Author: tecnavia

  • À Avignon, un premier bilan mobilités dépourvu de « bon sens »

    À Avignon, un premier bilan mobilités dépourvu de « bon sens »

    Presque six mois après l’accession d’Olivier Galzi (DVD) à l’hôtel de ville d’Avignon puis à la présidence du Grand Avignon, son opposition commence à dresser un premier bilan. Après le conseiller départemental écologiste Samir Allel il y a dix jours, ce mardi, un autre élu de gauche du Département, Fabrice Tocabens (PS), adresse « un zéro pointé » au nouveau maire. Celui qui est aussi conseiller municipal d’opposition reste surtout attentif aux mobilités, délégation qu’il exerçait lors du mandat précédent de Cécile Helle.

    Il s’inquiète d’abord de ne voir « aucune prise de parole ou discours de la nouvelle majorité sur l’environnement et le réchauffement climatique, dont on sent bien que ce n’est pas une priorité, par pur populisme, alors que l’on n’est pas tous égaux face à ce problème », expose Fabrice Tocabens, après un été caniculaire et un frein tiré par la Ville sur la végétalisation des cours d’écoles sur fond de disette financière. Mais l’ancien adjoint concentre son propos sur les mobilités, une des trois priorités d’Olivier Galzi.

    « La seule chose qu’il fait contre le réchauffement climatique, c’est de brasser beaucoup d’air », ironise Fabrice Tocabens. Là aussi, il regrette l’absence « d’une prise de parole pour donner une vision sur l’organisation des transports, on n’a rien entendu sur le prolongement du tramway, des chrono bus ou du Serm [RER métropolitain] ». Des solutions, face notamment à la hausse du carburant, montrant que « le bon sens est de notre côté », image l’élu avignonnais. Fabrice Tocabens, qui plaide pour prolonger le tram jusqu’aux allées de l’Oulle comme initialement prévu ou développer les chrono bus côté gardois, redoute une hausse des tarifs des transports baissés il y a 4 ans : « Ce serait une folie alors qu’il faut développer le réseau, surtout hors Avignon. »

    Réorienter les crédits de

    la LEO vers les pompiers

    La voiture renvoie aussi au plan Faubourgs, détricoté par Olivier Galzi depuis la fin mai. « Un grand pas en arrière gigantesque sans concertation », dénonce Fabrice Tocabens, un des artisans de cette refonte de la circulation entre centre-ville et la Rocade. « Aujourd’hui, on assiste au retour du transit de personnes seules au volant qui traversent des routes et quartiers qui ne sont pas faits pour accueillir tout ce trafic », constate-t-il, las de revoir enkystée à certaines heures l’avenue Monclar.

    Enfin, voiture toujours, Fabrice Tocabens reste vivement opposé à la LEO. Comme nous l’écrivions il y a une semaine, sa relance est au point mort « car il n’y a pas un rond ». « Elle ne se fera jamais car elle ne correspond plus aux attentes, il faut arrêter de faire miroiter aux Avignonnais des choses qui ne se feront pas », accuse-t-il. Avec sa casquette de conseiller départemental, il propose au CD 84, prêt à financer la LEO à hauteur de 20 millions d’euros, de flécher ces crédits ailleurs : « Une partie pour enfin réaliser le barreau de Rognonas, qui détournerait beaucoup de poids lourds. Et, surtout, qu’une grande majorité serve à investir au profit de nos pompiers. »

  • Aux Arcs-sur-Argens, les salariés de Lidl dénoncent le harcèlement syndical subi par une de leurs collègues

    Aux Arcs-sur-Argens, les salariés de Lidl dénoncent le harcèlement syndical subi par une de leurs collègues

    Le hard-discount qui fait la renommée de Lidl cache souvent des réalités peu reluisantes, parmi lesquelles un management régulièrement pointé du doigt. C’est particulièrement le cas au sein de la direction régionale de l’enseigne aux Arcs-sur-Argens, où les mouvements de grève se succèdent chaque fin de semaine depuis le début de l’année, pour dénoncer les conditions de travail des salariés, entre bas salaires, manque de moyens, et, selon leurs dires, pressions sur celles et ceux qui veulent défendre leurs droits.

    « Harcèlement syndical »

    Mardi, ils étaient une cinquantaine réunis devant le siège de la direction régionale à l’appel de la CGT pour soutenir une de leur collègue cheffe d’équipe convoquée pour un entretien relatif à un supposé manque de performances. « C’est la première fois en 23 ans qu’elle est convoquée, à cause, en réalité, d’un manque de moyens et de personnel très important sur la DR24 [la direction régionale de Lidl, Ndlr] », dénonce Lahcen Arahal, délégué CGT du personnel, qui décrit sa collègue comme « un pilier de la DR24 ». « Même les encadrants doivent faire de la préparation de commandes parce qu’on n’a pas de main-d’œuvre, on a beaucoup d’absentéisme, de turn-over, car les gens ne restent pas avec ces conditions. » Selon lui et les autres employés réunis mardi, le véritable motif de sa convocation est sa fonction syndicale de conseillère prud’hommes, qu’elle occupe depuis six mois : « Elle avait déjà été mise au placard, privée de bureau, sans équipe à gérer. On a fait un droit d’alerte. Ça a réglé la situation pendant un temps et depuis, rebelote. C’est du harcèlement syndical », affirme Lahcen Arahal.

    L’issue de l’entretien est attendue dans les prochaines semaines. Cependant, « comme elle est conseillère prud’hommes, il faudrait que l’inspection du travail donne son accord pour un éventuel licenciement », précise le secrétaire de l’UL CGT Draguignan Gilles Piazzoli. Ce qui ne devrait pas calmer la mobilisation.

    Contactée, la direction n’a pas répondu à nos sollicitations.

    La manif du 29 en ligne de mire

    Ce piquet de grève a permis à l’UL CGT de Draguignan d’aborder la question de la mobilisation nationale du 29 septembre : « Le 29 c’est le service public, qui permet aux entreprises privées d’exister les agents territoriaux, le point d’indice, donc la question des salaires, mais celle-ci est aussi très importante chez Lidl », souligne Gilles Piazzoli, secrétaire de l’UL CGT Draguignan. Et que l’on soit employé d’un secteur ou de l’autre, « aujourd’hui, on ne vit plus avec ces salaires, les carburants en hausse… Il faut mettre les revendications des travailleurs sur la table très rapidement pour les aborder à la présidentielle », ajoute Gilles Piazzoli.

  • Des outils pour débattre de la place de l’animal et du vivant

    Des outils pour débattre de la place de l’animal et du vivant

    Des questions récentes débattues dans un espace plus solennel. Dans l’un des bâtiments de la fac de droit d’Aix, les premières tables rondes du Festival de sciences et des arts sont lancées. Imaginé, puis pérennisé depuis 2019 par l’Université d’Aix Marseille (AMU), particulièrement par Maryline Crivello, vice-présidente du conseil d’administration d’AMU, en charge de la stratégie interdisciplinaire, la programmation 2026 a, comme fil rouge, notre lien aux animaux. « Une aventure commune ? » interroge cette nouvelle édition. Après un lancement à Arles, mardi matin, c’est à Aix que deux conférences proposent de se mettre dans le bain en interrogeant la « condition juridique de l’animal ». Jusqu’à vendredi soir, entre Marseille, Aix, Arles et Aubagne, des centaines d’intervenants issus de 40 disciplines proposent un vaste panel de formats pour repenser notre lien à l’animal et sa place dans nos sociétés. Les racines de ce thème naissent de questionnements récurrents autour de l’expérimentation animale en médecine, les interrogations éthiques et juridiques qu’elle suscite.

    « Cartes sur table »

    « Il est impossible, sur ce sujet, de vouloir se faire une opinion ou un avis sans avoir des éléments de connaissance et de savoir sur ce qu’il se passe vraiment et quels sont les points de vue à la fois juridiques et médicaux associatifs. Si on n’a pas un vrai débat, avec tous les acteurs qui participent à cette réflexion, chacun reste dans son coin. Mettre carte sur table un sujet pareil n’est pas simple », retrace Maryline Crivello. Second constat ayant motivé le choix du thème, celui « d’une sensibilité de nos étudiants à la question du vivant ». Et la place de l’art dans le festival ? « Les artistes comme les scientifiques, transmettent des connaissances, touchent un public différemment », précise Maryline Crivello. Si les thèmes varient chaque année, un fil relie chaque édition du festival : réaffirmer la place de la science et de l’université dans un contexte où toutes deux sont, peuvent être contestées. La multiplication des opinions, notamment sur les réseaux sociaux, tend à brouiller la frontière entre savoir et conviction, pointe l’enseignante. Or, pour Maryline Crivello, la science ne se construit pas dans la certitude : « le doute est fondamental ». En « ouvrant ses portes », l’université entend rendre visibles ses méthodes, ses recherches.

  • Les CRS envoyés contre les pêcheurs au dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer

    Les CRS envoyés contre les pêcheurs au dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer

    « On va mourir si ça continue comme ça. » Ce pêcheur d’Occitanie venu bloquer le dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer dès 2h mardi matin, avec une cinquantaine de confrères, crie sa colère au contact des CRS à 9h30. Ce mouvement surprise de la pêche professionnelle de Méditerranée a bloqué plus d’une centaine de camions durant 7 heures pour signifier la détresse de la profession à l’État.

    Après l’évacuation du blocage, ponctuée de fumigènes, de spray poivré et d’une rapide échauffourée, c’est l’incompréhension. « On travaille quinze heures par jour et on ne gagne rien », explique ce même pêcheur, Sébastien Prunet, représentant la Société coopérative des marins pêcheurs (Socomap), au Grau-du-Roi (Gard). « On avait conclu un accord avec la préfecture, obtenu un rendez-vous, on allait partir. On discutait avec les représentants des CRS et le maire mais l’accord a été rompu », estime-t-il, après l’intervention des forces de l’ordre.

    Des aides qui tardent

    Même sentiment pour la présidente du comité régional des pêches Paca Christine Poncharreau (CFDT). « Se faire sortir par le gaz et les matraques n’est pas acceptable. Il faut que les services de l’État se rendent compte de la situation et que le mouvement n’est pas près de s’arrêter », affirme-t-elle, alors qu’il est question de semaines de marée noire avec bateaux à quai, tandis que certains pêcheurs parlent de revenir bloquer. « Nous sommes dans l’impasse, on n’est pas rentables, les prix du gasoil montent continuellement et les pêcheurs ne peuvent plus suivre », détaille-t-elle, malgré des aides promises par le gouvernement. « 20% des armateurs n’ont pas été payés depuis le dépôt des dossiers au 15 juillet », poursuit la représentante. « On a plus de jeunes et des confrères qui partent en préretraite car c’est trop dur », conclut-elle.

    Le prix du carburant est une charge majeure dans l’activité des marins. « À 2000 litres par jour entre 1,14 et 1,31 euro le litre, faut pêcher 2 400 euros de poisson par jour pour se rembourser, mais sans payer les salaires et les comptables », déplore Hervé Gout-Vernier, ancien chalutier à Carro converti au « petit métier », c’est-à-dire à la pêche au filet maillant ou à la ligne, entre autres.

    « Une heure sur l’ordinateur chaque jour »

    Outre le carburant, la réglementation pose problème aux pêcheurs. En particulier le plan de gestion européen des activités en Méditerranée Westmed. « Nous voulons un statu quo », reprend Christine Poncharreau, « avec une flexibilité des quotas d’une année à l’autre. Car le mauvais temps, le réchauffement climatique qui génère moins de ressource, la facturation électronique, la pesée de chaque poisson péché… » liste la représentante. Et quand le poisson se cache pour fuir les chaleurs actuelles, « le thon est la bouée de secours », pour Hervé Gout-Vernier. « Vous voulez qu’on laisse tranquille les merlus ? Alors ouvrez le thon et on le fera. Il faut bien manger », s’agace-t-il.

    L’administratif pèse dans le quotidien, selon le capitaine. « On se rend fou toute la journée pour pécher correctement, mais quand on rentre on doit encore se taper une heure d’ordi », explique-t-il, notamment pour remplir les fiches de pêche. Il pointe également la contrainte de la notification préalable de retour au port aux autorités pour les éventuels contrôles au débarquement. « On doit envoyer un message 4 heures avant de rentrer au port, sinon le poisson est bloqué à bord. Alors qu’on est surveillés en temps réel depuis Étel », par le Centre national de surveillance des pêches maritimes, situé dans le Morbihan.

    In fine, le marin prédit que « Si demain le chalutage peine, c’est toute la filière qui tombe, car les coopératives tiennent grâce à eux ». Ces mêmes coopératives qui souvent gèrent une criée et négocient les tarifs des carburants.

  • Les Spartiates débutent la saison par un succès

    Les Spartiates débutent la saison par un succès

    Les protégés de Luc Tardif ont ouvert le score au début du deuxième tiers-temps par l’intermédiaire de l’attaquant suédois Albin Nilsson (25’, 0-1), avant que les Franciliens ne recollent au score dix minutes plus tard seulement (35’, 1-1). L’expérience des recrues estivales a fait la différence dans le dernier tiers-temps, où Adel Koudri a permis aux Spartiates de reprendre l’avantage au score (1-2, 44’), puis de conclure en beauté avec Emil Tavernier (1-3, 60’).

  • Voile : un tandem 100% marseillais défie l’élite mondiale à la maison

    Voile : un tandem 100% marseillais défie l’élite mondiale à la maison

    Le tandem formé par Christopher Pratt et Maïlys Radulic-Ferrat incarne une nouvelle version de l’art de la transmission.

    D’un côté, il y a Christopher, le skipper marseillais habitué des grandes traversées. De l’autre, Maïlys, qui se prépare pour les Jeux olympiques 2028 au Pôle France de Marseille sur son 49 FX. Ensemble, ils vont défier l’élite dans le Mondial de course au large.

    « J’ai eu cette opportunité de rejoindre Christopher Pratt, qui a navigué avec ma maman. Pour moi, c’est un saut dans l’inconnue », reconnaît Maïlys Radulic-Ferrat. « Maïlys m’a été recommandée, nos premières courses et sorties se sont bien passées et je trouve que nous formons un duo complémentaire plutôt chouette », note Christopher Pratt.

    Pour faire connaissance, ils ont disputé une course et multiplié les sorties d’entraînement. « Chacun a pu apprendre à se connaître, se répartir les tâches à bord afin que le jour J, nous puissions être au top », poursuit le pensionnaire de la Pelle.

    L’idée de ce Mondial de course au large est de placer tous les équipages sur un pied d’égalité. Les 18 équipages, dont deux Français, auront tous le même bateau, un Sun Fast 30 OD. Il y aura un tirage au sort pour l’attribution des embarcations la veille de la course.

    À égalité

    « Ce sera la surprise car nous aurons à naviguer sur le voilier tel qu’il sera, sans rien pouvoir modifier », précise Christopher Pratt. Car, même si le tandem s’est entraîné sur un Sun Fast, ce ne sera pas celui qu’il aura à barrer le jour J. « Nous devrons faire de la régate pure, où la stratégie et la vitesse seront primordiales », insiste-t-il.

    Pour Maïlys, se retrouver aux côtés de Christopher Pratt, « est tout simplement magnifique. En plus pour une course chez moi, à Marseille. Je suis une aventurière et je me retrouve dans un univers où j’ai tout à découvrir. J’ai bénéficié d’un apprentissage optimisé avec un tel maître. Et comme je suis une compétitrice, maintenant, j’y vais pour gagner ».

    Par rapport aux compétitions sur dériveur, elle va devoir appréhender une autre approche. « D’habitude, nos courses se déroulent sur plusieurs manches. Nous avons le droit à l’erreur. Mais sur ce Mondial, ce sera ça passe ou ça casse », retient-elle. En effet, l’épreuve se déroulera en deux temps. Deux demi-finales, avec dix équipages qui livreront une course de 24 heures, à l’issue desquelles les cinq premiers de chaque flottille iront en finale. Finale dont celui qui arrivera premier sera sacré champion.

    « Ce sera plus long que mes régates olympiques, avec ces manches de 30 à 40 minutes. Là, c’est du 24 heures, avec une navigation de nuit, la gestion des efforts sera donc différente, il faudra aussi gérer le sommeil », détaille Maïlys.

    Naviguer dans la rade de Marseille, que les deux connaissent bien, est-il un avantage ? « Je ne le pense pas. Il y a certes quelques recoins que je connais bien, mais il y a toujours des pièges. Nous allons nous concentrer sur nous-mêmes et prendre du plaisir dans une compétition chez nous », confie Christopher Pratt.

    Avec néanmoins une petite idée en tête. Faire aussi bien, sinon mieux, que Théa Khelif et Thomas André. L’équipage tricolore est allé chercher le titre mondial en 2025, au nez et à la barbe des Anglais, dans les eaux de l’Ile de Wight. Le duo remettra en jeu son titre, il y aura donc deux équipages français sur la ligne de départ. Il faudra surveiller également les Anglais, qui auront soif de revanche, l’Espagne, la Suède ou encore la Belgique « car ils ont des personnes à l’aise sur les Sun Fast », précise Christopher Pratt.

    De son côté Maïlys Radulic-Ferrat est impatiente de se jeter à l’eau. « Il y a les Jeux en approche, mais j’ai là une belle entrée en matière pour éventuellement prolonger dans la course au large », notant que « l’eau et le vent sont les mêmes ».

  • [Entretien] Gilles Cherdieu : « Les championnats d’Europe de karaté à Marseille, un événement ! »

    [Entretien] Gilles Cherdieu : « Les championnats d’Europe de karaté à Marseille, un événement ! »

    La Marseillaise : À l’occasion de la Fête du sport, lundi, vous avez pu rencontrer la ministre des Sports Marina Ferrari. Sur quoi avez-vous pu échanger ?

    Gilles Cherdieu : Nous avons échangé, avec la ministre, sur la situation globale du sport, mais particulièrement celle du karaté. Nous souhaitons nous développer au niveau de la France et des Outre-mer. Pour cela, nous avons besoin des moyens financiers de l’État, qui sont de moins en moins importants, mais qui existent toujours. Et surtout, de faire coïncider ces moyens avec des moyens propres. C’est un projet de développement de notre fédération à travers toutes ces disciplines, particulièrement le karaté.

    Comment s’est déroulée la phase de candidature pour ces championnats d’Europe ? Il y avait plusieurs candidats je suppose.

    G.C. : La phase de candidature remonte à plusieurs années. Je suis élu depuis novembre 2025, donc jeune président, et j’ai dû me mettre au travail par rapport à la situation financière de la fédération, pour remettre en place notre projet d’organisation. Ce projet avait déjà été accepté par l’EKF, la fédération européenne, et derrière, nous devions avoir les moyens matériels, humains et techniques pour l’organiser. Depuis ma prise de fonction, j’ai rencontré le président mondial et européen, qui est venu à Paris, et sur lequel je me suis engagé au bon déroulé de cette belle manifestation. Depuis lors, nous n’avons cessé de nous attacher. On a un rendez-vous avec le Palais des Sports de Marseille pour toute l’organisation, tout ce qui touche à l’organisation de ce championnat est en cours de préparation.

    Quelle a été votre réaction au moment de la désignation ?

    G.C. : C’est toujours un honneur pour moi, c’est un honneur que la fédération organise ce championnat. Pourquoi ? Parce que nous avons cette volonté de représenter la France, donner une belle image de la France, et particulièrement du karaté français.

    Pourquoi le choix de Marseille comme vile hôte et pas un autre lieu en France ?

    G.C. : La logique aurait voulu que ce soit Paris, mais nous voulions une autre grande ville et Marseille était le meilleur choix. Nous souhaitons que ce soit l’événement clé de l’année 2027 à Marseille. Mais sans l’appui des organisations territoriales, comme le département, la Ville, la région, la métropole, nous ne pouvons pas mener à bien cette organisation. Donc je les remercie.

    Pour aller au-delà de ces championnats, est-ce que le karaté mondial a l’envie de retrouver les Jeux olympiques ?

    G.C. : Après la réussite de Tokyo, en 2021, Paris nous a échappé. L’idée est de se servir de l’événement qui aura lieu à Marseille pour montrer qu’on a notre place aux Jeux olympiques. Notre discipline est complète, belle et elle mérite de retrouver cette place. Je regarde tous nos champions et je suis triste de ne pas les voir au niveau olympique. Il le mérite.

  • Agathe Quiniou, un dernier rempart déjà expérimenté

    Agathe Quiniou, un dernier rempart déjà expérimenté

    Parfois, le chemin n’est pas celui attendu, mais ce dernier est essentiel pour la suite. Après un début de carrière assez traditionnel entre Brest et Chambray, Agathe Quiniou a connu un côté plus sombre du sport professionnel. Lors de son dernier match en Touraine avant de signer à Nantes, elle se blesse gravement au genou… face à Nantes. Une période noire débute. « Je suis très bien prise en charge par le staff médical, quand j’arrive à Nantes. On commence la préparation début juillet et au bout de 3 semaines on nous annonce que c’est terminé. Le club a coulé financièrement alors qu’on nous avait assuré le contraire. Ça a été un gros choc. » Une plongée dans l’inconnu a suivi puisque trouver un nouveau club en étant blessée relève de l’impossible. La gardienne de 25 ans était sur le point de se relancer à Mérignac, mais les Bordelaises ont subi le même sort avec une rétrogradation à cause d’un état financier désastreux.

    La Roumanie comme point de chute

    Son rebond va s’effectuer très loin de sa Bretagne natale, en Roumanie, dans un excellent championnat. Agathe Quiniou débarque à Valcea, à l’ouest de Bucarest. Son amie Alicia Toublanc, ex-ailière du club, l’a conseillée dans ce choix. « Je suis arrivée fin août et on jouait le premier match de championnat 3 jours après. Ce n’était pas des conditions idéales, mais mes parents ont été au top pour que je puisse déménager au plus vite, prendre 3 valises et aller en Roumanie. Ça a été hyper enrichissant, maintenant je parle très bien anglais, j’ai appris un peu le roumain car le coach des gardiennes ne parlait pas anglais et français. C’était une belle expérience », détaillait la native de Brest. Désormais, la gardienne de but souhaite s’installer dans la durée à Plan-de-Cuques. Son contrat court pour les deux années à venir.

  • La Banque alimentaire inaugure un camion itinérant à Marseille

    La Banque alimentaire inaugure un camion itinérant à Marseille

    « L’objectif est (…) d’aller vers les personnes en difficulté qui vivent dans des territoires où l’aide alimentaire est peu accessible », a expliqué, mardi, Joseph Arakel, président de la Banque alimentaire 13, devant une assemblée de bénévoles et de partenaires réunis dans les locaux de l’association à la Pomme (11e) pour un café de rentrée. Le chef de structure a en effet profité de ce « rendez-vous traditionnel » pour présenter et inaugurer le nouveau dispositif « Rayon 13 mobile », une épicerie solidaire itinérante. « Pour la première fois la Banque alimentaire va compléter ses actions auprès des centres communaux d’action sociale par une distribution directe aux bénéficiaires, a-t-il détaillé. Les personnes pourront bénéficier, pendant un temps, de produits à prix très très accessible c’est-à-dire entre 10 et 30% de leur valeur réelle. » Le dispositif, qui devrait permettre d’accompagner 300 personnes par semaine, s’appuiera sur quatre points de distribution hebdomadaires, à Roquevaire, Septèmes-les-Vallons, Saint-Menet (Marseille) et Jouques. Trois communes extérieures à Marseille donc, de quoi, peut-être, commencer à combler un déficit d’aide dans le reste du département. « Le Département [premier partenaire de la Banque alimentaire, Ndlr] compte 119 communes. Pourtant, près de 75 à 80% de l’aide est pour Marseille, note Denis Rossi, conseiller départemental (DVD), délégué au Plan pauvreté et aux associations. C’est terrible d’imaginer qu’à Marseille nous sommes entourés d’une situation de grande précarité. Mais il y a un a priori (…) sur certaines communes des Bouches-du-Rhône, qu’on imagine riches. Pourtant, il existe des points où la précarité augmente. Les gens sont isolés, seuls, et n’arrivent pas à trouver de réponse adaptée ». En 2024, le taux de pauvreté monétaire était de 26% à Marseille, contre 18,5% sur l’ensemble du département, selon un diagnostic produit par l’Agence des nouvelles solidarités actives et le Laboratoire de recherche interdisciplinaire en interventions sociales.

    « Nous avons besoin

    de 3 000 bénévoles »

    Autre point important au menu de ce café de rentrée : l’appel à la mobilisation autour de la Grande collecte annuelle, cette année organisée les 6, 7 et 8 novembre. « C’est un moment important qui nous permet de collecter des tonnages pour ne pas être en rupture, a insisté Joseph Arakel. L’an passé, (…) ça a permis de profiter à 110 000 personnes. C’est colossal. Cette année, nous avons besoin de 3 000 bénévoles pour pouvoir organiser la collecte dans les magasins. » Des bénévoles chaudement remerciés et encouragés par l’ensemble des intervenants, dont Yannick Ohanessian, adjoint au maire de Marseille (PS), délégué à la vie associative.

  • Après la crise, la Métropole face à son mur financier

    Après la crise, la Métropole face à son mur financier

    Cinq jours après le blocage métropolitain sur les coupes dans la dotation de solidarité aux communes et l’adoption d’une modification budgétaire insincère (notre édition du 11/09), les élus se retrouvaient ce mardi matin, à Aix-en-Provence, en plus petit comité, pour un état des lieux des perspectives financières de l’intercommunalité. En plein flou avant la saisine annoncée de la Chambre régionale des comptes, l’institution doit en effet toujours s’accorder sur un pacte financier et fiscal pour les six prochaines années. En clair, tracer une trajectoire sur les dépenses, les recettes, les investissements de la Métropole, ainsi que ses relations financières avec les communes qui la composent.

    Le précédent pacte, déjà, avait été adopté aux forceps le 15 décembre 2022, sous la menace du veto marseillais, et avait alors abouti à la création de cette dotation de solidarité communautaire avec, aujourd’hui, 45 millions d’euros pour Marseille. Un compromis que le dérapage financier de la Métropole fait aujourd’hui voler en éclats. La réunion de ce mardi posait le défi de ce nouveau pacte, présenté par le cabinet de conseil Michel Klopfer. « Ils nous ont montré le mur que nous avons devant nous, raconte l’adjoint marseillais aux finances, Joël Canicave (PS). Dans tous les cas de figure, il y a 500 millions d’euros à trouver sur le mandat. »

    Les débats pour octobre

    Plusieurs grands scénarios sont posés sur la table pour un retour à une trajectoire financière « la plus vertueuse possible » dès 2027 ou davantage vers la fin du mandat, présente l’argentier de la Métropole, David Ytier (LR). De quoi influencer les besoins budgétaires pour l’année à venir, avec une fourchette qui va de 140 millions à 300 millions d’euros à trouver. « Mais il y a encore des inconnues et l’année 2027 est complexe, nous attendons des décisions pas réjouissantes de la loi de finances », pointe David Ytier. Si 26 millions d’impôts sur les entreprises (dont 7 millions d’exonérations supprimées) ont été votés pour l’année à venir par l’hémicycle métropolitain, l’échec du vote sur des coupes de 53 millions d’euros dans les dotations aux communes risque encore de peser, selon les préconisations encore incertaines des magistrats financiers. Ce qui pourrait « rendre une augmentation d’impôts inévitable », reconnaît le vice-président.

    Alors, logiquement, le psychodrame de la séance du 10 septembre s’est discrètement invité dans le huis clos aixois. « Il y avait un peu, dans nos échanges, une séance de psy post-traumatisme », reconnaît David Ytier, avec « une incompréhension forte de part et d’autre ». Des interventions « à fleurets mouchetés », complète Joël Canicave. Mais de chaque côté, on réitère surtout l’envie de travailler ensemble après cette séance essentiellement technique et « austère ». Les débats auront le temps de monter : dix autres rencontres sont prévues avant la présentation du futur pacte au début de l’année. Avec dans deux semaines la question des flux financiers vers les communes, et dans un mois, celle des transports métropolitains.