Author: tecnavia

  • Marseille-Cassis, plus qu’une course

    Marseille-Cassis, plus qu’une course

    Ne vous méprenez pas, Marseille-Cassis n’est pas qu’une simple course entre deux villes voisines. Cet événement, pensé par la Société culturelle omnisports (SCO) Sainte-Marguerite et son ancien président André Giraud, en 1979, s’est imposé, au fil du temps, comme l’un des temps forts du calendrier sportif français. Chaque année, des milliers d’amateurs se mêlent aux professionnels, désireux d’inscrire leur nom au palmarès de ce semi-marathon inscrit dans le top 50 des courses mondiales.

    Marseille-Cassis n’est pas qu’un simple rendez-vous sportif. C’est également l’un des joyaux, l’une des vitrines principales de notre territoire. « Cette course a dépassé les frontières municipales », souligne Thierry Santelli, vice-président (LR) du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, conscient que 76 pays sont représentés dans le peloton. « C’est peut-être l’événement sportif le plus attendu de l’année et qui fait rayonner le plus notre territoire », surenchérit Cyprien Vincent (PM), adjoint au sport dans les 6e et 8e arrondissements de Marseille. « C’est incroyable de constater qu’il y a 20 000 personnes qui vont être sur la ligne de départ, mais qu’il y en a 21 000 qui n’ont pas pu s’inscrire, tellement la demande est importante », poursuit-il.

    Pour participer au Marseille-Cassis, les 19 000 premiers coureurs inscrits ont dû débourser 75 euros pour obtenir le précieux dossard, contre 85 euros pour les 1 000 derniers. Une somme conséquente pour disputer une course de 20 km, mais bien inférieur aux événements concurrents : le prix d’entrée du marathon de Valence et du marathon de Paris peut grimper jusqu’à 180 euros. Sur chaque inscription au Marseille-Cassis, 10 euros sont reversés au profit de l’association On’Tchao, qui accompagne les patients atteints de mucoviscidose et leurs familles.

    Socialement présent

    Dans sa volonté d’être un vecteur d’égalité, d’intégration et d’espoir, Marseille-Cassis fait partie des quatre événements sportifs du territoire affiliés à la première édition du Mois de l’inclusion. La course s’ouvre, pour la deuxième année consécutive, aux jeunes issus de quartiers prioritaires.

    Ces derniers ont bénéficié d’un accompagnement avec un entraînement encadré pour se préparer à la course, et pourront ensuite participer à un job dating pour les aider dans leur insertion professionnelle. Ils se sont vus remettre, vendredi, leur dossard par Jimmy Gressier (lire ci-contre). Le champion du monde en titre du 10 000 m a accepté d’être le parrain de cette 46e édition. « Il sera là pour le plaisir et va prendre place dans le peloton, pour partager l’expérience avec les gens », confie l’organisation, également fière de pouvoir permettre à six jeunes adultes en rémission de cancer de relever ce défi.

  • L’OM paré au vent du Nord

    L’OM paré au vent du Nord

    Le voyage lisboète n’a pas été de tout repos pour les Olympiens, dont la belle série de cinq victoires consécutives s’est achevée amèrement. « C’est une défaite difficile contre le Sporting, on ne s’est pas vraiment rendu compte qu’on a perdu, avec le changement dû à l’expulsion, où ça a été le jour et la nuit. Malgré ça, on aurait pu rentrer avec des points. Je ne pense pas que la défaite soit méritée, c’est encore plus difficile à accepter. On aura besoin d’énergie et de fraîcheur face à Lens », souligne Roberto De Zerbi, entraîneur marseillais au haut niveau d’exigence.

    « Je m’attends à ce qu’on joue de la meilleure des manières. Les supporters ne doivent pas être tristes ou déçus du match contre le Sporting. Dans la défaite, ça nous a tous fait mal, on aurait pu faire mieux, mais les supporters doivent penser à la première période. La deuxième n’a pas été un match de foot », estime-t-il. « La première période a donné beaucoup de réponses positives. Il faut être concentré sur l’équilibre, que tout ne soit pas rose quand on gagne. Contre le PSG, la deuxième période a été dans la souffrance. On l’évalue de façon négative face au Sporting, mais ça ne change pas mon analyse du match », poursuit le technicien italien, persuadé que ses protégés seront en mesure de rebondir, dès ce samedi (21h05), avec le déplacement à Lens.

    « On savait que ça devait arriver. On a la possibilité de rejouer et de remettre les choses en place. On aurait voulu revenir avec un meilleur résultat, mais on peut tourner la page. Il y aura d’autres matches en C1 aussi. La deuxième période était difficile, même si on a très bien joué. C’est une leçon à apprendre », martèle CJ Egan-Riley (22 ans). Le défenseur international anglais, débarqué dans la cité phocéenne durant le mercato estival, n’a plus disputé la moindre minute avec les Olympiens depuis la réception triomphale de l’Ajax Amsterdam en Ligue des Champions (4-0). « Je pense que je vais jouer, j’ai eu un peu moins de temps de jeu, mais j’ai été remplaçant. C’est une longue saison, c’est impossible de tout jouer. Il y a beaucoup de compétitions, je vais avoir le temps de jeu et de donner le maximum », assure celui qui prétend à une titularisation avec l’enchaînement des matches rapprochés dans le temps. Peut-être pas directement face aux Lensois, quatrièmes du championnat et invaincus depuis la quatrième journée, mais probablement contre Angers, mercredi prochain (21h05) au stade Vélodrome.

    Ces deux journées vont permettre de savoir si l’Olympique de Marseille peut à nouveau se relever après une désillusion sur le plan européen. Comme ce fut le cas suite au déplacement à Madrid.

    « Je pense que je vais jouer, j’ai eu un peu moins de temps de jeu »

  • Quel avenir pour le site de la verrerie de Vergèze ?

    Quel avenir pour le site de la verrerie de Vergèze ?

    Que va devenir le site qui abritait jusqu’ici 164 salariés à partir de 2026 ? Comme l’oblige désormais la loi Florange, un cabinet spécialisé a été mandaté pour trouver un repreneur. Si aucun verrier ne s’est pour l’instant manifesté, le groupe Alixio aurait reçu quatre offres de reprise mais personne n’est pour l’heure en capacité d’évaluer leur sérieux. Les élus régionaux planchent actuellement pour évaluer leur « faisabilité ».

    Selon ces offres, la création d’emplois industriels est évaluée à 30 emplois pour l’offre la moins ambitieuse et 110 (sur une prévision sur trois ans) pour la plus optimiste. Mais la CGT ne croit absolument pas au sérieux de ces annonces. « C’est du pipeau ! Comme Alixio n’a pas de devoir de résultat, ils nous ont envoyé des gens pour nous présenter des projets mais ils ne tiennent pas la route. Il y avait une entreprise espagnole qui recyclait de la poudre de métal de voiture mais je ne vois pas comment Perrier laisserait venir une telle entreprise où il y aurait des risques de pollution. De toute façon, on n’a reçu aucun business plan, on ne sait rien », prévient Yohan Goupille. Pour le délégué syndical CGT, le site sera récupéré par Perrier : « C’est Nestlé qui va reprendre le terrain pour faire du stockage et de la logistique. Mais il n’y aura pas de réindustrialisation du site ».

    La nationalisation sur la table

    Plusieurs forces politiques de gauche appellent donc à une nationalisation temporaire pour laisser le temps de trouver un verrier qui souhaiterait investir dans l’usine, qui a besoin d’un nouveau four dont le coût est estimé entre 40 et 60 millions d’euros. « Après l’échec de ceux qui ont entretenu depuis de longues semaines l’idée « d’un repreneur », la proposition de nationalisation temporaire constitue la réponse possible et réaliste au maintien de la verrerie et des emplois. Cette proposition est aujourd’hui soutenue par le syndicat FO, des salariés de la verrerie, des maires du département et de nombreux habitants », a réagi La France insoumise (LFI) du Gard dans un communiqué publié le 21 octobre. En théorie, un repreneur pourra toujours se manifester jusqu’au 31 décembre.

  • Lucien Molino. Dans la bataille internationale

    Lucien Molino. Dans la bataille internationale

    Ce dernier demanda la parole. Je ne citerai qu’une partie de son discours qui répondait à l’intervention du responsable syndical hindou. « Hier j’ai entendu un orateur nous dire que son organisation rejoignait l’internationale et souhaitait établir le socialisme et leur indépendance nationale. La Fédération syndicale mondiale n’est pas l’agent nécessaire et désigné pour cela. Ne nous laissons jamais égarer dans les dédales de la politique, notre internationale périra, aussi sûrement que je me trouve à cette tribune, nous voulons que la constitution et son fonctionnement effectif soit court. On nous déclare que nous souhaitons entraver la création de la Fédération syndicale mondiale. Personne n’a le droit de formuler des critiques à l’égard du congrès des Trades Unions Britanniques, c’est nous qui avions pris l’initiative de ces discussions ». Sa conclusion laissait percer la menace. Ce discours ne fut pas apprécié par le congrès et, moi-même, j’étais scandalisé.

    J’allais trouver Benoît Frachon lui demandant de désigner un responsable pour répondre. Avec un sourire, il me répondit : « Pourquoi ne le ferais-tu pas ? prépare quelques lignes que tu me présenteras demain matin avant de prendre la parole ! » Ça représentait pour moi quelque chose d’impossible, étant très peu au courant des affaires internationales. Je passais toute la nuit à écrire, recommençant plusieurs fois ce que j’allais déclarer. C’est un des souvenirs les plus constants dans mon esprit, j’allais affronter un Citrine, Lord de la jarretière ! Le matin, je montrai mon intervention à Benoît Frachon qui effaça quelques passages qui feraient, disait-il « exploser la conférence et mettraient en difficulté la création de la FSM ».

    Effectivement, après avoir été arrangé, mon texte était vraiment modifié. Il me dit : « Demande la parole et tâche de ne pas t’énerver ! » Dans mon intervention, après avoir soutenu l’intervention de Dangue et déploré la réponse de Lord Citrine, sur le conseil de Benoît Frachon, je critiquai le représentant anglais pour sa réserve sur le projet de statut présenté par le conseil d’administration et adopté au cours des travaux de Washington. « Nous sommes très étonnés, dis-je, des propositions faites par certains délégués, dont le camarade Citrine, concernant les modifications aux statuts alors qu’ils avaient été acceptés à Washington. Deux sortes de modifications peuvent être proposées : les unes de détail, les autres de fond, nous regrettons profondément que le camarade Citrine ait préconisé une période transitoire, ce qui, à notre avis ne peut que nous créer de sérieuses difficultés pour la constitution de la Fédération syndicale mondiale, et cela au moment même où il est indispensable qu’elle soit à pied d’œuvre pour la discussion des problèmes de la paix. Comment peut-on expliquer de changement d’attitude ? »

    à suivre la semaine prochaine…

  • Les 20 000 coureurs récupèrent au compte-goutte leur dossard

    Les 20 000 coureurs récupèrent au compte-goutte leur dossard

    Dix heures du matin précises, ouverture des portes ! Pour les 20 000 coureurs attendus au départ, dimanche, de la 46e édition du Marseille-Cassis, un autre passage est obligatoire : la remise des dossards. Un moment symbolique, un premier petit bout de la course, mais qui fait entrer les participants dans le vif du sujet. Tous ont convergé vers le même lieu pour retirer leur petit rectangle floqué d’un numéro à 4 ou 5 chiffres. Dans l’immensité du Parc Chanot, le hall 8 est l’hôte d’un village éphémère.

    Dès ce vendredi, à 10h, le hall grouillait de runners impatients de récupérer leur sésame pour l’épreuve dominicale. À J-2, deux sentiments dominent, le stress et l’excitation. éric et Christophe, quadragénaires, étaient bien dans cet état d’esprit. « Il y a toujours un peu de stress, les nuits sont plutôt mauvaises. Elle nous travaille cette course… », disent en chœur les deux amis.

    Gressier, parrain de luxe

    L’anxiété est apparente, mais les sourires restent, car tous savent ce qui les attend. Y compris le champion du monde en titre du 10 000 m, Jimmy Gressier. Le parrain de cette 46e édition était présent pour remettre les dossards aux jeunes des quartiers prioritaires qui vont participer au Marseille-Cassis. « Quand on me parle d’insertion par le sport, ça me fait très plaisir, car je viens moi-même d’un quartier. J’ai connu les difficultés liées à la vie dans un quartier. Le sport m’a aidé à être l’homme et l’athlète que je suis aujourd’hui », souligne le natif de Boulogne-sur-Mer, comme un certain Franck Ribéry. « Ces jeunes vont vivre le premier 20 km de leur vie. Un parcours sous forme de montagnes russes qui rappelle ce qu’ils vivent au quotidien », ajoute la nouvelle coqueluche de l’athlétisme français.

    Parcours exigeant

    La célébrité du Marseille-Cassis est celle-ci, aussi, grâce à son parcours. Ce dernier est dans toutes les bouches. Philippine, 26 ans, sera physiquement sur le parcours, ainsi que sur la pancarte avec son visage, préparée par son copain. « Elle a plein d’excitation en elle ! », glisse ce dernier. Philippine reprend : « Je viens de Paris, ça fait 4 ans que je suis à Marseille et c’était un rêve de faire cette course. Bien sûr, autant de dénivelés, c’est un défi, mais si je peux faire Marseille-Cassis, je peux tout faire après. »

    Winlain est venue d’Espagne pour participer. « Si tu t’es assez entraîné, ce sera OK », confie-t-elle simplement. Les coureurs ont tous reçu un sac en retirant leur dossard, avec plusieurs cadeaux à l’intérieur, comme « des bonbons, de la lessive et le t-shirt officiel de la course ». Les inscrits ont jusqu’à samedi soir pour retirer leur dossard. Ensuite, place à la course !

  • Grand dérèglement des saisons : le vivant perd sa boussole

    Grand dérèglement des saisons : le vivant perd sa boussole

    Sud de la France, en 2015. Un Prunus s’orne de ses belles fleurs roses… en novembre. Cet arbre fruitier fleurit normalement au début du printemps. « Nous avons reçu beaucoup de témoignages similaires, se souvient Iñaki Garcia de Cortazar-Atauri, ingénieur de recherche Inrae et directeur de l’unité AgroClim d’Avignon. Nous observions déjà des choses étranges depuis les années 2000, mais l’hiver 2015-2016 a été un moment charnière ». Car le froid de septembre-octobre a été suivi d’une période beaucoup plus chaude en hiver, déclenchant des floraisons inattendues.

    Avec sa collègue Isabelle Chuine, du Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive de Montpellier, le chercheur se lance alors dans un recensement des activités saisonnières anormales passées. Les résultats parus dans Scientific Reports sont sans appel : ces événements anormaux depuis 2015 en Europe et dans d’autres pays « sont sans précédent et en lien avec des automnes et des hivers plus doux et des étés plus secs », écrivent les scientifiques qui sont remontés très loin à la recherche d’indices dans des écrits sur le dernier millénaire. « Les témoignages d’événements exceptionnels concernent surtout des épisodes de froid intense », remarque Iñaki Garcia de Cortazar-Atauri. Quelques mentions de floraisons automnales ou hivernales ont été relevées ici ou là, mais elles restent rares.

    Perte de repères

    La question est maintenant celle de l’évolution future. « Cela devrait s’amplifier sous l’effet du réchauffement climatique », anticipe Iñaki Garcia de Cortazar-Atauri. Mais de quelle manière ? « Difficile de le prévoir, admet-il. Nos modèles ne sont pas adaptés. Et il nous faut des données pour en élaborer de nouveaux ».

    Les conséquences pourraient toutefois être dramatiques. « Un arbre fruitier qui fleurit à l’automne ou en hiver ne fait plus de fleur au printemps suivant, avertit le chercheur. Il a besoin de temps pour renouveler ses ressources ». Ce qui aurait un impact sur la productivité des arbres fruitiers, des vignes, etc. Mais aussi sur le reste de l’écosystème qui en dépend : les insectes, les oiseaux et autres mammifères. Exemple avec les oisillons qui naissent au printemps, quand apparaissent les chenilles, qui apparaissent elles-mêmes quand les feuilles des arbres sortent.

    La question de la survie des espèces végétales se pose également. « Dans notre climat tempéré méditerranéen, elles ont besoin du froid », indique Iñaki Garcia de Cortazar-Atauri. C’est le signal, avec la baisse de la luminosité à la fin de l’été, qui indique qu’il faut se préparer pour l’hiver. Et la fin du froid signale le moment de sortir de la « dormance ». Mais toutes les espèces n’ont pas les mêmes besoins en froid. « C’est une question à laquelle les producteurs sont déjà confrontés en Italie et en Espagne au moment de planter des nouveaux arbres, note-t-il. Cela commence en France ».

  • Livraison par drone entre hôpitaux : le projet s’affine

    Livraison par drone entre hôpitaux : le projet s’affine

    Il se pourrait que d’ici quelques années, des drones fassent l’aller-retour entre les hôpitaux d’Aix et de Pertuis. Le projet Medical Delivery, porté par le pôle de compétitivité Safe, doit permettre, d’ici trois ans, la livraison d’échantillons biologiques, essentiellement des tubes de sang et d’urine, par les airs entre les deux hôpitaux en une vingtaine de minutes approximativement. Le projet a été lancé par la Métropole et l’Agence régionale de santé (ARS). L’hôpital d’Aix-Pertuis a été parmi les premiers à se porter volontaire, dans le cadre d’un appel à manifestation métropolitain.

    Ce vendredi, alors que la première étape technologique du projet touche à sa fin, un premier drone « Tundra », capable de porter jusqu’à 5 kg de charges utiles, a effectué un premier vol depuis la pelouse du Centre de secours de Pertuis (Sdis 84). « Le drone est connecté en réseau 4G via les réseaux mobiles pour communiquer avec les centres de pilotage. On a plusieurs cartes, plusieurs opérateurs et d’autres systèmes de sécurité sont installés en dehors de zone, pour permettre d’évaluer les conditions de vol. Tout ça est relié à un système de parachute », détaille Julien Bigny, directeur technique chez Hexadrone, société fabricante.

    Quelques verrous à lever

    Il n’est pourtant pas encore question de vol d’un hôpital à l’autre. Pour cause, plusieurs étapes législatives doivent encore être étudiées et validées. « On est encore contraints par la réglementation, notamment celle de la limite dans une zone peu habitée. Aujourd’hui, on a sécurisé une zone qui permette de faire Pertuis-Aix, mais l’hôpital est directement concerné par une zone à forte habitation. Le Sdis est à la limite d’une zone peu habitée. On ne va pas non plus se poser sur l’hôpital d’Aix, on se posera à proximité », contextualise le pôle Safe, qui dit « travailler au quotidien » pour faire évoluer la réglementation.

    « Il va nous falloir deux ans pour la validation de la ligne », estime de son côté le Docteur Christine Pachetti. La cheffe du pôle médico technique de l’hôpital d’Aix travaille depuis deux sur le projet du transport par drone : « On a un point faible sur le trajet de la ligne Pertuis-Aix puisqu’on transporte les échantillons par la route. Et l’hôpital de Pertuis n’a pas de laboratoire : il y a toute une gamme d’analyses faites sur Aix. Ça va nous faire gagner du temps, sachant que Pertuis nous envoie beaucoup de prélèvements urgents. » Selon Gautier Dhaussy, cofondateur de la société Delivrone, opératrice du projet, la mise en place d’une « liaison aérienne automatisée » permettrait à médecins et patients « d’obtenir un diagnostic dans l’heure ». « En région Sud, c’est un projet novateur », poursuit le Gautier Dhaussy.

    « Il y a un double enjeu : le premier, nous élaborons un projet médical ou nous mettons au cœur de nos préoccupations la prise en charge de nos patients. Le second, est celui des soins durables. Les drones viennent s’inscrire dans cette logique en évitant les transports carbonés », ajoute Francis Saint-Hubert, directeur de l’hôpital d’Aix-Pertuis. Il faudra encore attendre quelques années avant que les drones ne volent d’un hôpital à un autre.

  • Passes d’armes sur le budget dans l’hémicycle

    Passes d’armes sur le budget dans l’hémicycle

    Fait rare, c’est le chef du gouvernement qui, à la tribune de l’Assemblée, a lancé l’ouverture de ces débats budgétaires. Symbole de la gravité du moment. « Le budget que vous propose le gouvernement est imparfait, vous le modifierez et le gouvernement le modifiera aussi pour (…) accompagner les débats », assène Sébastien Lecornu, face à la représentation nationale. « Notre histoire parlementaire a été faite de rapports de force, il est temps qu’elle soit faite de compromis », fait valoir le Premier ministre.

    Le locataire de Matignon s’est engagé à ne pas utiliser l’article 49.3 pour faire passer le texte en force. « Les débats devront aller jusqu’au bout », a-t-il affirmé. S’il ne décide pas, d’ici là, d’user d’une autre arme constitutionnelle, le Parlement pourra voter un projet de loi de Finances, la première fois depuis juin 2022. Le texte en question, qui ne convient à personne, a été rejeté à 11 voix pour et 37 contre en commission des Finances, seuls les députés Renaissance l’ont approuvé. La gauche, le RN et LR, qui a pourtant six ministres au gouvernement, ont voté contre. Les deux autres groupes macronistes, le MoDem et Horizons, ont choisi l’abstention. Une énième preuve, s’il en fallait, de l’implosion du « socle commun ».

    C’est pourquoi, lors de sa prise de parole, Sébastien Lecornu a pris soin de lancer des signaux à sa droite. évoquant « des mesures de valorisation du travail », il a annoncé vouloir travailler à l’instauration de « l’allocation sociale unique », mantra du patron du groupe LR, Laurent Wauquiez.

    Débat sur la taxe Zucman

    « Le PLF et le PLFSS [projet de loi de financement de la Sécurité sociale, Ndlr.] pour 2026 sont porteurs d’un recul terrible. Ce sont les classes modestes et moyennes à qui vous faites les poches : retraités, étudiants, apprentis, travailleurs, allocataires de minima sociaux et même les personnes handicapées », conspue le député communiste Nicolas Sansu. Ainsi, la gauche pousse pour des mesures de justice fiscale, parmi lesquelles figure la taxe Zucman, qui vise les ultrariches et devrait être débattu ce samedi. « Il est incompréhensible que, dans le même temps, on demande des efforts absolument terribles aux Français dans votre budget et qu’on exempte d’efforts ceux qui ont bénéficié de 65 milliards de baisse d’impôts ciblés sur les hauts patrimoines depuis 2017 », pousse le député socialiste Philippe Brun. Après avoir brandi la suspension de la réforme des retraites comme condition à une non-censure, le PS ajoute désormais cette taxation. « S’il n’y a pas d’évolution (…) d’ici lundi, les socialistes voteront contre et censureront », menace le Premier secrétaire des roses, Olivier Faure, sur X.

    Mais les macronistes et la droite font bloc contre cette taxe. « Avec vous, c’est toujours plus. D’abord le renoncement au 49.3, ensuite la suspension de la réforme des retraites et maintenant, vous voudriez nous obliger à voter une taxe Zucman qui frapperait l’outil de travail de nos chefs d’entreprise », proteste la députée Horizons, Félicie Gérard.

    Pour les insoumis, le débat est inutile. « ce texte était invotable lors de son dépôt à l’Assemblée et reste invotable », estime le président de la Commission des Finances, Éric Coquerel. LFI a tenté une motion de rejet préalable et la suppression de l’article liminaire du PLF, tout deux rejeté. Le mouvement mélenchoniste appelle à la censure du gouvernement, redoutant l’hypothèse bien réelle d’un recours aux ordonnances si le Parlement dépasse les délais constitutionnels pour se prononcer.

  • Richomme se lance sur la route du Café

    Richomme se lance sur la route du Café

    Avec une deuxième place au dernier Vendée Globe et à la dernière édition de l’Ocean Race Europe, Yoann Richomme, associé à Corentin Horeau, fait forcément figure de favori. Les deux marins de l’IMOCA Paprec Arkéa, vainqueurs de la Solitaire du Figaro (deux fois pour le Varois en 2016 et 2019 et une fois pour le Breton en 2023), prendront le départ de la Transat Café L’Or, ce dimanche depuis Le Havre, afin de rejoindre Fort-de-France, capitale de la Martinique. « C’est une route plus sympa et moins engagée que dans l’Atlantique Nord comme lors de la Route du Rhum par exemple. Cela fait penser au parcours de la Transat Paprec. On va laisser tout l’archipel des Canaries à tribord. Ça favorise une route dans les alizés même si certains pourraient tenter une route plus Nord », souligne Yoann Richomme, conscient que les conditions météorologiques seront plutôt clémentes au départ. « Ce sera musclé mais navigable. La sortie de la Manche sera rapide et on devrait être à la pointe bretonne en milieu ou en fin de nuit entre dimanche et lundi. La traversée du golfe de Gascogne s’annonce rapide aussi. En tous cas, il ne devrait pas y avoir de gros coups de vent dans les premiers jours comme lors des éditions précédentes », ajoute le skipper de 42 ans, originaire du Var.

    Dernière pour Richomme chez Paprec-Arkéa

    Le tandem Richomme-Horeau participe à sa troisième course de la saison. Leur expérience en commun leur donne un avantage certain sur la concurrence. « Cette saison nous a permis de maîtriser encore un peu plus les phases de vol et c’est un avantage très conséquent par rapport aux autres. On sent collectivement qu’on devient de plus en plus compétitifs. Que ce soit Corentin qui reprendra ensuite le bateau ou moi qui dispute ma dernière course à bord de Paprec Arkéa, on a très envie d’aller chercher la victoire ! », martèle le Fréjusien.

  • Futur de l’aéroport d’Avignon : « assez d’opacité »

    Futur de l’aéroport d’Avignon : « assez d’opacité »

    Ils ne veulent pas rater l’embarquement. Alors que l’actuelle délégation de service public (DSP) pour la gestion de l’aéroport, attribuée à la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse (CCI 84), touche à sa fin en décembre 2026, l’association de riverains entend se mêler de l’avenir de l’infrastructure. Réagissant à notre article de mercredi dernier où le président de Région [propriétaire de l’aéroport] piquait la CCI, l’Un-Adrac (Union de défense des riverains de l’aéroport d’Avignon) exprime, dans un communiqué, « sa profonde inquiétude face à la perspective d’un nouveau transfert de gestion au secteur privé, sans bilan environnemental, social ni financier du délégataire sortant ».

    Fin septembre, l’Un-Adrac a pu participer, à l’invitation de la Région, à une réunion d’échanges sur la préparation du cahier des charges. Les riverains ont saisi cette occasion pour dénoncer « l’opacité » sur la gestion de cet équipement, structurellement déficitaire. L’Un-Adrac, qui milite pour la fermeture du site, demande notamment « la publication intégrale du rapport de gestion de la CCI et de l’audit commandé par la Région, l’organisation d’un débat public sur les orientations de la future DSP, la suspension de toute décision avant la remise du rapport d’évaluation environnementale indépendant et une reprise en main publique et transparente de l’aéroport ». Pour Yves Marie-Cardine, président de l’Un-Adrac, « il est temps de rendre des comptes et de repenser cette infrastructure dans le respect de la santé publique, du climat et de la démocratie locale ».