Author: tecnavia

  • Antoine Corso, ce si discret gardien du tableau d’affichage

    Antoine Corso, ce si discret gardien du tableau d’affichage

    Depuis près vingt-six ans, Antoine Corso est une silhouette discrète mais incontournable du Mondial La Marseillaise à pétanque. Assis patiemment dans les tribunes à côté du tableau d’affichage du stade d’honneur, c’est lui qui change manuellement mène après mène, le score de chaque partie qui s’y joue.

    Révolution numérique

    Son histoire avec le Mondial La Marseillaise commence presque par hasard. Une rencontre avec Maurice Caumel, le directeur technique du concours, alors qu’il travaille comme mécanicien dans une concession automobile. « On a discuté, on a sympathisé et il m’a invité à venir au Mondial », raconte simplement Antoine Corso. À l’époque, il découvre un univers qu’il connaît peu. Mais les amitiés se nouent et il finit par proposer son aide dans l’organisation. Très vite, il trouve sa place dans l’équipe des bénévoles.

    « La première fois que je suis arrivé Borély, Maurice m’a demandé si je voulais essayer de marquer les scores. J’ai commencé à courir aux quatre coins du parc pour noter les résultats des parties et les porter à la rédaction du journal. » Avant l’ère du tout numérique, lui posait minutieusement ses notes dans de petits carnets. « Dès qu’une équipe gagnait sa partie, on allait donner immédiatement le score, désormais, c’est fait automatiquement par ordinateur. »

    Antoine bascule alors sur le tableau d’affichage des parties disputées dans le carré d’honneur. Plages du Prado, parc Borély, parvis du Mucem, en bas de la Canebière ou face à la Mairie sur le Vieux Port, ces lieux prestigieux qui ont accueilli les finales du Mondial ces vingt dernières années, il les a tous connus, sagement assis en tribune. La plus mémorable à ses yeux ? Cette finale électrique de 2014 où Z’yeux, « l’Ours » comme il l’appelle, avait fait le clown et déstabilisé une triplette malgache qui échouera après avoir largement mené la partie.

    Amitiés et notoriété

    Au-delà du jeu, ce sont les rencontres qui comptent aussi beaucoup pour lui. « Assis là-haut, perché sur la tribune, j’ai connu des jeunes de Bordeaux, des gens de Lille avec qui on est toujours en contact. Ils m’appellent chaque année pour savoir s’ils peuvent venir. » Parfois il leur garde la place à ses côtés.

    Un poste clé et un travail de l’ombre qui lui a aussi donné une notoriété toute relative, planté dans l’axe de la caméra. Les proches et la famille le reconnaissent à la télévision. Il en rit encore. « On me dit : Tonton, je t’ai vu à la télé ! » Mais il sera cette année encore rattrapé par le modernisme puisque le tableau du stade d’honneur va devenir à son tour numérique.

    « On me trouvera quelque chose à faire. Puis on m’a dit qu’il y aura besoin de quelqu’un pour le stade IDELIA », sourit Antoine pas inquiet de rester des heures en plein soleil. « Tant que je peux le faire, je le ferai. » Car si le Mondial évolue, Antoine Corso, lui, reste un de ses témoins les plus fidèles, entre mémoire des scores et mémoire des hommes.

  • Le métro de retour en soirée le jeudi

    Le métro de retour en soirée le jeudi

    Le métro circulera du jeudi au dimanche jusqu’à 1h30 et lors des concerts et des grands événements sportifs. Cet arrêt était exigé par les travaux d’aménagement du métro Marseille en vue de l’installation des rames automatisées. C’est dans les coulisses du centre de supervision du réseau que la présidente du conseil d’administration de la RTM, Samia Ghali, a inauguré cette reprise très attendue par la population, bien qu’encore partielle, du service,
    « rendue possible grâce à la mobilisation conjointe des équipes de la RTM et de la Métropole, dans le respect du projet NEOMMA », a-t-elle souligné.

  • Var : grève de salariés d’établissements de la Croix-Rouge

    Var : grève de salariés d’établissements de la Croix-Rouge

    « Depuis le 1er juin, le Smic horaire a augmenté de 2,41%, soit 44 euros bruts par mois. [Faute d’augmentation], des milliers de salariés sont passés sous le salaire minimum. Ce n’est pas normal ! », s’indigne la CGT, qui exige « une augmentation immédiate de la valeur du point pour toutes les grilles. Si le Smic augmente mais que nos grilles ne s’adaptent pas, c’est la reconnaissance de nos métiers qui baisse ».

  • Le personnel du lycée Ampère de Marseille devant le rectorat

    Le personnel du lycée Ampère de Marseille devant le rectorat

    Jeudi, le personnel du lycée, à l’appel de la CGT éduc13, s’est mobilisé devant le rectorat, estimant, malgré les préconisations de l’instance, qu’« il appartient au recteur de décider des mesures à prendre ». Pour la CGT, en lutte depuis 2 ans, « seul un départ de l’ensemble de l’équipe de direction permettra d’apaiser les tensions avec les personnels ».

  • La France insoumise fait le bilan des 100 premiers jours de mandat

    La France insoumise fait le bilan des 100 premiers jours de mandat

    Cent jours après le début de leur mandat, les élus insoumis de secteur ont tenu une conférence de presse ce jeudi pour faire le bilan. Ils dénoncent notamment un manque de débat au sein des conseils d’arrondissement.

    « Nous avons besoin d’une exigence démocratique et de partage des informations », exige Paola Hartpence, élue dans les 2e et 3e arrondissements. Ils demandent notamment le rétablissement de la captation vidéo des conseils d’arrondissements, arrêtée par manque de moyen, selon la Ville. Présents dans quatre mairies de secteur : les 1e et 7e arrondissements, les 2e et 3e, les 4e et 5e, et le 15e et 16e et non à la mairie centrale suite au désistement de Sébastien Delogu, les élus veulent faire de leur mandat de secteur un moyen de porter leur programme. « Nous avons décidé de porter conjointement dans ces conseils trois vœux », explique Aurélien Bourneuf, élu dans les 1-7.

    Dans tous les secteurs où ils sont élus, ils ont réclamé la fin du jumelage avec la ville d’Haïfa. Ils ont également demandé la mise en place d’un plan local de réduction des risques pour les consommateurs de drogues avec notamment l’ouverture d’une halte soin addiction et de nouvelles places d’hébergement pour les personnes addicts. Et enfin, ils ont demandé la mise en place d’une campagne d’inscription sur les listes électorales. Des propositions parfois débattues, mais qui selon les insoumis n’ont jamais été soumises au vote.

    S’ils reconnaissent que les façons de faire diffèrent selon les mairies de secteur, les élus dénoncent des « conseils d’arrondissement verrouillés où les habitants ne sont pas présents », affirme Charlotte Deweerdt, élue dans les 1-7.

  • La Métropole Toulon-Provence-Méditerranée entend prioriser les projets structurants du territoire

    La Métropole Toulon-Provence-Méditerranée entend prioriser les projets structurants du territoire

    Avant d’entamer l’examen du compte financier, un nouveau pacte de gouvernance à élaborer entre la collectivité et les communes qui la composent était à l’ordre du jour. La présidente de TPM, Josée Massi, proposant une méthode basée sur l’écoute et la concertation avant la décision, donnant ainsi une place pleine et entière aux vice-présidents, maires et élus de la collectivité.

    Les maires RN qui n’ont toujours pas digéré d’avoir été écartés des vice-présidences ont affirmé leur souhait justement que soient respectées les particularités et les aspirations de toutes les communes « C’est tout à fait ce que je vous propose de faire », leur a-t-elle répondu.

    Sur la partie finances ensuite, la patronne de la Métropole a décrypté le document compatible, qui reflète « une situation saine et maîtrisée ». Avec des recettes de fonctionnement en progression qui permettent de couvrir les dépenses, elles aussi, sous contrôle. Et ce malgré un contexte encore marqué par des tensions sur les prix.

    L’épargne de 59 millions d’euros dégagée, poursuit-elle, permet de financer les investissements tout en maintenant un recours raisonnable à l’emprunt. « Notre capacité d’endettement est autour de six années, et ça reste largement en dessous des seuils d’alerte. Surtout, nous continuons à investir massivement », précise Josée Massi.

    L’occasion de mettre en avant les 216 millions d’euros d’investissement au service de la mobilité, l’aménagement, la transition écologique et le cadre de vie. « Ces résultats ne doivent rien au hasard. Ils sont au prix de gestion rigoureuse, de pilotage attentif, et d’une stratégie financière cohérente depuis plusieurs années », ajoute-t-elle.

    Une situation saine

    et maîtrisée

    Mais le satisfecit s’arrête là. « Nous ne pouvons pas nous satisfaire d’une lecture uniquement positive, car derrière ces résultats apparaissent des signaux de fragilité structurelle », tempère la présidente de TPM. Les dépenses progressant plus vite que les recettes. « Si cette tendance se prolonge ça aura pour conséquence mécanique, l’érosion massive de notre épargne », pointe-t-elle.

    En cause, entre autres, la baisse des dotations et un environnement inflationniste.

    Et de prévenir : « Si nous ne faisons rien, cette situation entraînera une dégradation progressive de nos capacités d’action. Moins d’épargne, en effet, c’est moins de capacité à financer nos investissements. C’est plus de retours à l’emprunt et à terme une tension sur la solvabilité. »

    Rien de tel dans l’immédiat, rassure la présidente de Toulon Provence Méditerranée. Mais tout faire pour éviter cet écueil doit être « un enjeu stratégique pour les années à venir ». « Il faut anticiper plutôt que subir », insiste-t-elle.

    Ce qui suppose reprend Josée Massi de « maîtriser durablement les dépenses », sans rogner sur les services publics. Mais aussi en sécurisant les recettes, « en envisageant tous les leviers et priorisant les investissements pour concentrer les moyens sur les projets structurants du territoire ».

    Et de conclure : « Ce travail, nous l’avons engagé et nous le poursuivrons. C’est précisément en ces moments où la situation est encore favorable que les décisions les plus utiles doivent être prises. »

    Pour continuer à avancer.

    EN BREF

    Ligne Nouvelle, à quand le RER métropolitain ?

    Après le compte rendu de la situation d e la Société de la Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur pour l’année 2025 dont le conseil métropolitain a pris acte, l’élu d’opposition RN Amaury Navarranne a déploré « l’entêtement initial à ne faire que de la grande vitesse », avec le projet LGV. « Le résultat aujourd’hui, c’est que les phases 1 et 2, qui sont très positives pour notre territoire métropolitain, sont encore très poussives », insiste-t-il.

    Et de poursuivre : « Si on n’avait pas perdu autant de temps avec des majorités régionales, départementales et locales arc-boutées, initialement, que sur la grande vitesse, peut-être qu’on aurait pu réaliser plus tôt ce train du quotidien nécessaire et attendu. »

    Josée Massi lui répondra : « Nous avons besoin de ce fameux RER métropolitain cadensé tous les quart d’heure. Et donc, je n’imagine pas qu’on n’arrive pas à trouver un accord pour l’intérêt général. »

    Contrat local de solidarité 2026/2027

    Dans le cadre de la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté présentée par la Première Ministre en septembre 2023, des contrats locaux de solidarité ont été signés entre des collectivités et les préfets.

    Le conseil métropolitain a voté jeudi matin la délibération ayant pour objet d’autoriser la signature de l’avenant n°2 au Contrat Local des Solidarités 2024-2027 afin de fixer le soutien financier de l’Etat à hauteur de 465 500 euros.

    Ce contrat signé initialement le 11 juin 2024 prévoit en effet une dotation annuelle de l’Etat pour le territoire métropolitain de 465 500 euros maximum par an sur 4 ans. Et selon 4 axes :

    – prévenir la pauvreté et lutter contre les inégalités dès l’enfance ;

    – amplifier la politique d’accès à l’emploi pour tous ;

    – accès aux droits essentiels ;

    -transition écologique solidaire.

  • Fraude aux prestations sociales : quand l’objectif est davantage de lutter contre les précaires plutôt que contre la précarité

    Fraude aux prestations sociales : quand l’objectif est davantage de lutter contre les précaires plutôt que contre la précarité

    Par Zoé Poncelet, avocate au Barreau de Marseille

    La Défenseure des droits a rendu un rapport le 23 avril 2026 déplorant « l’industrialisation de la lutte contre la fraude aux prestations sociales ». Elle insiste sur la nécessité d’assurer la préservation de moyens convenables d’existence, en toutes circonstances, c’est-à-dire de ne pas compromettre la capacité des personnes à subvenir à leurs besoins essentiels.

    Automatisation de la procédure de sanction pour fraude. L’intensification des contrôles et l’usage d’algorithmes discriminatoires à l’égard des plus précaires renforcent les atteintes aux droits des allocataires. Les organismes sociaux multiplient les notifications d’indus, les décisions de sanction pour fraude et l’application de pénalités financières. Certains allocataires, notamment les plus précaires, ne connaissent pas l’étendue de leurs droits et se retrouvent du jour au lendemain privés du minimum vital, avec des indus de plusieurs milliers d’euros, sans même parfois connaître le motif de ces décisions (ressources non déclarées, séjour à l’étranger). La fraude est une action irrégulière qui doit être commise de manière intentionnelle. Une simple erreur dans une déclaration n’est pas constitutive d’une fraude. Cette qualification est pourtant lourde de conséquence : radiation des droits, pénalités financières, prescription de 5 ans pour recouvrir les prestations au lieu de 2 ans.

    La Défenseure des droits déplore que l’information aux usagers demeure très carencée, tant sur leurs droits à bénéficier de certaines allocations que sur leurs modalités d’actions avant, pendant et après les contrôles, ainsi que sur les suites, notamment en cas d’accusation de fraude et de pénalités financières.

    Procédure de contestation complexe pour un accès au droit résiduel : le contentieux de la « fraude » aux prestations sociales est organisé de manière complexe, avec une dualité de juridiction entre le Tribunal administratif et le Pôle social du Tribunal judiciaire en fonction des prestations sociales. Il arrive ainsi que les deux ordres de juridictions doivent être saisis simultanément pour juger de la même situation. Il est également obligatoire de former un recours préalable avant toute saisine d’un juge. Ce recours administratif n’est pas pris en charge au titre de l’aide juridictionnelle, ce qui constitue un frein évident des plus précaires pour se faire accompagner d’un avocat. Les délais de procédure sont extrêmement contraints : 2 mois à partir de la notification d’une décision. Une simplification de la procédure et un accompagnement social des plus précaires sont requis, plutôt qu’un déploiement de l’IA au détriment des droits des usagers.

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  • Les librairies menacées d’un scénario catastrophe

    Les librairies menacées d’un scénario catastrophe

    L’annonce début juin par le Centre national du livre (CNL) a fait l’effet d’une bombe. Pour la première fois depuis que ce recensement existe, il s’est fermé plus de librairies (85) l’an passé en France qu’il ne s’en est ouvert (83). Si en 2025 les fermetures concernaient majoritairement des structures créées dans la dernière décennie, les librairies historiques ne sont plus épargnées en 2026.

    Deux enseignes majeures, Gibert et le groupe Nosoli, propriétaire du Furet du Nord et de Decitre, viennent d’être placées en redressement judiciaire. Si la librairie montpelliéraine Gibert n’est pas directement visée, il n’en est pas de même de son homologue Sauramps, qui célèbre ses 80 ans cette année. Depuis plusieurs mois, la rumeur d’une mauvaise santé financière enflait au fil de témoignages de salariés inquiets. Le propriétaire, l’architecte François Fontès, avait d’abord tenté de rassurer sans convaincre. Le mois dernier, l’absence de Sauramps lors de l’événement majeur de la Comédie du livre avait fait grand bruit à Montpellier. Le couperet est tombé quelques semaines après. La librairie historique, qui avait déjà été reprise en 2017 par le groupe Ametis et qui accuse environ 3,5 millions d’euros de pertes et une absence de trésorerie, vient à son tour d’être placée en redressement judiciaire le 15 juin (lire page 6). François Fontès n’est pas décidé à laisser tomber. De leur côté, la Région Occitanie de Carole Delga (PS) et la Métropole de Michaël Delafosse (PS) ont signifié leur soutien. L’audience est fixée au tribunal de commerce le 3 juillet.

    Sur les 3 400 librairies que compte l’Hexagone et qui vendent près d’un livre sur deux, des centaines d’autres librairies indépendantes seraient au bord du gouffre. Chaque fois, le scénario se ressemble. Les librairies sont prises en étau entre la hausse de leurs coûts fixes (loyers, matières premières, personnel…) et l’érosion continue du lectorat (-6% des ventes au premier trimestre 2026, selon le CNL), que la période Covid n’avait que freinée un temps. Le CNL précise que l’érosion que subit le livre papier est générale. Elle touche toutes les tranches d’âge et tous les milieux sociaux.

    Creuset social

    Impossible aussi de ne pas penser à la concurrence de la grande distribution (+6 points) ou à l’impact d’internet. Mais pour Marion Mazauric, qui dirige la maison d’édition Au Diable Vauvert, dans le Gard, le numérique (+6%) est un faux coupable. « Ce phénomène de décroissance de la lecture n’est pas nouveau, il a 40 ans. On aime incriminer les plateformes (…) mais on peut être connecté et lire beaucoup. Nous avons beaucoup de geeks dans nos lecteurs  », assure-t-elle.

    Pour l’éditrice gardoise, la perte de la pratique de la lecture est surtout corrélée à la dégradation de la situation sociale de nombreux Français. « Une poignée ont tout, beaucoup d’autres n’ont rien. Quand vous vivez sous le seuil de pauvreté comme 40% des Nîmois, vous ne passez pas vos journées à lire des romans ». Et d’ajouter : « De plus en plus de gens sont dans des vies qui les éloignent de la lecture ». L’écosystème traduisant parfois le manque de demande. « Le Gard est l’un des départements les plus pauvres de France. D’Aigues-Mortes à Sommières, il n’y a pas une seule librairie ». Marion Mazauric observe par ailleurs un impact de l’apprentissage raboté et de la place réduite de la lecture à l’École. « L’éducation populaire a aussi beaucoup décru », déplore-t-elle.

    Aujourd’hui, l’éditrice invite l’ensemble des acteurs à faire bloc autour des libraires. « Ils sont le poumon du secteur du livre. Sans eux, on n’existe pas. On doit être très attentif à tout ce qui peut les aider ». Au-delà de l’appel aux lecteurs, elle aimerait que l’État prenne enfin ses responsabilités. « Le tissu des librairies françaises est unique au monde. Elles ne sont pas un commerce comme les autres, elles constituent un commerce d’utilité publique ». Dans la lignée des demandes du Syndicat de la librairie française (SLF), l’État est appelé à agir concrètement. Par exemple en pratiquant des allègements immédiats sur les loyers ou les charges. Bien d’autres mesures sont possibles. Il y a urgence.

  • Spectacles en pagaille aux Nuits de Bayssan

    Spectacles en pagaille aux Nuits de Bayssan

    Après une année blanche, les Nuits de Bayssan sont de retour au domaine départemental éponyme, à Béziers. Du 27 juin au 17 juillet, danse, cirque et musique se mêleront pour le bonheur des petits et des grands. La recette ne change pas, misant sur l’éclectisme et l’accessibilité. « La programmation rassemble du hip-hop, de la culture urbaine, du jazz, de l’électro. C’est un temps festif, familial, qui lance la saison estivale qui s’annonce chaude », souligne Bruno Houlès, directeur de la scène de Bayssan.

    Premier rendez-vous est donc donné le 27 juin pour une soirée réunissant 3 spectacles de danse. « Nous aurons la présence du chorégraphe Amala Dianor pour deux spectacles : Level up et M&M, un programme avec douze danseurs, un DJ. La soirée se prolongera avec eux puisqu’ils nous proposeront une danse participative », détaille Bruno Houlès. En première partie de soirée, l’école Epse Danse, sous la houlette du chorégraphe Kader Attou, reprendra notamment des extraits du spectacle de ce dernier, Prélude.

    Une édition anniversaire

    Le 2 juillet, ce sera au tour de la compagnie MazelFreten, révélée lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris, d’assurer le show avec Rave lucid (21h45). Le lendemain, après une pièce de théâtre en suspension de la compagnie Concordance (19h30), le cirque prendra le relais de la danse avec la venue des Sud-Africains de Zip Zap Circus (21h45). « C’est assez exceptionnel, ils profitent de leur tournée en Europe cet été pour faire une halte à Béziers. Les numéros sont superbement interprétés avec des danses traditionnelles sud-africaines », poursuit Bruno Houlès. Sa particularité ? Être une troupe de cirque social. « Les artistes sont découverts et recrutés dans la rue, au Cap. On accompagne ces jeunes sur des pratiques circassiennes. »

    Cette édition des Nuits de Bayssan se refermera avec quatre soirées musicales. Le 10 juillet, place à la soul, avec la venue de Ben l’Oncle Soul (21h). « Il viendra présenter son nouvel album après seize ans d’absence. C’est l’occasion de le redécouvrir », fait valoir le directeur. Un concert précédé par celui du quartet funk Head Fools, basé à Montpellier.

    La scène s’électrisera un peu plus avec le concert de Nina Attal, venue présenter avec son groupe 100 % féminin des reprises tirées de l’album Electric ladyland de Jimi Hendrix (12/07, 21h). Avant que le groupe de soul Electro Deluxe ne prenne la relève pour fêter ses 25 ans de carrière. Une édition spéciale anniversaire puisque seront également célébrés les 40 ans de Radio Pays d’Hérault le 15 juillet (19h-20h30, 22h30-1h), avec une soirée dub. Entre deux sets, ce sera au tour de Queen Omega, chanteuse trinidadienne de reggae, de faire danser le public (21h). « On clôturera ces festivités avec un hommage à Rachid Taha, le 17 juillet. C’est un projet qu’on porte avec le festival Arabesques. On invite à découvrir cette relecture de tous les grands succès de Rachid Taha », précise Bruno Houlès.

    En somme, une programmation éclectique pour tous les publics. Une belle manière de lancer la saison estivale.

    Programme complet à retrouver sur scene-de-bayssan.herault.fr.

  • Tranquillité publique : régler les problèmes ensemble au commissariat

    Tranquillité publique : régler les problèmes ensemble au commissariat

    Dans la petite salle du commissariat du 12e arrondissement, c’est un peu l’effervescence ce mercredi matin. C’est là que tous les 15 jours se tient le « GPO » pour Groupe de Partenariat Opérationnel. Représentants des CIQ, des collectivités, de l’Éducation nationale, de la RTM et bien sûr police nationale et municipale se retrouvent pour évoquer les problèmes du quotidien rue par rue. Depuis la mise en place en 2018 de ces structures dans les Bouches-du-Rhône, pas moins de 7 600 réunions de ce type se sont tenues. « C’est un des départements qui fonctionnent le mieux », se félicite la préfète de police déléguée, Corinne Simon. Après une visite de terrain à la Viste (15e), elle est venue prendre la température dans les quartiers Est de la ville. Là encore, l’objectif reste le même : aller chercher l’information à la source, détecter les « signaux faibles » précise la préfète pour agir en conséquence sur la tranquillité et la sécurité publique.

    Cambriolages en baisse de 31%, nuisances sonores, stationnement plus qu’approximatif, jets de cailloux sur une école, dépôts de poubelles, barbecues nocturnes… On ne peut pas dire que le secteur soit franchement impacté par la délinquance reconnaît le responsable du commissariat qui mène les débats de main de maître. Mais cette approche microscopique trouve justement tout son intérêt dans la capacité à faire en sorte que tout le monde vive ensemble.

    « S’ils le pouvaient les gens iraient avec leur voiture dans la salle de sport ou sur le terrain de boules mais c’est vrai qu’en même temps se garer dans cette ville est devenu insoluble », commente un président de CIQ. Plus de ronde de la police municipale, PV dressés avec « discernement » sont autant de solutions évoquées.

    Éteindre le feu qui couve aussi. Quand un autre représentant des habitants signale l’installation d’un nouveau point de deal, le patron du commissariat prend de minutieuses notes. « Poursuivez ce travail de fourmi », incite la préfète, soulignant les bienfaits de toutes ces « interactions. »