Samia Ghali a été élue présidente de la RTM ce lundi 27 avril, «à l’unanimité et à la majorité absolue». Elle était la seule candidate en lice.
Plus d’informations dans La Marseillaise de ce mardi.

Samia Ghali a été élue présidente de la RTM ce lundi 27 avril, «à l’unanimité et à la majorité absolue». Elle était la seule candidate en lice.
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Voilà huit ans que dure le combat des collèges Lucie-Aubrac et la Dullague, à Béziers, pour être rattachés aux réseaux d’éducation prioritaire renforcée (Rep+), ce qui se traduit par l’octroi de moyens supplémentaires aux établissements concernés. Mais les Biterrois devront encore patienter. En effet, la demande est restée lettre morte, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, évoquant dans un courrier un délai trop long pour réformer la carte Rep +, incompatible avec le devoir de réserve pour les élections de 2026 et 2027. Il serait toutefois utile de rappeler au locataire de la rue de Grenelle que la dernière réforme de l’éducation prioritaire date de 2014, année d’élections municipales, européennes et sénatoriales…
Car les besoins sont criants. « Nous faisons partie des quartiers les plus pauvres de France. Hors éducation prioritaire, nos collèges sont les plus défavorisés de France », se désole Corentin Coko, coprésident du conseil local FCPE-La Dullague. Néanmoins, des moyens supplémentaires ont été annoncés à la rentrée prochaine. Au premier rang desquels l’ouverture d’un pôle éducatif et médico-social comprenant un assistant social, un psychologue de l’Éducation nationale ainsi qu’un infirmier. « Beaucoup de familles ont besoin d’être aidées dans des démarches médico-sociales, demander un aménagement pour les enfants, etc. Ces postes sont essentiels pour les élèves mais à voir comment ça se concrétise, s’ils arrivent à recruter », soupire un professeur de l’établissement, qui a souhaité garder l’anonymat.
Les professeurs recevront quant à eux une prime mensuelle de 120 euros pendant 10 mois ainsi que des points bonus de mutation. « Si on a choisi de s’engager dans l’Éducation nationale, c’est pour faire en sorte que les élèves soient au cœur de notre métier mais on a l’impression qu’on nous gère plus comme une entreprise et qu’on oublie les enfants et leur réussite en nous donnant quelques sous et des points pour partir », pointe l’enseignant. De timides moyens, bien loin du classement Rep+. « On ne va pas lâcher le morceau. Le Rep+ concerne aussi les écoles primaires, dont les classes de CP et CE1 peuvent être dédoublées », indique Corentin Coko. Et ainsi permettre à des gamins d’arriver à lire et écrire correctement lors de leur arrivée dans des collèges où le taux de réussite au brevet peine à dépasser les 50%

Bordeaux-Toulouse (2033) puis Montpellier-Perpignan (2040). Maintes fois retardés, les deux projets de Ligne à grande vitesse (LGV) sont censés être sur de bons rails depuis que la clé de financement a été trouvée (40% État, 40% collectivités et 20% Europe). Et pourtant…
Depuis quelques mois, l’État traîne à ce point des pieds que les élus régionaux des groupes communistes, républicains et citoyen (CRC) d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine ont décidé conjointement de tirer le signal d’alarme mi-avril. « Le maillon faible c’est le ministère. L’État n’est pas au rendez-vous ! », s’inquiète Jean-Luc Gibelin (PCF).
Le vice-président régional aux transports est formel : « Tout le monde a payé ses appels de fonds réguliers sauf l’État. » Ils concernent la ligne du Grand Sud-Ouest Bordeaux-Toulouse. Et s’ils ont pour l’heure été compensés par la trésorerie de la Région, la situation inquiète. D’autant que le Conseil d’orientation des infrastructures (COI), s’il confirme l’utilité de la ligne, a fait savoir que la participation de l’État sera « difficilement mobilisable » dans le contexte budgétaire actuel et dans ce calendrier jugé « irréaliste ».
Pour ne pas avoir à payer maintenant, Bercy commence à faire entendre la petite musique d’un Partenariat public privé (PPP) qui permettrait à l’État, suppléé par une multinationale (Vinci ou autre), de ne régler sa note qu’à la fin du marché. Hors de question, prévient Jean-Luc Gibelin dans la droite ligne de la position de la présidente occitane, Carole Delga (PS). « C’est de la cavalerie ! » Selon l’élu communiste, cette « vision court-termiste » aurait deux inconvénients majeurs. Le premier serait un surcoût du projet évalué à 7 milliards d’euros dont 4,5 pour l’entreprise qui entrerait au PPP. Car « il faudrait clore les 180 marchés déjà passés sur Bordeaux-Toulouse (autour de 70-80 pour Montpellier-Perpignan) ». Le second serait un retard d’au moins 2 ans.
En ce qui concerne la ligne Montpellier-Perpignan, dont la concertation publique vient de débuter, pas encore de mauvais signaux mais les finances rabougries de l’État peuvent laisser craindre une logique identique le moment venu. « On est très mobilisés. Il n’est pas question de laisser faire, laisser penser qu’on pourrait peut-être faire autrement », prévient Jean-Luc Gibelin.
Mardi 21 avril, une rencontre était prévue entre Carole Delga et le Premier ministre. Elle a été reportée pour un imprévu dans l’agenda de ce dernier sans que, pour l’heure, une autre date ne soit fixée. Après avoir voté un vœu en février, le Conseil régional d’Occitanie pourrait remettre les LGV à son prochain ordre du jour le 4 juin. Histoire de maintenir la pression.

En présence des représentants de l’état, autorités civiles, militaires, parlementaires et élus locaux, Véronique Bruna-Mardoyan, présidente de l’Association franco-arménienne d’Avignon et sa région, a prononcé un discours : « Nous sommes dans la mémoire (…). Car il ne faut pas oublier que notre génocide est impuni, nié et continue (…). Nous demandons au gouvernement turc de reconnaître le génocide arménien et de le réparer. Malheureusement, nous sommes dans un devoir de mémoire qui s’ancre dans l’actualité, parce qu’en 2023, il y a eu le premier nettoyage ethnique du XXIe siècle. 1915 se répète en 2023. »
![[Passerelle interculturelle] Journée de l’espace en Chine : un programme en développement](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/04/c778cc151809ece69ff8c3c806727bd5.jpg)
Ces dernières années, la Chine a élargi ses activités spatiales, à la fois dans l’exploration et dans les applications. En 2025, la Chine a réalisé 92 lancements spatiaux, soit une augmentation d’environ 35 % par rapport à l’année précédente. Ce rythme témoigne d’une activité soutenue dans différents domaines du spatial.
Dans le domaine de l’exploration, la sonde Tianwen-2 a été lancée avec succès et s’est engagée sur une trajectoire vers l’astéroïde 2016 HO3. Il s’agit de la première mission chinoise visant à explorer un astéroïde et à rapporter des échantillons sur Terre. Par ailleurs, la mission Tianwen-1 poursuit ses observations de Mars, avec des données scientifiques déjà mises à disposition de la communauté internationale.
Le programme spatial habité a également progressé. Quatre missions habitées et deux missions de retour ont été menées avec succès. Des astronautes chinois sont actuellement en mission dans l’espace. L’équipage de Shenzhou-21 a récemment effectué sa troisième sortie extra-véhiculaire. L’astronaute Zhang Lu a réalisé au total sept sorties dans l’espace, établissant un nouveau record pour la Chine. En parallèle, le projet d’exploration lunaire habitée continue d’avancer de manière organisée.
Dans les applications, le système de navigation Beidou est de plus en plus utilisé, aussi bien dans des secteurs professionnels que dans la vie quotidienne. Le développement des infrastructures spatiales se poursuit également. La construction du système chinois d’internet par satellite s’accélère, avec la mise en place progressive de lignes de production pour des constellations de satellites à grande échelle.
Sur le plan des lanceurs, la fusée Longue Marche 2D a atteint le cap des 100 lancements réussis, devenant le deuxième lanceur chinois à franchir ce seuil. En parallèle, des essais ont été réalisés pour de nouveaux lanceurs réutilisables, comme Zhuque-3 et Longue Marche 12A, dans le cadre du développement de technologies visant à réduire les coûts et améliorer la fréquence des lancements.
L’année 2026 devrait s’inscrire dans cette dynamique. La sonde Tianwen-2 doit s’approcher de son astéroïde cible pour mener des observations rapprochées. De nouvelles missions habitées sont prévues, notamment avec le vaisseau Shenzhou-23. Plusieurs lanceurs réutilisables entreront également en phase de validation en vol.
La coopération internationale fait partie de cette évolution. La Chine travaille avec plusieurs partenaires, notamment en Europe, sur des projets scientifiques liés à l’environnement spatial.
En France, ces échanges se traduisent aussi dans le domaine de la culture scientifique. À Cité de l’espace, à Toulouse, des modèles de missions chinoises, comme Chang’e et le rover Yutu, sont présentés au public. La Journée de l’espace de la Chine met ainsi en évidence un programme en progression, qui combine exploration, développement technologique et coopération internationale.

Le domaine de Fontblanche était, au XIXe siècle, une grande propriété agricole. Au bord du ruisseau de la Cadière, une terre fertile pour les ventres, mais aussi les oreilles des mélomanes du Charlie jazz festival depuis 1998. Irriguée par la note bleue, une terre enracinée mais voyageuse illustre sa 28e édition prévue du 2 au 5 juillet. « Programmation qui s’adresse aussi bien aux amateurs éclairés qu’aux néophytes » et « vision du jazz affranchie des standardisations médiatiques et des logiques industrielles » dans l’ADN, rappellent ses organisateurs, cette mouture s’élancera avec le guitariste Al Di Meola. Révélé dans le groupe de jazz fusion de Chick Corea en 1974, il ne cesse d’épater par sa technique comme de son sens de la mélodie et se produira à Vitrolles avec Peo Alfonsi à la guitare et Sergio Martinez aux percussions.
Le « jeune virtuose du trombone » Robinson Khoury complétera cette soirée inaugurale au sein d’un septet avec sa création Aria, « rencontre de la musique ancienne, jazz, sonorités moyen-orientales et électroniques ». Au total, quatre soirées où « dialoguent figures majeures de la scène jazz internationale et talents émergents », à l’instar du batteur américain Nate Smith et de la saxophoniste Lakecia Benjamin, le 3 juillet. Le lendemain, la flûtiste d’origine syrienne Naïssam Jalal jouera Landscapes of eternity, « fruit de son immersion dans la tradition hindustani, musique classique du nord de l’Inde », avant que la diva malienne Oumou Sangaré ne prenne le relais. Charge au maestro du oud, Dhafer Youssef d’assurer la clôture du festival.

La formule « L’435.1 m’a tué-e », affichée en grosses lettres, attire les regards. Elle côtoie une série de panneaux retraçant le parcours douloureux des familles de personnes tuées par des tirs policiers, engagées dans une longue quête de vérité. Objectif : « Raconter, informer, décrypter » et exiger « l’abrogation de l’article L.435.1 », qui encadre l’usage des armes par les forces de l’ordre.
« C’est un permis de tuer », dénonce Issam El Khalfaoui, le père de Souheil, devant le texte de loi, en invitant un groupe d’une trentaine de personnes à le suivre sur la ligne rouge ponctuée de tableaux retraçant la chronologie du drame. Le 4 août 2021, à 18h30, la vie de ce Marseillais de 19 ans, tout jeune papa, s’est arrêtée net. Une balle tirée par un policier lui troue le thorax lors d’un contrôle routier à la Belle de Mai (3e). « Dès le début, Souheil est criminalisé, mais rien ne colle », estime son père à propos des circonstances de sa mort et de ce qui a conduit le policier à faire usage de son arme létale.
Au fil de l’enquête, que la famille juge marquée par des erreurs et des zones d’ombre, le doute s’installe. La recherche de la vérité devient alors « la seule chose qui nous permet de continuer à vivre », explique Issam El Khalfaoui. Le dossier est toujours en cours d’instruction.
Samia, tante de Souheil, Fouzia, sa mère, et plusieurs familles confrontées à des situations similaires ont décidé de se serrer les coudes au sein de Save, pour que toute la lumière soit faite. Pour demander « justice », et faire disparaître un article jugé inique. Car « les frais de justice sont élevés et l’état joue la montre pour nous épuiser dans ce combat », déplore ce papa.