Author: tecnavia

  • Le Challenger de Cassis réunit la jeunesse et l’expérience

    Le Challenger de Cassis réunit la jeunesse et l’expérience

    Qui dit début du mois de septembre, dit apparition du Challenger de Cassis dans le calendrier de la petite balle jaune. Offrant 75 points ATP au vainqueur, de grands noms du tennis mondial y font chaque année leur apparition.

    Cette septième édition, dont le tableau principal débute ce lundi, n’a pas échappé à la règle. « On est très content d’avoir un tableau homogène », souligne Frédéric Moschetti, l’organisateur du tournoi cassiden. Comme chaque année depuis la deuxième édition, c’est un Français qui se retrouve tête de série n°1 cette semaine : Quentin Halys (70e mondial). Le Francilien de 28 ans, originaire de Bondy comme un certain Kylian Mbappé, a été éliminé prématurément à l’US Open après une défaite au 1er tour face au Belge David Goffin. Ce qui lui permet de se présenter au Challenger de Cassis quelques jours plus tard et ainsi rejoindre dix de ses compatriotes dans le tableau principal. « Il y a quand même huit joueurs qui ont été dans le top 100 », note le directeur du tournoi, fier de pouvoir permettre à des pépites régionales comme Clément Chidekh, Sascha Gueymard-Wayemburg ou Robin Bertrand de se frotter à eux. « On se doit, en tant que Challenger, de leur donner une chance », ajoute-t-il. C’est d’ailleurs dans cette même logique qu’il a convié quatre jeunes locaux au classement négatif à prendre part aux qualifications : Pierre Tailleu, Hugo Carr, Hugo Cardinaud et Damien Salvestre. Mais aucun d’entre eux n’a réussi à passer le premier tour.

    Pas de Gasquet, mais un Paire à relancer

    La dernière édition du Challenger de Cassis avait notamment été marquée par la participation de Richard Gasquet. Le vétéran, qui réalisait sa tournée d’adieu, avait même réalisé l’exploit de remporter le tournoi 22 ans après sa première victoire dans cette catégorie. Il est ainsi devenu le troisième joueur le plus âgé vainqueur d’un tournoi sur le circuit secondaire derrière Ivo Karlovic et Fernando Verdasco. Mais cette année, c’est n’est pas un Mousquetaire qui sera au centre de l’attention. L’organisation a décidé d’attribuer une wild-card (invitation) à Benoît Paire. Le Vauclusien, désormais 686e au classement ATP, tentera de prouver qu’il a toujours du talent à revendre malgré ses 36 printemps. Même s’il manque cruellement de régularité, il est capable d’avoir un éclair de génie par moments. Le dernier en date reste sa victoire en huitièmes de finale du Challenger de Francavilla al Mare, au mois de mai en Italie, sur le Kazakh Timofey Skatov, qui se retrouve être la tête de série n°6 du Challenger de Cassis. Depuis ce valeureux succès, le tennisman, connu pour son caractère bien trempé, n’a plus remporté un match.

  • L’info massacrée

    L’info massacrée

    « Au rythme où les journalistes sont tués à Gaza par l’armée israélienne, il n’y aura bientôt plus personne pour vous informer. » Aujourd’hui, lundi 1er septembre, plus de 150 médias, dont votre journal, répartis sur une cinquantaine de pays, affichent à leur Une ce message terrible. La Marseillaise fait partie de ces médias partenaires de cette initiative mondiale inédite impulsée par Reporters sans frontières (RSF).

    Médias du monde entier

    Nous le faisons en nous associant à des médias du monde entier pour dire stop au massacre de nos consœurs et confrères dans la bande de Gaza : Mediapart (France), Disclose (France), The Independent (Royaume Uni) + 972 Magazine (Israël/Palestine), Local Call (Israël), Frankfurter Rundschau (Allemagne), RTVE (Espagne), L’Humanité (France), Le Desk (Maroc), Photon Media (Hong Kong), La Voix du Centre (Cameroun), Guinée Matin (Guinée), RTE (Irlande), L’Orient Le Jour (Liban), Media Today (Corée du Sud)…

    Le droit d’informer est bafoué par les attaques subies par les journalistes palestiniens qui chroniquent l’enfer vécu par la population gazaouie. Ce droit est piétiné également car depuis octobre 2023, tous les autres journalistes, y compris les journalistes israéliens qui font un travail remarquable (Haaretz notamment), sont dans l’impossibilité de se rendre dans la bande de Gaza. Interdits par
    le gouvernement Netanyahu et par l’armée.

    Ce précédent, gravissime pose avec force
    la nécessité d’avoir une information fiable et pluraliste sur toutes
    les zones de conflits dans le monde.

  • Plus de 200 journalistes palestiniens tués

    Plus de 200 journalistes palestiniens tués

    Chaque semaine, les mêmes scènes d’une dramatique banalité se répètent : des corps inanimés, ensanglantés, sont enveloppés dans des draps blancs et recouverts d’un gilet pare balles siglé « PRESS » en lettres capitales. Des appareils photos ou des caméras encore salis par la poussière des bombardements sont disposés sur ces cadavres. Un symbole, un rappel, une triste réalité : ils ont été tués parce qu’ils étaient journalistes. Leur crime était d’informer.

    Ils sont les yeux de Gaza. Depuis le 7 octobre 2023, au moins 210 journalistes ont été tués dans l’enclave selon le bureau des droits de l’Homme de l’ONU, la grande majorité d’entre eux étaient palestiniens. Pour la plupart, ils ont été tués dans le cadre de leur fonction, ce qui constitue un crime de guerre. À titre comparatif, 13 journalistes ont été tués par les forces russes depuis l’invasion de l’Ukraine en février 2022. Pour rappel : Israël empêche les journalistes internationaux d’accéder au territoire palestinien qu’il occupe à 70%.

    Les images de Khan Younès

    Les images de la dernière tuerie en date ont été largement diffusées dans les médias et sur les réseaux sociaux, provoquant l’émoi et la condamnation de la communauté internationale. La scène se déroule lundi dernier, après l’explosion d’un drone sur l’hôpital Nasser de Khan Younès dans le sud de la bande de Gaza. Alors que les journalistes et les secours se rendent sur place pour aider les victimes et constater les dégâts un bombardement aérien frappe. L’agence de presse Reuters a par la suite indiqué qu’au moment de la première frappe, l’un de ses collaborateurs diffusait un flux vidéo en direct. « Encore plus de journalistes tués aujourd’hui. On fait taire les dernières voix qui dénoncent la mort silencieuse des enfants victimes de la famine. L’indifférence et l’inaction du monde sont choquantes. (…) Cela ne peut pas être notre nouvelle norme pour l’avenir. La compassion doit prévaloir. Mettons fin à cette famine provoquée par l’homme en ouvrant les portes sans restrictions, protégeant les journalistes et les travailleurs humanitaires et sanitaires. Il est temps de faire preuve de volonté politique. Pas demain, maintenant », fustige Philippe Lazzarini, le chef de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa).

    « Je veux mon fils que tu ne m’oublies pas, j’ai tout fait pour te rendre heureux », tels sont les mots de Mariam Abu Dagga, adressé à son fils, Ghaith, 13 ans. La journaliste de 33 ans est l’une des victimes de ces frappes. Indépendante, elle travaillait avec Associated Press, Independent Arabia et MSF. Elle est morte, appareil photo en main, aux côtés de quatre de ses confrères.

    Si Tsahal a reconnu avoir mené ses frappes, elle dit avoir visé et « identifié une caméra placée par le Hamas dans la zone de l’hôpital Nasser, utilisée pour observer l’activité des troupes [israéliennes] afin de diriger des activités terroristes contre elles ». Les soldats « ont agi pour éliminer la menace en frappant et en démantelant la caméra », est-il ainsi écrit dans ce texte du commandant militaire, présentant les résultats de l’enquête. Selon l’AFP, six victimes ont été présentées comme « terroristes » par l’armée israélienne mais aucun de leur nom ne correspondant à aucun de ceux des journalistes tués. Au total, 20 personnes sont mortes ce jour-là.

    « Une fois de plus, j’appelle Israël à cesser de tuer ceux qui tentent d’informer le monde de ce qui se passe à Gaza. Les journalistes, les médecins et les secouristes doivent être protégés à tout moment », martèle Hadja Lahbib, commissaire européenne à l’Égalité et à la gestion de crise. Au-delà des condamnations, de réelles sanctions se font toujours attendre. Le génocide se poursuit.

    L’attaque du 7-Octobre 2023 perpétrée par le Hamas a entraîné la mort de 1 219 personnes côté israélien, en majorité des civils. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 49 restent retenues à Gaza dont 27 sont décédées selon l’armée. La guerre déclenchée par Israël a fait au moins 62 744 morts dans le territoire palestinien occupé, en majorité des civils, femmes et enfants essentiellement. Dimanche 31 août, la Défense civile de Gaza a fait état de 16 personnes tuées au cours d’opérations militaires israéliennes dans le territoire palestinien, dont 10 près de sites de distribution d’aide.

    « On fait taire les dernières voix qui dénoncent la mort silencieuse des enfants victimes de la famine. »

  • Inéligibilité et démission d’office pour l’ex-maire de Rognac

    Inéligibilité et démission d’office pour l’ex-maire de Rognac

    Saisi par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, après avoir constaté par décision du 23 juin 2025 le dépôt hors délai du compte de campagne de Sylvie Miceli-Houdais (UDI), le tribunal administratif de Marseille a condamné l’ex maire de Rognac au non-remboursement de ses dépenses électorales par l’État et déclaré « inéligible pour une durée de six mois » et « démissionnaire d’office ». Ses comptes ont été déposés le 7 mars 2025 plus de trois mois après le délai prescrit.

    Nouveau camouflet

    Si le président du tribunal a considéré que la candidate n’a pas justifié « avoir pris les dispositions pour déposer son compte de campagne en temps utiles, ni avoir été confrontée à des difficultés particulières pour ce faire », celui-ci a pris en compte le fait qu’il s’agissait de sa première campagne électorale en qualité de tête de liste et le montant limité des sommes en cause, et l’absence d’autres irrégularités relevées par la CNCCFP.

    Lors des municipales anticipées tenues les 17 et 24 novembre 2024 après des démissions en cascades au conseil municipal, la liste de la maire sortante, qui avait pris la succession de Stéphane Le Rudulier (LR) devenu sénateur, n’avait convaincu que 13,84% des votants, arrivant en troisième position, loin derrière celles de Willy Nicollet (DVD), son ancien adjoint à la sécurité (34,65%), et du candidat d’extrême droite, Christophe Gonzalez (RN) arrivé en tête avec 38,24% des suffrages.

    Ce désaveu des citoyens était le fruit des scandales qui ont éclaboussé la gestion de Sylvie Miceli-Houdais et celle de son prédécesseur. Un rapport de la Chambre régionale des comptes rendu public cet été, a dépeint cette gestion municipale à la dérive, de 2019 à 2024. Les magistrats y pointaient un manque de pilotage, avec un poste de Direction générale des services vacant durant de deux ans, un cabinet du maire pléthorique, des dépenses de marchés publics explosant les seuils légaux, ou bien encore des frais de mission comportant l’utilisation « dévoyée » d’une carte achat…

    Cette décision du tribunal administratif de Marseille est un camouflet de plus à porter au crédit de la représentante de la droite locale même si ces deux chefs de file, Martine Vassal (DVD) et Renaud Muselier (Ren) ont soutenu la candidature de Willy Nicollet (DVD), au second tour. Dans un jugement rendu le même jour, le tribunal administratif a d’ailleurs été plus clément avec ce dernier qui avait lui aussi déposé son compte de campagne hors délais. Il n’a été condamné qu’au nom remboursement de ses frais par l’État.

  • La dépollution des scories du littoral Sud va démarrer

    La dépollution des scories du littoral Sud va démarrer

    Après sept comités de suivi en Préfecture et deux réunions publiques, la dernière organisée à la Maison du peuple à la Madrague fin juillet, un premier acte sera posé ce lundi dans la dépollution du littoral sud de Marseille*. Les dépôts massifs de scories métalliques, résidus de traitement du minerai de plomb, résultants de près de deux siècles d’activités industrielles, entre le Mont Rose et Callelongue, vont être mis en sécurité.

    En mars 2024, l’Ademe avait été missionnée pour assurer la maîtrise d’ouvrage de ces travaux visant à éradiquer les risques sanitaires liés au transfert de polluants contenus dans les scories vers le milieu naturel et les personnes. 14 millions d’euros ont été alloués au projet fin 2023, cofinancés par l’état, le conseil départemental, la Ville de Marseille et la métropole. En décembre dernier, le tribunal administratif de Marseille avait même condamné l’État à mettre en sécurité les dépôts pollués d’ici 2028.

    « L’objectif sanitaire est prioritaire : ces travaux visent à supprimer le risque d’exposition des personnes aux polluants contenus dans les dépôts de scories présents, en incluant une réhabilitation environnementale et paysagère, tenant pleinement compte des spécificités du site concerné : cœur du Parc national des calanques et site classé », indique la Préfecture qui sait faire face à l’inquiétude des riverains.

    Sept sites traités avant l’été

    L’ensemble du chantier concerne vingt dépôts terrestres identifiés comme prioritaires au regard de leur potentiel de contamination. Sept d’entre eux seront traités la première année de travaux (Samena, Port de l’Escalette, Carneau du mauvais Pas et Calanque des Trous) et treize autres l’année suivante. La « mise en sécurité » se fera selon les spécificités de chaque dépôt soit par « l’élimination complète des scories » soit par « un confinement des résidus au moyen d’ouvrages pérennes. »

    Le calendrier de réalisation des travaux a été fixé à deux périodes de sept mois de 2025 à 2027, entre les 1er septembre et 31 mars. Ce chantier « très encadré en matière sanitaire » insiste la Préfecture, intègre plusieurs dispositifs et protocoles de maîtrise des émissions et dégagement de poussières, ainsi qu’une surveillance régulière de la qualité de l’air et du milieu marin.

    En matière de transport, pour éviter l’engorgement de la circulation d’un secteur déjà surfréquenté, les bus 19 et 20 doivent être renforcés et des zones au-dessus du parking Napoléon et dans le secteur de la Maronaise, serviront de délestage durant les travaux. À noter enfin que deux zones de circulation alternée nécessaires à la bonne conduite du chantier (calanque des Trous et de Mauvais Pas) seront levées chaque week-end.

  • Comment concilier industrie et services publics ?

    Comment concilier industrie et services publics ?

    Réconcilier les usines polluantes avec la protection de l’environnement tout en créant 10 000 nouveaux emplois : c’est la promesse du grand mouvement de réindustrialisation qui anime l’ouest du département depuis la fin de l’année 2023. Mais pour le Parti communiste français et la CGT, ce développement économique doit impérativement être indissociable d’un élargissement des services publics.

    Daniel Bretonnès, secrétaire général de l’Union locale du syndicat CGT, affirmait dimanche, lors du débat du festival Terres de résistance : « L’industrie a besoin de services publics, de routes, de fluvial, de fret ferroviaire… C’est quand même incroyable que l’un des plus grands ports d’Europe, Marseille, ne soit alimenté que par une voie ferrée quand Rotterdam en a douze et Le Havre cinq. »

    Sur ce plan, une première étape historique a été franchie avec le financement du contournement autoroutier de Martigues et de Port-de-Bouc, dont le chantier démarrera en 2027 pour s’achever en 2030. « Un premier maillon vient d’être posé, reconnaît le maire (PCF) Gaby Charroux. Mais il y en a bien d’autres. Nous nous battons depuis des années sur la question des besoins en moyens publics pour la santé des habitants du territoire, je veux parler de l’hôpital de Martigues. »

    « Rétablir la taxe professionnelle »

    Josie, retraitée de l’établissement, témoigne : « L’hôpital est exsangue malgré toutes les interventions qu’on a pu faire, il y a une fuite des effectifs, on ferme des lits, le personnel fait 14 heures de travail en chirurgie… C’est du jamais vu. » Le maire de Martigues admet : « Il nous manque des moyens financiers, des moyens en termes de locaux, des moyens technologiques et des moyens humains. Les urgences sont submergées, ce n’est pas possible. Je suis en contact avec beaucoup de chefs de pôle qui me disent leur dégoût de ne pas voir un schéma directeur se mettre en place. Les choses n’avancent pas, il va falloir peut-être trouver des moyens de pression auprès de l’Agence régionale de santé. » La CGT revendique 170 millions d’euros d’investissements et la création de 90 emplois statutaires, « le minimum pour se remettre à flot » selon Josie.

    Pour un développement économique harmonieux, Daniel Bretonnès préconise le rétablissement de la taxe professionnelle « pour que l’industrie redonne une partie de ses richesses à la région qu’elle impacte et pour qu’on puisse construire du social, du logement, améliorer les écoles, qu’on ait du personnel territorial qualifié ». Le syndicaliste assène : « Les mairies, c’est la démocratie. Si elles n’ont plus la taxe professionnelle ni la taxe d’habitation, elles n’ont plus de pouvoir. Le lien entre industrie et services publics se fera que si on a une réforme fiscale qui va dans le bon sens. »

  • L’élu d’opposition LR Robin Prétot entre en campagne

    L’élu d’opposition LR Robin Prétot entre en campagne

    C’est au Pub de l’Europe, à deux pas de l’ancien hôtel de ville d’Istres, que Robin Prétot a souhaité rencontrer la presse pour officialiser sa candidature lors des prochaines élections municipales des 15 et 22 mars 2026. Un lieu « symbolique » pour le conseiller municipal d’opposition (LR) : « C’est un peu à l’image du message de notre campagne qui est “Istres de toute son âme”. Je considère que c’est tout le symbole de notre engagement et de tous nos maux. On est une ville qui tourne un peu le dos à son histoire, à son patrimoine, à son identité provençale. Aujourd’hui on en est à une municipalité qui pour un euro symbolique va vendre un mastodonte administratif. »

    À 35 ans, le militaire de formation veut incarner le « renouveau » de la classe politique face à François Bernardini (PS), conseiller municipal depuis 1977 passé maire en 2001, et redonner « ce sentiment d’appartenance » et cette « fierté d’être istréen » aux habitants. Sans annoncer son programme, qu’il dévoilera le 20 septembre lors de son meeting de lancement de campagne, le candidat identifie quatre priorités stratégiques : l’attractivité et le dynamisme du centre-ville, le ralentissement de l’urbanisation, la santé et la tranquillité publique.

    Une liste qui « ressemble aux Istréens »

    Parmi la liste qu’il mènera, ses deux collègues du groupe municipal « Istres audacieuse », Jocelyn Planelles et Michèle Leban. « Je ne veux surtout pas rentrer dans une logique de collections d’étiquettes politiques ou de club d’opposants », affirme Robin Prétot, tout en assurant néanmoins ne pas compter travailler avec le Rassemblement national.

    « François Bernardini n’est, aux dernières nouvelles, plus candidat, poursuit-il. C’est en tout cas l’engagement qu’il avait pris en 2020. Donc ma question c’est comment on construit la ville après. Il faut la construire avec de nouvelles personnes et qu’on crée donc une liste qui ressemble aux Istréens, avec toutes les générations, tous les métiers, tous les quartiers représentés. »

  • Toulon en commun veut un « plan canicule ambitieux »

    Toulon en commun veut un « plan canicule ambitieux »

    À Toulon, comme presque partout en France, l’été aura encore été trop chaud. Les deux vagues de chaleur – du 19 juin au 4 juillet, puis du 8 au 17 août, avec des températures autour de 40°C – ont, au mieux, causé de l’inconfort, au pire des problèmes de santé, voire des décès. Santé publique France dresse un bilan provisoire du premier épisode caniculaire faisant état de 480 décès en excès toutes causes confondues, parmi lesquels 410 personnes de plus de 75 ans. « Ces épisodes ne sont pas des événements ponctuels, mais les signes durables d’un dérèglement climatique auquel nos villes doivent s’adapter de manière urgente », alerte le mouvement progressiste Toulon en Commun.

    « Un plan de prévention canicule ambitieux »

    Le rassemblement des forces de gauche toulonnaises fustige une municipalité « silencieuse et insuffisamment mobilisée », malgré l’activation du plan national canicule. Il l’appelle « à mettre en œuvre un plan de prévention canicule ambitieux comprenant l’ouverture de refuges climatisés […] ; un plan de végétalisation en urgence contre les îlots de chaleur […] ; un plan de rénovation thermique des bâtiments publics, notamment l’habitat social, les écoles et les crèches. »

    Toulon en commun estime que « la veille canicule pour les personnes de plus de 65 ans, inaptes au travail ou en situation de handicap » mise en place par la Ville « reste insuffisante » et invite à s’inspirer des « mesures ponctuelles » prises dans d’autres villes : « Gratuité des piscines […] (et) des transports en commun, […] ouverture exceptionnelle des bibliothèques ou musées. Ne pas agir, c’est mettre en péril notre avenir collectif », conclut-il, en espérant être en position de prendre des mesures dès l’été prochain en s’imposant à l’issue des élections municipales.

  • Le PCF appelle à l’union sur un projet citoyen

    Le PCF appelle à l’union sur un projet citoyen

    À sept mois des élections municipales, dont le premier tour est fixé au dimanche 15 mars 2026, le PCF se lance dans la bataille à Cuers où aucune liste de gauche n’avait été présentée en 2020. « On fait partie d’un processus de construction avec l’ensemble de la gauche. Celle-ci a une légitimité importante à Cuers. Aux législatives, le Nouveau front populaire (NPF) est arrivé deuxième derrière le RN » avance Alain Bolla, l’un des initiateurs du projet.

    Pour vaincre l’extrême droite, qui a recueilli 54% des voix sur la commune aux législatives anticipées en juin 2024, les communistes lancent un appel au rassemblement : « On propose de construire des ateliers avec les gens pour monter un projet. À partir de là, on constituera la liste », explique Alain Bolla. Il envoie un message aux élus de gauche présents sur la liste de la majorité actuelle : « S’ils veulent nous rejoindre, il en va de leur responsabilité. Des gens de gauche sur une liste de droite (sic), ça brouille le message. » Et affirme cependant que « l’objectif n’est pas de faire tomber le maire Bernard Mouttet. Il a rattrapé une partie de l’inaction des deux derniers mandats, mais il faut aller plus loin. »

    Relancer des industries sur la commune

    Pour ce faire, le PCF promeut quelques axes de travail, en se basant sur la progression démographique de cette commune de quelque 11 500 habitants (+0,3% chaque année) : « La politique sur les écoles est importante, mais aussi dans le sport, la culture, l’éducation populaire, la citoyenneté. Toutes les politiques municipales doivent être traversées par le bien vivre à Cuers en travaillant les questions de prévention, de médiation, de sécurité et de justice, à travers le tissu associatif, et les services publics tels que l’école » affirme Alain Bolla, tout en précisant être « très réservé sur la sécurité “sécuritaire”. Il y a souvent un décalage entre le sentiment d’insécurité et la réalité. Il n’y a pas plus d’insécurité ici qu’ailleurs. » En filigrane, l’immigration, thème de campagne favori de l’extrême droite : « On en fait toute une histoire alors qu’il n’y en a pas plus qu’ailleurs. Il faut des outils pour accueillir et créer du lien », appuie Amaryllis Cimbron, autre porteuse du projet.

    Parmi les domaines d’actions concrets, est évoqué le renforcement de la politique éducative, avec la création d’un centre aéré et d’une piscine intercommunale « pour le savoir nager », ajoute la militante.

    Autre priorité : du pouvoir d’achat, notamment à travers les services publics (lire ci-dessous), et des politiques en matière d’emploi, via la création d’industries de véhicules anti-incendies, et de déconstruction des aéronefs. « C’est considéré comme non rentable par les industriels, mais c’est vertueux écologiquement et donc, à long terme, économiquement », insiste Alain Bolla.

    La gratuité des transports et la mise en place de moyens doux (pistes cyclables, bus verts…) sont aussi évoquées.

    Des mesures qui seront financées sans renoncer à l’impôt : « Nombre de maires font un budget et n’augmentent pas le taux d’imposition, par populisme. Mais l’augmentation est votée par les mêmes au niveau de la communauté de communes. L’impôt, c’est important, il faut le faire comprendre. C’est le socle de la solidarité », conclut le militant communiste.

  • Des services publics à reprendre au privé

    Des services publics à reprendre au privé

    Les services publics seront l’un des grands chevaux de bataille du futur projet municipal de gauche à Cuers selon le PCF local. « Il faut réétudier les délégations de service public (DSP) en cours pour faire revenir en régie les services essentiels et redonner du pouvoir d’achat. Je pense à l’eau. Quand on regarde les investissements de la mairie pour remettre en état le réseau, et que Veolia se gave de l’autre côté, quelque chose ne va pas bien », dénonce Alain Bolla. Cela permettrait « de gagner en compétences sur certains domaines. C’est une perspective à 10 ou 15 ans. »

    Une perspective qui concerne aussi La Poste, dont les services « sont éclatés entre plusieurs structures privées telles que des supermarchés, alors qu’elle est censée être vecteur de lien social » affirme le militant. Ou encore la gare, « qui doit rester une gare avec du personnel et un développement du TER, pas un centre commercial », soutient Amaryllis Cimbron. Mais également la santé pour ne plus dépendre, entièrement, de la maison de santé de Solliès-Pont : « Contrairement à la maison de santé, le centre public de santé interdirait les dépassements d’honoraires » et qui « travaille de la prévention jusqu’au soin. C’est un appui à l’hôpital public », conclut Alain Bolla.

    Ad.B.