Author: tecnavia

  • [Exclusif] Les salariés de Fibre Excellence en appellent à la police de l’environnement

    [Exclusif] Les salariés de Fibre Excellence en appellent à la police de l’environnement

    La situation est toujours plus que tendue sur le site de Fibre Excellence de Tarascon. Après le blocage, ce mercredi, de l’arrivée d’une entreprise de maintenance industrielle qui doit gérer la fermeture du site classé Seveso, voilà que la CGT monte à nouveau au créneau. Et toujours pour un potentiel «risque industriel et environnemental» en lien avec la transition post-fermeture du site. « Le mandataire judiciaire veut couper l’électricité sur le site. Cela a été annoncé ce matin », s’alarme Jean-Michel Bulinge, délégué syndical CGT de l’usine. Son inquiétude ne vient pas de nulle part : Forcément, une coupure d’électricité, si elle est mal réalisée, peut avoir un vrai impact sur un site de cette ampleur. « Le mandataire veut couper l’électricité au motif que les liqueurs sont figées et qu’il n’y a donc pas nécessité à les maintenir en circulation », explique-t-il. Pas de quoi alerter les non initiés mais cette question des liqueurs n’est pas anodine.

    En effet, les liqueurs, noires et blanches, sont des solutions chimiques utilisées dans le procédé industriel des papeteries et usines de pâte à papier. Quand elles sont «figées», c’est qu’elles ne coulent plus. D’où le problème soulevé par la CGT : « Elles ne sont pas figées ! On va droit face à risque industriel ». Une affirmation appuyée par plusieurs vidéos où les salariés constatent effectivement qu’elles coulent toujours. « S’il n’y a plus d’électricité, les liqueurs ne circuleront plus, elles vont se figer et cela va dégrader l’outil. S’il n’y a plus d’électricité, on ne peut plus prendre la main, en cas de défaillance, sur beaucoup de vannes qui sont pneumatiques », alerte Jean-Michel Bulinge. Avant de tonner : « On est prêt à accueillir les services de l’État, la Dreal [Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement], et à le faire constater ».

    Contacté, le mandataire judiciaire se veut, au contraire, rassurant et balaie d’un revers de main les inquiétudes syndicales : « On est sur une simple mise en sécurité du site, ni plus ni moins, en concertation avec les équipes qui en sont en charge depuis 3 semaines ». Il évoque une coupure d’électricité « maîtrisée ». « On ne va pas couper l’électricité en tant que telle, nous allons mettre à l’arrêt certains secteurs isolés de manière raisonnée, avec les gens qui connaissent leur usine et leur métier », développe Maître Brenac. Et de conclure sur la question des liqueurs : « Ce sont des inquiétudes infondées ».

    Pas de quoi convaincre la CGT : « Qu’il le démontre avec un plan de coupure ! ». Elle n’est d’ailleurs pas la seule à monter au créneau puisque l’intersyndicale (CGT, FO et CFDT) du site, dans un communiqué de presse diffusé dans l’après-midi appuie l’inquiétude : « Le liquidateur prévoit tout simplement de couper l’électricité de l’usine afin de supprimer les risques. Comment peut-on simplement penser qu’il suffirait de couper l’alimentation électrique pour que notre usine de Tarascon, classée Seveso, ne soit plus dangereuse ? ».

  • Sébastien Delogu député LFI placé en garde à vue

    Sébastien Delogu député LFI placé en garde à vue

    Le parquet de Marseille a confirmé ce jeudi-après midi le placement en garde à vue du député LFI de Marseille Sébastien Delogu «dans le cadre de l’enquête de flagrance diligentée pour outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique», comme l’a révélé l’AFP. Le parlementaire était convoqué en début d’après-midi en audition libre suite à la plainte déposée par un policier, après une altercation lundi après-midi dans le hall du bâtiment où il réside.

    A l’arrivée de Sébastien Delogu au commissariat de l’Eveché (2e), son avocat Me Yones Taguelmint confirmait à la presse avoir déposé plainte mardi soir contre X, pour violence physique et injures par personne dépositaire de l’autorité publique. Dans une vidéo diffusée à la presse, on entendait un policier en civil traiter le parlementaire de «trou du cul». Le ministre de l’Intérieur avait apporté son soutien aux policiers impliqués. «Les policiers intervenaient pour interpeller l’auteur d’un vol en flagrance», expliquait-il.

  • [Intempéries] Dégats matériels dans les Bouches-du-Rhône

    Pas moins de 200 interventions ont été réalisées avec des toitures d’entrepôts arrachées dont celle d’Amazon à Saint-Martin-de-Crau, une chute d’échafaudage à La Ciotat et de nombreuses chutes d’arbres avec des vents dépassant les 100 kilomètres par heure. À Saint-Paul-lez-Durance, une ligne de 20 000 V a été endommagée et a plongé une grande partie de la commune dans le noir.

    La circulation des trains a également été impactée avec des retards de plusieurs heures, notamment entre Marseille et Nîmes. La desserte de Saint-Martin-de-Crau était toujours interrompue ce mardi 25 avril, les trains étant détournés sur la ligne Miramas-Avignon via Cavaillon. Le retour à la normale étant prévu pour 16h.

  • Le Provençal : le grand retour

    Le Provençal : le grand retour

    Après une année d’absence, le Provençal est de retour pour quatre jours de compétition qui promettent de faire vibrer le Parc Borély à Marseille.

    C’est un ouf de soulagement pour tous les passionnés. Une année sans Provençal, c’est une saison inachevée.

    Les organisateurs ont voulu que l’épreuve débute un jeudi. Les esprits chagrins ont réagi avec véhémence sur ce choix, à tort ou à raison ? Le nombre d’équipes engagées (588) peut valider leur réticence. Mais il n’est pas dit, compte tenu du contexte actuel, qu’un démarrage, comme de coutume, un jour dominical, eut fait plus d’affluence.

    Toujours est-il que Parc Borély c’est le berceau de la longue distance, le lieu où se sont écrites les plus belles pages de l’histoire du Jeu Provençal.

    D’hier à aujourd’hui

    Les souvenirs s’empilent dans l’esprit des anciennes générations en se remémorant les exploits des stars de la discipline. Ceux de l’incomparable Dédé Massoni véritable idole. Tout Marseille accourait pour voir « le Blond » faire les trois pas dans un style coulé, avec une élégance incomparable et une adresse diabolique. D’autres bien sûr ont marqué l’histoire comme Milou Lovino l’autre star marseillaise.

    Mais l’histoire aujourd’hui s’écrit au présent avec d’autres joueurs, des styles différents, des champions moins charismatiques mais redoutables.

    Deux hommes aujourd’hui ressortent du lot par leur vécu, leur palmarès. leur classe. Mohamed Benmostefa et Anthony Kerfah. Ils ont gagné beaucoup de batailles ensemble mais jamais le Provençal. Ce ne sera pas cette année. Benmostefa et Fabrice Rouvin, tenants du titre, repartent avec Thierry Terreno, l’autre icône de la discipline (il remplace le regretté Patrick Pedragosa) sous les couleurs de l’équipe de France. Ils seront les favoris avec une équipe particulièrement équilibrée à l’expérience consommée et au talent immense. Le seul hic peut être le manque de compétition de Benmostefa et Rouvin. Anthony Kerfah est associé au grand Christophe Martello et Julien Martinez sous les couleurs de Mouans-Sartoux.

    Passion et suspense au rendez-vous

    On suivra également le finaliste 2024 Philippe Stievenart embrigadé avec l’homme en forme du moment Alain Valdés et Claude Salles. Au rayon prétendant, Adel Djafari, Robin Rio et Marc Cognard demi-finalistes de la dernière édition repartent ensemble tout comme l’inusable compétiteur Hervé Fontani avec les deux talents Enzo Paolucci et Juan Lopez également dans le dernier carré en 2024. La liste des outsiders est longue.

    Le Parc Borély va retrouver son ambiance unique, faite de passion, de suspense, de grandes parties et de ces moments de magie qui font la légende du Provençal. Les exploits des Benmostefa, Kerfah, Lopez et de nombreux autres grands noms sont attendus. Mais comme toujours, le charme du Provençal réside aussi dans les surprises, les outsiders et ces équipes capables de faire tomber les favoris au terme de parties acharnées.

    Le Provençal est de retour. Et avec lui, c’est tout Marseille qui va se mettre à l’heure du Jeu Provençal

    ET AUSSI

    Le programme

    Jeudi

    8h30 : premières parties.

    14h : deuxièmes parties suivies du cadrage.

    Vendredi

    8h : troisièmes parties.

    14h : quatrièmes parties suivies des cinquièmes.

    Samedi

    8h30 : 8e de finale.

    15h : quart de finale.

    Dimanche

    8h30 : demi-finale.

    17h : finale.

    Le choc du jour

    Il aura lieu au jeu 348 (les Pétouliers). Yoann Provins, Jérémy Jean et Marc Dusaillant seront opposés à François Gomez, Serge Penna, deux ex-vainqueurs, associés au Varois Laurent Faudon

    Le Provençal c’est aussi …

    Trophée des légendes

    28 et 29 août : huit équipes emmenées par Éric Cantona.

    Petit Provençal

    28 et 29 août : limité à 64 équipes.

    Quelques chiffres

    1908 première édition avec 167 équipes. Les vainqueurs : Baptistin Ravizza dit « le Pich », son frère Charles dit « le Parpelé » et Michel Prébois dit « le Grêlé ».

    Émile Lovino a remporté l’épreuve en 1959 et en 1995 soit 36 ans après. Un record. Il est suivi de près par Louis Ruggeri lauréat en 1963 et 1997.

    Record de participation en 1983 avec 1 849 équipes

    Efficacité au tir en finale : Benmostefa en 2013 avec 14 sur 17

    Le plus jeune vainqueur :

    René Giordanengo en 1983 à 16 ans

    Recordman des victoires : André Massoni avec 7 victoires

  • [Entretien] Mohamed Benmostefa : « Il faut prendre chaque adversaire au sérieux »

    [Entretien] Mohamed Benmostefa : « Il faut prendre chaque adversaire au sérieux »

    La Marseillaise : Vous remettez votre titre en jeu. Comment se présente ce Provençal ?

    Mohamed Benmostefa : Je vous l’avoue je n’ai pratiquement pas joué depuis le début de la saison. J’ai juste fait les championnats doublette et triplette la Coupe avec mon club de Draguignan.

    On connaît votre capacité à être vite efficace et performant, surtout dans une compétition de cette envergure. Est-ce un handicap vraiment pour vous ?

    M.B. : Bien sûr. Tout joueur a besoin de rythme pour être efficace surtout au tir. J’espère simplement pouvoir me mettre dans le coup au fil des parties, si j’en ai l’opportunité.

    Et vos équipiers, dans quel contexte abordent-ils cette édition ?

    M.B. : Fabrice [Rouvin] est un peu dans le même cas que moi. Seul Thierry [Terreno] a accumulé les compétitions. Il semble le plus affûté.

    C’est votre première collaboration tous les trois au Provençal. Un coup d’essai peut devenir un coup de maître ?

    M.B. : C’est tout le mal que je nous souhaite. Surtout que nous jouons sous les couleurs de l’équipe de France. C’est un honneur et un devoir de faire honneur à ce maillot. Le Provençal c’est très spécial. Il n’y a pas plus ou peu de petites équipes utiles. Il faut prendre chaque adversaire au sérieux sinon on va au-devant de désillusions.

  • Rentrée universitaire : le constat alarmant des syndicats

    Rentrée universitaire : le constat alarmant des syndicats

    « La dynamique est celle d’une baisse drastique des dotations », Xavier Luciani co-secrétaire du Snesup-FSU Toulon

    « La situation est assez catastrophique », se désole Xavier Luciani, cosecrétaire du Snesup-FSU, syndicat national de l’enseignement du supérieur, à Toulon. Au centre des inquiétudes : « la baisse drastique des financements des universités ». « On constate une baisse très importante des dotations de l’État, un vrai désengagement qui se traduit par des demandes locales d’économie », poursuit-il. Concrètement, dans le cas de l’université de Toulon par exemple, cela se matérialise par « une coupe de 20% des heures d’enseignements de certains diplômes ».

    « L’autre problème est celui de la gestion locale des budgets. Ce n’est plus l’université qui remonte ses besoins et le ministère qui répond en ajustant sa dotation. C’est le président qui gère le budget qui lui est alloué, détaille l’enseignant-chercheur. Ce sont les besoins qui s’adaptent aux moyens et pas l’inverse. Donc vous allez chercher de l’argent à droite à gauche, et dans le cas de Toulon, le tissu industriel local, c’est la Marine nationale. L’université va se tourner vers ce secteur pour trouver des financements et orienter sa stratégie de recherche, mais également d’enseignement au travers des diplômes. Une stratégie complètement assumée par l’université de Toulon ». Et d’ajouter : « Localement, nous appelons à une rentrée musclée, avec une reprise en main par la base des travailleurs du mouvement social, pas noyautée par les centrales syndicales parisiennes ».

    « Le logement est au cœur de nos préoccupations », Louis Marjollet membre de l’Union étudiante Avignon

    En tête des préoccupations en cette rentrée universitaire pour Louis Marjollet, étudiant à Avignon Université et membre de l’Union étudiante : le logement. « D’abord nous sommes mobilisés sur la question des aides personnelles au logement (APL), qui ont déjà été retirées aux étudiants étrangers hors Union européenne qui ne touchent pas la bourse [depuis le 1er juillet, ndlr], et qui pourraient être indexées sur les revenus des parents bientôt, ce qui constituerait un danger pour les étudiants. » (Notre édition du 24 août). Mais la question du logement, « prégnante depuis un bon moment », dépasse la problématique des aides : « nous continuons de revendiquer la construction de logements Crous ». À ceci s’ajoute l’accès au parc privé, duquel les étudiants avignonnais sont « presque systématiquement exclus en période estivale », les propriétaires cherchant à louer « à des prix absolument exorbitants » pendant le Festival d’Avignon. « Quand on n’est pas du coin on doit avoir une solution de repli, ce qui peut s’avérer compliqué pour les personnes en rupture familiale ou les personnes étrangères ». L’Union étudiante se dresse aussi contre l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants étrangers hors Union européenne, multipliée par 15 par rapport à ceux des étudiants français. « Et un nouveau rapport du ministère suggère d’élargir l’augmentation des frais d’inscription à l’ensemble des étudiants, ça nous inquiète beaucoup ».

    « Il y a une surcharge de travail et un manque de personnel », Sylviane Jacquet membre du Snasub-FSU Toulon

    « L’université affronte un manque total de personnel et une surcharge abominable de travail », s’indigne d’entrée Sylvianne Jacquet, membre de la Snasub-FSU à Toulon, syndicat des personnels administratifs et techniques de l’enseignement supérieur. « Aucun service ne va bien, poursuit-elle. Le surplus de travail pousse beaucoup de gens vers la dépression, et les départs à la retraite des fonctionnaires sont remplacés par des contractuels [agents recrutés par contrat, en CDD ou CDI, sans qu’ils ne possèdent le statut de fonctionnaire, ndlr]. Certains d’entre eux signent pour une fiche de poste sans savoir qu’ils réalisent les tâches auparavant partagées entre deux personnes ». Mais c’est aussi le statut précaire de ces employés qui inquiète le Snasub-Fsu. « Les contractuels ne sont pas à l’abri de perdre leur emploi. Ils n’ont pas la possibilité d’être titularisés, n’ont pas les primes que nous avons nous, en tant que fonctionnaires, ni la possibilité de passer des concours en interne, comme c’est le cas pour nous, insiste Sylvianne Jacquet. C’est aussi compliqué pour se mobiliser, car ils ont peur que leur poste ne soit pas renouvelé ensuite. Je les comprends. Ils n’ont pas la même sécurité que nous : ils peuvent être virés pour rien. » Et d’ajouter : « Ces embauches peuvent également être dévalorisantes pour certains fonctionnaires qui sont au cœur de leur métier et qui ont passé des concours pour occuper un poste ».

  • De moins en moins de femmes parmi les préfets

    De moins en moins de femmes parmi les préfets

    « Un écart persistant subsiste entre, d’une part, les objectifs de parité affichés et, d’autre part, la féminisation des nominations. La proportion de femmes préfètes s’est réduite de 27% à 24% entre 2019 et 2024 », alerte la Cour des comptes dans un rapport consacré à la gestion des préfets, rendu public le 28 juillet.

    Malgré les discours officiels, la fonction de préfet reste donc un bastion masculin où la part des femmes, loin de progresser, accuse un net recul depuis le début des années 2020. « La France ne compte plus désormais que 17,5% de préfètes de département ou de région. Pour 82,5% d’hommes », déplore l’Observatoire régional de la parité d’Occitanie, qui a décidé d’interpeller publiquement le président de la République à ce sujet. Avec 4 de ses 13 départements administrés par une femme (Chantal Mauchet dans l’Hérault, Fabienne Decottignies dans le Gard, Marilyne Poulain dans le Lot et Sibylle Samoyault dans Les Hautes-Pyrénées – nomination effective à partir du 24 août 2026 -), soit une proportion de près de 31% de femmes, l’Occitanie fait mentir les statistiques. Hélas elle est l’exception.

    « User avec audace de son pouvoir exorbitant »

    Créée par Napoléon, la fonction de préfet est très longtemps restée réservée aux hommes. Il a fallu attendre l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981 pour qu’une première femme, Yvette Chassagne, soit nommée préfète. La part des femmes a ensuite progressé très lentement… « En 2012, la loi Sauvadet a imposé aux employeurs publics, donc à l’État, une part d’au moins 40% de femmes dans les premières nominations des emplois supérieurs, dont ceux de préfet », rappelle l’Observatoire régional de la parité d’Occitanie. De 6% en 2005, cette part avait fini par atteindre 27% en 2019… avant de refluer. Au sein de l’administration, peu de secteurs affichent désormais une domination aussi écrasante du genre masculin. « Ainsi, au vu du plafond de verre blindé qui s’ajoute celui du plancher collant pour 38% de sous-préfètes, dans son rapport, la Cour des comptes demande à “l’autorité de nomination” [le président de la République, Ndlr.] de veiller, “à la cohérence de ses décisions avec l’objectif de nomination fixé par la loi”. En foi de quoi l’Observatoire régional de la parité d’Occitanie lui demande à son tour d’user avec audace de son pouvoir exorbitant de choix des personnes pour traduire au sommet de la pyramide administrative ces nominations paritaires qui s’imposent et ne peuvent plus attendre. »

  • La réutilisation des eaux usées traitées arrive à Sète

    La réutilisation des eaux usées traitées arrive à Sète

    Face à la raréfaction de la ressource en eau, Sète passe à la vitesse supérieure. Depuis le début du mois de juillet, les eaux usées traitées par la station d’épuration des Eaux Blanches sont réutilisées pour des usages communaux qui jusque-là nécessitaient de l’eau potable.

    Un arrêté préfectoral fixe les conditions de la réutilisation des eaux usées traitées (Réut) et permet à Sète Agglopôle d’économiser pas moins de 20 000m3 chaque année. « L’autorisation concerne l’hydrocurage des réseaux d’assainissement, l’arrosage du ballast (lors d’une construction d’une route, on arrose afin de compacter un petit peu les cailloux et la terre) et bien sûr les laveuses de la Ville de Sète et potentiellement celles de Frontignan et La Peyrade », énumère Vincent Sabatier, vice-président de Sète agglopôle Méditerranée, délégué au cycle de l’eau.

    La collectivité dirigée par le socialiste Loïc Linarès met également en avant la technologique du dispositif, permettant d’avoir une eau de haute qualité. « C’est une eau de qualité A+, une des rares eaux en France à avoir ce label [la première dans l’Hérault, Ndlr.] puisque la technicité de la station d’épuration nous permet de sortir une qualité très supérieure à l’eau de baignade », poursuit le vice-président. En effet, l’eau usée subit dans un premier temps un procédé d’ultrafiltration membranaire avant d’être désinfectée par rayons UV. Du chlore est également ajouté pour assurer un effet durable et ainsi permettre de la stocker dans une cuve de 20 000 litres. Une réutilisation des eaux usées qui empêche également de rejeter cette eau dans la mer.

    La perspective d’usages industriels de la Réut

    Cette nouvelle économie d’eau vient s’ajouter à celle de 110 000m3 issus de la récupération d’eau de lavage des filtres de la station de potabilisation sétoise. « Potentiellement, cette eau économisée pourra servir pour les “usages nouveaux” de la ressource. Nous sommes de plus en plus confrontés à des conditions météo extrêmes, nous obligeant à arroser plus. Cette eau pourrait subvenir à ces besoins, en particulier l’irrigation », souligne Vincent Sabatier. Seul hic, sa salinité. « Le réseau est au niveau zéro des cartes [zéro hydrographique, Ndlr.], donc nous avons un petit peu d’intrusion d’eau salée. Mais il est toujours moins compliqué d’enlever 3g de sel que 30 comme dans l’eau de mer. »

    Ce nouveau dispositif n’est qu’une première étape dans la réutilisation des eaux usées traitées. En effet, l’Agglo prévoit de développer ses usages, notamment industriels. « Le second projet est de venir alimenter l’usine Saipol, premier consommateur d’eau municipal de la ville de Sète. Là, on vise une économie de 350 000m3 », soutient Vincent Sabatier. Notamment pour refroidir les installations et produire de la vapeur pour cette usine dédiée à la transformation de colza d’import.

    Une démarche qui montre le fort potentiel de cette technologie encore peu développée en France, contrairement à l’Espagne voisine, où l’eau réutilisée peut être consommée par la population. Mais à la vue du dérèglement climatique, il est sûr que la question de la Réut va se poser dans le débat public français.

  • Du Grau-du-Roi à Kherson, des filets pour sauver des vies

    Du Grau-du-Roi à Kherson, des filets pour sauver des vies

    Sur les quais du Grau-du-Roi, les vieux filets de pêche ne finiront pas tous à la benne. Débarrassés de leurs câbles, chaînes, flotteurs et cordages, ils vont prendre la route de l’Ukraine. Destination : Kherson, ville du sud régulièrement frappée par les drones russes. Là-bas, ces mailles usées par la Méditerranée doivent être tendues au-dessus de routes et de passages afin d’accrocher certains drones volant à basse altitude.

    À l’origine de l’opération, Solidarité Ukraine 34, association basée à Lunel et habituée à acheminer tous les deux mois du matériel humanitaire et médical. « On était sensibles à la protection des civils, en plus de l’aide humanitaire habituelle », explique son coprésident Philippe Milon. Inspirée par une initiative menée par des pêcheurs bretons, l’association s’est alors tournée vers les ports méditerranéens.

    Au Grau-du-Roi, le projet a rapidement trouvé un écho. Mairie, responsables du port, pêcheurs, bénévoles et association d’insertion ont travaillé de concert pour récupérer ces filets devenus encombrants et difficiles à recycler. « Il y a eu vraiment une très bonne harmonie entre toutes les autorités pour trouver les solutions. Le port était encombré, il y avait des problèmes de sécurité, et on leur a apporté cette solution », raconte Philippe Milon.

    S’adapter

    aux besoins de la guerre

    Pendant quatre matinées, bénévoles et réfugiés ukrainiens ont ainsi « désarmé » les filets : les étendre, couper les attaches et ne conserver que la maille. Une trentaine de pièces étaient prévues, avant que le bouche-à-oreille ne fasse grossir la collecte. « On doit avoir 35-36 filets, de toutes les tailles possibles », se réjouit le coprésident.

    Certains filets atteignent jusqu’à 150 mètres. Une fois en Ukraine, ils seront tendus en hauteur au-dessus de rues et de points de passage. « Les drones, en tombant, s’accrochent dans les filets, donc ça bloque les hélices et surtout ça retient le drone avant qu’il n’éclate au sol », détaille Philippe Milon. Pour lui, cette protection rudimentaire reste « le système le plus économique, faute de mieux ».

    La cargaison doit être acheminée par un camion ukrainien. Coût annoncé : autour de 5 000 euros. Une cagnotte a donc été ouverte pour financer le convoi, qui emportera aussi du matériel médical, des fauteuils roulants et des consommables. Depuis plus de quatre ans, l’association multiplie les voyages et ajuste ses envois aux besoins du terrain. « On essaie au fur et à mesure de s’adapter », résume Philippe Milon.

    Sur le quai, cette solidarité prend aussi le visage des Ukrainiens réfugiés dans l’Hérault, venus travailler sur les filets destinés à leur pays. « Ils se disent : on ne peut pas rester indifférents », raconte le coprésident. Du pêcheur graulen au bénévole ukrainien, chacun tient ainsi un morceau de la chaîne. Avec, au bout, le même objectif : « On sauve des vies. »

  • [C’est l’été] Manosque plage de retour au parc de Drouille

    [C’est l’été] Manosque plage de retour au parc de Drouille

    Chaque après-midi, de 14h30 à minuit, petits et grands peuvent profiter d’un espace de loisirs en plein air, aménagé pour clôturer l’été dans une ambiance festive.
    De nombreuses animations sportives sont proposées gratuitement à cette occasion, avec notamment un château gonflable et un taureau mécanique. À partir de la fin de journée, place à la musique avec une programmation qui fera danser le public jusqu’à minuit. Ce jeudi, ce sera un concert du groupe Gipsy Fantasia et de Dj Thomas (années 80). Un apéro musical commencera à partir de 19h30.