Author: tecnavia

  • Le 1er-Mai, l’intersyndicale battra le pavé contre la précarité

    Le 1er-Mai, l’intersyndicale battra le pavé contre la précarité

    Hausse drastique des carburants et du coût de la vie, précarité des salariés, des étudiants et des retraités, texte de loi permettant de travailler le 1er-Mai à l’Assemblée… C’est dans ce contexte, que l’union locale CGT, la FSU et l’Union étudiante défileront sous une même banderole, le vendredi 1er mai, journée des droits des travailleurs. Le cortège s’élancera dès 10h30, depuis la Rotonde, vers la place de l’Hôtel de Ville. « Le gouvernement a attaqué les travailleurs et futurs travailleurs en enfonçant la carte de la précarité, c’est une chose qui n’est pas supportable pour les étudiants, pose Mathis Ruiz, étudiant en droit et militant de l’Union étudiante Aix. (…) Nous avons mené une enquête précarité étudiante : plus de 40% étudiants sont contraints de travailler. Les étudiants se mobilisent fermement et ne veulent pas non plus travailler le premier mai. » Toujours sur le volet précarité, avec une hausse des prix du carburant, l’Union étudiante dit « s’aligner sur la question du blocage des prix » défendue par la CGT (notre édition de mercredi), et défend la politique d’une gratuité des transports en commun. « Il faut une justice sociale, une justice fiscale, mais le mot d’ordre derrière c’est : refinancer nos services publics, martèle Younès Dusfrenes, porte-parole de l’Union étudiante Aix. Sur la question étudiante, on ne parle pas de n’importe quoi, on parle de travailleurs en formation. Vous les mettez dans une situation précaire catastrophique, vous avez un étudiant sur trois qui ne mange pas à sa faim, et vous leur promettez quoi : un emploi précaire derrière ? »

    Baisse de moyens

    Pour lutter contre cette précarité spécifique, l’Union étudiante milite pour un revenu étudiant mensuel. L’organisation locale va jusqu’à revendiquer un revenu cotisable. S’aligne à ces revendications la hausse des prix du carburant, conséquence du conflit en cours au Moyen-Orient. Face à cette hausse, les syndicats s’accordent pour revendiquer le dégel et une revalorisation du point d’indice, une indexation des salaires sur l’inflation, l’augmentation pour tous des salaires. « Le ministre nous invite à faire plus de télétravail. C’est stupide, comment les profs, PE, AESH peuvent-ils faire du télétravail ? interpelle Céline Peccini, représentante départementale du FSU-SNUipp 13. Du côté de la fonction publique, on connaît une augmentation du nombre de fermeture de postes rien que sur Aix cela se traduit par une quinzaine de fermetures de classes avec comme prétexte la chute de la natalité. On aurait pu partir d’un principe qu’à moyen égal on pouvait améliorer les conditions de travail des enseignants, les conditions d’apprentissage des élèves. La situation touche les usagers et les conditions de travail des salariés de l’éducation nationale. »

    Remise en cause

    des droits des salariés

    Hors dans le contexte national et international actuel, les droits fondamentaux des travailleurs est sérieusement remis en question. Entre autres, « l’égalité salariale entre les hommes et les femmes. On n’en parle pas assez. Moins dans la fonction publique, mais dès le 20 novembre, les femmes, à qualifications égales, travaillent gratuitement, contre leurs collègues masculins. Ces cotisations manquent à la sécurité sociale, souligne François Canu, secrétaire de l’union locale CGT. Et « le fond, c’est la répartition des richesses. C’est une base : sans les salariés, il n’y a pas de richesse produite ». Une autre zone grise soulevée par les syndicats, « l’atteinte aux droits syndicaux ». « Elle est mesquine, puisqu’elle n’est pas officiellement annoncée mais on a de plus en plus de refus pour toutes nos demandes d’absence pour raison syndicale. L’épisode 1erMai en danger n’en est que le reflet », estime Céline Peccini.

  • Autonomie de la Corse : une étape annoncée, des questions entières

    Autonomie de la Corse : une étape annoncée, des questions entières

    Après des mois d’attente, de reports et d’incertitudes, ce calendrier redonne de la visibilité à un processus engagé depuis plusieurs années. L’objectif affiché est clair : inscrire la Corse dans la Constitution comme territoire à statut particulier, ouvrant la voie à une forme d’autonomie institutionnelle.

    Mais une révision constitutionnelle suppose un parcours exigeant : adoption à l’Assemblée nationale, puis au Sénat, avant une validation par le Congrès à une majorité qualifiée. Le chemin reste donc étroit, d’autant que les débats s’annoncent vifs. Derrière le mot « autonomie », les visions divergent : reconnaissance du peuple corse, pouvoirs des institutions locales, capacité d’adapter certaines règles aux réalités de l’île… autant de points qui restent ouverts.

    Quelle sera la portée réelle de la réforme ?

    Dans ce contexte, l’annonce d’un examen parlementaire constitue une étape importante mais encore fragile.

    L’enjeu est désormais de savoir quelle sera la portée réelle de cette réforme. Car une autonomie sans leviers d’action concrets risquerait de rester essentiellement symbolique, sans répondre pleinement aux attentes exprimées depuis des années.

    L’examen du texte à la fin du mois de mai ouvre ainsi une séquence importante dont les débats et l’issue permettront de mesurer concrètement la direction prise pour l’évolution institutionnelle de l’île.

    Et au-delà du cas corse, ce débat interroge plus largement la capacité de la République à prendre en compte ses diversités territoriales tout en préservant son cadre commun. L’île se retrouvant, une nouvelle fois, au cœur de cette réflexion.

  • Le Printival enchante Pézenas

    Le Printival enchante Pézenas

    Concerts de jour ou de soirée, spectacles jeune public, vitrines artistiques… Durant 4 jours, du 22 au 25 avril, Pézenas va vivre au rythme bouillonnant du Printival. Créé en 2000 par Jackie Lapointe, le fils de Boby, et Sam Olivier, ce festival dédié à la chanson francophone, aujourd’hui piloté par la petite-fille du célèbre chanteur à la marinière, a conservé son esprit d’ouverture, d’éclectisme et de fantaisie. La recette d’un succès qui ne se dément pas, puisque la manifestation attire quelque 7 000 participants chaque année.

    Du solo intimiste à la transe collective, de la pop électro à la chanson engagée, la diversité est au rendez-vous de cette nouvelle édition qui propose, c’est une nouveauté, des pass festival 2 jours (50€ – 6 artistes) et 3 jours (75€- 9 artistes) permettant de composer un parcours à la carte.

    4 grandes soirées concert

    Comme chaque année, quatre grandes soirées ponctueront le festival. C’est la pop de Zaza Fournier qui ouvrira le bal mercredi 22 avril à 20h30 avec son nouveau spectacle « Fièvre humaine », dans lequel « elle raconte son parcours de femme  », décrit Dany Lapointe. Elle sera précédée du « parcours chanson » : 9 artistes sélectionnés sur un appel à candidatures présenteront des chansons qu’ils auront écrites et composées collectivement au terme de 6 jours de collaboration.

    Jeudi 23 avril à 21h, le Montpelliérain Dimoné dévoilera son nouveau spectacle en trio accompagné de Jean-Christophe Sirven et Alban Barate, avant de laisser la place à David Walters qui tisse, entre beats électroniques et folk acoustique, un univers métissé où s’entrelacent ses racines afro-caribéennes et ses inspirations modernes.

    Vendredi 24 avril à 21h, soirée féminine avec Alma Rechtman, « dont les textes sont des poèmes écorchés, des confidences, parfois des coups de griffes », qui assurera la première partie de Mathilde, « une artiste à la voix magnifique qui a fait The Voice en 2015, qui vient du chant lyrique et qui est très engagée dans les luttes féministes », présente Dany Lapointe.

    Samedi 25 avril à 21h, enfin, bouquet final avec le groupe montpelliérain Full Tükan, qui fait se croiser la techno et les sonorités latines, suivi de Vaudou game, « du funk dansant qui emmène dans une sorte de transe collective et joyeuse. »

    Mais le festival battra également son plein en journée, avec des concerts à midi (gratuits) puis à 19h, des spectacles jeune public ou encore des vitrines artistiques*.

    Enfin, moment emblématique du Printival à ne pas rater  : le fameux « concours de marinières » (samedi 25 avril à 17h) en hommage à Boby Lapointe, qui a réuni 3 400 personnes sur le cours Jean Jaurès l’an dernier !

    * Infos et billetterie : printivalbobylapointe.com

  • Benoît Payan alerte sur le risque de tutelle pour la Métropole

    Benoît Payan alerte sur le risque de tutelle pour la Métropole

    Sous les ors de la République, Emmanuel Macron pouvait bien promettre aux quelque 500 maires conviés à la suite de la séquence des municipales, « vous m’aurez toujours à vos côtés ». À l’Élysée ce jeudi soir, le président de la République leur a beaucoup parlé de simplification, « qui va nous permettre d’aller plus vite sur le terrain », de décentralisation aussi, « avec des idées en matière de logement en particulier, assez radicales », pour les prochaines semaines, et surtout d’indépendance stratégique. Et à peine des coupes imposées par l’État dans les budgets que doivent adopter toutes ces municipalités, n’évoquant que du bout des lèvres le fait « qu’on est dans une période plus difficile budgétairement ».

    Le sujet a pourtant été mis sous le feu des projecteurs ce jeudi, dans la deuxième Métropole du pays, l’une des plus impactées par les réductions des dotations de l’État. « À ce jour, il faut que nous trouvions 123 millions d’euros d’ici au 28 avril pour boucler le budget pour 2026 », alertait le vice-président (LR) délégué aux finances David Ytier (notre édition du 17/04). « Il faut que l’État prenne aussi ses responsabilités et nous aide », insistait auprès de la presse le président (LR) du conseil métropolitain, Nicolas Isnard. « Nous allons faire remonter ce mécontentement et nous avons déjà commencé », poursuivait-il, incluant l’ensemble des maires de l’hémicycle. « Le premier d’entre eux Benoît Payan est aussi à la manœuvre », glissait-il.

    La menace d’une fronde

    Absent de l’hémicycle métropolitain jeudi après-midi, le maire de Marseille faisait en effet partie de la dizaine de maires provençaux conviés à l’Élysée. Un déplacement « pour parler de Marseille, de la préoccupation des maires vis-à-vis du pouvoir d’achat et du budget », confiait son entourage. Après le long discours du président de la République, les deux hommes ont ainsi parlé de la nouvelle donne métropolitaine, placée sous le signe de l’entente et de l’espoir de pouvoir accélérer les nouveaux projets. Et de sa situation financière, de la difficulté à boucler son budget, des leviers pour y arriver tant dans les investissements à réaliser que pour subvenir à son fonctionnement. « La possibilité d’une tutelle a été abordée », reconnaît-on dans les couloirs de l’hôtel de ville. Benoît Payan l’a rappelé dès ce vendredi, sur les ondes de France info. « C’est non seulement un risque, mais un problème : si la deuxième Métropole de France était mise sous tutelle, il y aurait des conséquences en cascade, répondait le maire, indiquant qu’il avait averti l’État. Cela pourrait déclencher une forme de fronde des élus locaux. » En cas de refus de l’hémicycle métropolitain de voter le budget, le préfet serait contraint de prendre la main pour exécuter ses compétences obligatoires, expliquait-il. « Mais par exemple, les investissements, l’aide aux associations, les questions hors des compétences classiques vont être découpées. » Surtout, l’exemple d’un tel refus de voter le budget pourrait inspirer d’autres collectivités territoriales. « Ça commence chez moi, ce n’est pas un territoire anodin », appuyait Benoît Payan.

  • Le jeu pour comprendre les enjeux méditerranéens

    Le jeu pour comprendre les enjeux méditerranéens

    Sous la tente de la Métropole, à quelques mètres de l’entrée du salon des Nauticales sur le nouveau port à La Ciotat, une dizaine de modules en bois semblent attirer les plus jeunes. Organisée par l’association des Petits débrouillards, cette exposition interactive vise à expliquer aux plus jeunes, et aux moins jeunes, les différents enjeux autour de la mer Méditerranée.

    Douze ans et plus

    Le numérique, la biodiversité, les migrations, l’usage de la mer, les aires marines protégées… les thématiques abordées sur les différentes activités sont très diverses. Ce samedi et ce dimanche, des animations sous la forme de l’émission de vulgarisation scientifique C’est pas sorcier, seront également organisées en plus de l’exposition pendant toute la journée.

    Avec ces 12 panneaux en bois, l’exposition permet aux enfants d’appréhender par le jeu les divers enjeux autour de la mer Méditerranée. « Le but c’est que les enfants, à partir de 12 ans, ou un peu avant s’ils sont aidés, puissent faire les jeux en semi-autonomie et que cela leur apporte des réponses à leur questionnement », explique Nina Farge, médiatrice scientifique de l’association. L’un des panneaux permet par exemple de comprendre comment l’on peut récupérer et analyser les données en mer, avec un jeu de cartes.

    L’exposition, conçue en partenariat avec l’institut de recherche pour le développement a été réalisée par la branche régionale de l’association des Petits débrouillards. Une table des curiosités a également été montée par l’association pour permettre aux badauds de découvrir la diversité d’espèces maritimes, en Méditerranée et ailleurs.

    Exposition scientifique

    « Même si certains panneaux traitent de problématiques plus générales, la plupart traitent des sujets spécifiques à la Méditerranée, précise la médiatrice. On a tout voulu faire en interne, avec l’appui de chercheurs. Car on a toujours un conseil scientifique et on s’épaule aussi de nos partenaires de la recherche. » C’est la quatrième fois que l’association présente cette exposition, depuis sa création il y a un an et demi.

    Une façon ludique de faire comprendre aux enfants l’importance de cette mer pour le territoire, mais également sa fragilité et le besoin de la protéger.

    Billet pour le salon : lesnauticales.fr

    9 euros plein tarif, gratuit pour les moins de 12 ans

  • Bastien Grasshoff est passé pro au Mans

    Bastien Grasshoff est passé pro au Mans

    Dans la lignée des Kylian Michée, Maxime Galin, Ladji Kanté ou encore Ilias Kamardine, pour ne citer qu’eux, Bastien Grasshoff fait à son tour le saut dans la cour des grands. L’arrière marseillais de 18 ans, formé au Smuc Basket en compagnie de son grand frère Loïs, champion du monde U18 de basket 3×3 en 2022, a signé au début du mois d’avril son premier contrat professionnel avec Le Mans Sarthe Basket, club de Betclic Elite qu’il a rejoint en 2022.

    « Il a prouvé qu’il était quelqu’un de professionnel dans le comportement, dans le quotidien de l’entraînement, dans les habitudes de travail, dans le travail individuel et dans sa concentration à l’entraînement. Petit à petit, il a su montrer qu’il avait les capacités pour jouer avec nous », développe Guillaume Vizade, entraîneur principal du Mans, en décrivant le benjamin de la famille Grasshoff comme « un garçon intelligent, mature et doté d’une palette offensive assez large ». Ce qui lui a permis de rapidement gravir les échelons au sein du club sarthois. Jusqu’à même gagner sa place dans le cinq majeur durant l’hiver.

    Pépite de la génération dorée

    Né en 2007, comme Dylan Hernandez et Loric Imbert, Bastien Grasshoff fait partie de la génération dorée du Smuc Basket. « C’est quelqu’un qui n’a jamais eu peur de rien », lance Carlos Cardoso, co-président du club universitaire, en se souvenant du jeune arrière comme un « casse-cou dans le bon sens du terme ». « Le Mans a réalisé un vrai projet autour de lui et il s’est donné les moyens de réussir », souligne le dirigeant marseillais.

  • Le député marseillais Hendrik Davi au chevet des Alpins

    Le député marseillais Hendrik Davi au chevet des Alpins

    Hendrik Davi, député de l’Après (Alliance pour une République écologique et sociale), parti prônant l’union de la gauche, est venu spécialement de Paris ce vendredi pour une petite tournée gapençaise à l’invitation du responsable local du mouvement, Laurent Eyraud-Chaume. Il a rencontré une dizaine de sympathisants et de curieux, venus échanger avec lui devant l’hôpital de Gap. Membre de la commission des affaires sociales à l’Assemblée nationale, le député de Marseille est le chef de file du groupe écologiste sur les travaux liés au financement de la Sécurité sociale.

    Soucieux dit-il « de partir des problématiques de terrain pour les faire remonter à l’échelle nationale », le député a donc participé à une discussion collective dont le thème était centré autour du système de santé public, de sa crise et de comment le (re) créer, en France et dans les Alpes du Sud. « C’est une question importante à Gap, même si ce n’est pas un désert médical à proprement parler puisque le territoire est très bien doté en professionnels de santé, a-t-il expliqué en préambule, mais ils sont très inégalement répartis sur un territoire enclavé où les temps de déplacements sont très fortement rallongés. »

    Préserver les centres

    de santé en milieu rural

    Parmi les problématiques rencontrées sur le territoire, Jean-Claude Eyraud, président de l’Union départementale de l’économie sociale et solidaire (Udess) 05, a évoqué les centres de santé, souvent l’unique accès au soin dans les communes rurales. « De nombreux centres sont menacés, notamment celui des Alpes-de-Haute-Provence car ils sont déficitaires, a-t-il expliqué. Ancien responsable d’un centre, il explique que ceux-ci sont déficitaires « parce qu’on y reçoit tout le monde, même ceux qui n’ont pas de droit ouvert et qu’on pratique des tarifs bas et qu’on rend des services de soin qui ne sont pas rentables mais essentiels ». Selon lui, sans démarche volontaire de l’État, « on va perdre ces lieux indispensables pour le soin sur les territoires ruraux ». Jean-Claude Eyraud a aussi évoqué la crise des urgences dans les Alpes-de-Haute-Provence, régulièrement fermées la nuit et qui ne sont plus accessible que via un appel obligatoire au 15, « une situation catastrophique qui amène beaucoup de personnes précaires ou isolées à renoncer aux soins », selon lui.

    Face à ce constat, quelles solutions ? Le député de Marseille Hendrik Davi en a cité plusieurs, parmi lesquelles, l’instauration de centres de santé communautaires non lucratifs, où sont regroupés des soignants mais aussi des professionnels du social et financés par une dotation globale, échappant ainsi à la logique de rentabilité. « C’est ce que nous avons implanté dans la cité Kalliste, à Marseille, raconte-t-il. Au début, tout le monde nous a ri au nez. Là où il y a régulièrement des épisodes de violence et de dégradation, personne n’a jamais touché au centre de santé, car c’est là que tout le monde est soigné, pris en charge, ça marche du tonnerre. »

    Face à ces services publics en souffrance, Hendrik David, a aussi appelé à ne pas trop « parler d’achever la bête », au risque d’en précipiter la mort, mais à aussi mettre en lumière ce qui fonctionne pour le préserver et l’améliorer, et notamment la Sécurité sociale, qui reste « un système exceptionnel pour répondre aux besoins des populations et pour sécuriser les parcours de vie ». Après une série de rencontres ce vendredi autour de l’union de la gauche et de la démocratie participative, le député sera samedi à 10h30 à la Nouvelle librairie de Gap pour discuter de son dernier livre, Sciences En résistance – Pour une recherche libre et Émancipatrice.

  • La mémoire en photographies de Mauthausen aux Rotatives

    La mémoire en photographies de Mauthausen aux Rotatives

    Présenter, à l’appui des images, la mémoire de l’horreur. C’est ce que propose l’exposition « La part visible des camps », composée de photographies du camp de concentration nazi de Mauthausen (1938-1945) et installée du 4 au 8 mai dans la salle des Rotatives de La Marseillaise (2e). L’exposition présente « l’ensemble des fonds d’images existants » sur Mauthausen, où furent conduits plus de 200 000 hommes, et quelques milliers de femmes. On y retrouve : des clichés SS, des photos prises, sur les mêmes appareils, par des détenus libérés et enfin celles prises par des libérateurs américains. L’exposition, portée par les Amicales française et espagnole d’anciens déportés de Mauthausen, auxquelles se sont associées les autorités fédérales autrichiennes, compte quelque 500 clichés et circule en Europe depuis 2005. Entrée libre de 10h à 18h.

  • Le Rove recrute trois nouveaux gardes forestiers

    Le Rove recrute trois nouveaux gardes forestiers

    Cette initiative s’inscrit dans le cadre du plan régional « Guerre du Feu », porté par la Région Sud depuis 2018, et fondé sur trois axes majeurs : prévenir, combattre et reconstruire.

    Située au cœur du massif littoral de la Côte Bleue, la commune du Rove bénéficie d’un environnement naturel exceptionnel, protégé par le Conservatoire du littoral et géré par l’Office national des forêts. Un patrimoine fragile, particulièrement exposé aux départs de feu. Les gardes recrutés auront pour mission principale d’assurer la sensibilisation, l’information et la surveillance du public. Ils interviendront notamment pour expliquer les règles d’accès au massif, définies par arrêté préfectoral, en fonction des niveaux d’alerte incendie, des créneaux horaires autorisés et des zones réglementées. Objectif : limiter l’accès aux espaces sensibles et garantir la sécurité des usagers.

    Au contact direct des promeneurs, notamment dans les zones très fréquentées comme les accès au sentier des douaniers, ces agents joueront un rôle pédagogique essentiel pour rappeler les risques liés aux incendies et encourager des comportements responsables. Une présence de terrain indispensable pour préserver durablement les espaces naturels du littoral.

    Les personnes recrutées, âgées d’au moins 18 ans et véhiculées, assisteront à une formation obligatoire du 22 au 26 juin (possibilité d’aménagement). Les candidatures sont à envoyer par mail à l’attention du maire du Rove avant le 15 mai 2026.

    cabinetdumaire@le-rove.fr Modalités et critères sur lerove.fr

  • À Memento, l’archéologie vauclusienne reprend vie

    À Memento, l’archéologie vauclusienne reprend vie

    Finis les deux tréteaux précaires pour examiner un objet, l’étroit escalier en colimaçon ne permettant pas de faire passer des statues ou bien l’espace de lavage qui cohabitait avec la vaisselle des agents. Depuis septembre, les dix archéologues du service départemental ont pris possession d’un nouveau cadre de travail bien plus optimal pour mener à bien leurs missions. Ils ont laissé sans regrets les vétustes locaux de la rue Saint-Charles dans l’intra muros d’Avignon pour le pôle des patrimoines à Agroparc, qui sera inauguré le 28 mai. Celui-ci abrite désormais toutes les collections vauclusiennes (céramiques, lapidaire, mobilier métallique, ossements, objets en bois, mosaïques, etc.), auparavant disséminées sur plusieurs sites.

    « Je n’ai pas l’impression de travailler », se régale Vincent Faure, gestionnaire des collections. Aux côtés notamment d’Emilie Fencke, cheffe de service, il a participé à l’élaboration de l’exposition permanente « Mon trésor », qui sera accessible au public dès le 29 mai et présentera quelques-unes des plus belles pièces du service. « Le patrimoine doit vivre, il était en attente d’être montré, même nous, on redécouvre tous ces objets qui étaient stockés », apprécie Vincent Faure tout en déballant fièrement une timbale et une bague en or, dans un état de conservation remarquable. Des objets trouvés dans ce qui était une tombe d’enfant à Robion et datant de l’époque antique. Des pépites qui feront partie de l’exposition Mon trésor.

    Au-delà du titanesque déménagement des archives départementales du palais des Papes vers Mémento, le pôle des patrimoines abrite donc le service archéologie, créé il y a plus de 40 ans. « Notre mission principale, c’est de l’archéologie préventive, expose Emilie Fencke. Lors de tout chantier, l’État peut prescrire des fouilles. On sonde 10% du terrain pour un premier diagnostic et en fonction ensuite tout le sol est fouillé et archivé. » Un cas assez rare car seulement 10% des chantiers sont sondés et ensuite à peine 1% font l’objet d’une fouille préventive.

    Chaque pièce entrant à Memento fait l’objet d’un cheminement méticuleux : station de tamisage à l’extérieur puis zone de quarantaine ou salle de lavage. Direction ensuite une salle scientifique. « En ce moment on a des sédiments du château des Princes à Orange, avec des restes d’un boulet de canon époque Louis XIV », fait valoir Emilie Fencke. Des objets qui cohabitent avec les trouvailles issues de recherches lors de l’installation de conteneurs enterrés en intra muros d’Avignon. La salle de stockage change aussi de dimensionnement. « On passe d’un dépôt de 450m2 et 2m de haut qui était derrière le parking des Italiens à une réserve de 560m2 et 6m de haut, chiffre la cheffe de service. Soit une capacité de stockage de 590m3. » De quoi voir venir pour les 20 prochaines années.

    « Le patrimoine doit vivre, il était en attente d’être montré »