Author: tecnavia

  • Premier grand test pour Carlo Ancelotti et le Brésil face au Maroc

    Premier grand test pour Carlo Ancelotti et le Brésil face au Maroc

    Monstre sacré parmi les entraîneurs, l’Italien Carlo Ancelotti tente le pari de remporter un titre de champion du monde comme sélectionneur du Brésil au Mondial-2026, avec un premier grand test dès dimanche (0h) contre le Maroc, demi-finaliste il y a quatre ans. C’est le match au sommet de ce groupe C, qui compte également l’Ecosse et le Petit Poucet Haïti.

    « Carletto », qui, à 67 ans, fait ses débuts comme sélectionneur en Coupe du monde, est le seul entraîneur à avoir remporté cinq Ligues des champions et le titre dans les cinq principaux championnats européens.

    « J’espère que tout ce que j’ai fait contre lui, je pourrai désormais le faire pour lui, surtout pendant la Coupe du monde », a affirmé cette semaine l’attaquant Raphinha, 29 ans. Le joueur du FC Barcelone a remporté huit classicos alors qu’Ancelotti entraînait le Real Madrid entre 2022 et 2025.

    « L’atmosphère

    s’est transformée »

    En l’absence de la star Neymar, blessé fin mai et qui ne s’est pas entraîné depuis, Raphinha est avec Vinícius Jr l’un des grands espoirs des quintuples champions du monde qui veulent mettre fin à une disette de titres mondiaux depuis 2002. Mais la Seleçao a montré un jeu irrégulier sur la route du Mondial nord-américain, où elle a perdu des joueurs importants comme Rodrygo et Estevao.

    « Nous avons traversé des périodes compliquées pendant cette préparation, mais je pense que nous sommes bien pour le début du tournoi », a déclaré Raphinha. Depuis l’arrivée d’Ancelotti il y a un an, « l’atmosphère s’est transformée. Il a une présence très forte et ne se focalise pas sur les polémiques », a souligné le gardien de Liverpool, Alisson. L’équipe est critiquée pour son manque d’individualités sortant du lot, dans un pays qui a toujours voué un culte à la créativité. L’équipe est critiquée pour son manque d’individualités sortant du lot, dans un pays qui a toujours voué un culte à la créativité.

    Plusieurs pertes

    pour les deux nations

    Ancelotti a cédé à la pression populaire et appelé l’artiste Neymar mais l’attaquant de Santos est loin d’être assuré d’une place dans le onze de départ. Même diminué physiquement à 34 ans, il est l’un des rares à pouvoir sortir un geste venu d’ailleurs.

    À court de rythme, le meilleur buteur de l’histoire de la Seleçao (79 buts) sera absent contre les Marocains mais l’Italien peut compter sur le jeune Endrick qui, à presque 20 ans, est déjà comparé à l’ancienne gloire Romario. Le Maroc a lui aussi connu des déconvenues.

    Les champions d’Afrique 2026 – titre obtenu sur tapis vert qui fait l’objet d’un appel du Sénégal – ont perdu jeudi l’ailier Abde Ezzalzouli et le défenseur de l’Olympique de Marseille Nayef Aguerd, blessés lors du dernier match de préparation contre le Norvège la semaine dernière. Marwan Saadane et le joueur d’Angers Amine Sbaï sont les deux remplaçants. Casse-tête à venir pour le sélectionneur Mohamed Ouahbi, qui perd l’un de ses titulaires avec « Abde Ez ».

    ET AUSSI

    Le programme du week-end

    Groupe B : Qatar – Suisse (samedi 21h, Levi’s Stadium de San Francisco) Groupe C : Brésil – Maroc (dimanche 0h, MetLife Stadium de New York) ; Écosse – Haïti (dimanche 3h, Gillette Stadium de Boston) Groupe D : Australie – Turquie (dimanche 6h, BC Place de Vancouver) Groupe E : Allemagne – Curaçao (dimanche 19h, NRG Stadium de Houston) ; Côte d’Ivoire – Équateur (lundi 1h, Lincoln Financial Field de Philadelphie) Groupe F : Pays-Bas – Japon (dimanche 22h, AT&T Stadium de Dallas) ; Suède – Tunisie (lundi 4h, Stade BBVA de Monterrey)

    Belle audience pour le match d’ouverture

    4,88 millions, c’est le nombre de téléspectateurs présents devant M6 pour le match d’ouverture entre le Mexique et l’Afrique du Sud (2-0). C’est un record pour une édition estivale de la Coupe du monde depuis 2014.

    Les Bleus sous la chaleur

    L’équipe de France a réalisé ses premiers entraînements, depuis son arrivée à Boston. La météo n’a pas épargné les Bleus, qui devront rapidement s’habituer à la chaleur. Le thermomètre a dépassé les 30 degrés pour leurs premières mises en place aux États-Unis.

    Déjà de nombreux sièges vides

    Si le match d’ouverture a rassemblé plus de 80 000 spectateurs à Mexico, les tribunes étaient plus clairsemées à Guadalajara pour Tchéquie – Corée du Sud. La FIFA a annoncé 44 985 personnes sur 48 000, mais les images montraient de larges portions vides dans le stade. Pour chaque match, plusieurs milliers de billets sont encore disponibles sur le site de revente de la FIFA, notamment à cause des prix faramineux.

  • [Coupe du Monde] Dans le groupe E, incertitudes à tous niveaux

    [Coupe du Monde] Dans le groupe E, incertitudes à tous niveaux

    Allemagne, Côte d’Ivoire, Equateur et Curaçao. Trois nations fortes de leur continent respectif et le Petit Poucet incontesté de cette 23e édition. La 4e place de cet indécis groupe E ne devrait pas échapper à l’ancienne colonie néerlandaise, peuplée de 185 000 habitants – soit à peine plus que la ville de Grenoble -, tant l’écart de niveau semble élevé. Pour le reste, les débats sont ouverts.

    Les certitudes ne sont pas nombreuses pour les troupes de Julian Nagelsmann, qui débutent justement contre Curaçao (dimanche 19h). Manuel Neuer est sorti de sa retraite internationale pour aider son pays, le prodige Lennart Karl s’est blessé en préparation et les cadres de cette équipe sortent d’une saison en dents de scie. Les Kimmich, Goretzka, Musiala, Wirtz, Woltemade n’ont pas été des plus flamboyants, mais ils seront tout de même les principaux atouts de leur sélectionneur.

    Qui pour créer la surprise ?

    Dans cette situation, Equatoriens et Ivoiriens ont leur carte à jouer, même face à la sélection allemande. Après de solides campagnes de qualification, les deux formations arrivent en forme en Amérique du Nord. Leur affrontement, dans la nuit de dimanche à lundi (1h), établira une première hiérarchie dans cette poule E. Le vainqueur verra à coup sûr les 16e de finale et sera en position de remporter ce groupe.

  • L’ultime match pour la montée de Provence Rugby

    L’ultime match pour la montée de Provence Rugby

    Trente-trois matches, trente-trois batailles et, enfin, la lumière au bout du tunnel. Celle-ci sera sombre ou beaucoup plus claire selon le résultat de cette 34e affiche de la saison. Plus de neuf mois après avoir entamé son exercice 2025-2026, Provence Rugby dispute, ce dimanche au stade Maurice-David (18h), la dernière rencontre de son aventure. L’enjeu est énorme, avec à la clé une promotion historique en Top 14 en cas de victoire contre Perpignan, le barragiste de l’élite. L’Usap connaît parfaitement cette situation, participant pour la quatrième fois en cinq ans à l’access match.

    Les Catalans ont, à chaque fois, bien géré leur passage sur le siège éjectable avec deux victoires dans la capitale des Alpes françaises, contre Grenoble, et une autre contre Mont-de-Marsan. Une expérience précieuse avant d’affronter des Aixois qui n’ont jamais atteint une telle altitude, club et joueurs compris. « On ne s’était pas projetés au-delà de la finale de Pro D2 », disaient en chœur Philippe Saint-André et Joris Cazenave, à l’issue du match perdu d’un cheveu, la semaine dernière, face à Vannes (14-18). Les Provençaux s’étaient préparés pour monter directement et battre leur adversaire breton, mais la balance a finalement penché du mauvais côté.

    Les corps et les esprits ont été touchés par ce revers, les joueurs n’ont repris l’entraînement que mardi, sans deux des leurs. Nous le savions depuis samedi, le pilier gauche Federico Wegrzyn s’est gravement blessé en finale. Provence Rugby a confirmé que l’Argentin souffrait d’une rupture du tendon d’Achille et sera longuement absent. Autre immense coup dur à l’approche de ce barrage, Setareki Bituniyata, le dynamiteur aux 14 essais cette saison, a été touché au pied contre Vannes. Le Fidjien est trop diminué pour être aligné en access match. Forcément une perte considérable.

    Le difficile défi de l’access match

    Le barrage entre le 13e du Top 14 et le finaliste de Pro D2 est un exercice particulier. Réinstauré en 2018, les trois premières éditions ont vu le club de 2e division prendre l’ascenseur. Mais depuis, uniquement des victoires pour les membres de l’élite.

    Le défi est large, même si les Aixois ont l’avantage d’accueillir la partie. « Là, on va jouer Perpignan, qui prépare ce match depuis trois mois. Nous, on va avoir cinq jours pour le préparer. On sera à domicile et j’espère qu’il n’y aura pas 3 000, mais 9 000 supporters de Provence. Avec l’énergie et l’ambiance qu’ils ont mises aujourd’hui [samedi dernier], pour pousser notre équipe dimanche », déclarait « PSA ». Les fans ont répondu présents pour faire bouillir une dernière fois Maurice-David, le guichet fermé ayant déjà été annoncé. Provence Rugby a encore son destin entre les mains, avant l’ultime rendez-vous de la saison, et faire passer le club bucco-rhodanien dans une autre dimension.

    Access match Top 14/Pro D2

    Stade Maurice-David (dimanche, 18h)

    Arbitre : Vincent Blasco Baque

    PROVENCE : Vareiro – Lapegue, Cellio-Zwiler, Lucas, Drouet – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Rodda, Zafra – Francis, Latterrade, Nostadt (composition probable)

    PERPIGNAN : Allan – Veredamu, Duguivalu, De la Fuente, Forner – Urdapileta, Hall – Oviedo, Le Corvec, Hicks – Tanguy, Gray – Brookes, Ruiz, Tetrashvili (composition probable)

  • L’humanisme papal face aux réactionnaires

    L’humanisme papal face aux réactionnaires

    Depuis son arrivée à Madrid le 6 juin, le Pape a rencontré des dizaines de milliers de jeunes lors d’une veillée, puis plus d’un million de fidèles pour une messe géante place de Cibeles dans la capitale, il aura rencontré le Roi, le chef du gouvernement Pedro Sanchez, tous les représentants politiques de tous les partis, il est intervenu au Parlement, une première. Rencontre aussi avec des représentants du monde de la culture, comme Antonio Banderas ou encore Bad Bunny. Autant d’occasions pour que celui-ci, à chaque fois, délivre un message de concorde et de paix. Il aura, à la fois appelé à rejeter les discours identitaires et appelé à la solidarité internationale et au multilatéralisme.

    Bien sûr, il a parlé religion, appelé à renouveler la foi catholique, dans un pays si fortement imprégné par le catholicisme, malgré tout en perte de vitesse. Puis à Barcelone, il a inauguré la plus haute tour de la Sagrada Familia et s’est rendu au Monastère de Montserrat où les dénonciateurs des crimes pédophiles de l’Église sont restés sur leur faim. Le souverain pontife a clairement dénoncé cette plaie ouverte en amont de cette visite, mais pas sur le lieu le plus tristement connu pour ces crimes. Cette visite, au-delà de l’hypocrisie ambiante, manifestée par les représentants politiques de droite et extrême droite, qui cachaient mal leur désarroi sur l’évolution de l’Église concernant des sujets tels l’immigration, où l’exigence d’un nouvel ordre mondial multilatéraliste, aura marqué un tournant historique par les messages sans ambiguïtés du Pape. L’Église qui maintient un pouvoir influent dans le monde, est fortement traversée par la volonté de paix et de justice des peuples, ce qui n’empêche pas des divisions internes avec une partie de l’Episcopat espagnol dans la mouvance nationale catholique, qui ne voit pas d’un bon œil les évolutions progressistes portées par Léon XIV.

    L’extrême droite espagnole, qui semble faire bonne figure, constate une fois de plus des divergences de fond avec le Vatican, notamment sur les questions de l’immigration qui viennent contrarier la campagne de Vox, ralliée par le Parti Populaire dans certaines régions sur « la priorité nationale ». Il y a quelque temps, Santiago Abascal leader de Vox, avait accusé les évêques de se taire face à « l’invasion musulmane ».

    Vendredi, tout ce que compte l’Espagne de nostalgiques de la race pure, du franquisme, adeptes de l’intolérance, en ont eu pour leur compte avec le point final de la visite du Pape. Celui-ci a réitéré lors de sa rencontre avec des migrants, et des associations « qu’une conscience humaine, et encore plus une conscience chrétienne, ne peut rester indifférente face aux victimes des naufrages et du manque d’aide, devant ces cimetières de la mer ». Et d’ajouter : « Chaque vie perdue sur ces routes est un échec pour la famille humaine. » Une bataille prioritaire pour le Pape qui a rejoint Rome vendredi après-midi et qui se rendra le 4 juillet prochain sur l’île italienne de Lampedusa, symbole de la tragédie migratoire en Méditerranée.

  • Jour de deuil et d’hommages à la petite Lyhanna

    Jour de deuil et d’hommages à la petite Lyhanna

    Au balcon de la mairie de Fleurance, les drapeaux étaient en berne, vendredi matin, ont constaté des journalistes de l’AFP.

    Dans cette petite ville de 6 000 habitants, au cœur d’un territoire rural et vallonné, une marche blanche avait réuni dimanche plusieurs milliers de personnes, en hommage à la petite fille.

    Devant le collège Hubert-Reeves, où elle a été aperçue pour la dernière fois le 29 mai, montant dans la voiture du principal suspect, Jérôme Barella, plusieurs dizaines de bouquets de fleurs, des bougies et des peluches étaient posés au pied d’un cèdre du Liban, où une pancarte rendait « hommage à Lyhanna et à tous les enfants victimes ».

    Des bougies, pour ne pas tomber « dans l’oubli »

    Sandy Lannes, 45 ans, « maman, grand-maman et tatie », « vient tous les soirs rallumer les bougies pour Lyhanna ».

    « C’est important de rallumer ces bougies. J’espère que ça ne tombera pas dans l’oubli avec la Coupe du monde », ajoute cette mère de deux enfants et grand-mère de trois petits-enfants, « dont quatre filles », tient-elle à préciser.

    « Ça serait bien que la loi intégrale soit votée », dit-elle encore, faisant référence à une proposition de loi globale sur les violences sexistes et sexuelles portée par une coalition transpartisane de députés dont la mise en œuvre est chiffrée à 2,7 milliards d’euros.

    Au cimetière, en début d’après-midi, le cercueil bleu a été porté par les agents des pompes funèbres vers son lieu d’inhumation où seule la famille a pu se recueillir. Les gens avaient l’opportunité dans la foulée de la cérémonie publique de laisser un petit mot d’hommage sur un livre d’or.

    Lors de la cérémonie, le maire de Fleurance, Grégory Bobbato, a pris la parole. « Nous ne disons pas au revoir à un symbole, une lutte, mais à une enfant de 11 ans et demi : Lyhanna », a dit l’édile, avant de saluer la « leçon de vie » donnée par les parents de l’adolescente, Charly et Martial.

    « Une leçon face à leur absolue dignité au moment d’affronter le pire : perdre un enfant. Une leçon, enfin, dans leur façon de nous ramener sans cesse à l’essentiel », a affirmé Grégory Bobbato.

    Michel Baylac, président de l’association des maires de France dans le Gers, avait par ailleurs lancé un appel dans la semaine à observer un « moment de recueillement » à l’heure des obsèques. L’idée, c’est d’« être en communion avec la famille aujourd’hui, au même moment, et sans troubler l’intimité familiale (…) tout simplement pour dire qu’on pense à Lyhanna », a-t-il déclaré à l’AFP.

    « Et après, le fait qu’on ait mis en berne les drapeaux, le drapeau français en particulier, c’est pour dire qu’il y a des choses à faire », a-t-il dit, ajoutant : « Aujourd’hui, il faut revoir (…) ce qui a conduit aux dysfonctionnements et encourager ceux qui ont en charge le pouvoir, ou qui l’auront demain, ainsi que les parlementaires, bien évidemment, à légiférer, à trouver les moyens pour que cela ne se reproduise plus. »

    Dans l’enquête sur la mort de la collégienne, le suspect numéro un est Jérôme Barella, un père de famille de 41 ans dont la fille aînée était amie de Lyhanna. Interpellé par les gendarmes le lendemain de la disparition, il est en détention provisoire depuis sa mise en examen pour enlèvement le 1er juin.

  • Festival à la Bonne Mère, le théâtre au clair de lune

    Festival à la Bonne Mère, le théâtre au clair de lune

    Organisé depuis quelques années par l’association Théâtre des Criques, le Festival à la Bonne Mère est de retour pour une nouvelle édition à vivre jusqu’au 20 juin et toujours au pied de l’emblématique Notre-Dame de la Garde. Si de nombreuses pièces de théâtre proposées dans les jours à venir affichent déjà complet, celle qui se jouera ces samedi et dimanche est encore accessible.

    Louison et Monsieur Molière raconte l’histoire vraie de Louison, héroïne du roman éponyme de Marie-Christine Helgerson qui est adapté pour la toute première fois au théâtre par Axelle Masliah, jeune adaptatrice et metteuse en scène de 22 ans.

    Une toute première adaptation théâtrale

    Louison a 10 ans. Entre une mère autoritaire et un père effacé, elle ne trouve pas sa place. Jusqu’au jour où ses parents rejoignent la troupe du Palais Royal, celle de Molière. Une rencontre bouleversante avec l’icône, qui voit en elle quelque chose d’unique et lui écrira le rôle de Louison dans sa toute dernière pièce avant de mourir : Le Malade imaginaire. Pour Louison, c’est une évidence désormais, elle sera comédienne.

    Pour rappel, la représentation théâtrale sera comme à l’accoutumée précédée de visites gratuites et sans réservation du Sanctuaire aux côtés d’un guide à partir de 18h30. Vous aurez également l’occasion de vous restaurer à la guinguette le Bon Air ouverte tout au long de la saison estivale. Le coucher de soleil pointera le bout de son nez au moment où le public sera invité à s’installer pour la représentation et cette dernière commencera à 21h45 pour un moment de théâtre au clair de lune et ainsi découvrir la pièce Louison et Monsieur Molière d’une durée totale d’1h20 et accessible à un public large.

    « Louison et Monsieur Molière »

    samedi et dimanche à 21h15.

    Entre 16 et 39 euros la place.

  • [Recette] Les raviolis chinois et dentelle fine croustillante

    [Recette] Les raviolis chinois et dentelle fine croustillante

    Il vous faudra :

    – De l’eau, de la farine et du sel pour la pâte à raviolis

    – Des filets de poulet, un poireau, de l’ail des ours et un ou deux œufs pour la farce

    – De l’huile neutre pour la cuisson

    Un pliage harmonieux

    Commencez d’abord par réaliser la pâte à raviolis. Pour cela, faites bouillir de l’eau et mélangez la farine et le sel jusqu’à obtention d’une pâte lisse et homogène. Déposez dans du papier sulfurisé et laissez reposer une trentaine de minutes. Formez ensuite de petites boules de taille similaire et enfarinez-les pour éviter que la pâte ne colle aux doigts, notamment.

    Une fois vos boulettes prêtes, étalez-les en formant un cercle dont le diamètre est à peu près équivalent à la taille de la paume de votre main. Attention, la surface doit être bien plane et fine, mais pas trop pour éviter qu’elle ne se troue. Enfarinez de nouveau les deux côtés. Réservez.

    Pour la farce, libre à vous de mettre les ingrédients qui vous font plaisir, mais en général, celle-ci est composée de viande, de légumes et de sauce soja, par exemple. Pour la recette du restaurant Le Mandarin, la farce réalisée est à base de poulet, d’ail des ours, de poireau, d’œufs et de sel. Passez le tout au hachoir pour avoir une jolie farce fine, moelleuse et qui se tient.

    Des raviolis savoureux

    Déposez environ une petite cuillère à café de farce au centre du ravioli et pliez-le en deux pour former une demi-lune. Pour bien fermer le ravioli et éviter qu’il ne s’ouvre, il est important de serrer les bords avec le pouce et l’index en exerçant une pression et un léger pliage. Autre astuce qui semble évidente, mais qui a son importance : ne pas mettre trop de farce à l’intérieur !

    Enfin, pour la cuisson, c’est à vous de choisir ce que vous préférez. Vous pourrez les faire cuire dans de l’eau portée à ébullition : lorsqu’ils sont prêts, les raviolis remonteront à la surface. Sinon, un peu d’huile dans une poêle, déposez les raviolis en étoile, ajoutez un demi-verre d’eau et de farine mélangés. Couvrez, laissez cuire 7 minutes puis déposez l’assiette sur la poêle et retournez façon tatin. Bon appétit !

    PORTRAIT

    Le Mandarin, une institution en Provence

    l est le plus ancien restaurant asiatique de Provence. Le Mandarin a ouvert ses portes pour la première fois en 1948 et, depuis, la tradition et l’établissement perdurent. Les propriétaires actuels y ont posé leurs valises il y a plus de 20 ans pour partager une cuisine fraîche, savoureuse et authentique.

    A.Lh.

    5, cours Jean-Ballard (1er étage) 13001 Marseille

  • Jean-Pierre Squillari plaide pour une meilleure gestion des feux

    Jean-Pierre Squillari plaide pour une meilleure gestion des feux

    Les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône ont été sollicités pour 23 départs de feux, ce jeudi 11 juin. C’est dans ce contexte que Jean-Pierre Squillari, maire d’Aubagne (DVG) et ancien lieutenant-colonel des sapeurs-pompiers, alerte sur les « failles » du système de lutte contre les incendies.

    Le bilan de l’été 2025 est là pour rappeler l’ampleur du risque : 481 feux traités entre juin et août dans les Bouches-du-Rhône, 1 095 hectares brûlés, et un incendie aux Pennes-Mirabeau qui avait atteint les quartiers nord de Marseille, en juillet.

    Pour l’élu, ce dernier exemple illustre précisément les défaillances du système. « Le pompier sur place avait demandé des avions, l’état-major de zone l’a refusé. Et le feu est arrivé dans Marseille. C’est très grave », dénonce-t-il. Jean-Pierre Squillari va plus loin : « Ça veut dire que la personne dans son bureau pense mieux juger la situation que la personne sur le terrain. » Une critique directe de la chaîne de décision, qu’il juge déconnectée des réalités du terrain.

    S’adapter au calendrier

    En attendant les deux nouveaux Canadair commandés par l’État (lire notre édition du 5/06) « qui n’arriveront pas avant 2032 », le maire juge le dispositif actuel « insuffisant », plaidant pour des véhicules prépositionnés sur des points stratégiques et un débroussaillement rigoureux autour des habitations, « fait dans les règles », insiste-t-il.

    Car pour Jean-Pierre Squillari, la prévention prime sur la réaction : « Il faut s’adapter en fonction de la météo et des risques, et pas en fonction d’un calendrier », martèle-t-il. Selon lui, le risque ne s’arrête pas à l’été. « En 1973, j’ai participé à l’extinction d’un feu de 3 200 hectares dans le Var, le 4 décembre. L’hiver, les végétaux sont secs, sans sève, et s’il n’y a pas de pluies, mais par contre beaucoup de vents, il y a un risque sévère d’incendies. »

    De plus, l’élu relève une bataille budgétaire qu’il juge récurrente au sein du ministère de l’Intérieur, où les crédits sont partagés entre plusieurs corps. « La plupart reviennent presque toujours à la police. Je regrette que la profession de pompiers ne monte pas au créneau », déplore-t-il.

    Carmen Vollenweider

  • Les politiques d’accessibilité et d’inclusion en débat à Martigues

    Les politiques d’accessibilité et d’inclusion en débat à Martigues

    L’enjeu, « c’est le vivre-ensemble » pour cette participante à la conférence donnée par la sociologue Sylviane Feuilladieu ce vendredi matin à la salle Dufy. C’est à l’invitation de l’Association pour la promotion et l’organisation d’un réseau de santé ouest étang de Berre (Aporsoeb) que l’enseignante-chercheuse à Aix-Marseille université est venue ouvrir le colloque d’une journée organisée par l’association autour du handicap et de « l’accueil de la différence de chaque enfant ».

    Outre le vivre-ensemble, l’enjeu est aussi d’ouvrir la réflexion des professionnels de santé, du social, de l’éducation et parents invités sur l’accessibilité réelle aux handicapés, au-delà de la simple compensation, et particulièrement en milieu scolaire. « Une situation inclusive peut être inégale, excluante, ségrégative ou non légitimisante » explique la chercheuse, mettant en situation : « si un élève handicapé est en classe avec son accompagnant [AESH, Ndlr] il est inclus avec les autres, et on rend les supports accessibles » pour compenser le handicap. Mais il y a un écueil : « Les interactions ne changent pas, la reconnaissance de l’institution non plus », affirme la sociologue.

    « La justice sociale c’est agir sur un système »

    Sylviane Feuilladieu pousse plus loin l’idée d’inclusion « de masse » des handicapés pour une « démocratisation » de l’inclusion, en considérant « les inégalités sociales d’accès et de participation » des concernés. Plus que l’égalité, ou l’équité, la sociologue en vient au terme de « justice sociale, soit agir sur la manière dont fonctionne le système » pour l’adapter à tous. « Travailler les pratiques inclusives, c’est faire une place à chacun en reconfigurant l’espace social » estime-t-elle, parlant d’« un travail collectif » pour éviter « de ne penser qu’à l’inclusion qui maintient dans l’inégalité d’accès et de participation », et permettre de renforcer « le vouloir agir et le pouvoir d’agir ».

    Mais cette vision suscite le débat. « Certains handicaps sont facilement compensables, mais on ne peut pas inclure tout le monde », estime Michel Roussel, de l’association la Chrysalide qui offre des services d’accompagnement. « Pour les autistes lourds ou les polyhandicapés, c’est un peu des foutaises pour nous, faut pas être des Bisounours », ose-t-il. « La sociologie démontre qu’il faut se donner les moyens de cette ambition », rétorque la chercheuse, indiquant qu’il y a certes « des écarts à la norme plus ou moins conséquents » mais que les sciences du langage étudient l’inclusion des personnes non-oralisantes, et d’autres « sur l’insertion professionnelle des travailleurs en Esat vers le milieu ordinaire ». Claire Burger, participante, considère qu’« on ne peut pas demander à des neurodivergents de penser comme nous, les neurotypiques ». « Ces personnes pensent différemment. C’est un fonctionnement qui n’est pas majoritaire mais qu’on handicape car ils ne rentrent pas dans la norme » précise-t-elle, en aparté.

    Créer cette rencontre est l’objectif de l’Aporsoeb. « Ce colloque permet de prendre du recul pour revenir au travail avec une position différente », indique la coordinatrice Maïté Robin.

  • Vaucluse : la France insoumise a ses chefs de file

    Vaucluse : la France insoumise a ses chefs de file

    C’est chose faite. LFI 84 a annoncé vendredi avoir désigné un binôme composé de Mathilde Louvain, conseillère municipale à Avignon et Julien Gautier, élu d’opposition à La Tour d’Aigues. Une liste est dans les tuyaux mais avec un nombre de grands électeurs favorables restreint, difficile d’imaginer glaner un siège. En parallèle, les insoumis du 84 ont créé l’association départementale du réseau des élus insoumis et citoyens de Vaucluse (ADREIC 84), qui a pour but de créer un réseau inter-élus.