Author: tecnavia

  • Florence Lépine : « Une première étape contre la précarité menstruelle »

    Florence Lépine : « Une première étape contre la précarité menstruelle »

    La Marseillaise : En quoi cette annonce est une avancée ?

    Florence Lépine : C’est une mesure que l’on attendait depuis longtemps. Elle avait été annoncée, le 6 mars 2023 mais elle avait été reportée de mois en mois… C’est une première étape dans la lutte contre la précarité menstruelle comme un enjeu de santé publique. Après, il y a encore des inconnus sur sa mise en place effective.

    Lesquelles ?

    F.L. : Sur le cahier des charges des protections remboursées d’abord car on est attentives, au sein de l’association, à la composition de ces protections. De plus, le fait que seules les protections réutilisables soient remboursées ce n’est pas adapté à tous les publics. Notamment les femmes qui sont en parcours migratoires ou à la rue, car elles n’ont pas forcément accès à des points d’eau, à des toilettes qui puissent leur permettre de laver et d’utiliser ces protections en toute sécurité. Une coupe menstruelle par exemple, il faut la stériliser avant de l’utiliser.

    Vous souhaiteriez que le remboursement s’élargisse ?

    F.L. : C’est encore un peu tôt. On va déjà attendre d’avoir la mise en œuvre effective et le cahier des charges. Et peut-être élargir au-delà de 26 ans, car les règles s’arrêtent autour de 50 ans en moyenne. Mais cette mesure permet de mettre en lumière le sujet de la précarité menstruelle. Aujourd’hui, en France, environ 4 millions de personnes sont dans cette situation.

    Et en région Paca ?

    F.L. : Nous n’avons pas encore de chiffres, mais il y a une précarité globale qui est assez importante, notamment dans les Bouches-du-Rhône, avec beaucoup de familles monoparentales qui sont directement impactées par cela. Le public étudiant est lui aussi très touché. Une association étudiante avait démontré que l’un des premiers postes de dépense qui sautait pour les étudiantes était celui des protections périodiques.

  • Une Semaine olympique très compétitive à Hyères

    Une Semaine olympique très compétitive à Hyères

    Du 18 au 25 avril, la Semaine olympique française de Hyères réunira les dix classes olympiques.

    Deuxième étape du Sailing Grand Slam après Palma, l’épreuve française s’annonce comme un rendez-vous clé pour les athlètes engagés. Avec 136 inscrits, la flotte des ILCA 7 (dériveur solitaire hommes) s’impose une nouvelle fois comme la plus dense de cette Semaine olympique française. Elle devance les ILCA 6 (83 engagées) et les iQFOiL hommes (66 concurrents).

    Au moins quatre grandes chances de médailles

    Du côté des Françaises, on retrouve la championne du monde Louise Cervera et la Hyéroise Marie Barue chez les ILCA 6. En iQFOiL hommes, tous les regards seront tournés vers le Français Nicolas Goyard, récent vainqueur du Trofeo SAR Princesa Sofia 2026, qui arrive en grande forme. Hélène Noesmoen, 8e du Trofeo SAR Princesa Sofia 2026, fera son retour sur la SOF. Lauriane Nolot, vice-championne olympique et vainqueure à Palma, arrive en grande favorite dans la catégorie Formula Kite. Matisse Pacaud et Lucie de Gennes, troisièmes de la dernière Semaine olympique française, auront à cœur de jouer les premiers rôles en 470.

    Et chez les Nacra 17, Tim Mourniac et Aloïse Retornaz devront se frayer un chemin dans un plateau ultra-relevé, avec les Italiens Ruggero Tita et Caterina Banti, doubles champions olympiques (Tokyo 2020 et Paris 2024) et les Argentins Mateo Majdalani / Eugenia Bosco, médaillés d’argent à Paris 2024 et 2e du Trofeo SAR Princesa Sofia 2026.

  • De Marseille à Berlin pour témoigner

    De Marseille à Berlin pour témoigner

    Gérard Agresti

    Fils de Roger Agresti (1921-2005) déporté rescapé du camp

    « Roger, mon père avait 21 ans. Il est revenu vivant de Sachsenhausen. Il était du convoi du 28 avril depuis Compiègne. Il a fait partie des “marches de la mort” jusqu’au bois de Criwitz avec un petit groupe de Marseillais qui ont cheminé vers l’ouest jusqu’à rencontrer des soldats américains le 2 mai 1945 aux environs de Schwerin. Arrivé gare Saint Charles, un marin lui est tombé dans les bras. C’était mon frère qui a dû lui annoncer que son père était mort. Papa parlait peu de sa déportation car les petits n’ont pas à entendre des choses atroces. Il nous avait écrit son témoignage en 1995. Quand il allait dans les collèges, c’était pour dire ce qu’il avait vécu mais aussi ce qui peut advenir. Après deux guerres mondiales, ce serait terrible si mon père humaniste voyait qu’autant de peuples se font massacrer aujourd’hui en Europe et au Moyen-Orient. »

    Fernand Riberi

    Petit-fils de Francesco Commentale, mort à Sachsenhausen

    « Les jeunes Allemands à qui j’ai raconté le sort tragique de mon grand-père sur lequel l’Histoire s’est acharnée ont posé beaucoup de questions. Le peuple allemand est très investi dans ce travail de mémoire. Ils ont un besoin de rédemption je crois. Ils nous renvoient l’image positive d’une jeunesse qui veut tirer les leçons de l’Histoire. Ces récits tragiques qu’on leur fait découvrir des rafles de Marseille de 1943, c’est une histoire qui leur appartient aujourd’hui. Vu le contexte international des conflits qui éclatent de l’Ukraine, à l’Iran et au Moyen Orient, c’est important. Si vous oubliez l’Histoire, elle ne vous oublie pas. Je leur ai dit à ces jeunes, vous êtes dépositaires aujourd’hui d’une mémoire qu’il vous appartient de transmettre. On espère que parmi eux, certains s’en empareront. On aura alors gagné notre pari. »

    Pascal Luongo

    Avocat qui a rédigé la plainte pour crime contre l’humanité

    « La mission du collectif est de transmettre cette mémoire afin qu’elle résonne au présent, portée par ceux qui l’ont vécu, en la replaçant dans la notion de crime contre l’humanité. Cette page tragique du quartier de Saint-Jean doit être racontée et enseignée comme la rafle du Vél d’Hiv commise six mois plus tôt les 16 et 17 juillet 1942 par les mêmes acteurs. Avec cette plaque, tous ceux qui viendront à Sachsenhausen sauront que 250 Marseillais y sont passés, certains y sont morts, tous victimes d’une action conjointe et concertée des nazis et de l’État français de Vichy. Cette reconnaissance est essentielle dans une période où les héritiers de Pétain, côté français et d’Hitler, côté allemand, retapent à la porte du pouvoir. Il faut transmettre la mémoire entre Marseille et Berlin de ce qu’a produit la collaboration et le nazisme, une page pas bien écrite, en tout cas pas lue et pas retenue. »

    Antoine Mignemi

    Président du collectif Saint-Jean 24 janvier 1943, raflé à 5 ans

    « Je suis un des derniers survivants de la rafle. J’avais 5 ans. J‘ai toujours porté au fond de moi cette tragédie. J’en garde des souvenirs d’enfant. Je revois le visage de ma mère marqué par l’angoisse quand on nous emmène le jour de la rafle. Mon père avait fui Mussolini. Nous étions pauvres mais heureux dans cette Petite Naples. Il y avait beaucoup de solidarité entre les gens. Mon père avait un salon de coiffure au 140 quai du Port. Nous habitions 66 rue Saint-Laurent là où je suis né le 24 novembre 1937 et qui a été rasé en février 1944. Quand on est revenu de Fréjus, ça a été la misère. Mon vécu a toujours été marqué par l’injustice permanente surtout sociale. J’ai des convictions sur la lutte des classes et je sais aussi qu’un pouvoir politique même démocratique peut arriver à imposer des injustices. Heureusement que la plainte pour crime contre l’humanité en 2019 a fait ressurgir cette rafle du 24 janvier 1943. »

  • Mikaël Mergui se prépare à un retour sur la Route du Rhum

    Mikaël Mergui se prépare à un retour sur la Route du Rhum

    Après une première tentative lors de la précédente édition, Mikaël Mergui se lance, à nouveau, dans une des transats les plus exigeantes : la Route du Rhum.

    « C’est pour moi la course mythique, celle que je regardais à la télévision en famille. J’ai déjà eu la chance d’être au départ… Mais c’est une épreuve à part. Avant même de s’élancer, il faut se qualifier, accumuler des milles, mériter sa place », explique-t-il. Mais, avant de prendre le départ, il a mis le cap de son Centrakor vers l’Atlantique, qui sera le champ de jeu des skippers au départ.

    « Gagner sa place à la Route du Rhum est déjà un défi en soi, j’ai tout mis en œuvre pour en être », précise-t-il. Avec le retour à la navigation en solitaire. « Le solo est encore une autre dimension. J’aime le double, j’aime la coopération, me dépasser avec mon co-skipper. Mais là, il faut aussi se battre contre soi-même : le mental, la fatigue, la gestion du sommeil, la nutrition. »

    Néanmoins, s’il sera seul à la barre lorsque l’épreuve se déroulera, c’est un travail d’équipe qui va permettre au Hyérois de décrocher son billet pour la Martinique.

    Un travail d’équipe

    Derrière le marin se cache une formation solide, fidèle et engagée. Son partenaire historique : Centrakor, l’enseigne de décoration, et Hirsch, spécialiste de la sécurité informatique, qui a rejoint l’aventure l’année dernière.

    Deux piliers qui accompagnent l’objectif sportif, humain et ambitieux de Mikaël : « C’est incroyable de voir l’émulation autour de ce projet. Chaque année, c’est une nouvelle histoire que nous tissons, avec toujours plus de personnes embarquées et de nouvelles rencontres. »

    Ce soutien pluriel est sa force lorsqu’il est à la barre : « J’ai toujours autant de plaisir à faire rayonner la course au large, à intervenir chez mes partenaires, faire découvrir ma passion et voir comment une entreprise peut se mobiliser autour d’un projet de cette envergure. »

    Après un hiver à terre, où la saison se joue souvent bien avant les départs. « L’hiver est toujours bien spécial. Tu t’enfermes dans le hangar avec ton bateau, en vase clos. Tu contrôles tout, tu vérifies tout. Tu cherches à gagner en confort, en vitesse, avec des modifications… Chaque détail devient stratégique : optimisation, fiabilité, performance. Rien n’est laissé au hasard. C’est un moment très introspectif », explique Mikaël Mergui.

    Après un mois de mars mis à profit pour remettre en route la machine, avec des premières sorties. « Chaque mille parcouru, chaque réglage, chaque choix technique construit l’objectif final : être prêt pour l’un des rendez-vous les plus mythiques de la course au large, la Route du Rhum. Faire briller les couleurs de la Team Centrakor-Hirsch, porter haut les valeurs du projet, et continuer à faire rayonner la Méditerranée sur toutes les mers. »

    Avec une hâte pour Mikaël Mergui : « Revoir le bateau à l’eau avec son nouveau visuel, ses pavois ajoutés sur les côtés, et deux portes d’entrée. »

    Programme 2026

    – Trin40 (première édition) – départ de La Trinité-sur-Mer

    – Armen Race

    – Normandy Channel Race

    – DREAHM Cup

    – Malouine 40

    Et bien sûr, en ligne de mire : la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, départ le 1er novembre

    depuis Saint-Malo.

  • Un budget de 718 millions pour lancer le mandat à Montpellier

    Un budget de 718 millions pour lancer le mandat à Montpellier

    Mardi 14 avril, le nouveau conseil municipal de Montpellier a adopté (53 voix, 8 LFI contre, 8 abstentions du groupe Altrad), le premier budget de la mandature. Qualifié par le maire Michaël Delafosse (PS) de « responsable, sérieux et volontariste » en dépit d’un « contexte d’incertitudes » sur les recettes fiscales et du « désengagement progressif de l’État » ajoute Julie Frêche (PS), le budget 2026 de la Ville s’élève à 718 millions d’euros (ME). Malgré l’inflation (2,6% attendus en 2026), le « choix fort » a été fait de ne pas augmenter les taux de la taxe foncière bâtie (52,63%), non bâtie (112,71%) et de la taxe d’habitation (22,49%) sur les résidences secondaires.

    Autre double pari ambitieux : celui des « efforts de gestion sans transiger la qualité des services publics ». Dans une ville à la « solvabilité préservée », « chaque euro dépensé doit être utile », prévient Serge Guiseppin, l’adjoint aux finances. Sous réserves d’ajustements, 240 ME doivent être dépensés en investissement et 396 ME pour le fonctionnement (dont 222 ME en dépenses de personnel).

    Des projets déjà contestés

    Sur les 498 ME affectées aux politiques publiques, l’école (nouveaux groupes scolaires), les crèches et l’alimentaire se taillent la part du lion avec 181 ME. 64ME seront consacrés à l’aménagement (foncier, Zac Montpellier Sud, ravalement des façades…), 53 ME à la sécurité (vidéo-protection, lutte contre les tags…), 44 ME à la solidarité (CCAS, Ehpad, tarifs sociaux dans les cantines…), 38 ME au sport (assos, clubs…) et à la culture (Moco, Pavillon Populaire…) ou encore 32 ME à la transition écologique.

    Parmi les projets emblématiques, figure la future cité de l’alimentation (60 ME) qui en 2028 « produira près du marché gare 16 000 repas bio et locaux pour renforcer notre souveraineté alimentaire », détaille Marie Massart. À l’élu d’opposition LFI Antoine Bertrand qui préférerait « la gratuité des cantines » à la tarification sociale (repas dès 50 centimes), l’écologiste répond. « Ce n’est pas comparable aux transports. Le coût serait élevé (100ME) avec un risque de saturation des cantines ».

    L’écolo Stéphane Jouault a vanté le projet (8,3ME) de la « grande boucle piétonne » du futur « poumon vert » du nord (parc Lunaret, Lavalette, Montmaur) et Serge Guiseppin celui de l’Hôtel des Sécurités (17,8 ME) en devenir à Celleneuve. De quoi agacer Livia Jampy (LFI). « C’est open bar pour le tout répression et des miettes pour répondre à la crise sociale ». Attaque contre laquelle Hervé Martin (PCF) dégainera l’« agence municipale du logement ».

    Pas de quoi convaincre Salim Jahwari (pro-Altrad) qui pointe les 468 ME de dette (et 117 ME d’emprunt) ni Nathalie Oziol (LFI). « Ce budget est la mise en œuvre de la feuille de route austéritaire dictée par le gouvernement ». Caricatural pour l’écolo Manu Reynaud qui, face à ce « macronisme fantasmé », invite LFI à « ne pas se tromper de combat ni d’adversaire à la Présidentielle ».

  • La recette des pommes de terre boulangères

    La recette des pommes de terre boulangères

    C’est une recette à fois fondante et réconfortante que vous propose le chef Henri. Les pommes de terre boulangères se rapprochent du gratin dauphinois avec plus de légèreté.

    Un plat réconfortant

    Pour débuter cette recette, épluchez vos oignons, taillez-les, émincez-les puis lancez une compotée en utilisant une casserole. Au fond, nappez d’huile d’olive et déposez vos oignons que vous laisserez cuire à feu doux, en surveillant de temps en temps pour ne pas qu’ils accrochent. Le chef vous conseille d’essayer de couper vos oignons à peu près à taille égale pour une cuisson uniforme. Une fois la compotée lancée, lavez vos pommes de terre, la variété Agria est intéressante dans cette recette pour sa chair ferme. Inutile de les éplucher, mais coupez les deux extrémités au couteau puis faites de fines lamelles à la mandoline pour avoir des tranches identiques et ainsi favoriser la cuisson recherchée, c’est-à-dire fondante.

    Vous pouvez également lancer, en parallèle, un bouillon de poule en mettant dans une casserole des restes de poulet ou de poisson que vous mouillez à hauteur. Si vous n’en avez pas la possibilité, un bouillon Kub dans de l’eau fera l’affaire. L’important étant de ne pas réaliser un bouillon de légumes, car le collagène de la viande ou du poisson sera utile pour la sauce du gratin.

    Un nappage brillant

    Coupez le beurre en petits cubes et effeuillez vos herbes fraîches, évitez de garder les tiges pour ne pas qu’il y ait d’amertume. Réservez le tout.

    Une fois que tous vos éléments sont prêts, déposez en fond de plat la moitié de la compotée d’oignons. Faites ensuite une rosace avec les tranches de pommes de terre en partant de l’extérieur du plat vers l’intérieur. Quand vous arrivez à la fin de la rosace, le chef vous conseille de soulever la première tranche déposée pour y glisser la dernière, afin d’avoir un rendu joli. Assaisonnez avec du sel, du poivre et quelques herbes. Refaites un étage. Mouillez le tout avec le bouillon, à hauteur. Assaisonnez de nouveau, éparpillez les dés de beurre et enfournez à 170° pendant une heure. Bon appétit !

    Pour 2 ou 3 personnes il vous faudra :

    – 3 oignons jaunes
    ou blancs

    – 4 pommes de terre Agria

    – Un bouquet
    de sarriette,
    de marjolaine
    et de thym frais

    – Du bouillon de poule maison ou avec
    un bouillon Kub

    – 10g de beurre

    – De l’huile d’olive

    – Du sel et du poivre

  • Des fermetures de classes toujours sur la sellette à Aix

    Des fermetures de classes toujours sur la sellette à Aix

    La semaine dernière, un collectif de parents d’élèves de l’école maternelle Campra, se mobilisaient, inquiets d’une potentielle fermeture de cet établissement. Le collectif, s’est constitué après avoir appris qu’une des classes fermerait dès la rentrée 2026, inquiets d’une fermeture en 2027. Une information non officielle à ce stade. Sur place, plusieurs élus issus du groupe de gauche Aix Avenir ont participé à la mobilisation, avant d’être rejoints par une délégation de la Ville, dont l’élue en charge de l’éducation. Le 15 avril, faisant suite à cette mobilisation, l’ensemble des élus du groupe d’opposition ont envoyé « un courrier commun au Dasen, avec en copie Madame le Maire, pour exprimer notre incompréhension sur la fermeture de l’école et plus globalement sur la carte scolaire aixoise », indique Clément Frel-Cazenave (ELLV). Le courrier, que nous avons pu consulter, fait part d’une « incompréhension face aux décisions prises pour les écoles d’Aix lors du Conseil départemental de l’éducation nationale (CDEN) du 3 avril » et estime que cette décision n’a « fait l’objet d’aucune concertation préalable avec les élus de la ville ». Toujours selon ces lignes, 12 classes devraient être supprimées sur Aix, « certaines sont le prélude à des fermetures d’école ». Le courrier demande au Dasen « une révision des mesures de fermeture. » « J’ai eu Madame le Maire, il y a eu un travail avec les services (…) les élus de la majorité ont été associés, par l’intermédiaire de la rencontre que j’ai eu avec le maire. On est sur une école ou il y a deux classes aujourd’hui ou il y a 23 élèves à la rentrée prochaine et un IPS des plus élevés du Département (128 et demi). Il n’y a que des moyenne et grande sections à la rentrée prochaine, j’enlève un emploi sur les deux », recontextualise Jean-Yves Bessol, Dasen des Bouches-du-Rhône qui s’est engagé à répondre au courrier.

  • Ces jeunes-là ne sont pas invisibles. Et ils chantent « Bella Ciao ! »

    Ces jeunes-là ne sont pas invisibles. Et ils chantent « Bella Ciao ! »

    En Italie, le 25 avril marque la célébration de la libération du nazisme et du fascisme. La fin d’une dictature, le point de départ de la démocratie. Ce jour-là, il y a quatre-vingt-un ans, furent posés les fondements historiques de la Constitution.

    Cette année, le 25 avril revêt une signification particulière. Car, avec le référendum sur la justice du 23 mars, les Italiens furent, de fait, appelés à défendre les valeurs de la Charte constitutionnelle. Supprimer certaines dispositions aurait porté atteinte à certains des principes fondamentaux du droit qui régit notre démocratie.

    Contre toute attente, 58,9% des Italiens se sont rendus aux urnes. 53% ont rejeté la réforme.

    Mais le revirement spectaculaire ne résidait pas seulement dans la victoire du Non. C’était aussi le fait que 61% des jeunes de 18 à 34 ans aient voté « non ».

    Un chiffre frappant, inattendu, inimaginable. Il a soulevé de nombreuses questions, tant à droite qu’à gauche. Et un coup dur pour Giorgia Meloni et sa coalition. Car ces jeunes qu’elle imaginait hypnotisés par leurs écrans de téléphone portable, donc influençables et soumis, se sont mobilisés pour défendre la liberté.

    Où étaient-ils cachés ? se demandaient Giorgia Meloni et Elly Schlein, secrétaire du Parti démocrate. Sans oublier les analystes de la société italienne qui les imaginaient survivre péniblement, dans leur situation précaire, pour un salaire de misère.

    Pourtant, un signe était là. Lors des grandes manifestations pour Gaza en octobre dernier, qui ont rassemblé deux millions de personnes dans les rues, on a remarqué une forte présence des moins de 30 ans.

    Les jeunes sont donc là. Invisibles en politique, mais présents dans le grand chœur italien qui n’a pas oublié les accents de Bella Ciao !

    « Les jeunes nous ont sauvés ! », ont commenté de nombreux partisans du Non.

    Il s’agit maintenant d’aller de l’avant. D’élaborer des propositions politiques pour reconquérir ces énergies, qui ont prouvé qu’elles étaient loin d’être indifférentes.

    La droite tente de rectifier le tir en revoyant certaines positions qui se sont révélées contre-productives, à commencer par son soutien au trumpisme.

    La gauche commet la grave erreur de se poser la question des candidatures futures, sans saisir pleinement le message qui, grâce à l’appel du syndicaliste Maurizio Landini, est émané de la grande marche pour Gaza, où la jeunesse « invisible » s’est manifestée pour la première fois.

    Dans cette Italie, outragée par Trump, qui insulte même le Pape, et qui paie et paiera le prix de certaines amitiés malheureuses, pouvons-nous renouer avec le débat politique ? Et surtout, nous adresser aux jeunes ?

    Le 25 avril sera une nouvelle occasion cruciale de le comprendre. Ces événements surviennent alors que Giorgia Meloni rencontre Edi Rama, le Premier ministre albanais, pour renforcer la coopération en matière d’immigration et d’infrastructures. Alors que les centres de détention en Albanie demeurent un échec coûteux et illégal, dénoncé par les manifestations et les tribunaux. Alors que le pays, chiffres à l’appui, est englué dans une pauvreté qui touche également la classe moyenne. Alors que les 18% de jeunes ni en études ni en emploi représentent le deuxième taux le plus élevé d’Europe, cela souligne une crise profonde.

    C’est pourquoi le 25 avril ne sera pas seulement le Jour de la Libération. Ce sera aussi un jour de résistance qui, après 81 ans, est nécessaire pour défendre les valeurs de paix et de liberté. Un acte indispensable dans un monde devenu fou, où seuls ces jeunes, privés même du droit de rêver, peuvent nous sauver.

  • Un premier pas vers le grand projet du basket marseillais

    Un premier pas vers le grand projet du basket marseillais

    Pour une fois, les Marseillais n’ont pas besoin de se déplacer jusqu’au Technosport de Luminy pour voir évoluer l’équipe fanion de la section basket du Stade marseillais université club (Smuc). Cette dernière dispute, ce samedi, le premier match de son histoire au Palais des Sports de Marseille, à l’occasion de la 24e journée de Nationale 2 face à l’USO Rognonas. Une délocalisation inédite qui s’inscrit comme la première pierre du grand projet, officiellement présenté le mois dernier, destiné à doter la cité phocéenne d’un grand club.

    « C’est un premier pas, un test et un risque doit montrer le chemin que doit prendre notre projet », souligne Alexandre Fassi, vice-président de la société Marseille Basketball. Cette nouvelle marque va toutefois se baser sur le vécu du Smuc Basket comme point de départ du projet. « La section a toujours fourni un travail de qualité, voire d’excellence, dans la formation des jeunes. Aujourd’hui, on veut se servir de toutes les bonnes forces marseillaises du basket pour permettre aux jeunes attachés à notre ville d’y rester », lance l’entrepreneur local, conscient que les prodiges du territoire, à l’instar de Bastien Grasshoff (voir ci-dessous), s’envolent rapidement vers de nouveaux horizons dans l’espoir de devenir professionnel.

    Bascule entre le monde amateur et professionnel

    En bénéficiant des droits du Smuc, Marseille Basketball débutera son aventure en Nationale 2 la saison prochaine. Avec l’ambition d’arriver dès l’année suivante en Nationale 1. « C’est cette bascule-là qu’il faut savoir bien gérer, et c’est une étape fondamentale. Elle n’est pas simple, on le voit à tous les niveaux, parce qu’il faut aligner les compteurs à tous les niveaux. Au niveau sportif, organisationnel, marketing, économique et de l’image qu’on va renvoyer », détaille Alexandre Fassi, persuadé qu’une ville comme Marseille, et par extension sa métropole, possède trop d’atouts pour ne pas se lancer.

    Si l’objectif, d’un point de vue sportif, est d’atteindre la Betclic Elite d’ici 2031, le projet Marseille Basketball cherche avant tout à réunir le territoire métropolitain autour de la pratique de balle orange. Surtout chez les plus jeunes. « On veut aller à la rencontre des jeunes du 8e arrondissement comme des jeunes des quartiers Nord. Des gamins qui sont à la fac comme ceux qui sont à l’école de la seconde chance », indique le dirigeant phocéen. Ce dernier insiste sur le fait que le projet appartient à tous les Marseillais.

    Cela s’illustre notamment par la campagne de « Socios Capital », où les supporters auront la possibilité de devenir actionnaire du club. Une grande première dans le sport professionnel français dont le lancement opérationnel aura lieu ce samedi au Palais des Sports.

  • Vincent Bouget s’oppose aux 18 fermetures de classes à Nîmes

    Vincent Bouget s’oppose aux 18 fermetures de classes à Nîmes

    Mardi 14 avril, ils étaient encore nombreux, parents, enfants, enseignants, à se mobiliser devant l’école Prosper-Mérimée à Nîmes pour s’opposer à la nouvelle carte scolaire qui prévoit une fermeture de classe dans cette école du quartier de la Croix de Fer. Un cortège s’est ensuite rendu devant les locaux de la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale (Dsden) pour faire entendre le mécontentement.

    Comme partout dans le département ces dernières semaines, de nombreuses mobilisations se sont déroulées à Nîmes pour s’opposer aux 18 fermetures de classe prévues pour la rentrée 2026. S’il a déjà fait part de son opposition à ces fermetures lors d’une réunion le 2 avril avec Christophe Mauny, le directeur académique, Vincent Bouget a cette fois pris la plume pour réaffirmer son « désaccord profond » dans une lettre envoyée au Dasen. Pour le maire communiste, professeur d’histoire-géographie de formation, la baisse des effectifs doit permettre au contraire de baisser le nombre d’élèves par classe plutôt que de faire des économies.

    Lutter contre les inégalités

    « L’éducation, par l’apprentissage des savoirs, est le levier majeur de l’émancipation de notre jeunesse. L’école est également l’écrin d’une sociabilisation apaisée, de l’ouverture à l’autre, et de la confiance en soi. Or, les études, y compris celles de la Chambre régionale des Comptes dont l’objectif principal est la rationalisation des coûts et dépenses au regard des politiques publiques, démontrent que le nombre réduit d’élèves par classe amoindrit considérablement les inégalités et favorise la réussite scolaire de tous les enfants. », écrit-il.

    Une autre mobilisation a été particulièrement suivie à Nîmes : celle de l’école Georges-Bruguier, dans le quartier du Chemin-Bas d’Avignon où une classe de CP sur les cinq que compte l’établissement doit fermer en septembre. Jeudi 9 avril, 100% des enseignants étaient en grève. Avec cette fermeture, les effectifs par classe pourraient passer de 12 aujourd’hui à 15 en septembre. Or cette école possède l’indice de position sociale (IPS) le plus bas de l’académie et a donc des besoins spécifiques.

    C’est d’ailleurs sur ce point qu’insiste aussi Vincent Bouget dans son courrier soulignant que « le département du Gard est l’un des plus pauvres de France, et la ville de Nîmes compte plus de 40 000 personnes vivant sous le seuil de pauvreté ce qui représente près de la moitié des enfants scolarisés ». « L’ambition que nous portons à l’enfance et aux questions d’éducation implique de considérer la réussite comme un projet d’avenir. Et nous ne pouvons imaginer l’appréhender par le seul biais d’une gestion comptable qui s’appuie sur des ratios. Le dédoublement des classes étendu à l’ensemble des niveaux dans l’élémentaire est une des solutions qui répond à cette ambition », conclut le maire de Nîmes qui demande « le maintien de l’ensemble des classes existantes ».