Author: tecnavia

  • Un carreau du cœur pour Handident

    Un carreau du cœur pour Handident

    Créée le 11 mai 2005, sa mission est de faciliter l’accès aux soins dentaires pour les personnes handicapées ainsi que les personnes âgées dépendantes. Dotée de moyens variés afin de répondre aux difficultés des patients, l’association met l’accent sur une prise en charge complète. D’après Christine Khoudry, Directrice médicale d’Handident Paca, ce n’est pas le cas de chaque branche. « Chaque Handident est indépendant. On dépend d’une association qui s’appelle SOSS (Santé Orale et Soins Spécifiques) mais on est vraiment indépendant. » Une particularité démarque l’« entité » en charge de la région du sud-est de la France, « on est les seuls au niveau national répondant à la demande de A à Z. C’est-à-dire on prend en charge le patient pour faire le diagnostic, le plan de traitement et on réalise les soins. »

    Une méthode particulière

    Pour agir, plusieurs services sont en place comme le DERAC (Dispositif Expert Régional d’Appui à la Coordination) recevant les appels des patients et permettant leur orientation vers un chirurgien-dentiste. Sur le terrain, des cabinets dentaires mobiles, ainsi que des interventions au sein d’EHPAD, sont réalisés afin d’« aller vers les patients ». « Tout est mobile », nous explique Christine Khoudry. « On a des véhicules pour chaque secteur, dédiés aux soins. Il y a tout dedans. On installe et désinstalle à chaque fois à l’aide du technicien sur place de l’établissement, en présence de l’assistante dentaire et du chauffeur du véhicule. »

    Pour cette unité mobile, un bus, au départ de cette initiative mobile en 2010, ainsi que trois autres véhicules sont répartis sur l’ensemble du territoire afin de répondre aux exigences. En développement avec une antenne fixe ouverte en mars et 3 630 personnes soignées en 2025, Handident Paca pourra compter sur la visibilité du Mondial afin de partager le savoir-faire de son service au grand public.

  • L’Atlas de la biodiversité de Miramas clôturé après 3 ans d’inventaires

    L’Atlas de la biodiversité de Miramas clôturé après 3 ans d’inventaires

    À Miramas, l’Atlas de la biodiversité communale (ABC) touche à sa fin. Après trois années d’inventaires, d’observations et d’actions de sensibilisation, la Ville clôture en juillet ce vaste programme mené depuis 2023 avec le soutien financier de l’Office français de la biodiversité. « On a travaillé avec la Ligue de protection d’oiseaux (LPO) Paca et le groupe Chiroptères de Provence, qui sont allés sur le territoire et ont relevé la faune », explique Louise Seguinel, chargée de mission biodiversité au service transition écologique de la municipalité.

    Au total, 831 espèces ont été recensées au cours de 24 inventaires naturalistes consacrés aux oiseaux, amphibiens, chauves-souris, papillons, libellules, criquets et sauterelles. « Le chiffre le plus faramineux, c’est celui qui concerne les papillons de nuit : on connaissait moins de dix espèces, maintenant on est à 198, poursuit la spécialiste. On a aussi découvert la présence d’une nouvelle espèce de mammifère, qui est le lièvre ibérique, au niveau de la Crau. » De nouvelles données concernant certains spécimens bien connus ont aussi été collectées, permettant de montrer l’extension de leur ère d’existence et le renforcement de leur population.

    Un plan d’actions

    L’Atlas a également mobilisé le public à travers 34 actions de sensibilisation réunissant plus de 1 000 participants. « C’était indispensable d’intégrer les habitants à la démarche, affirme le conseiller municipal délégué au pacte de transition Bernard Gaudillère. Si on ne sensibilise pas la population à l’intérêt de ce travail-là, c’est raté. Vous savez ce qu’on dit : on protège ce qu’on aime, on aime ce qu’on connaît. »

    L’ABC se termine, mais le travail se poursuit. La Ville de Miramas travaille à un « plan d’actions pour les dix ans à venir », révèle Géraldine Buti, adjointe au maire déléguée à l’environnement. Louise Séguinel développe : « Ça peut concerner la gestion des espaces verts, avec une fauche tardive, ce qui est déjà fait actuellement mais peut-être pas partout ni systématiquement. On peut aussi faire le choix de laisser une libre évolution de la flore pour certaines parcelles, de créer des mares à certains endroits… On va probablement poursuivre le travail de connaissances sur la faune ou les arachides du sol par exemple, qui n’a pas été étudiée. On aimerait aussi continuer la sensibilisation auprès des jeunes publics et pousser les enseignants à s’emparer des dispositifs comme les aires terrestres éducatives ou les classes engagées… » Les pistes sont nombreuses, mais une chose est sûre : l’Atlas n’était qu’une étape, un outil au service d’une politique publique globale.

  • L’Angleterre, un géant aux pieds d’argile défensifs face au Congo

    L’Angleterre, un géant aux pieds d’argile défensifs face au Congo

    Deux buts inscrits pour trois encaissés : le bilan des trois premiers matches de poule des internationaux anglais, pourtant considérés parmi les grands favoris avant le Mondial, est loin d’être convaincant. « Nous n’avons pas encore vu le meilleur de cette équipe d’Angleterre offensivement, mais ce qui m’inquiète le plus jusqu’ici, c’est le nombre de fois où nous avons été mis en difficulté défensivement », a pointé Alan Shearer. L’ancien international anglais, désormais consultant pour la BBC, regrette une équipe trop friable dans son organisation : « Nous avons été mauvais défensivement en première mi-temps contre la Croatie, en encaissant deux buts. Et même si nous nous en sommes sortis face au Ghana et au Panama, nous avons concédé beaucoup trop d’occasions. »

    Au-delà d’un secteur offensif encore en rodage, où Harry Kane n’a pas toujours été suffisamment alimenté, le principal point faible de cette Angleterre reste la stabilité de sa ligne défensive. Et plus particulièrement le couloir droit, devenu un véritable casse-tête pour Thomas Tuchel. Le sélectionneur allemand dispose de plusieurs options, mais aucune ne s’impose naturellement dans ce rôle, la plupart des joueurs concernés n’évoluant pas habituellement dans un poste de latéral droit.

    Le retour du bâton

    Selon plusieurs observateurs, le technicien pourrait être contraint d’aligner une nouvelle ligne arrière remaniée, avec Djed Spence repositionné dans le couloir droit, Ezri Konsa décalé depuis l’axe, ou encore une charnière associant John Stones et Marc Guéhi, si ce dernier est pleinement opérationnel. Comment expliquer cette instabilité ? Elle s’explique d’abord par une accumulation de blessures et par le manque de spécialistes du poste.

    L’Angleterre doit composer sans Kyle Walker, longtemps indéboulonnable et désormais retraité de la sélection, mais aussi sans Ben White, blessé en mai et forfait pour la compétition. Plus récemment, le pépin musculaire de Reece James, touché aux ischio-jambiers, est venu fragiliser encore un peu plus un secteur déjà sous tension. Dans ce contexte, Thomas Tuchel apparaît sous pression, d’autant qu’il a fait le choix de ne pas rappeler Trent Alexander-Arnold, pourtant disponible et capable d’évoluer dans ce rôle, lui préférant Trevoh Chalobah, un profil davantage défensif et central. Un pari qui interroge, tant le poste de latéral droit semble aujourd’hui être le talon d’Achille de cette sélection anglaise.

    Conséquence directe : avoir écarté cet expérimenté défenseur, malgré des qualités défensives parfois discutées, revient aujourd’hui comme un choix lourd de conséquences, avec la blessure de Reece James qui prive le sélectionneur d’une option majeure face à la RDC.

    Car Thomas Tuchel ne dispose pas de véritable solution de repli crédible. Djed Spence évolue surtout à gauche à Tottenham et manque d’expérience internationale, Ezri Konsa est installé dans l’axe à Aston Villa, tout comme Jarrell Quansah au Bayer Leverkusen.

    ET AUSSI

    Un duel endiablé avec des Lions affamés

    Le Sénégalais Sadio Mané et le Belge Jérémy Doku, deux armes fatales de leur sélection, n’ont pas vraiment été létales au Mondial-2026 et doivent recharger rapidement avant de s’affronter en 16e de finale, ce mercredi (22h) à Seattle. À 24 ans, l’attaquant de Manchester City (45 sélections 7 buts) était très attendu par les Diables Rouges après une belle saison en Premier League. De dix ans son aîné, Sadio Mané dispute son dernier grand tournoi international avec les Lions de la Terranga, après avoir remporté sur le terrain le titre de champion d’Afrique en janvier, puis en avoir été dépossédé au profit du Maroc. L’ancien attaquant de Liverpool, parti à Al-Nassr où il a été couronné champion d’Arabie saoudite cette saison avec Cristiano Ronaldo, a été titulaire mais n’a pas marqué lors des trois matches de groupes contre la France (défaite 3-1), la Norvège (défaite 3-2) et l’Irak (victoire 5-0).

    Vagues de chaleur aux États-Unis

    Dans les prochains jours, les États-Unis vont à leur tour être frappés par une intense vague de chaleur. Cette dernière pourrait battre des records de températures localement et donc affecter la Coupe du Monde tout comme les célébrations du 250e anniversaire du pays. « Une vague de chaleur record et dangereuse va s’étendre cette semaine sur les deux tiers est du pays », ont prévenu les services météorologiques américains (NWS) sur X. Selon leur site, des températures largement supérieures à 30°C sont attendues dans la plupart des États « du centre et de l’est des États-Unis ». Combinée à un taux d’humidité élevé, la chaleur ressentie pourrait atteindre entre 40 et 46 °C. Environ 142 millions de personnes se trouvaient dimanche sous alerte canicule, selon NBC.

  • Bruno Genesio doit s’engager pour deux saisons à l’OM

    Bruno Genesio doit s’engager pour deux saisons à l’OM

    Attendu depuis près de deux mois sur la Canebière, Bruno Genesio aurait donné son accord pour s’engager avec l’OM pour les deux prochaines saisons. L’entraîneur lyonnais est attendu le lundi 6 juillet pour la reprise de l’entraînement des Olympiens.

    Une page se tourne à Marseille. Désormais débarrassé des incertitudes qui entouraient sa situation financière, après son passage devant l’UEFA et la DNCG, le club peut pleinement préparer la saison 2026-2027. Si les joueurs retrouvent progressivement le chemin de la Commanderie, un seul dossier restait en suspens : celui de l’entraîneur.

    Mardi, l’OM a officiellement annoncé la fin de sa collaboration avec Habib Beye. Arrivé sur le banc olympien dans un contexte délicat, l’ancien défenseur quitte donc ses fonctions après plusieurs semaines de discussions avec sa direction. Cette décision était attendue depuis de longues semaines, les dirigeants marseillais ayant fait de Bruno Genesio leur priorité pour prendre les commandes de l’équipe.

    Pour autant, le club n’a toujours pas officialisé l’arrivée de l’ancien entraîneur de l’Olympique Lyonnais et du Stade Rennais. Selon L’Équipe, les derniers détails contractuels ont été réglés ces derniers jours, avec un accord trouvé sur un contrat de deux ans.

    Bruno Genesio devrait arriver à Marseille accompagné d’un staff composé de Jérémie Bréchet et Dimitri Farbos comme adjoints, de Nicolas Dehon pour entraîner les gardiens, ainsi que de Thomas Choinard, responsable de la performance, qu’il avait déjà côtoyé à Rennes. Une équipe technique préparée depuis plusieurs semaines, alors même que sa nomination officielle se faisait toujours attendre.

    Un avenir à reconstruire pour Beye

    Arrivé sur le banc olympien dans un contexte particulièrement délicat, Habib Beye quitte le club après avoir échoué dans sa mission de qualifier l’OM en Ligue des Champions.

    Pour le technicien franco-sénégalais, l’heure est désormais à la recherche d’un nouveau défi. Au cours des dernières semaines, son profil a été évoqué auprès de plusieurs clubs de Ligue 1, parmi lesquels l’AJ Auxerre, le RC Lens, le Stade Brestois, l’OGC Nice ou encore l’AS Monaco, sans qu’aucune de ces pistes ne débouche sur des discussions avancées.

    Plus récemment, le Paris FC s’était également renseigné sur sa situation. Mais le club francilien, promu en Ligue 1, a finalement décidé de miser sur l’ancien entraîneur de Strasbourg, Liam Rosenior, attendu pour signer un contrat de deux saisons assorti d’une année supplémentaire en option. Une nouvelle option qui s’envole donc pour Habib Beye, lequel devrait désormais prendre le temps d’étudier les opportunités qui se présenteront au cours de l’été.

    Salaire mirobolant attendu pour Mason Greenwood

    Le dossier Mason Greenwood continue de faire couler beaucoup d’encre. Courtisé par l’AS Rome, qui envisagerait de s’attacher ses services pour environ 40 millions d’euros – une somme jugée insuffisante par la direction de l’OM – l’ailier britannique susciterait désormais également l’intérêt prononcé de Fenerbahçe et de son président aux moyens importants. Afin de séduire le joueur et de mettre une pression supplémentaire sur le club romain, la formation turque aurait formulé une offre salariale comprise entre 7 et 8 millions d’euros nets par saison. Pour rappel, l’écurie italienne aurait déjà trouvé un accord contractuel autour d’un salaire estimé à 4,5 millions d’euros nets annuels.

  • La Norvège d’Haaland trompe les Éléphants

    La Norvège d’Haaland trompe les Éléphants

    En mettant au repos ses cadres lors du troisième et dernier match de poule face à l’équipe de France, le sacrifice de Stale Solbakken, le sélectionneur de la Norvège, a porté ses fruits. Sans être transcendants, les Vikings sont allés chercher la qualification pour les 8e de finale du Mondial 2026 grâce à sa victoire face à la Côte d’Ivoire (2-1).

    Malgré une possession de balle très équilibrée entre les deux formations, les Norvégiens ont trouvé en premier le chemin des filets par l’intermédiaire de l’ailier du RB Leipzig, Antonio Nusa (39’, 1-0). Avec trois tirs cadrés seulement à l’heure de jeu, les Éléphants ont cruellement manqué de précision dans le dernier geste. Mais leurs efforts ont finalement été récompensés à un quart d’heure du terme grâce à la réalisation d’Amad Diallo (74’, 1-1).

    Ce diable d’Erling Haaland

    Alors que ce 16e de finale se dirigeait vers les prolongations, une brillante action collective des Norvégiens a permis à leur serial-buteur Erling Haaland (86’, 2-1) d’inscrire son cinquième but du Mondial. En gérant leur courte avance jusqu’au bout, les Vikings ont validé leur billet pour le troisième 8e de finale de leur histoire, où ils affronteront dimanche (22h) le Brésil de Vinicius Junior. Un défi de taille pour les Lions Nordiques.

  • Le tireur d’élite Damien Hureau vise son premier sacre à Borély

    Le tireur d’élite Damien Hureau vise son premier sacre à Borély

    Son balancier, à la fois élégant et d’une fluidité remarquable, fait de lui l’un des tireurs les plus redoutés du circuit. Damien Hureau, canonnier au palmarès parmi les plus riches de la planète pétanque, tentera de décrocher, dès dimanche, sa première victoire à la Marseillaise à l’occasion de la 65e édition du Mondial.

    « Compte tenu du nombre d’équipes engagées, du fait que le concours se dispute à Marseille et de l’histoire même de la pétanque, née ici, cette épreuve revêt forcément une dimension particulière », souligne-t-il.

    L’Angevin de 48 ans avait atteint les demi-finales dès sa première participation, en 2001, aux côtés de Jean-Luc Robert et d’un certain Philippe Quintais. « Pour tout le monde, c’est une évidence : c’est un monsieur dans tous les sens du terme », confie celui qui compte parmi les plus fidèles partenaires du « roi ». « Par son jeu, son parcours et tout ce qu’il a apporté à la pétanque. Je l’ai souvent comparé à Roger Federer dans le tennis : un joueur d’une immense classe, fluide, intelligent dans sa façon de jouer, doté d’une mentalité irréprochable et toujours respectueux, aussi bien de ses partenaires que de ses adversaires. En un mot : la classe. Et ce qualificatif lui correspond parfaitement. »

    Vingt-cinq ans après ses premiers pas au Parc Borély, le licencié du club d’Hanches (Eure-et-Loir) s’apprête à retrouver les allées marseillaises aux côtés de l’un de ses partenaires de toujours, Julien Lamour, et d’un coéquipier inattendu : l’Américain Mark Greenberg.

    « J’ai partagé tellement de choses avec Julien. Nous avons remporté quasiment toutes les grandes compétitions ensemble, à l’exception du championnat de France. Pour moi, c’est comme un petit frère », glisse Damien Hureau.

    Trio pas comme les autres

    Le troisième larron de l’équipe est bien moins connu du grand public. « Mark est originaire de Santa Monica, près de Los Angeles, où il vit toujours. Il a environ 75 ans et c’est un véritable passionné de pétanque. Nous nous sommes rencontrés lors d’un concours en Floride, il y a une quinzaine d’années. Le courant est tout de suite passé, nous avons commencé à jouer ensemble et une véritable amitié est née », raconte celui qui participe régulièrement à des compétitions en Amérique du Nord depuis plusieurs années.

    « C’est quelqu’un de très attachant, animé par une passion rare. Malgré son âge, il est complètement habité par la pétanque. Il n’avait encore jamais participé à La Marseillaise, alors que c’était un rêve pour lui. Je lui ai expliqué que ce ne serait pas facile : il y a beaucoup de marche, la chaleur, l’intensité du concours… Mais il m’a répondu que s’il ne la faisait pas cette année, il ne la ferait jamais. Avec Julien, nous avons donc décidé de l’accompagner dans cette aventure. L’objectif est simple : prendre du plaisir, aller le plus loin possible, le préserver au maximum et, surtout, lui permettre de vivre enfin cette Marseillaise dont il rêve depuis tant d’années », confie le cofondateur de la marque Valtop.

    Selon Damien Hureau, le charme du Mondial réside en partie dans la diversité des conditions de jeu selon les lieux et la proximité avec le public. « C’est toujours plaisant. On sent que les gens vivent les parties avec nous, ce qui rend l’expérience unique. On ne retrouve cela nulle part ailleurs. Dans les compétitions plus classiques, tout est beaucoup plus encadré et les spectateurs sont éloignés. À La Marseillaise, c’est différent : il faut aussi s’adapter à cette atmosphère », souligne le tireur au calme légendaire.

  • La situation chaotique des finances met presque KO la Ville d’Avignon

    La situation chaotique des finances met presque KO la Ville d’Avignon

    Le Festival d’Avignon ne commence que dans trois jours, mais une sacrée pièce théâtrale s’est jouée, ce mardi soir, au cours d’un conseil municipal fleuve. S’il y a eu plusieurs actes (administratifs), le point culminant a été atteint d’entrée sur la partie financière. « Vous êtes habitués du théâtre politique, moi non », lance, goguenard, Olivier Galzi à son opposition, alors que sous les fenêtres de l’hôtel de Ville, la colère gronde. Mais le maire (DVD) n’avait pas vraiment le sourire en évoquant, en préambule, le contenu de l’audit financier, commandé par ses soins et présenté vendredi à la presse.

    « Il y a 20 millions d’euros à trouver, chaque année, pour éviter le mur budgétaire en 2028 ou bien on éteint la lumière », martèle-t-il en redisant vouloir éviter « le levier fiscal » ou « les coupes dans les services publics ». Et alors qu’Anne-Sophie Rigault (RN) se délecte de la situation, rappelant que « depuis des années, je disais que les caisses étaient vides », elle redemande la mise sous tutelle, comme l’avait fait Marie-Josée Roig il y a 30 ans [ex-maire 95-2014]. « La tutelle n’est pas une fatalité, mais une possibilité qu’on essaye d’éviter », assure Olivier Galzi. Le couperet n’est pourtant pas passé loin, ce mardi soir, à l’issue des votes des comptes de gestion et administratifs 2025.

    Le sujet est très technique : le compte de gestion est rédigé par le comptable public, quand le compte administratif (CA) est lui établi par l’ordonnateur public, en l’occurrence le maire. N’acceptant pas « l’héritage », Olivier Galzi a annoncé s’abstenir sur le CA, laissant « libre choix » de vote à sa majorité. Le CA a été rejeté par 22 voix, et seulement 7 pour et 22 abstentions. Ce vote négatif entraîne de fait une saisie de la Chambre régionale des comptes par le préfet. Ce qui, bien souvent, entraîne la mise sous tutelle. Or, le compte de gestion ayant été approuvé et faisant foi, la Ville reste donc maîtresse de ses finances. Un point ayant tout de même entraîné un certain flottement dans l’assistance, Olivier Galzi retirant les délibérations suivantes ayant trait au budget 2026.

    « Il n’y a ni mensonge,

    ni maquillage »

    Avant ce vote, l’ex-majorité de gauche, sous la férule de David Fournier (PS), s’est escrimée à décrédibiliser les conclusions de l’audit. « Le trésorier public, qui a la compétence de l’État pour validation des finances d’une collectivité, a repris et validé toutes les opérations constatées au cours de l’exercice clos, il n’y a donc aucun mensonge, ni maquillage », affirme l’ex-adjoint à l’administration municipale, assurant qu’« en 2014, lorsque nous sommes arrivés aux responsabilités, nous avons trouvé une situation très complexe alors qu’aujourd’hui, elle est saine ». Olivier Galzi ne peut retenir un ricanement, le rebaptisant « David Copperfield », avant de s’agacer et citant plusieurs contre-exemples, sur le montant des dettes cumulées notamment. « Vous êtes absolument nul en gestion ! », accuse le maire.

    Le ton monte aussi avec un autre ex-adjoint (PS), Fabrice Tocabens, sans cesse interrompu dans son intervention. « Vous construisez votre discours dans une logique du chaos, alors que les services de l’État et la Chambre régionale des comptes disent des choses pas trop mal qui ne vous conviennent pas », relève-t-il. « Vous allumez un contre-feu de dramaturgie au lieu d’assumer vos choix politiques avec des postes sur la communication ou la police municipale », embraye Rémy Blanc (PCF), seul du groupe de Mathilde Louvain à avoir voté le compte administratif.

    Le vote du budget supplémentaire, retiré, et qui pourrait revenir au prochain conseil municipal, devrait en dire davantage sur les marges de manœuvre et orientations politiques.

  • Forte mobilisation contre la refonte du plan de circulation d’Avignon

    Forte mobilisation contre la refonte du plan de circulation d’Avignon

    À l’appel de l’association des Quatre-boulevards, de l’association Bien vivre à Saint-Ruf ou de parents d’élèves de l’école Marcel-Perrin, les manifestants ont bruyamment fait savoir leur opposition à la refonte du plan de circulation dans les Faubourgs. Une promesse de campagne du maire, Olivier Galzi (DVD), vite mise en œuvre. Pancartes ironiques sur le « non-sens » ou « Galzi à vélo » scandés par les présents, qui se sont largement fait entendre sous les fenêtres de la salle du conseil. « Nous sommes là pour demander un moratoire sur le démantèlement du plan Faubourgs et une véritable concertation », interpelle Valérie Vilette, présidente de l’association des Quatre-boulevards.

  • Conseil muncipal d’Avignon : pour LFI, « la vraie ruine est sociale »

    Conseil muncipal d’Avignon : pour LFI, « la vraie ruine est sociale »

    « Nous refusons que les arguments financiers servent à légitimer des coupes dans les services publics, il faut politiser les chiffres et les choix de la majorité ne vont pas vers les besoins sociaux », estime Mathilde Louvain au sujet de la « synthèse financière » présentée vendredi par Olivier Galzi (DVD). « Dans une mise en scène ridicule destinée à faire peur et justifier l’austérité, le maire découvre qu’Avignon est une ville pauvre », ironise Khalid El Yousoufi. Quand Olivier Galzi parle de « champ de ruines », l’élu LFI réplique que « la vraie ruine est sociale et écologique ». Le groupe reproche au maire d’être en partie responsable de la situation, sur la foi du rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC). « M. Galzi a fait le contraire des préconisations en embauchant des cadres, en gonflant la masse salariale avec des policiers municipaux, alors que la CRC dit que ce n’est pas un problème d’effectifs, mais de gestion interne », tance Oukacha Rtili.

  • Le maire d’Aubagne annonce le retrait de ses élus de la société publique L’Eau des Collines

    Le maire d’Aubagne annonce le retrait de ses élus de la société publique L’Eau des Collines

    « Un passage en force » validé par le « silence assourdissant de la Métropole », discréditant « la promesse d’une Métropole des maires [ laquelle devait, selon son président Nicolas Isnard (LR), laisser les compétences de proximité aux communes] ». C’est l’accablante analyse que fait la Ville d’Aubagne de l’élection de Serge Perottino, maire (DVD) de Cadolive et vice-président de la Métropole Aix-Marseille, à la tête de la Société publique locale (SPL) L’Eau des collines.

    Cette structure publique est responsable de la gestion du service de collecte et de transport des eaux usées de l’ensemble des communes du Pays d’Aubagne et de l’Étoile, ainsi que de la production et de la distribution de l’eau potable dans les communes d’Aubagne, La-Penne-sur-Huveaune, Cuges-les-Pins et Saint-Zacharie. La Métropole et les communes en sont actionnaires. La SPL est depuis sa création présidée par un élu aubagnais. Mais, lundi soir, lors du conseil d’administration de la SPL, c’est la candidature du maire de Cadolive qui a remporté les suffrages.

    La Ville veut quitter la SPL

    « Comment un élu, dont la commune n’est même pas desservie par le réseau, peut-il justifier de présider un outil dont les habitants de Cadolive ne sont même pas usagers ? C’est un mépris total de l’histoire et du travail des communes fondatrices », s’est indigné Jean-Pierre Squillari, maire (DVG) d’Aubagne.

    En réaction, il annonce le retrait de ses élus du conseil d’administration de la SPL, l’engagement immédiat de « démarches pour préparer la sortie de la Ville d’Aubagne de la SPL » et l’ouverture d’une « réflexion approfondie, avec l’ensemble de la majorité municipale, pour définir un nouveau chemin et une nouvelle stratégie en matière d’intercommunalité. » « Cette structure est-elle encore un outil au service des habitants, ou est-elle devenue un obstacle à notre autonomie et à notre action ? Nous attendons des actes, pas des promesses. Aubagne sera respectée », conclut-il.

    La mairie indique n’avoir pour l’instant pas obtenu de réponse officielle de Nicolas Isnard, président (DVD) de la Métropole.