Author: tecnavia

  • La CGT de l’hôpital de Martigues inquiète d’une possible suppression d’acquis sociaux

    La CGT de l’hôpital de Martigues inquiète d’une possible suppression d’acquis sociaux

    « Ils veulent faire des économies de bouts de chandelle sur le peu d’acquis qu’on a », se désole Laure Privat, secrétaire du syndicat CGT du centre hospitalier de Martigues. Dans un tract aux personnels publié ce lundi, le syndicat alerte sur une possible remise en cause par la direction de plusieurs jours de congés ainsi que la prise en compte de la pause de mi-journée dans le temps de travail, fruit d’un accord signé en 2002.

    En substance, Laure Privat indique qu’il s’agit « de trois jours de congés lorsque l’on reçoit une médaille d’ancienneté à 20 ou 30 ans et de cinq jours avant le départ en retraite ».

    Du reste, « nous avons 20 minutes de pause pour 6 heures travaillées. Aujourd’hui la majorité des services sont en 12 heures et on arrive souvent avant la prise de poste pour aider les collègues à la relève. Pour un quart d’heure volontaire par jour, on ne demande qu’un jour de repos par an. Mais aucune négociation n’est possible », regrette la syndicaliste.

    Des « irrégularités » ?

    Ces dispositions seraient des « irrégularités » parmi d’autres citées dans le rapport de la Chambre régionale des comptes portant sur la période 2019-2023 (notre édition du 31/10). Pour la CGT, « l’État doit mettre la main à la poche pour ne pas faire d’économies sur nos acquis. Le service public est une priorité », affirme Laure Privat.

    Contactée, la direction du centre hospitalier de Martigues n’a pas donné suite à nos sollicitations dans nos délais.

  • [Exclusif] Les contrats d’Eurolinks avec Israël jugés à Marseille

    [Exclusif] Les contrats d’Eurolinks avec Israël jugés à Marseille

    Le fabricant marseillais de maillons pour munition, Eurolinks, est assigné depuis la semaine dernière en justice à Marseille par l’association des Juristes pour le respect du droit international (Jurdi). Cette équipe de juristes chevronnés soulève la nullité du contrat de livraison passé avec deux entreprises israéliennes d’armement, IMI Systems, filiale du groupe de défense israélienne Elbit systems, prestataire du ministère de la Défense de l’État hébreu, en raison des violations du droit international et du risque génocidaire dans sa réponse aux attaques terroristes du Hamas du 7 octobre 2023.

    « Au regard de l’ampleur et le schéma des attaques menées par les forces israéliennes en violation du droit international pénal et du droit international humanitaire, il existe un risque extrêmement élevé que des composants, et au surplus des armes, livrés à des sociétés liées par une relation commerciale avec l’État d’Israël, soient utilisés en violation du droit international », dénonce l’assignation consultée par La Marseillaise qui cible la société Eurolinks installée dans la ZAC de Château-Gombert (13e).

    Jurdi plaidera directement au fond à l’audience fixée au 23 mars 2026 devant le tribunal judiciaire de Marseille. Ces juristes considèrent que les contrats passés par Eurolinks avec ces sociétés israéliennes sont « contraires à l’ordre public français » et demanderont au juge de constater la faute civile de la société et de prononcer l’annulation des contrats, sous astreinte de 50 000 euros par infraction constatée. « On ne peut fournir des armes à un État alors qu’il est en train de commettre des crimes internationaux. C’est évidemment contraire à l’ordre public français. Nous rappelons qu’il y a eu plus de 68 000 morts et 172 000 blessés dans la bande de Gaza » explique à La Marseillaise le magistrat Ghislain Poissonnier, vice-président chargé du contentieux stratégique à Jurdi.

    « L’ordre public français n’accepte pas des contrats qui portent atteinte à la dignité et à la vie humaine, à la santé publique, à la sécurité des êtres humains. On veut transposer cette idée reconnue en général par la jurisprudence aux fournitures d’armes d’un pays qui commet des crimes internationaux », ajoute le juriste interrogé lundi. « Nous irons si besoin en appel et éventuellement devant la Cour de cassation et la Cour européenne des Droits de l’homme, car on ne peut pas à la fois signer des traités internationaux disant qu’on va lutter contre le génocide et livrer des armes à un État qui est soupçonné de commettre des crimes internationaux. »

    La Ligue des Droits de l’homme a été la première à porter plainte en juin mais au pénal avec constitution de partie civile devant le tribunal de Paris contre ses sociétés qu’elle accuse de complicité de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, de crime de génocide dans ce qui serait une « politique intentionnelle de destruction de la société palestinienne » selon les mots de deux ONG israéliennes et alors que la Cour internationale de justice estime depuis janvier 2024 qu’il existe un « risque plausible de génocide ».

    Ces assignations font suite aux enquêtes des médias Disclose et Marsactu qui ont révélé l’expédition le 23 octobre 2023 par la société Eurolinks d’au moins 800 kg de maillons pour armes automatiques à destination d’Israël, puis l’escale d’un cargo israélien le 5 juin dernier à Fos-sur-Mer. Les dockers de Fos avaient alors bloqué les opérations destinées à embarquer en secret 14 tonnes des composants essentiels aux fusils-mitrailleurs de l’armée israélienne et fabriqués dans l’usine de Château Gombert.

    Contactée pour réagir, Eurolinks n’a pas donné suite.

  • Handball : Plan-de-Cuques se place dans la cour des grandes

    Handball : Plan-de-Cuques se place dans la cour des grandes

    Il était presque impossible de faire mieux. Si l’OGC Nice n’existait pas, les handballeuses de Plan-de-Cuques seraient même invaincues cette saison. Mais le club azuréen est bel et bien réel et installé en première division depuis maintenant plus d’une décennie. Le HBPC réalise donc un début d’année fantastique avec seulement un revers en championnat sur le parquet des Niçoises puis une autre défaite en coupe de France face à cette même formation. Hormis ces deux résultats, les performances des joueuses d’Angélique Spincer sont dans le vert. C’est simple, l’équipe est en train d’effectuer la meilleure saison de l’histoire du club en se plaçant à la 3e place provisoire. Seuls les mastodontes Metz et Brest, intouchables en championnat, devancent à l’heure actuelle Plan-de-Cuques.

    La gardienne de but Andrea Novellan voit une amélioration globale des prestations, par rapport aux saisons précédentes : « finalement, il est pas mal ce début de saison. On a un petit loupé à Nice, mais ce qu’il faut prendre en considération, c’est que, pour une fois, il y avait vraiment des choses intéressantes dans le contenu. Avant, on faisait parfois des non-matches. Il y a une frayeur à l’ATH [victoire 25-24 à Strasbourg, Ndlr], mais le match on l’a géré. S’il était arrivé plus tôt, ça se trouve on aurait eu plus de difficultés. » Le but à terme est bien sûr d’être européen et participer à l’EHF European League, la deuxième coupe d’Europe. Pas plus tard que la semaine dernière, la fédération européenne a validé cinq billets continentaux pour la France, dont trois en European League. Mais Angélique Spincer est sereine et protège son groupe à ce sujet : « On ne se met pas de pression. Nous avons cette année et la saison prochaine pour atteindre l’objectif. Si on peut y être dès cette année, c’est sûr que ce sera bien. »

    Un groupe complet et bien construit

    Alors comment expliquer cette réussite depuis début septembre ? Déjà, la densité de l’effectif. Le recrutement semble bon avec les apports intéressants, entre autres, de Lola Berrais, Nina Perret et Manon Loquay. Trois joueuses qui se sont fondues dans un collectif déjà bien huilé par le coaching d’Angélique Spincer, présente depuis cinq ans au HBPC. Les postes sont doublés et les joueuses dites du banc apportent dès qu’elles posent un pied sur le rectangle. Peu de temps faibles sont à signaler, ce qui aide forcément à obtenir un résultat après 60 minutes. L’agressivité défensive et la variation des combinaisons offensives donnent à cette équipe une imprévisibilité plus grande. Avant de recevoir Saint-Amand, ce mercredi soir, et à deux semaines de la trêve de fin d’année, Plan-de-Cuques est sur les bons rails et peut réellement rêver de coupe d’Europe.

  • Une troupe marseillaise de ballet sur glace en lice pour un titre mondial

    Une troupe marseillaise de ballet sur glace en lice pour un titre mondial

    Grâce à leur deuxième place au Critérium, sorte de coupe de France, l’équipe de ballet sur glace de l’association phocéenne des sports de glace a décroché pour la première fois de son histoire son billet pour la Gold Cup 2026. Cette grande compétition, aux allures de championnat du monde, se tiendra à Lansing, dans l’État du Michigan, au nord des États-Unis. « Il y a beaucoup d’excitation au sein du groupe », confie Albane Loiseau, co-capitaine de la troupe aux 15 patineuses. « On se connaît toutes très bien, la majorité d’entre nous est entrée au club très jeune. C’est quand même incroyable de pouvoir vivre un tel événement toutes ensemble », ajoute celle qui continue de construire ses programmes, période appelée « montage », jusqu’aux vacances de Noël. Avec ses coéquipières, elle entrera ensuite dans une phase de perfectionnement, plus intensive et plus théâtrale, afin d’être prêtes pour la compétition.

    60 000 euros pour une semaine de compétition

    Se qualifier était une première montagne à gravir. Mais avant de s’envoler vers Lansing, les Marseillaises vont devoir trouver le moyen de financer un tel séjour. « C’est un projet qui coûte très cher », reconnaît Albane, consciente qu’il faut emmener deux entraîneurs et deux membres du club en plus des 15 patineuses. Une semaine qui devrait coûter près de 60 000 euros. « Tout est payant aux États-Unis, et souvent au prix fort », martèle la co-capitaine. Elle compte sur la participation de sponsors pour leur permettre de réaliser leur rêve.

  • Budget pour 2026 : des débats de fond, sans vote

    Budget pour 2026 : des débats de fond, sans vote

    Le vote solennel du projet de loi de finances (PLF) était prévu ce mardi 4 novembre. À l’heure où nous écrivons ces lignes, les députés ne sont pas arrivés au bout de l’examen des plus de 2 000 amendements déposés. Cette dernière journée de débat, où les invectives se sont succédé, de même que les rappels au règlement et les interruptions de séance, était consacrée aux questions de justice fiscale.

    Les députés ont ainsi rejeté tous les amendements émanant de la gauche visant à réformer les droits de succession. « L’héritage est devenu le premier facteur d’inégalité de notre pays », a conspué le député LFI Aurélien Lecoq, « parmi les neuf dernières personnes à être devenues milliardaires, 7 sont de super-héritiers. 60% du patrimoine provient de l’héritage », insiste-t-il. En vain. Pire, après l’adoption d’amendements de Laurent Wauquiez et de Guillaume Kasbarian : « On a aujourd’hui modifié le plafond total de donations qu’un enfant peut recevoir de ses deux parents, de 200 000 euros à potentiellement 750 000 euros », annonce la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.

    Les élus ont également voté un amendement visant à supprimer les biens non-professionnels des exonérations permises par le pacte Dutreil. « Le problème de la loi Dutreil, c’est que certains l’ont utilisée à d’autres fins que la transmission d’entreprise, en mettant des biens qui n’ont pas de caractère professionnel », a appuyé le député Liot Charles de Courson. Pour Nicolas Sansu : « Cette mesure est très utile aux PME, aux artisans, mais il ne faut pas cacher la holding de Bernard Arnault derrière le boulanger ! », renchérit le député communiste.

    Vers des ordonnances

    ou une loi spéciale ?

    Les groupes de gauche ont refusé à la mi-journée de se rendre à une réunion de négociation avec le gouvernement autour des ministres en charge des questions budgétaires et à laquelle le RN était également convié. Les débats ont été interrompus dans la soirée pour laisser place à ceux sur le projet de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Ils devront reprendre le 12 novembre, jusqu’au 23 novembre au plus tard. Après cela, le gouvernement sera dans l’obligation de transmettre le texte au Sénat, selon les délais fixés par la Constitution. Si la partie « recettes » est rejetée, c’est la version du budget tel que présenté par le gouvernement qui sera examiné par les sénateurs. Si le Parlement ne s’est pas prononcé le 23 décembre, le gouvernement peut légiférer par ordonnances. Une procédure jusqu’alors inédite mais à laquelle l’exécutif semble vouloir recourir. « J’ai bien compris que le gouvernement nous dit qu’il ne compte pas sur les ordonnances, n’empêche, on y va tout droit », estimait ce lundi le président LFI de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, Éric Coquerel.

    Pour les Socialistes, qui ont conditionné leur non-censure à la suspension de la réforme des retraites dans le PLFSS, puis à l’instauration de la taxe dite Zucman sur les ultrariches, le recours aux ordonnances pourrait – cette fois – les pousser à faire chuter le gouvernement. « S’il y a ordonnances, notamment sur le budget de la Sécu, ce sera le texte initial dans lequel il y a le gel des prestations, le doublement des franchises, toutes les mesures que nous combattons. Donc forcément, le gouvernement chutera », a assuré le député socialiste Jérôme Guedj sur le plateau de LCI. À suivre, donc.

  • La magie, ils en font tout un festival à la Belle de Mai

    La magie, ils en font tout un festival à la Belle de Mai

    Déjà bien en piste sur les lieux publics à travers diverses villes de France et à l’étranger, les artistes Jérémie Halter et Morgane Widmer ont posé leurs mallettes à Marseille et façonné leur Fabrique Magique, 95 rue Belle de Mai, au cœur du 3e arrondissement. Après un test édition zéro en 2024, l’étincelle a pris et le collectif met les bouchées doubles avec l’édition 1 d’un festival de magie nouvelle génération.

    Ouverture du rideau mercredi à 19h au cinéma Gyptis qui propose une projection de Kongo, pour se laisser emporter par les charmes de l’apôtre Médard. La séance sera suivie d’une invitation à entrer dans l’univers de L’Idéaliste. Un lieu ouvert, accueillant, « un lieu de création, de diffusion et de résidence, de restauration aussi », précise Jérémie Halter, dédié à la nouvelle magie. Pas de lapin qui sort du chapeau et disparaît dans un mouchoir. On n’est moins ici dans l’enchaînement de tours techniques, que dans l’envoûtement du merveilleux du conte. « Il y a toujours les effets de la magie dans nos spectacles, explique Morgane Widmer, qui change de costume en deux coups de baguette, mais c’est la magie qui est au service de la narration. » La place est laissée à la poésie du langage, « on explore la part de tous les possibles, complète son complice, en exploitant les thèmes du féminisme, du social, des sciences… ».

    Une recette nouvelle qui a déjà ensorcelé les gens du quartier… et ici les artistes jouent collectif. À raison d’un spectacle et d’un concert par soirée, Jules Medge, Nicolas Rey, Simon Gelin Léo Rousselet, y apportent leur touche d’alchimie. Le samedi des ateliers ont ouvert aux enfants à partir de 8 ans.

    Tout le programme sur : collectifmicrofocus.com

  • La grâce humaine de l’œuvre de Raymond Depardon à Aix

    La grâce humaine de l’œuvre de Raymond Depardon à Aix

    Plutôt rares sont les réalisateurs auxquels des salles consacrent une rétrospective de leur vivant. Tel est le cas de Raymond Depardon, dont une partie de l’œuvre se répand dans une dizaine de salles françaises, parmi lesquelles Les Variétés, à Marseille, où s’achève un cycle, mardi 4 novembre, avec la projection de San Clemente (1982), déjà caractéristique du style si reconnaissable du cinéaste français. Caméra tanquée sur l’épaule, il partait poétiquement à la rencontre de patients de cet asile psychiatrique éponyme situé sur une île au large de Venise, à l’aube de sa fermeture annoncée. À partir du 7 novembre, un film également à l’affiche de l’École supérieure d’art d’Aix, où l’Institut de l’image de la ville délocalise ses activités en raison de la fermeture pour travaux de son site historique de Méjanes. « Nous reprenons en novembre la première partie d’une rétrospective intégrale, “Depardon citoyen”, qui ressort ces prochains mois. Une série de documentaires dont la mise en scène interroge subtilement le pouvoir institutionnel et ses effets sur les individus, dans une approche sobre et dénuée de commentaires », contextualise-t-on du côté de l’établissement aixois.

    Le miroir des marges

    Forcément marqué par son passé de photoreporter, qui l’a vu entre autres couvrir la guerre d’Algérie ou celle du Vietnam, Raymond Depardon a gardé son goût pour les faits ainsi qu’une humanité à la fois criarde et discrète dans ses films documentaires, amorcés dans les années 1970. Au menu des projections assurées dans l’amphithéâtre de l’École supérieure d’art d’Aix, Faits divers. Succession de plan séquences éloquents, il filme en 1983 la vie d’un commissariat du 5e arrondissement de Paris, dans le sillage des policiers qui y officient.

    Une partie de l’œuvre de Raymond Depardon jaillit finalement comme le miroir de notre humanité, reflété par des individus dits « à la marge ». Dans Urgences, le photographe et réalisateur laissait encore parler sa caméra en 1987 dans le service des urgences psychiatriques de l’Hôtel-Dieu, à Paris. Bien plus brutal que son lointain cousin San Clemente, un documentaire au plus près des psychiatres et patients dans lequel il explorait tous les visages de la folie, qu’elle soit causée par la schizophrénie, l’addiction à l’alcool ou encore la dépression.

    Porté par son tropisme judiciaire et ces prétoires, microcosmes grandeur nature de nos sociétés et de l’âme humaine, Raymond Depardon réalisera également, parmi tant d’autres, Délit flagrants (1994). Un film au cours duquel il ausculte la petite délinquance prise dans l’engrenage judiciaire en posant son instrument dans l’une des parties du Palais de justice de Paris.

    Dates et horaires des séances sur www.institut-image.org

  • Couches de lasagnes comme autant d’identités à Marseille

    Couches de lasagnes comme autant d’identités à Marseille

    Dans Les Italiens, Massimo Furlan s’interrogeait en 2019 sur la migration d’hommes siciliens ou encore calabrais vers la Suisse dans les années 1960 pour venir « travailler sur les chantiers ou dans la restauration », rappelle l’auteur et metteur en scène. Dans Le lasagne della nonna, qui se joue mercredi 5 et jeudi 6 novembre au Théâtre du Merlan, il s’empare de la trajectoire de leur alter ego féminin ayant connu le même déracinement. Six interprètes au plateau tissent ainsi le récit de leur installation dans ce nouveau pays, leur « apprentissage d’une nouvelle langue et culture », mentionne le programme de la scène nationale du Zef.

    Du goût et des couleurs

    Mais pourquoi Massimo Furlan a-t-il opté pour l’allégorie des lasagnes ? En raison de leur origine culinaire, mais aussi car, pour les préparer « il faut un certain nombre d’ingrédients, prendre le temps nécessaire à chaque étape. Un peu comme la vie de Giuseppina, devenue ouvrière en horlogerie » dans son pays d’adoption.

    Dans un geste chorégraphique et musical, empreint de tradition, Le lasagne della nonna trace son sillon ainsi que celui de ses amies, aux côtés de son petit-fils Davide, « amateur de drag et passionné de théâtre » ayant quant à lui fui sa terre natale jurassienne car persécuté pour son orientation sexuelle. Un prétexte supplémentaire pour questionner la notion d’identités multiples, aidé en cela par le personnage d’Ali, jeune Casablancais et indécrottable déraciné.

    Entre 3 et 15 euros. Mercredi 5 et jeudi 6 novembre à 20h

  • À droite, à Avignon, l’horizon s’éclaircit avec Galzi et Aubert

    À droite, à Avignon, l’horizon s’éclaircit avec Galzi et Aubert

    À un peu plus de quatre mois du premier tour des municipales (15-22 mars), le casting se précise à droite. Il y a près d’un mois, Olivier Galzi a officialisé sa candidature. L’ex-journaliste, présentateur du JT de France 2, se revendique sans étiquette, hors « logique partisane » et héraut du « bon sens ». Un terme que fait aussi sien, Dominique Santoni, présidente LR du Département, qui a d’ailleurs reçu Olivier Galzi dans son bureau il y a une semaine. Mais, plutôt marqué à droite, il a reçu, vendredi, le soutien de l’UDI. Sans bouder son plaisir, en remerciant le parti de centre droit.

    Jusque-là, l’UDI était engagé au sein du collectif Voix d’Avignon, rassemblant le bloc macroniste (Renaissance, Modem, Horizons, et donc UDI) et l’actuel conseiller municipal DVD, Michel Bissière. Sans jamais n’avoir voulu revendiquer une tête de liste, Voix d’Avignon plaidait pour une liste allant du « centre gauche à la droite républicaine et porter une alternance nécessaire à la majorité actuelle et des réponses concrètes ace aux poisons LFI et RN », rappelle Julien Paudoie, porte-parole du collectif. Sans trop de surprises, dans le sillage de l’UDI, les autres partis du collectif sont sur le point de rallier Olivier Galzi.

    « On peut dépasser les clivages mais pas les ego »

    « On porte des discussions avec lui, un candidat qui peut incarner une nouveauté à Avignon », admet Julien Paudoie, également pilote Renaissance pour les municipales. Tout est ensuite question de propre calendrier interne aux partis, les soutiens et investitures devraient tomber progressivement ce mois-ci.

    La nouveauté Galzi donc, face à Julien Aubert. L’ex-député du sud Vaucluse candidat en 2014 à Carpentras, actuel vice-président des Républicains, est plus proche que jamais de déclarer sa candidature, plus d’un an après en avoir jeté les bases avec son association politique Avignon passion. Sur ses réseaux sociaux, il annonce cette semaine « plusieurs chapitres » de publications liées à son avenir des municipales. Selon plusieurs indiscrétions, sa candidature serait imminente et pourrait intervenir jeudi, jour où Olivier Galzi tient sa première grande réunion publique… Contacté, Julien Aubert n’a pas souhaité confirmer ni démentir.

    Ces deux candidatures, à laquelle s’ajoute l’électron libre néophyte et chef d’entreprise Stéphan Fiori, clarifient la situation à droite à défaut d’aboutir à son unité. « Le souhait premier de Voix d’Avignon, c’était qu’il y ait une candidature de rassemblement pour éviter une dispersion des voix au premier tour, on prend acte que cela semble compliqué et je constate, amer, qu’on peut peut-être dépasser les clivages, mais pas les ego », cingle Julien Paudoie. Avec la possibilité qu’aucun ne puisse peser au second tour.

  • Au Salon des maires, les élections attendront

    Au Salon des maires, les élections attendront

    Président de l’Association des maires de Vaucluse (AMV) depuis 10 ans, Pierre Gonzalvez réunira, une dernière fois dans cette configuration, les élus locaux pour le Salon des maires, le 13 novembre au parc des expositions d’Avignon. Le maire (LR) de L’Isle-sur-la-Sorgue, qui devrait briguer un 4e mandat, ne sera peut-être pas au même poste dans un an lors du prochain salon. Un nouveau bureau de l’AMV sera élu en mai 2026, dans la foulée des élections municipales.

    « Si environ 30% des maires ne se représentent pas, on devrait avoir pour autant profusion de listes et de candidats y’à qu’a, faut qu’on », observe Pierre Gonzalvez. Mais après une décennie à la tête de l’AMV, le président est loin des considérations partisanes dans l’association qui réunit 149 des 151 communes du département (seules Orange et Le Pontet, dirigées par l’extrême droite ne sont pas adhérentes). « On réunit toutes les tailles et sensibilités différentes, quand on organise des rencontres avec l’office de la biodiversité, ça parle à tout le monde », illustre-t-il.

    Les municipales seront donc reléguées derrière les préoccupations financières. « Comme l’an dernier, l’incertitude politique nationale nous interroge pour construire les maquettes budgétaires 2026, savoir si les dispositifs et dotations seront reconduits ou un effort supplémentaire sera demandé », questionne Pierre Gonzalvez. Un message qu’il fera donc passer le 13 novembre au préfet dans son discours.

    Mais au-delà de l’assemblée générale, le Salon, co-organisé avec la société AP média, réunira près de 120 exposants, contre 80 l’an dernier. « C’est une véritable évolution, avant on était sur une simple AG d’élus, là on a changé de braquet pour en faire un rendez-vous économique avec les directeurs et cadres des communes qui rencontrent des entreprises et donner vie aux projets », conclut le maire de L’Isle-sur-la-Sorgue.