Author: tecnavia

  • Martine Vassal dévoile ses premiers visages pour 2026

    Martine Vassal dévoile ses premiers visages pour 2026

    À cinq mois d’une élection municipale qui peine à exister face à la menace d’une dissolution, Martine Vassal meuble sa campagne. Après avoir dévoilé les noms de sa directrice de campagne, Laure-Agnès Caradec (LR), et de son porte-parole, Romain Simmarano (Ren), « l’alliance de la nouveauté et de l’expérience », la présidente (DVD) de la Métropole et du Département a présenté lundi ses premières « personnalités soutiens ».

    À sa droite, la présence de l’avocate Sandra Blanchard, 39 ans, cofondatrice du mouvement « Une génération pour Marseille » n’est pas une surprise. Elle a, derrière elle, vingt ans de militantisme politique amorcé à l’UMP. « Je me suis consacrée à mes études, j’ai créé mon cabinet, j’ai fait deux enfants et je me suis dit que là, le temps de l’engagement était venu », insiste celle qui s’enorgueillit d’avoir fait annuler « dix délibérations et marchés de la ville » par la justice. Son credo ? « L’efficacité de l’action publique. »

    « Il est absolument insoutenable d’avoir un budget de deux milliards, des aides extraordinaires de Marseille en grand et cette incapacité crasse à faire ! Cette ville avance à la force de l’inertie (…) On ne peut pas être le chef de tout mais le responsable de rien », tance-t-elle avant de louer l’action de Martine Vassal côté transports. La pique au maire de Marseille est directe. Le discours est rodé.

    Héritage

    « Il est important de faire voir de nouvelles personnalités et dans ce renouveau il y a Gérard Michaël Bohbot », poursuit Martine Vassal qui veut s’appuyer sur « sa compétence » en matière culturelle. Si lui ne prétend à rien, la candidate aimerait l’embarquer dans l’aventure à la mairie centrale. Avec son « passé atypique », il n’est pas connu du grand public. Danseur du ballet national de Marseille sous Roland Petit, ancien chorégraphe, il monte ses premières productions à 21 ans, allègrement soutenu par le conseil régional alors dirigé par Jean-Claude Gaudin.

    Lui aussi tacle le maire : « Le travail que nous avons à faire n’est pas de chanter pendant l’été mais de construire pour réfléchir à mieux transmettre l’héritage que nous avons nous-mêmes reçu, à la jeunesse qui prendra le relais. » Dans son viseur l’Opéra, le Conservatoire ou le Théâtre du Gymnase, choisi comme lieu de rendez-vous avec la presse.

    L’établissement municipal est fermé depuis mars 2020 car ses balcons à l’italienne menaçaient de s’écrouler. Un chantier dont le montant des travaux (18 millions) souligne les décennies d’abandon ayant abouti à sa fermeture. « Je regrette qu’aujourd’hui il ne soit pas rénové (…) Je trouve lamentable qu’on abandonne ainsi la culture, ici sur la Canebière, un endroit emblématique », ose même Martine Vassal, pointant un permis de construire de juillet 2023 sur la façade.

    « Actuellement en phase de préparation et de mise en sécurité, le chantier débutera le 10 novembre », précise de son côté la Ville tablant sur une ouverture au public en 2027. Et de rappeler les investissements sur un patrimoine que l’abandon avait conduit à l’obsolescence : rénovation achevée du Lenche (Maison des Artistes) et du ZEF (Gare Franche), rénovation en cours de la Criée ou de la Cômerie, acquisition du Moulin, réouverture du MAC, maintenance des bibliothèques et des musées… Une première étude lancée pour la réhabilitation complète de l’Opéra évalue son coût à 45 millions. Gérard Michaël Bohbot conseillera peut-être de mettre la main à la poche ?

  • Salle comble pour le départ du préfet Georges-François Leclerc

    Salle comble pour le départ du préfet Georges-François Leclerc

    À ses côtés, Benoît Payan, maire DVG
    de Marseille, Martine Vassal, présidente DVD du Département et de la Métropole, et Renaud Muselier, président Renaissance de la Région Sud, ont tour à tour salué son engagement pendant les 10 mois durant lesquels il a exercé ses fonctions. Refusant les caricatures faites de lui, le préfet Leclerc a néanmoins estimé que « dans l’action publique, il faut une certaine autorité ». « Merci pour ce que vous m’avez appris », a-t-il conclu.

  • La liaison Est-Ouest d’Avignon n’est pas pour tout de suite

    La liaison Est-Ouest d’Avignon n’est pas pour tout de suite

    Le Contrat plan État Région fait des heureux, mais aussi des déçus. Si les Hautes-Alpes et les Bouches-du-Rhône sortent gagnantes de cet avenant « il y a aussi des amis qui ont été peut-être moins dotés au niveau pécuniaire », admet le ministre des Transports Philippe Tabarot (LR), comme le Var, les Alpes-Maritimes ou le Vaucluse, où la liaison Est-Ouest (LEO), qui doit permettre de réduire le trafic routier sur tout le sud d’Avignon, ne sera pas financée.

    Pascale Bories dénonce un nouveau recul

    « Bien sûr que désenclaver Avignon reste un objectif pour tous, mais dès que tout le monde se sera mis d’accord, poursuit le ministre. On est sur une déclaration d’utilité publique qui date de 2003 et on n’a toujours pas de tracé où les uns et les autres arrivent à se mettre d’accord. Pour toutes ces raisons, je pense qu’il y a encore besoin de laisser mûrir certaines échéances. » Renaud Muselier avance une explication plus simple : « La maire n’a pas voulu que ça se passe. »

    Dans un communiqué, Pascale Bories, maire (LR) de Villeneuve-lez-Avignon et conseillère départementale du Gard, s’est émue du « transfert » de crédits alloués au projet LEO, sachant qu’une 3e et dernière phase doit arriver dans le Gard via un nouveau pont sur le Rhône. « Je n’ai cessé avec mes collègues élus gardois de plaider en faveur de ce dossier structurant pour notre territoire », assure-t-elle, même si cela ne s’est pas traduit concrètement par des recherches de financement par le département du Gard ou de la région Occitane.

  • 1,8 milliard pour la desserte de la région Sud

    1,8 milliard pour la desserte de la région Sud

    Le dernier tour de piste de Georges-François Leclerc aura été auréolé de succès. Ce lundi 3 novembre, le préfet de Région, bientôt directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, a signé l’avenant du contrat de plan État-Région (CPER) 2023-2027 qui porte les engagements des deux parties à 1,1 milliard d’euros pour atteindre 1,8 milliard d’investissements dans les transports du territoire, aux côtés de la Métropole, des Départements des Hautes-Alpes et des Bouches-du-Rhône ainsi que quelques privés. À ses côtés : le ministre des Transports Philippe Tabarot (LR), le président de la Région Sud Renaud Muselier (Ren), la présidente du Département des Bouches-du-Rhône et de la Métropole Martine Vassal (DVD) et le président du Département des Hautes-Alpes Jean-Marie Bernard (LR).

    Renaud Muselier salue cette somme « historique ». « C’est un contrat record boosté par les Jeux olympiques d’hiver qui va nous permettre d’accélérer le développement des transports régionaux », affirme-t-il. Et ce, principalement dans les Alpes, les Bouches-du-Rhône – qui capteront près de 50% des investissements, notamment dans le golfe de Fos-sur-Mer, « mais aussi plus largement dans tous les départements de la région ».

    Le CPER fait la part belle au rail, avec 47 millions d’euros dédiés au fret ferroviaire et 562 millions d’euros alloués à la partie voyageurs. « C’est une révolution pour tous les déplacements de la région, vous allez avoir des lignes rapides entre Marseille et Menton, des lignes de Marseille à Briançon en 3h40 au lieu de 5 heures, mais aussi des RER métropolitains sur Avignon, Marseille ou encore Nice avec un train toutes les dix minutes », détaille Renaud Muselier.

    Si le chantier principal reste la modernisation de la ligne ferroviaire des Alpes (voir ci-contre), qui devra être livrée avant 2030 avec l’échéance des Jeux olympiques d’hiver, le CPER permet aussi de traiter des « dossiers qui traînent depuis près de 50 ans », admet Renaud Muselier, comme le contournement autoroutier de Martigues et de Port-de-Bouc.

    Une condition au développement industriel

    Sur les 293,7 millions d’euros consacrés au volet routier, 167 millions iront à ce projet tant attendu par les habitants, mais aussi par le monde économique. Les maires concernés Gaby Charroux (PCF) et Laurent Belsola (PCF) disent leur satisfaction : « C’est un grand soulagement pour nos populations qui sont traversées par la RN 568 », confirme l’édile de Port-de-Bouc. D’un point de vue de la sécurité, d’abord, mais aussi du cadre de vie, puisque près de 1 500 habitants sont actuellement exposés à des nuisances sonores, dont plus de 800 à des niveaux critiques. « On cherche désormais à faire requalifier la deux voies en boulevard urbain par la Métropole pour pouvoir recoudre et apaiser nos villes », précise Gaby Charroux.

    Les travaux de cette nouvelle route, qui vise à délester l’actuelle voie rapide de près de 40 000 véhicules par jour (sur près de 52 000 en circulation actuellement), dont 4 600 poids lourds, devraient démarrer en 2027 pour une livraison en 2030. L’objectif de ce calendrier : être en mesure d’accueillir les nouvelles entreprises qui souhaitent s’implanter sur la zone industrialo-portuaire de Fos. « C’est une condition qui était nécessaire pour permettre à l’industrie existante de se maintenir, mais aussi pour assurer le développement de l’industrie du futur, explique Jean-Michel Diaz, président du Groupement maritime et industriel de Fos et sa région. Aujourd’hui, aux heures de pointe, il faut 45 minutes pour faire Châteauneuf-les-Martigues/Fos-sur-Mer, ce n’est pas acceptable. »

    Désormais, le représentant du monde économique se concentre sur l’étape d’après, la liaison Fos-Salon, « dont on espère qu’elle arrivera dans des délais raisonnables ». Les études de cette desserte sont en cours et sont inscrites dans le CPER. « C’est un vrai bol d’air pour les industriels car ils sont pris en considération par les acteurs du territoire. » Au-delà des 210 millions d’euros alloués aux routes par l’État et la Région, au total, 636,5 millions d’euros seront investis par les pouvoirs publics dans les années à venir dans des travaux visant à améliorer la desserte de la zone industrialo-portuaire de Fos, pour des mises en service dès 2030.

  • Les JO comme accélérateur pour les Hautes-Alpes

    Les JO comme accélérateur pour les Hautes-Alpes

    Pas moins de 532 millions d’euros investis sur le ferroviaire et le routier pour enfin désenclaver les Alpes… Le volet mobilité du contrat de plan État-Région signé ce lundi 3 novembre en préfecture se veut un véritable boost pour un département jusqu’alors bien mal doté, avec 342 millions d’investissements pour la ligne ferroviaire entre Marseille et Sisteron en comptant l’amélioration de l’accès des gares aux personnes à mobilité réduite, et 190 millions pour améliorer l’accès routier à Briançon.

    Les JO ont fait des miracles. Un « prétexte, un accélérateur pour mobiliser l’action de l’État qui nous permet aujourd’hui d’avoir un programme d’investissements ambitieux à la hauteur de l’enjeu de 2030 », s’est félicité Jean-Marie Bernard, président LR du conseil départemental des Hautes-Alpes. De quoi espère-t-il « changer la vie de tous ceux qui vivent et qui viennent » dans le département.

    Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, ne dit pas autre chose. « Dans moins de cinq ans, les yeux du monde entier seront rivés sur les Alpes françaises pour les Jeux d’hiver de 2030. Bien préparer cette échéance implique d’organiser un événement à la hauteur des standards », estime-t-il reconnaissant que « trop longtemps certaines vallées étaient tenues à l’écart des grands investissements, pendant trop longtemps elles ont été condamnées à l’enclavement ». Et le ministre d’insister : « Les Jeux d’hiver 2030 doivent permettre de mettre fin à ce qui était vécu à juste titre comme une injustice. »

    L’aboutissement de 10 ans de travail pour la Région

    Le président de la Région, Renaud Muselier (Ren.) ne cache pas non plus sa satisfaction. Il retrace « dix ans de travail et d’acharnement » de la collectivité, sans oublier au passage d’en remettre une couche sur l’ouverture à la concurrence des TER qu’il continue de porter. Au fil des contrats avec l’État, « on est passé de 2,2 milliards à 5,1 milliards [d’investissement] dans la Région et c’est grâce aux JO », analyse-t-il. Si les travaux « n’étaient pas faits sur la ligne des Alpes », c’était « pour des raisons assez simples : il n’y a pas beaucoup d’habitants », commente Renaud Muselier. Or « là il y a des Jeux, il faut les livrer, on est tous contraints », conclut-il.

  • Tout schuss pour les transports

    Tout schuss pour les transports

    Clé du développement économique et social d’un territoire, les transports ont pourtant été longtemps le maillon faible de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

    S’il reste des décennies d’inertie à rattraper, plusieurs réalisations sont désormais lancées et, surtout, incluses et financées via un avenant décisif au volet « mobilité » du plan État-Région signé lundi à Marseille. Celles et ceux qui attendaient cet engagement avec impatience seront très attentifs à son application.

    1,8 milliard d’euros d’investissements au total seront injectés dans des projets indispensables aux six départements de la région, sur route, mer et fer. Citons notamment l’amélioration de la desserte routière de la Zone industrialo-portuaire de Fos et l’Étang de Berre (210 millions d’euros), à travers le contournement de Martigues-Port-de-Bouc et la liaison Fos-Salon.

    Hisser au plus haut l’hinterland

    Mais aussi le développement du fret ferroviaire à Fos, Arles et Miramas également dans les Bouches-du-Rhône, vital pour hisser au plus haut l’hinterland d’un des plus grands ports d’Europe. Car sans infrastructures de transports, le développement industriel restera au stade de l’incantation alors que la région dispose des savoir-faire pour bâtir l’industrie du XXIe siècle.

    Pour les habitants, des Alpes aux rives de la Méditerranée, pouvoir mieux se déplacer c’est s’ouvrir des horizons notamment pour étudier, travailler mais aussi s’évader. Si à bien des égards, les JO 2030 ne sont pas exempts de critiques, la préparation de l’événement planétaire aura permis d’accélérer l’engagement de l’État. Gageons que désormais, au sud de l’Hexagone c’est tout schuss pour les transports.

  • Jul de retour au stade Vélodrome

    Jul de retour au stade Vélodrome

    Préventes ce mercredi 5 novembre à midi. Mise en vente générale le 7 novembre, à 10h.

  • [Entretien] Joseph Arakel : « Il manque encore un millier de bénévoles à la Banque alimentaire »

    [Entretien] Joseph Arakel : « Il manque encore un millier de bénévoles à la Banque alimentaire »

    La Marseillaise : Du 28 au 30 novembre, la Banque alimentaire organise sa Grande Collecte. En quoi consiste cet événement ?

    Joseph Arakel : Cet événement, c’est un appel à la générosité du grand public. Cela permet aux personnes d’acheter des produits supplémentaires lors de leurs achats dans les supermarchés, pour les donner aux coordinateurs qui s’occupent de la collecte dans le magasin. Cela permet de remplir nos stocks de denrées, afin de les donner à des associations qui, elles, se chargent de la redistribution auprès des publics vulnérables.

    Pourquoi est-il si important pour votre association ?

    J.A. : C’est important, car avec la dette qu’il y a en France, nos subventions publiques diminuent. Donc, pour nous, cette grande récolte, c’est une manière de se réapprovisionner face à une demande qui s’accroît et des financements qui diminuent. En 2024, la demande a augmenté de 30%. Les étudiants, par exemple, étaient 300 par semaine, en 2019, ils sont 3 000 aujourd’hui [à faire appel à l’aide alimentaire, Ndlr.]. Les retraités n’y arrivent plus non plus et viennent chercher leur colis, et même des gens qui travaillent. Donc, les seules réponses dont l’on dispose, ce sont : la générosité du public, des entreprises agroalimentaires et les dons financiers qui nous permettent d’acheter des produits.

    Comment la Banque alimentaire réagit à cette situation ?

    J.A. : Jusqu’à présent, la collecte représentait 10% de nos réserves. Mais j’espère que cette année, cela sera 20%, parce que l’on arrive plus à faire face. On a réussi à mobiliser 240 magasins, contre 160 l’année dernière, dans les Bouches-du-Rhône. En multipliant les points de collectes, on espère augmenter la quantité de nourriture que l’on va récupérer.

    Vous avez donc besoin de plus de bras qu’avant…

    J.A. : On a besoin de 3 000 personnes, uniquement sur les Bouches-du-Rhône. Pour le moment, il nous manque encore un millier de bénévoles. Donc, j’en appelle à toute âme de bonne volonté, toute entreprise qui veut détacher du personnel en mécénat de compétence ou même tout étudiant qui veut participer. Tout le monde peut se mobiliser, que ce soit pour une demi-journée, un, deux ou trois jours, selon ses disponibilités.

    Et que devront-ils faire ?

    J.A. : Il faut que les personnes prennent contact avec la Banque alimentaire, qui leur indiquera une grande surface. Ils devront distribuer des sachets que les gens rendront, garnis de ce qu’ils auront acheté. Les sachets sont ensuite vidés dans des palettes. La mission, c’est cela : être présent dans les magasins et faire en sorte de tout transvaser dans les containers.

  • L’audience sur les intérêts civils du procès Pelicot renvoyée au vendredi 29 mai

    L’audience sur les intérêts civils du procès Pelicot renvoyée au vendredi 29 mai

    L’audience sur les intérêts civils du procès Pelicot est renvoyée au vendredi 29 mai à 14 heures a confirmé le tribunal d’Avignon ce lundi 3 novembre.

    Cette audience permet de fixer les dommages et intérêts des parties civiles, à savoir Gisèle Pelicot, ses fils et leurs compagnes ou ex-compagnes, sa fille, Caroline Darian (représentée par un autre avocat) et aussi plusieurs de ses petits-enfants. Une date lointaine choisie afin que les avocats des parties civiles saisissent la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (Civi). Et ce afin d’évaluer les éventuelles sommes qui seront demandées. Aucun membre de la famille n’était présent.

  • Un OM diminué répond aux attentes de Roberto De Zerbi

    Un OM diminué répond aux attentes de Roberto De Zerbi

    Pour Roberto De Zerbi, aller chercher une victoire à l’Abbé-Deschamps était un symbole.

    Symbole que la double humiliation de la saison dernière n’était qu’un accident de parcours. Symbole que la série négative de deux défaites et un nul n’était également qu’une parenthèse désenchantée. En lui offrant une victoire, certes étriquée et arrachée aux forceps, ses joueurs ont répondu à ses attentes. Et l’ont surtout rassuré.

    D’autant plus que l’OM s’est rendu dans l’Yonne avec un groupe bien amoindri. « Nous y sommes venus avec 9 joueurs importants blessés », rappelle l’entraîneur marseillais.

    à la déjà longue liste est venue s’ajouter Nayef Aguerd. « Il se plaignait d’une gêne à la hanche qui s’est révélée problématique à l’échauffement. J’ai donc préféré le ménager », explique l’Italien. Il a donc fait appel à Emerson, « qui ne devait pas jouer car il tire lui aussi sur la corde », qui a serré les dents et tenu la distance.

    Le défenseur italien a formé un trident défensif inédit, associé à CJ Egan-Riley et Benjamin Pavard. Trident qui a été souvent sollicité par des offensives auxerroises dynamiques, mais qui ont manqué de suite dans les idées.

    Ce qui a facilité la tâche marseillaise. Dans un match où l’on sentait une certaine retenue, de part et d’autre, le premier à trouver la faille a pu faire banco. Et c’est Angel Gomes, pour l’OM, qui a permis de rafler les trois points.

    Reprise en main

    « Ces trois points sont importants. Obtenus difficilement, avec des joueurs qui sont allés au-delà de leurs souffrances personnelles pour ensuite tenir le résultat », insiste Roberto De Zerbi. Ils arrivent après une série négatives qui a vu son équipe abandonner des points qui leurs tendaient les bras.

    « Si nous avions joué comme cela contre Angers, nous en aurions quelques-uns de plus », soupire-t-il. Néanmoins, son équipe a laissé des plumes dans les duels. Avec quatre cartons jaunes et un rouge pour Ulisses Garcia, « je ne vois pas là de la nervosité, mais plutôt un collectif qui a lutté pour aller chercher la victoire », estime l’entraîneur phocéen.

    En sortant de la spirale négative, l’OM reprend son destin en main. Il profite du faux pas de Monaco face au Paris FC pour redevenir dauphin du PSG, deux longueurs derrière le leader. Il se remet en ordre de bataille en vue de la réception de l’Atalanta, mercredi en Ligue des Champions.

    « Je n’ai pas pensé à ce match, j’y penserai dans le bus du retour à Marseille », a plaisanté Roberto De Zerbi. Il a aussi émis un souhait. « J’espère récupérer plusieurs joueurs importants », confesse-t-il. Sur ceux qui n’ont pas pris part au succès auxerrois, quatre sont attendus. Nayef Aguerd, Leo Balerdi, Bilal Nadir et Timothy Weah. Pour les autres, il faudra encore faire preuve de patience. Avec un retour estimé après la trêve.

    L’Atalanta Bergame est dans le dur

    Adversaire de l’OM, mercredi au Vélodrome, pour la quatrième journée de la Ligue des Champions, l’Atalanta continue de s’enfoncer dans le championnat italien.Samedi, les Lombards se sont inclinés (0 – 1) sur la pelouse d’Udine, enchaînant un sixième match sans succès. Leur dernière victoire en Série A remonte au 21 septembre, où les joueurs d’Ivan Juric s’étaient imposés 3 – 0 sur le terrain du « Toro ». Au classement, Bergame se retrouve dans la deuxième moitié du tableau. Depuis, la « Dea » a récolté cinq nuls consécutifs, avant d’être battue samedi dans le Frioul. Elle s’est néanmoins imposée 2 – 1 face à Bruges en Ligue des Champions où elle compte trois points, autant que l’OM.