Author: tecnavia

  • Montpellier-Barcelone, une vieille histoire

    Montpellier-Barcelone, une vieille histoire

    Montpellier s’évalue depuis une vingtaine d’années sur l’échelle européenne. Et se mesure à la référence absolue : Barcelone, treize fois vainqueur de la Ligue des champions. Avec son air d’enfant terrible, longtemps incarné par le manager Patrice Canayer, il n’a eu de cesse de contester le maître.

    En quatorze confrontations, il y a eu des étincelles. Des coups de gueule, des coups de Jarnac, des histoires dignes d’une rivalité avec un grand frère épié. Qu’en sera-t-il jeudi 17 septembre à la Sud de France Arena pour les retrouvailles entre les deux clubs ?

    Novembre 2000. Le MHB trône sur le handball français. Il défie Barcelone, sextuple champion d’Europe. Le mythe. À cette époque-là, Puigségur, Golic, les frères Anquetil ou encore Jérôme Fernandez, aux origines catalanes, regardent le Barça avec des yeux envieux. Modèle de prestige, de rayonnement européen, d’identité de jeu. Ils rêvent d’imiter Masip, O’Callaghan, Barrufet…

    Le 11 novembre, ces deux mondes se croisent pour la première fois en Ligue des champions. Bougnol tremble. Et se moque des consignes de sécurité. Avec des spectateurs dans tous les coins, les coursives, les escaliers.

    Les vieux grognards du MHB marchent vers l’éternité. Ils accrochent le Barça (25-25). Ce nul majuscule les propulse, après une victoire fin décembre à Gdansk (Pologne), vers un premier quart de finale. En janvier, sept d’entre eux seront champions du monde. À Bercy.

    Deux ans plus tard, Jérôme Fernandez, métamorphosé au Mondial sous les coups de gueule de Daniel Costantini, file à Barcelone. Premier transfert d’une longue série : Dolenec, Fabregas, Richardson…

    2002. À l’aube de la saison, à Agde, Montpellier croise Barcelone pour un match tout sauf amical. Le MHB mène largement à quelques secondes de la fin. Patrice Canayer demande un temps mort. Et plonge dans une colère noire le mythique entraîneur catalan Valero Rivera (1984-2003).

    Dix mois plus tard, Montpellier décroche la lune. Et le Pampelune de Jackson Richardon. Il s’adjuge sa première Ligue des champions au bout d’une finale renversante. Battu au Pays basque (27-19), vainqueur au retour (31-19). Avec un attentat pas réprimandé de Greg Anquetil, onze buts de Michaël Guigou et les verres fracassés par Stefanovic, laissé sur le banc, au Trinque-Fougasse. Avec Karabatic, Guigou, Omeyer, Dinart, Burdet, Martini… : Le socle des Bleus qui vont dominer l’Europe et le Monde.

    2004. Un an après le sacre européen, et dix ans après son arrivée à la tête du club, Patrice Canayer est sur le point de quitter Montpellier. Pour Barcelone. Où le manager Joan Marin l’a choisi pour succéder à Valero Rivera. Tout le monde tombe d’accord en janvier lors de l’Euro en Slovénie.

    Au cours de l’été, Patrice Canayer signe son contrat à Perpignan. Un contrat suspendu aux élections à la tête du Barça. À la surprise générale, sur fond d’élan catalan, Joan Laporta accède au pouvoir.

    Suite à ce renversement politique, l’entraîneur et manager du MHB propose un gentlemen’s agreement. Et renonce à s’engager sur ce terrain miné. Sans réclamer la moindre indemnité.

    2018. Montpellier plane sur le championnat. En 8e de finale, il tombe sur le Barça. Avec Ludovic Fabregas entre présent et futur. Le pivot de l’équipe de France, éblouissant au Mondial en 2017, joue son ultime saison avec le MHB, son club formateur, avant de rejoindre Barcelone, non loin de sa ville natale : Banuyls (Pyrénées Orientales).

    Avec Fabregas, une tête au-dessus de tout, Montpellier ébrèche à Bougnol le roc européen (28-25). Au retour, au Palau Blaugrana, mené de six buts, à dix minutes de la fin, il s’incline de deux buts (28-26). Et écarte pour la première fois le Barça. La voie du titre est ouverte. Il assomme les Allemands de Flensburg, dompte le champion d’Europe : Vardar Skopje, puis Nantes. Entre dans la légende.

    2024. Ce diable de Canayer crache ses derniers feux. Au cours de l’hiver, le MHB s’impose à Barcelone (34-37), avec onze buts du Brésilien Bryan Monte. En quart de finale, il croise l’autre monument du hand européen : Kiel. Il désagrège les Allemands (39-30) à Bougnol, mais chute au retour sur les bords de la Baltique (31-21). Patrice Canayer ne reverra pas Cologne, ni le Final Four. L’empreinte de son palmarès s’accommode de ce dernier faux pas.

  • [Université] À Avignon, une manifestation pour que l’université reste accessible

    [Université] À Avignon, une manifestation pour que l’université reste accessible

    À Avignon, alors que les étudiants doivent faire face à la fraîche fermeture de l’épicerie sociale [nous y reviendrons dans une prochaine édition], une autre possible décision pourrait leur porter un nouveau coup dur : la modification du mode de calcul des APL (aides personnalisées au logement), qui écarterait de très nombreux étudiants de cette allocation. « Même s’il s’agit d’un rapport de préconisation, cela toucherait 200 000 étudiants », relève Mathis pour l’Union étudiante d’Avignon.

    Le syndicat étudiant, qui se définit « anti raciste, inclusif et écolo », organisait, ce mardi après-midi, une manifestation pour s’opposer à ce projet de refonte des APL et, plus globalement, la politique du gouvernement. Au départ du campus universitaire Hannah-Arendt du centre-ville, plusieurs dizaines d’étudiants ont défilé jusqu’à la cité administrative, avec aussi le soutien du PCF et de LFI.

    « Cette mobilisation s’inscrit dans une longue lutte face aux différentes réformes mises en place pour revenir à une université excluante alors que l’on défend une université libre, gratuite, ouverte, émancipatrice », clame Louis, en master 2 de sciences politiques. Le syndicat souhaite aussi la mise en place d’un revenu d’autonomie pour les étudiants « qui ne devraient pas avoir le choix de survivre pour étudier, en travaillant et se privant de vacances, loisirs et soins médicaux », conclut Louis.

  • [Université] À Aix, la riposte au décret s’organise

    [Université] À Aix, la riposte au décret s’organise

    « Avec ce décret, c’est la capacité et le droit d’exonération qui était celui des universités qui sont contraints et nettement limités, recontextualise Valérie André, vice-doyenne aux relations internationales de l’UFR ALLSH (arts, lettres et langues et sciences humaines). On est en train de recenser les étudiants extracommunautaires qui se trouvent en situation critique pour pouvoir appuyer, si on nous y autorise, leurs demandes d’exonération. »

    à l’unanimité, le conseil de l’UFR ALLSH estimait, à l’issue d’une séance tenue le 12 mai, que le décret mettait en œuvre une « sélection sociale drastique » et en demandait le retrait. « Trouvez vos emplois du temps, allez en cours, informez vos profs, faites-nous remonter les informations sur ce que vous fait remonter la scolarité. On doit aussi exiger absolument une extension des délais pour le paiement des inscriptions (différenciés) », lance Armand Aupiais, pour le Réseau université sans frontières (RUSF). Parmi les participants, certains appellent à « massifier le mouvement ». « Derrière se joue la casse du service public, le désengagement total de l’état, estime Mohammed Ouerfelli, secrétaire du Snesup. Il faut que l’on se mobilise tous ! »

    Des discussions sont lancées pour rejoindre l’appel à la mobilisation du 17 octobre. E.B.-G.

  • Jean-Luc Queyla, un pompier pour éteindre le feu chez Tecelys

    Jean-Luc Queyla, un pompier pour éteindre le feu chez Tecelys

    Jean-Luc Queyla est l’actuel adjoint avignonnais chargé de la sécurité et des risques majeurs, mais fut aussi lieutenant-colonel des sapeurs-pompiers et chef de la caserne d’Avignon.

    Seul candidat, il succède à Joël Guin dans la délicate mission de remettre de l’ordre au sein de la SPL, dans le viseur de la justice depuis juillet et l’ouverture d’une enquête préliminaire visant des infractions en matière de probité. Comme nous le révélions, des perquisitions simultanées ont été menées, début juillet, aux sièges du Grand Avignon, de Tecelys, mais aussi du domicile de Joël Guin. Jean-Luc Queyla aura fort à faire en s’appuyant aussi sur les recommandations de la Chambre régionale des comptes, qui a transmis son rapport provisoire sur la SPL. Déjà, l’audit commandé par le précédent exécutif avait tiqué sur le cumul de casquette entre président et directeur général, plaidant pour scinder les deux fonctions « afin de bénéficier d’une séparation claire des pouvoirs entre stratégie/surveillance (président) et opérationnel (DG) ».

  • Mobilisation historique des électriciens-gaziers en France

    Mobilisation historique des électriciens-gaziers en France

    Au total, sur les effectifs, 65% de grévistes ont été comptabilisés chez EDF SA (hors filiales) en fin de journée et 61% (chiffre à la mi-journée) dans le groupe Engie, selon les directions des entreprises, des taux « historiques » selon les syndicats.

    Forte de cette mobilisation, l’intersyndicale CGT/CFE-CGC/CFDT/FO, a été reçue une petite heure par la ministre déléguée à l’Énergie, Maud Bregeon, alors que manifestaient plusieurs centaines d’électriciens et gaziers devant Bercy. Les représentants des salariés ont réclamé « la levée » de l’injonction de la Cour des comptes, à l’origine du projet du gouvernement de réformer ce « tarif agent ». La ministre « nous a dit qu’elle n’avait pas de mandat » sur cette injonction, a déclaré sous les huées des manifestants le secrétaire fédéral de la FNME-CGT, Fabrice Coudour, à la sortie du ministère. « On a décidé que l’on exigeait une rencontre du Premier ministre dans les plus brefs délais, on fixe la deadline [date limite, Ndlr] au 2 octobre », a-t-il ajouté, faute de quoi les syndicats menacent de reprendre le mouvement et de « durcir le ton ».

    « Nous n’arriverons à une victoire et une reconnaissance des revendications des salariés électriciens et gaziers, que lorsque cette fameuse injonction (…) ne sera plus dans le paysage », a déclaré à l’AFP Alexandre Grillat, secrétaire général de la CFE Énergies.

    « Il n’y aura pas de passage en force », avait assuré mardi matin la ministre, pour qui il n’est « pas question de remettre en cause le tarif agent » : « la question c’est le niveau de fiscalisation », a-t-elle expliqué sur France 2, souhaitant « un dialogue » avec les représentants syndicaux pour « régulariser cette situation ». Et l’ultimatum court toujours…

  • Ventoux : les éco-gardes ont sensibilisé 66 000 personnes

    Ventoux : les éco-gardes ont sensibilisé 66 000 personnes

    Mercredi dernier à Carpentras, Jacqueline Bouyac, présidente du parc, a présenté le bilan de cette saison estivale. Près de 66 300 personnes ont été sensibilisées lors de 7 200 heures de patrouille cumulées. 77 foyers de feux ont été circonscrits. « Dans un contexte où le risque incendie était omniprésent, notre territoire a été épargné par les grands feux. Ce n’est pas le fruit du hasard, mais avant tout le résultat d’un travail collectif », salue Jacqueline Bouyac.

  • La Méridionale ouvre ses ventes pour 2027 avec deux nouveaux navires

    La Méridionale ouvre ses ventes pour 2027 avec deux nouveaux navires

    « Plus modernes, plus confortables et plus performants sur le plan environnemental, ces deux navires incarnent l’investissement de la compagnie dans l’avenir de la desserte maritime de la Corse », explique la compagnie, filiale de la CMA-CGM. Sous pavillon français premier registre, d’une capacité de 935 passagers et de 274 cabines chacun, les deux navires proposeront sept catégories de cabines, dont 21 cabines Luxe avec balcon. Leur propulsion hybride GNL-électrique, associée à des batteries de 13,5 MWh, permettra de réduire de l’ordre de 50% leurs émissions de CO 2 par rapport au Piana.

    Réservations : www.lameridionale.fr ou 09.70.83.20.20

  • Un partenariat renforcé entre Aix-Marseille Université et le Frac Sud

    Un partenariat renforcé entre Aix-Marseille Université et le Frac Sud

    Alors que 25 projets conjoints ont été mis en place depuis 2019, ce renouvellement va permettre à « de nouvelles perspectives » de voir le jour. Une manière d’illustrer la « volonté de faire dialoguer durablement science, recherche, culture et création contemporaine », pour Éric Berton, président d’Aix-Marseille Université. Caroline Pozmentier-Sportich, présidente du Frac Sud, souligne : « Nous affirmons notre ambition commune : faire de l’art contemporain un levier de connaissance, d’expérimentation et d’innovation (…) ».

  • À Forcalquier, un lieu pour faire le lien entre Europe et ruralité

    À Forcalquier, un lieu pour faire le lien entre Europe et ruralité

    « Démocratiser l’action de l’Europe », informer, orienter, fournir une aide administrative et encourager les porteurs de projets à se tourner vers les fonds européens : tels sont les objectifs du centre Europe Direct inauguré, mardi, à Forcalquier. « L’objectif est de faire le lien entre les territoires et les institutions, de comprendre les attentes des citoyens, de dialoguer sur les projets qu’ils souhaitent mener, sur leur ressenti vis-à-vis de l’Europe », explique Tanguy Specq, représentant de la Commission européenne à Marseille. L’idée est également de redorer le blason de l’Europe et de montrer qu’elle ne se résume pas qu’à des contraintes, alors que « l’on voyait de plus en plus d’eurosceptiques sur notre territoire », constate Alexandra Fol-Gutierrez, responsable du centre.

    « On a besoin aujourd’hui pour peser d’une Europe qui soit forte. Mais pour pouvoir avoir une Europe forte, il faut qu’elle soit incarnée dans les territoires, avance David Gehant, maire (DVD) de Forcalquier et président de la communauté de communes. Il faut saisir l’opportunité de ces fonds européens qui sont à disposition. »

    Le nouveau centre Europe Direct mettra en place des ateliers pour faire connaître les fonds européens aux élus, et a également pour projet d’intervenir dans les établissements scolaires, les collèges et les lycées agricoles. « L’agriculture est une partie prenante de ce lieu », pour lequel la communauté de communes a travaillé avec la Chambre de l’agriculture, a expliqué David Gehant. Avec cet espace, il espère « faire de cette commune un laboratoire de la ruralité active ». « Les territoires ruraux incarnent l’avenir de notre pays. La ruralité a un potentiel immense », a-t-il lancé.

  • La station France Musique n’est plus diffusée en FM dans les Hautes-Alpes

    La station France Musique n’est plus diffusée en FM dans les Hautes-Alpes

    Dans plusieurs secteurs du département, notamment dans le Briançonnais, il n’est plus possible d’écouter la station de radio publique France Musique en FM sur son poste de radio. Depuis juillet, il faut passer par internet.

    Radio France indique avoir été amenée à restituer une partie de ses fréquences FM pour des raisons d’économie et d’usage : « L’écoute de la musique se fait de plus en plus via des supports numériques. »

    Fracture territoriale

    La députée Valérie Rossi (PS) a saisi la ministre de la Culture dès la fin de l’été : « La transition vers le numérique et le développement du DAB+ sont nécessaires, dit-elle. Mais la modernisation ne doit pas se traduire par un recul du service public dans nos territoires ruraux et de montagne. » Le DAB+, norme de radiodiffusion numérique terrestre en cours de déploiement, permet aussi de recevoir la radio par les ondes. « Mais ce n’est pas encore partout une alternative effective, tandis que l’écoute par Internet suppose une connexion et un équipement adaptés, poursuit la députée. Ce qui risque donc de créer une nouvelle fracture territoriale et culturelle. »

    Le sénateur Jean-Michel Arnaud (Les Centristes) a également posé une question au gouvernement le 3 septembre : « Cette situation est particulièrement pénalisante pour ce territoire où une partie de la population, notamment les personnes âgées, ne peut accéder facilement aux supports digitaux. La diffusion hertzienne demeure indispensable pour garantir l’égalité d’accès au service public radiophonique. »

    Agathe Di Lenardo