur les deux mandats se concrétisent dont on va bénéficier sur les années à venir. Côté école, on est repassé en régie municipale pour la cantine en janvier dernier. C’est un projet très vertueux économiquement, écologiquement et socialement. C’est parfait pour le maintien de l’agriculture locale, pour le choix de la traçabilité. On tient à la cohésion sociale aussi, on a un centre de jeunesse qui propose des activités superbes mais on veut travailler aussi avec les seniors. Sur la mobilité douce, le but est de faciliter l’accès de tous les gens en toute sécurité, quel que soit le quartier où ils vivent, au village ou à la colline. La végétalisation, les îlots de fraîcheur, on continue d’y travailler. Rayon attractivité économique, nous avons un marché agricole de producteurs exceptionnel. C’est le seul de la région ouvert tous les jours d’avril à octobre, sauf le dimanche, et qui accueille plus de 70 producteurs. On souhaite maintenir ce niveau d’exigence. C’est un lieu de vie, de rencontre sociale, ça fédère, ça fait de la fraternité, et c’est ce qu’on veut pour le village.

    Vous insistez sur le volet écologique, cela rejoint aussi votre délégation de vice-président au Grand Avignon

    P.A. : Oui, j’ai conservé le volet environnement, climat, biodiversité. On a déjà fait beaucoup mais il y a encore de gros enjeux. À Velleron, nous avons commencé à être producteur d’énergie. On a installé des panneaux solaires sur les vestiaires du stade pour réaliser de l’autoconsommation patrimoniale. Tout ce qu’on va produire, sert à diminuer la facture de l’énergie consommée dans les bâtiments municipaux. Nous avons comme volonté aussi d’installer d’autres panneaux photovoltaïques pour une consommation collective en impliquant les citoyens. C’est un projet commun, qui encore une fois, unit et crée une solidarité. En toute modestie, on est un village qui a pris une autre dimension, par notre rayonnement et notre façon de faire. On est un petit village mais on a de grosses ambitions. Je pense que lundi dernier en a été le témoignage. On a organisé une marche blanche pour Lyhanna. Il y a eu des centaines de personnes venues de Cavaillon, de Pernes, de L’Isle-sur-la-Sorgue, de Saint-Rémy, parce qu’elles savent qu’on a une sincérité dans nos démarches.

    Il y a aussi deux dossiers importants en suspens à Velleron : le projet d’urbanisation de la Grande Bastide et l’ex-hôtel Zoom désaffecté, temple de l’urbex.

    P.A. : Pour Zoom, il y avait un projet de nouveau complexe hôtelier qu’on avait validé. Mais le propriétaire privé ne donne plus de nouvelles, c’est dommage. Sur la Grande Bastide [projet de lotissement de 200 logements sur un terrain de 7 hectares, combattu par la Ville et l’État avec plusieurs manifestations], ça reste aussi un sujet fédérateur dans le village. En décembre 2024, le tribunal administratif a donné raison à l’aménageur mais qui n’a rien entrepris depuis. Nous soutenons l’État dans sa démarche auprès de la cour d’appel de Toulouse mais nous ne savons pas quand cela sera audiencé. J’ai rencontré, en décembre, le ministre de la Transition écologique Mathieu Lefèvre, on a des échanges réguliers depuis. Je viens de recevoir le mémoire en appel de l’État. Le projet met très clairement en péril la commune.

    Quelle satisfaction avez-vous dans votre mandat, au vu des nombreuses contraintes économiques et des critiques faciles ?

    P.A. : Il ne faut pas se leurrer, c’est complexe. Mais pour autant, il y a tellement d’enjeux et de valeurs qu’on veut faire perdurer, comme la solidarité, la tolérance, l’humanisme, la transition écologique, qu’on se doit de les maintenir dans le village. Être élu de nos jours, c’est compliqué, mais on a la fierté à défendre ces valeurs, comme devant le ministre. Il peut y avoir des moments de découragement, mais jamais au point d’abandonner. Le fait d’être en équipe, avec des agents super, cela maintient. J’évacue beaucoup par le sport [il pratique des trails ultra longue distance, jusqu’à 170 km]. C’est vraiment une soupape indispensable dans mon équilibre. J’en dresse des parallèles avec le rôle de maire : un ultra-trail, c’est la gestion sur la durée, on ne doit pas descendre trop bas, ni aller trop haut dans l’euphorie. Tout comme quand on est maire avec un objectif et des projets. J’ai aussi souhaité garder mon activité professionnelle, même un jour par semaine comme professeur des écoles aux Amandiers à Carpentras. C’est une façon de garder un pied dans le réel. Quand on parle de pouvoir d’achat en tant qu’élu, je le vois avec mes parents d’élèves.

    Les élections sénatoriales approchent aussi. Allez-vous prendre parti ?

    P.A. : Je suis en réflexion, c’est un sujet que je suis de près mais ma priorité c’est le village. Les deux sénateurs sortants qui se représentent [Jean-Baptiste Blanc, LR, et Lucien Stanzione, PS] ont fait le job. L’idée serait que les deux puissent être réélus.