Author: tecnavia

  • Samia Ghali élue présidente de la RTM

    Samia Ghali élue présidente de la RTM

    Samia Ghali a été élue présidente de la RTM ce lundi 27 avril, «à l’unanimité et à la majorité absolue». Elle était la seule candidate en lice.

    Plus d’informations dans La Marseillaise de ce mardi.

  • À Béziers, pas de classement Rep+ pour La Dullague et Lucie Aubrac

    À Béziers, pas de classement Rep+ pour La Dullague et Lucie Aubrac

    Voilà huit ans que dure le combat des collèges Lucie-Aubrac et la Dullague, à Béziers, pour être rattachés aux réseaux d’éducation prioritaire renforcée (Rep+), ce qui se traduit par l’octroi de moyens supplémentaires aux établissements concernés. Mais les Biterrois devront encore patienter. En effet, la demande est restée lettre morte, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, évoquant dans un courrier un délai trop long pour réformer la carte Rep +, incompatible avec le devoir de réserve pour les élections de 2026 et 2027. Il serait toutefois utile de rappeler au locataire de la rue de Grenelle que la dernière réforme de l’éducation prioritaire date de 2014, année d’élections municipales, européennes et sénatoriales…

    Un pôle annoncé

    Car les besoins sont criants. « Nous faisons partie des quartiers les plus pauvres de France. Hors éducation prioritaire, nos collèges sont les plus défavorisés de France », se désole Corentin Coko, coprésident du conseil local FCPE-La Dullague. Néanmoins, des moyens supplémentaires ont été annoncés à la rentrée prochaine. Au premier rang desquels l’ouverture d’un pôle éducatif et médico-social comprenant un assistant social, un psychologue de l’Éducation nationale ainsi qu’un infirmier. « Beaucoup de familles ont besoin d’être aidées dans des démarches médico-sociales, demander un aménagement pour les enfants, etc. Ces postes sont essentiels pour les élèves mais à voir comment ça se concrétise, s’ils arrivent à recruter », soupire un professeur de l’établissement, qui a souhaité garder l’anonymat.

    Les professeurs recevront quant à eux une prime mensuelle de 120 euros pendant 10 mois ainsi que des points bonus de mutation. « Si on a choisi de s’engager dans l’Éducation nationale, c’est pour faire en sorte que les élèves soient au cœur de notre métier mais on a l’impression qu’on nous gère plus comme une entreprise et qu’on oublie les enfants et leur réussite en nous donnant quelques sous et des points pour partir », pointe l’enseignant. De timides moyens, bien loin du classement Rep+. « On ne va pas lâcher le morceau. Le Rep+ concerne aussi les écoles primaires, dont les classes de CP et CE1 peuvent être dédoublées », indique Corentin Coko. Et ainsi permettre à des gamins d’arriver à lire et écrire correctement lors de leur arrivée dans des collèges où le taux de réussite au brevet peine à dépasser les 50%

  • Prix des carburants : les infirmiers libéraux alertent

    Prix des carburants : les infirmiers libéraux alertent

    Les infirmiers libéraux sont la dernière profession médicale à se rendre tous les jours à domicile chez leurs patients. Face à la flambée des prix du carburant, la Fédération Nationale des Infirmiers du Gard (FNI 30) a donc annoncé le 15 avril se donner la possibilité de ne plus prendre en charge de nouveaux patients, tout en assurant la continuité des soins, si aucune mesure n’est prise pour compenser la crise. « Les tarifs des infirmiers sont conventionnés, donc contrairement aux autres professions libérales, nous ne pouvons pas jouer sur les prix pour compenser la hausse des coûts liés au carburant, explique Matthieu Reynet, président de la FNI 30. Ainsi, sur des zones avec de gros écarts de kilométrages entre les patients, les cabinets risquent de devoir calculer le coût du déplacement selon le soin, et certains patients pourraient alors se retrouver avec des refus de prise en charge. C’est la raison pour laquelle nous nous mobilisons pour alerter sur cette urgence. » Selon l’infirmier, le surcoût lié à cette augmentation des prix du carburant serait d’environ 15 euros par jour de travail, ce qui représente en moyenne entre 150 et 200 euros par mois.

    Ce que la FNI réclame, ce sont des mesures spécifiques en cas de crise, comme une exonération partielle ou totale des taxes sur le carburant pour surpasser l’augmentation des prix. « Si cette part de charge continue d’augmenter, nous serons obligés de faire des choix, se désole Matthieu Reynet. Nous ne sommes plus au temps de bonnes sœurs. » Le 21 avril, le gouvernement a tout de même annoncé une aide de 20 centimes par litre de carburant pour les « travailleurs modestes » dits « gros rouleurs », soit une aide soumise à des conditions de revenus et de kilométrage.

  • LGV : le PCF veut remettre l’État sur les rails

    LGV : le PCF veut remettre l’État sur les rails

    Bordeaux-Toulouse (2033) puis Montpellier-Perpignan (2040). Maintes fois retardés, les deux projets de Ligne à grande vitesse (LGV) sont censés être sur de bons rails depuis que la clé de financement a été trouvée (40% État, 40% collectivités et 20% Europe). Et pourtant…

    Depuis quelques mois, l’État traîne à ce point des pieds que les élus régionaux des groupes communistes, républicains et citoyen (CRC) d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine ont décidé conjointement de tirer le signal d’alarme mi-avril. « Le maillon faible c’est le ministère. L’État n’est pas au rendez-vous ! », s’inquiète Jean-Luc Gibelin (PCF).

    Le vice-président régional aux transports est formel : « Tout le monde a payé ses appels de fonds réguliers sauf l’État. » Ils concernent la ligne du Grand Sud-Ouest Bordeaux-Toulouse. Et s’ils ont pour l’heure été compensés par la trésorerie de la Région, la situation inquiète. D’autant que le Conseil d’orientation des infrastructures (COI), s’il confirme l’utilité de la ligne, a fait savoir que la participation de l’État sera « difficilement mobilisable » dans le contexte budgétaire actuel et dans ce calendrier jugé « irréaliste ».

    L’hypothèse d’un PPP rejetée

    Pour ne pas avoir à payer maintenant, Bercy commence à faire entendre la petite musique d’un Partenariat public privé (PPP) qui permettrait à l’État, suppléé par une multinationale (Vinci ou autre), de ne régler sa note qu’à la fin du marché. Hors de question, prévient Jean-Luc Gibelin dans la droite ligne de la position de la présidente occitane, Carole Delga (PS). « C’est de la cavalerie ! » Selon l’élu communiste, cette « vision court-termiste » aurait deux inconvénients majeurs. Le premier serait un surcoût du projet évalué à 7 milliards d’euros dont 4,5 pour l’entreprise qui entrerait au PPP. Car « il faudrait clore les 180 marchés déjà passés sur Bordeaux-Toulouse (autour de 70-80 pour Montpellier-Perpignan) ». Le second serait un retard d’au moins 2 ans.

    En ce qui concerne la ligne Montpellier-Perpignan, dont la concertation publique vient de débuter, pas encore de mauvais signaux mais les finances rabougries de l’État peuvent laisser craindre une logique identique le moment venu. « On est très mobilisés. Il n’est pas question de laisser faire, laisser penser qu’on pourrait peut-être faire autrement », prévient Jean-Luc Gibelin.

    Mardi 21 avril, une rencontre était prévue entre Carole Delga et le Premier ministre. Elle a été reportée pour un imprévu dans l’agenda de ce dernier sans que, pour l’heure, une autre date ne soit fixée. Après avoir voté un vœu en février, le Conseil régional d’Occitanie pourrait remettre les LGV à son prochain ordre du jour le 4 juin. Histoire de maintenir la pression.

  • Avignon : hommage aux victimes du génocide arménien

    Avignon : hommage aux victimes du génocide arménien

    En présence des représentants de l’état, autorités civiles, militaires, parlementaires et élus locaux, Véronique Bruna-Mardoyan, présidente de l’Association franco-arménienne d’Avignon et sa région, a prononcé un discours : « Nous sommes dans la mémoire (…). Car il ne faut pas oublier que notre génocide est impuni, nié et continue (…). Nous demandons au gouvernement turc de reconnaître le génocide arménien et de le réparer. Malheureusement, nous sommes dans un devoir de mémoire qui s’ancre dans l’actualité, parce qu’en 2023, il y a eu le premier nettoyage ethnique du XXIe siècle. 1915 se répète en 2023. »

  • [Passerelle interculturelle] Journée de l’espace en Chine : un programme en développement

    [Passerelle interculturelle] Journée de l’espace en Chine : un programme en développement

    Ces dernières années, la Chine a élargi ses activités spatiales, à la fois dans l’exploration et dans les applications. En 2025, la Chine a réalisé 92 lancements spatiaux, soit une augmentation d’environ 35 % par rapport à l’année précédente. Ce rythme témoigne d’une activité soutenue dans différents domaines du spatial.

    Dans le domaine de l’exploration, la sonde Tianwen-2 a été lancée avec succès et s’est engagée sur une trajectoire vers l’astéroïde 2016 HO3. Il s’agit de la première mission chinoise visant à explorer un astéroïde et à rapporter des échantillons sur Terre. Par ailleurs, la mission Tianwen-1 poursuit ses observations de Mars, avec des données scientifiques déjà mises à disposition de la communauté internationale.

    Le programme spatial habité a également progressé. Quatre missions habitées et deux missions de retour ont été menées avec succès. Des astronautes chinois sont actuellement en mission dans l’espace. L’équipage de Shenzhou-21 a récemment effectué sa troisième sortie extra-véhiculaire. L’astronaute Zhang Lu a réalisé au total sept sorties dans l’espace, établissant un nouveau record pour la Chine. En parallèle, le projet d’exploration lunaire habitée continue d’avancer de manière organisée.

    Coopération internationale

    Dans les applications, le système de navigation Beidou est de plus en plus utilisé, aussi bien dans des secteurs professionnels que dans la vie quotidienne. Le développement des infrastructures spatiales se poursuit également. La construction du système chinois d’internet par satellite s’accélère, avec la mise en place progressive de lignes de production pour des constellations de satellites à grande échelle.

    Sur le plan des lanceurs, la fusée Longue Marche 2D a atteint le cap des 100 lancements réussis, devenant le deuxième lanceur chinois à franchir ce seuil. En parallèle, des essais ont été réalisés pour de nouveaux lanceurs réutilisables, comme Zhuque-3 et Longue Marche 12A, dans le cadre du développement de technologies visant à réduire les coûts et améliorer la fréquence des lancements.

    L’année 2026 devrait s’inscrire dans cette dynamique. La sonde Tianwen-2 doit s’approcher de son astéroïde cible pour mener des observations rapprochées. De nouvelles missions habitées sont prévues, notamment avec le vaisseau Shenzhou-23. Plusieurs lanceurs réutilisables entreront également en phase de validation en vol.

    La coopération internationale fait partie de cette évolution. La Chine travaille avec plusieurs partenaires, notamment en Europe, sur des projets scientifiques liés à l’environnement spatial.

    En France, ces échanges se traduisent aussi dans le domaine de la culture scientifique. À Cité de l’espace, à Toulouse, des modèles de missions chinoises, comme Chang’e et le rover Yutu, sont présentés au public. La Journée de l’espace de la Chine met ainsi en évidence un programme en progression, qui combine exploration, développement technologique et coopération internationale.

  • Le monde éducatif reste mobilisé et attentif

    Le monde éducatif reste mobilisé et attentif

    « Le combat n’est pas fini ». En cette rentrée scolaire après les vacances de Pâques dans la région, enseignants, parents d’élèves et lycéens ne désarment pas. Après plusieurs mobilisations, dont des manifestations d’ampleur contre la baisse des moyens à tous les niveaux dans les établissements, entre mi-mars et début avril, la question se pose de la continuité du mouvement de colère dans l’éducation.

    Et la CGT Éduc’Action des Bouches-du-Rhône donne le ton : « Au retour des vacances, poursuivons et amplifions la grève ». « Il y a une mobilisation prévue ce 30 avril. L’idée est toujours de s’opposer aux pertes de moyens et aux fermetures de classes », campe Monia Haddaoui, pour l’organisation syndicale. Une manifestation à l’appel de « l’assemblée générale interéduc des grévistes » pour cette date est en cours d’élaboration.

    L’initiative est notamment relayée par la section départementale du Mouvement national lycéen (MNL 13), à la pointe des blocus qui avaient agité la cité phocéenne. L’assemblée générale interlycéenne se déroulait d’ailleurs ce samedi 25 avril, à Marseille. « La mobilisation de toute l’éducation dure depuis le 5 mars et aucune de nos revendications n’a été satisfaite. L’intersyndicale doit appeler à une journée de grève et d’action », enjoignent les lycéens avec la fougue de la jeunesse qui les caractérise. « Ils étaient à l’origine des mobilisations de mi-mars et leur première revendication était que l’administration rende les 1 000 heures perdues sur l’académie », abonde Monia Haddaoui. Elle prend pour exemple « certains lycées qui perdent plus de 100 heures d’enseignement ».

    Son homologue du Var, Élodie Hernandez, laisse aussi la porte ouverte à de nouvelles actions : « Ce qu’on a lancé en mars va continuer ! On a réussi à réunir un arc syndical très large pour lutter contre les baisses de moyens. Et on avait convenu qu’on allait poursuivre ce travail avec la rédaction d’un cahier revendicatif intersyndical. Est-ce qu’on relance une journée de grève… ? À voir ! ». Même principe dans le Vaucluse. Tanguy Langlet, pour le Snudi-FO, explique que « le directeur académique avait dit qu’il était ouvert aux audiences. On sait que certaines écoles seront reçues pour cette rentrée. Il y aura donc des mobilisations qui vont continuer ».

    Un 1er-Mai pour plus

    de moyens

    Tout l’enjeu réside dans le fait que les instances entérinant, du moins temporairement, les cartes scolaires pour les écoles ont eu lieu juste avant les vacances scolaires, dans la plupart des départements de la région.

    Mais rien n’est scellé, puisque les effectifs exacts des établissements ne sont pas encore fixés. « Les fermetures de classes sont en route, mais on ne va pas lâcher l’affaire. Dans certaines écoles, il y a des classes avec des points d’interrogation et le nombre d’inscriptions pour la prochaine rentrée jouera sur la réouverture », explique Céline Peccini, co-secrétaire départementale de la FSU-SNUipp 13. La syndicaliste évoque donc de possibles avancées « au cas par cas » et nuance : « Il y aura des mobilisations, à la marge, qu’on soutiendra. Mais on n’appellera pas à la grève sur la carte scolaire ». Monia Haddaoui abonde : « Il y a quelques postes en réserve dans les Bouches-du-Rhône. Même s’il n’y aura pas de dotation supplémentaire, il peut y avoir des annulations de fermeture de classes. » En clair, si mobilisation il y a, elle portera sur « le manque de moyens globaux » dans l’éducation nationale ou sur des problématiques locales. « Il y a une école à Aix qui craint une fermeture de l’établissement total à terme : avec la fermeture de classe prévue, elle se retrouve avec une classe unique pour les grandes et moyennes sections », prend pour exemple Céline Peccini.

    Les deux ont aussi dans le viseur le 1er-Mai, pour lequel elles espèrent un focus sur les moyens pour l’éducation nationale. « On va y mettre toute notre rage face à ce budget injuste. On ne peut même plus travailler à moyens égaux, c’est l’occasion de manifester notre colère face aux fermetures de classes », conclut-elle.

    Les pratiques de l’inspection dans le viseur

    Le Snes-FSU et la CGT éduc’action dénoncent les pratiques, révélées dans La Provence du 24 avril, du directeur académique des Bouches-du-Rhône, Jean-Yves Bessol, après l’envoi, début avril, de courriers à des parents de lycéens identifiés comme manifestants. Lors d’une mobilisation à Marseille, le 26 mars, contre la baisse des moyens, des élèves ont été photographiés par l’inspecteur d’académie, qui a demandé aux établissements d’identifier les lycéens. Une « tentative d’intimidation injustifiée » et une « méthode grave et scandaleuse », tonnent les syndicats.

    LE POINT DANS LES DÉPARTEMENTS

    « L’académie la moins bien dotée » – Élodie Hernandez, co-secrétaire générale CGT Éduc’action Var

    « Notre académie reste la moins dotée, pour les écoles comme les collèges et lycées, de France ! Le Var a toujours le plus faible nombre de professeurs par élève. On veut globalement plus de postes pour fonctionner. Il faut avoir en tête que les fermetures de classes n’ont pas les mêmes conséquences selon les écoles. Si l’on ferme une classe dans une école de seulement de cinq classes, le nombre d’élèves répartis dans les classes va énormément augmenter. Plus que si c’était sur dix classes, par exemple. On peut encore les faire reculer sur des fermetures de classes. »

    « Nous avons bon espoir » – Carine Ouerfelli, administratrice MPE des Bouches-du-Rhône

    « Nous avons eu une rencontre avec le Dasen, le 14 avril dernier, pour aborder le cas d’écoles et de collèges qui avaient fait des remontées. En général, il justifiait les fermetures de classes par la baisse démographique. Nous lui avons répondu en parlant des situations de terrain. Il y aura donc des écoles qui feront peut-être l’objet d’une révision. Pour l’heure, il n’y a pas de confirmation, mais nous avons bon espoir d’obtenir des avancées d’ici la rentrée 2026-2027. Les décisions ne sont pas encore totalement prises, certaines situations seront peut-être révisées. »

    « Une fermeture de classe, c’est une commune qui meurt » – Floriane Imbert, co-secrétaire départementale FSU Snuipp Hautes-Alpes

    « On a perdu deux postes dans le département et deux classes qui ont fermé pour le premier degré. Un poste d’enseignant spécialisé de Rased (réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté) en moins également. Au départ, plus de postes spécialisés devaient être supprimés, mais on a réussi à faire comprendre qu’il y avait des besoins sur ces postes et pour les élèves en difficulté. Et le Dasen [Directeur académique des services de l’Éducation nationale, ndlr] a un peu changé la copie. Nous n’avons pas d’ouverture de classes du fait de la baisse démographique dans le département. À la FSU-Snuipp, on pense qu’il faudrait profiter de cette baisse démographique pour avoir moins d’élèves en classe, et donc de meilleures conditions d’apprentissage et de travail. C’est dans l’intérêt des élèves comme des enseignants. Côté second degré, il y a eu une mobilisation contre la fermeture d’un internat, à Embrun. Plus globalement, on est un petit département, donc on est moins impacté que les gros. Mais le peu de fermetures qu’il y a, peuvent entraîner des surcharges de classes selon les niveaux. Nous avons beaucoup de petites écoles dans des petites communes. Une fermeture dans ces zones équivaut parfois à la commune qui en meurt. »

    « Le bilan n’est pas acceptable » – Tanguy Langlet co-secrétaire du Snudi-FO Vaucluse

    « La dernière réunion, le comité social d’administration et le comité départemental de l’éducation nationale, ont eu lieu avant les vacances, le 9 avril. Pour l’instant, on est sur un bilan de 43 fermetures de classes pour 21 ouvertures. Un bilan négatif donc, qui n’est pas acceptable. En plus, aucun poste de remplaçant n’est créé. Et c’est une inégalité dans l’instruction publique : ce n’est pas possible qu’une classe ne soit pas remplacée pendant des semaines ou plusieurs fois. Pour nous, ce n’est pas fini. Jusqu’en septembre, il y a des possibilités de mobilisation pour que le directeur académique revienne sur certaines situations. »

    « Pas d’équité éducative » – Gweltaz Broudic co-secrétaire FSU-Snuipp Alpes-de-Hte-Provence

    « Nous avons eu une instance le jeudi, juste avant les vacances, pour un projet définitif de carte scolaire. Dans la mesure où aucun poste de réserve n’a été prévu par la Dasen, ça va être compliqué de faire des ajustements pour la rentrée. Nous sommes très déçus du projet présenté par l’administration, qui ne répond pas aux besoins du terrain, notamment en matière d’équité territoriale et éducative. Nous avions identifié des besoins d’ouvertures qui ne sont pas possibles avec les moyens que s’est donnés la direction. Et même avec les deux suppressions de postes sur le département, il y avait moyen de faire un projet un peu équilibré et ambitieux. »

  • Jazz voyageur pour irriguer le Domaine de Fontblanche

    Jazz voyageur pour irriguer le Domaine de Fontblanche

    Le domaine de Fontblanche était, au XIXe siècle, une grande propriété agricole. Au bord du ruisseau de la Cadière, une terre fertile pour les ventres, mais aussi les oreilles des mélomanes du Charlie jazz festival depuis 1998. Irriguée par la note bleue, une terre enracinée mais voyageuse illustre sa 28e édition prévue du 2 au 5 juillet. « Programmation qui s’adresse aussi bien aux amateurs éclairés qu’aux néophytes » et « vision du jazz affranchie des standardisations médiatiques et des logiques industrielles » dans l’ADN, rappellent ses organisateurs, cette mouture s’élancera avec le guitariste Al Di Meola. Révélé dans le groupe de jazz fusion de Chick Corea en 1974, il ne cesse d’épater par sa technique comme de son sens de la mélodie et se produira à Vitrolles avec Peo Alfonsi à la guitare et Sergio Martinez aux percussions.

    Moyen-Orient, Inde, Mali…

    Le « jeune virtuose du trombone » Robinson Khoury complétera cette soirée inaugurale au sein d’un septet avec sa création Aria, « rencontre de la musique ancienne, jazz, sonorités moyen-orientales et électroniques ». Au total, quatre soirées où « dialoguent figures majeures de la scène jazz internationale et talents émergents », à l’instar du batteur américain Nate Smith et de la saxophoniste Lakecia Benjamin, le 3 juillet. Le lendemain, la flûtiste d’origine syrienne Naïssam Jalal jouera Landscapes of eternity, « fruit de son immersion dans la tradition hindustani, musique classique du nord de l’Inde », avant que la diva malienne Oumou Sangaré ne prenne le relais. Charge au maestro du oud, Dhafer Youssef d’assurer la clôture du festival.

  • À Port-de-Bouc, un nouveau journal pour les habitants de la Presqu’île créé avec les jeunes

    À Port-de-Bouc, un nouveau journal pour les habitants de la Presqu’île créé avec les jeunes

    Ils sont deux journalistes en herbe. Islem et Zakaria, âgés respectivement de 13 et 15 ans, ont passé des vacances pour le moins atypiques pour des adhérents d’un centre social. Et pour cause : ils ont participé à la collecte d’informations et à l’élaboration d’un nouveau magazine de quartier, à parution trimestrielle, destiné aux habitants de la Presqu’île de Port-de-Bouc.

    Le périmètre couvert par ce nouveau « canard » ne doit rien au hasard. Le quartier est en pleine mutation dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU), qui prévoit la démolition de la barre de la Lèque et de plusieurs bâtiments des Aigues-Douces, ainsi que la rénovation des logements et des espaces publics. C’est dans ce contexte que le centre social Fabien-Menot, les services de la Ville, l’État et 13 Habitat se sont associés afin de mieux informer les habitants sur l’avenir de leur quartier, au plus près du terrain.

    En cinq matinées, les deux jeunes reporters ont posé leurs questions au maire (PCF) Laurent Belsola sur les modalités de concertation avec les habitants. Ils ont aussi rencontré Céline Félices, du service patrimoine de la Ville, afin de revenir sur les grandes étapes de l’histoire du quartier, de la fermeture de l’usine Saint-Gobain en 1958 jusqu’aux prémices du projet de renouvellement urbain, lancé en 2016. Enfin, ils se sont entretenus avec l’entreprise chargée de la démolition des logements.

    Le premier numéro de La Gazette de la Presqu’île paraîtra en juin et sera distribué directement aux habitants « Il faut que les gens lisent ce journal, car il donne des infos qu’on n’a pas à la télé », vante Zakaria.

  • Des familles confrontées à un deuil mobilisées contre l’article L.435.1

    Des familles confrontées à un deuil mobilisées contre l’article L.435.1

    La formule « L’435.1 m’a tué-e », affichée en grosses lettres, attire les regards. Elle côtoie une série de panneaux retraçant le parcours douloureux des familles de personnes tuées par des tirs policiers, engagées dans une longue quête de vérité. Objectif : « Raconter, informer, décrypter » et exiger « l’abrogation de l’article L.435.1 », qui encadre l’usage des armes par les forces de l’ordre.

    « C’est un permis de tuer », dénonce Issam El Khalfaoui, le père de Souheil, devant le texte de loi, en invitant un groupe d’une trentaine de personnes à le suivre sur la ligne rouge ponctuée de tableaux retraçant la chronologie du drame. Le 4 août 2021, à 18h30, la vie de ce Marseillais de 19 ans, tout jeune papa, s’est arrêtée net. Une balle tirée par un policier lui troue le thorax lors d’un contrôle routier à la Belle de Mai (3e). « Dès le début, Souheil est criminalisé, mais rien ne colle », estime son père à propos des circonstances de sa mort et de ce qui a conduit le policier à faire usage de son arme létale.

    Au fil de l’enquête, que la famille juge marquée par des erreurs et des zones d’ombre, le doute s’installe. La recherche de la vérité devient alors « la seule chose qui nous permet de continuer à vivre », explique Issam El Khalfaoui. Le dossier est toujours en cours d’instruction.

    Samia, tante de Souheil, Fouzia, sa mère, et plusieurs familles confrontées à des situations similaires ont décidé de se serrer les coudes au sein de Save, pour que toute la lumière soit faite. Pour demander « justice », et faire disparaître un article jugé inique. Car « les frais de justice sont élevés et l’état joue la montre pour nous épuiser dans ce combat », déplore ce papa.