Author: tecnavia

  • « Aux municipales, je peux être l’alternative au RN »

    « Aux municipales, je peux être l’alternative au RN »

    La Marseillaise : Vous tenez ce vendredi soir l’assemblée générale de votre association politique Avignon Passion, lancée il y a un an. Pour quel bilan et quelles suites ?

    Julien Aubert : On a beaucoup travaillé, avec la volonté de fonctionner hors parti politique. Nous avons été les seuls acteurs à organiser une dizaine de réunions sur toute une série de sujets, réunissant à chaque fois entre 70 et 150 personnes. On a lancé deux enquêtes, l’une sur la circulation, l’autre sur la sécurité. Et puis on a grossi, puisqu’on était une quarantaine contre environ 400 membres aujourd’hui. Maintenant qu’approche l’élection municipale, l’association ne peut pas continuer à fonctionner normalement, donc elle va être mise en sommeil pour les six mois à venir. Désormais, on entre dans une phase plus politique et ce travail préalable de diagnostic de fond servira pour le programme. C’est la bonne manière d’aborder une élection : d’abord le fond des sujets puis les enjeux partisans et enfin les personnes.

    Vous lambinez depuis un an, mais serez-vous candidat ?

    J.A. : La Bible dit « veillez car vous ne savez ni le jour ni l’heure »… Je ne le dirai pas encore, mais j’ai une idée du timing. Les conditions pour être candidat, c’est d’abord d’être en capacité d’amener du changement : le sondage [publié lundi et commandé par LR] montre que oui. Deuxièmement, avoir une équipe, ça, c’est bon. Et, troisièmement, être en capacité de mettre en place une stratégie pour gagner. Ce sondage montre que je suis 2e en cote d’avenir [25%, derrière la RN Anne-Sophie Rigault, 29%], donc en gros 25% des gens ne seraient pas mécontents de m’avoir comme maire. J’ai le double en cote d’avenir par rapport aux intentions de vote, alors que les autres candidats ont le même score pour les deux thèmes. Je tends la main.

    À qui ? Au RN ? Aux macronistes, à Olivier Galzi ?

    J.A. : Cette ville est dirigée par la gauche depuis deux mandats : 60% des gens ne veulent plus entendre parler de l’équipe sortante et vont chercher une alternative. Aujourd’hui, cette alternative, c’est le RN. Si ce n’est pas le RN, a priori, je peux être l’alternative. Je n’ai aucun problème à parler aux électeurs du RN et à prendre leur défense. Ils ont des raisons objectives de ne pas être contents. En revanche, je ne suis pas dans une logique d’union de partis. La question qu’il faut se poser, c’est est-ce qu’on est là pour faire gagner le RN ou Avignon ? Si on est là pour faire gagner Avignon, est-ce que faire gagner le RN fait gagner Avignon ? Je réponds non, car Avignon est une ville de culture. Il y a le festival, et avoir un maire RN aurait plein de conséquences pour l’économie de cette ville. Mon travail sera d’expliquer aux électeurs que ça changera mieux et plus sereinement en passant par un autre vote alternatif que le RN. Olivier Galzi [ex-présentateur TV, pas officiellement candidat] m’a dit qu’il ne se rangerait derrière personne et voulait faire un truc totalement apolitique. Un peu comme Stéphan Fiori [DVD, notre édition de mercredi], qui était à Avignon Passion au début, c’est même lui qui a trouvé le nom. Les Voix d’Avignon [collectif du centre droit] éventuellement. Il y a une colonne vertébrale qui sera à droite, mais on peut très bien accueillir des gens de gauche.

  • « Marguerite » veut passer la logistique en mode durable

    « Marguerite » veut passer la logistique en mode durable

    Stationnement, bouchons… Comment gérer efficacement et de façon durable sa logistique quand on est commerçant ou artisan dans le centre-ville de Marseille ou d’Aix ? C’est la question à laquelle le programme « Marguerite » entend répondre avec un « catalogue de solutions », a expliqué ce jeudi 2 octobre Delphine Blanc, déléguée générale de l’association « La fabrique de la logistique », à l’origine du projet.

    Livraison en vélos-cargos, utilisation de véhicules en auto-partage ou casiers connectés, 14 lauréats proposent de faire « dans la dentelle » avec un accompagnement financier et une prise en charge du dispositif choisi pour le tester.

    Des tests concluants

    Pour Olivier Bizot, élu de la Chambre de métiers et de l’artisanat Provence-Alpes-Côte d’Azur, partenaire de l’opération, la transition écologique offre une véritable opportunité, « en termes de motivation des équipes qui cherchent un sens à leur travail, et en répondant aux attentes des consommateurs ». À Marseille, « on a été pris de court par la ZFE mais elle va revenir, c’est à nous maintenant de nous en emparer » estime-t-il. À ses côtés, Bernard Marty, vice-président de la Chambre de commerce 13 abonde, appelant « à s’outiller ».

    Pas moins de 494 conversions sont espérées sur le territoire. Certains ont déjà sauté le pas. Serrurier, boulangère, nettoyeur industriel, ils font partie des 11 artisans qui à Marseille, Aix ou Carnoux ont tenté l’expérience avec « Les boîtes à vélo » Paca, raconte Louis Joggerst, chargé de mission à l’association. Et ont été convaincus. Car malgré le manque de pistes cyclables et la congestion des rues, « dans un rayon de 5 km autour du Vieux-Port, c’est plus rapide », indique-t-il.

  • « Marguerite » veut passer la logistique en mode durable

    Stationnement, bouchons… Comment gérer efficacement et de façon durable sa logistique quand on est commerçant ou artisan dans le centre-ville de Marseille ou d’Aix ? C’est la question à laquelle le programme « Marguerite » entend répondre avec un « catalogue de solutions », a expliqué ce jeudi 2 octobre Delphine Blanc, déléguée générale de l’association « La fabrique de la logistique », à l’origine du projet.

    Livraison en vélos-cargos, utilisation de véhicules en auto-partage ou casiers connectés, 14 lauréats proposent de faire « dans la dentelle » avec un accompagnement financier et une prise en charge du dispositif choisi pour le tester.

    Des tests concluants

    Pour Olivier Bizot, élu de la Chambre de métiers et de l’artisanat Provence-Alpes-Côte d’Azur, partenaire de l’opération, la transition écologique offre une véritable opportunité, « en termes de motivation des équipes qui cherchent un sens à leur travail, et en répondant aux attentes des consommateurs ». À Marseille, « on a été pris de court par la ZFE mais elle va revenir, c’est à nous maintenant de nous en emparer » estime-t-il. À ses côtés, Bernard Marty, vice-président de la Chambre de commerce 13 abonde, appelant « à s’outiller ».

    Pas moins de 494 conversions sont espérées sur le territoire. Certains ont déjà sauté le pas. Serrurier, boulangère, nettoyeur industriel, ils font partie des 11 artisans qui à Marseille, Aix ou Carnoux ont tenté l’expérience avec « Les boîtes à vélo » Paca, raconte Louis Joggerst, chargé de mission à l’association. Et ont été convaincus. Car malgré le manque de pistes cyclables et la congestion des rues, « dans un rayon de 5 km autour du Vieux-Port, c’est plus rapide », indique-t-il.

  • Royer-Perreaut part, Vassal « prend acte »

    Royer-Perreaut part, Vassal « prend acte »

    Les invitations sont parties sur les coups de 23h, ce mercredi soir. Après l’annonce surprise dans les colonnes de La Provence du retrait de la vie publique de l’ex-maire (Ren.) des 9-10, Lionel Royer-Perreaut, la droite municipale a rapidement dû improviser. « Aujourd’hui, je prends acte de sa décision », a annoncé face aux micros tendus la candidate Martine Vassal. « Il a fait un travail remarquable, peut-être qu’il l’a pris trop à cœur. C’est dommage, il avait toute sa place avec nous », déplorait-elle. Et de philosopher : « La vie politique est tellement dure, elle peut faire des blessures. »

    Elle le sait bien, la candidature dissidente de Frédéric Guelle (UDI), issu de ses rangs, face à Anne-Marie d’Estienne-d’Orves pour succéder au maire de secteur élu député en 2022, reste encore au travers de la gorge de Lionel Royer-Perreaut. Sans que cela ne motive sa décision, prise à la fin de l’été, et qu’il n’a pas même annoncée à son ancienne binôme aux départementales. « Cela s’est imposé par l’analyse que je fais de la situation nationale comme locale, la façon dont ont fait de la politique par rapport à ce que j’ai vécu, la dislocation que les réseaux sociaux ont apportée dans la relation entre les administrés et les élus, la radicalité des positions, l’incapacité à pouvoir porter des débats de fond », explique-t-il. Mais il reconnaît aussi : « Je ne me voyais pas m’inscrire dans le sillage de la candidature de Martine Vassal, je ne peux pas apporter ma caution à une candidate en qui je ne crois plus. » Déplorant ses discours fluctuants. « Un coup ça tutoie l’extrême droite, un coup c’est sur le centre, ces zigzags finissent par manquer de corticalité, les gens le ressentent », soupire-t-il.

    Réunis dans l’hémicycle

    « Ce n’est pas une question de me soutenir ou pas, on aura l’occasion de rediscuter les choses », balaie Martine Vassal face à la presse. Quant aux zigzags que lui reproche l’ancien parlementaire, elle assume : « Nous sommes en train de bâtir le programme avec des personnes qui viennent d’horizons très différents les uns des autres. Nous ne sommes pas d’accord sur tout, c’est notre richesse, de nos différences, on va bâtir quelque chose. »

    Auprès d’elle, la présidente (LR) du groupe Une Volonté pour Marseille, Catherine Pila, préfère saluer l’arrivée des quatre conseillères qui siégeaient avec Lionel Royer-Perreaut depuis 2022. « C’est un plaisir de retrouver des élues avec qui nous avions commencé notre aventure municipale en 2020 », sourit-elle. La preuve d’une « dynamique d’union non feinte ». S’il vient dans l’hémicycle pour les deux dernières séances, l’ancien parlementaire – qui veut mener son mandat jusqu’au bout – siégera quant à lui en indépendant. Comme Hayat Atia et Aurélie Falek qui, la veille, ont claqué la porte du groupe de droite face à des positions « qui tendent de plus en plus vers l’extrême droite ». Citant le refus de voter des aides pour les enfants de Gaza. Une « aventure personnelle », pour Catherine Pila. « Depuis des mois, elles ne participaient plus aux réunions de groupe », rétorque-t-elle, assurant que la droite a toujours voté les subventions en faveur de l’Unicef. Seuls sept élus de son groupe les avaient pourtant approuvées, le 20 juin.

  • Une centaine de manifestants interpellés devant Eurolinks

    Une centaine de manifestants interpellés devant Eurolinks

    « Cet après-midi, un groupe d’individus a de nouveau tenté de bloquer le site d’Eurolinks à Marseille », a indiqué jeudi la préfecture de Police. « Plus de cent personnes ont été interpellées et placées en garde à vue lors de ce rassemblement non déclaré, pour participation à un attroupement après sommations, et certaines pour dégradations ou violences sur personne dépositaire de l’autorité publique. »

    Parmi les manifestants, Florence Heskia, 63 ans, membre de l’Union des juifs pour la paix (UJFP) et coordinatrice nationale de la flottille pour la paix. C’est à ce titre que, « après avoir manifesté le matin, elle s’est rendue au rassemblement organisé devant Eurolinks où elle devait prendre la parole », explique son mari Alain. Cette entreprise des quartiers nord est visée par une plainte de la Ligne des Droits de l’Homme, notamment pour complicité de crimes contre l’humanité et complicité de génocide. Ces derniers mois, les actions se sont multipliées devant le site. Les 10 et 18 septembre une centaine de personnes avait déjà bloqué le site avec des poubelles et une banderole « Fermons l’usine génocidaire ». Mais aussi début juin, quand les dockers CGT du port de Marseille-Fos avaient refusé de charger des palettes de l’entreprise Eurolinks en partance pour Israël, pour marquer leur refus de « participer au génocide en cours orchestré par le gouvernement israélien ».

    « Mes amis m’ont appelé pour me prévenir qu’elle avait été embarquée par la police. Je l’ai eu à 15h par téléphone où elle m’a expliqué avoir été interpellée, après s’être interposée quand la police a nassé les jeunes manifestants. Puis le commissariat m’a appelé vers 16h30 pour m’expliquer qu’elle était en garde à vue pour 24 heures pour avoir participé à une manifestation non autorisée et refusé d’obtempérer à la dispersion. Depuis… Plus rien », détaille encore Alain qui, lui, était au rassemblement pour la flottille organisé devant la préfecture qui a rassemblé plusieurs centaines de personnes. « Nous rappelons au préfet des Bouches-du-Rhône Georges-François Leclerc que le droit de manifester est fondamental » a réagi la France insoumise des Bouches-du-Rhône dans un communiqué, avant de souligner : « Le fait qu’une entreprise française participe directement à un génocide est inacceptable et contradictoire avec la reconnaissance récente par la France de l’État de Palestine. »

  • Royer-Perreaut part, Vassal « prend acte »

    Les invitations sont parties sur les coups de 23h, ce mercredi soir. Après l’annonce surprise dans les colonnes de La Provence du retrait de la vie publique de l’ex-maire (Ren.) des 9-10, Lionel Royer-Perreaut, la droite municipale a rapidement dû improviser. « Aujourd’hui, je prends acte de sa décision », a annoncé face aux micros tendus la candidate Martine Vassal. « Il a fait un travail remarquable, peut-être qu’il l’a pris trop à cœur. C’est dommage, il avait toute sa place avec nous », déplorait-elle. Et de philosopher : « La vie politique est tellement dure, elle peut faire des blessures. »

    Elle le sait bien, la candidature dissidente de Frédéric Guelle (UDI), issu de ses rangs, face à Anne-Marie d’Estienne-d’Orves pour succéder au maire de secteur élu député en 2022, reste encore au travers de la gorge de Lionel Royer-Perreaut. Sans que cela ne motive sa décision, prise à la fin de l’été, et qu’il n’a pas même annoncée à son ancienne binôme aux départementales. « Cela s’est imposé par l’analyse que je fais de la situation nationale comme locale, la façon dont ont fait de la politique par rapport à ce que j’ai vécu, la dislocation que les réseaux sociaux ont apportée dans la relation entre les administrés et les élus, la radicalité des positions, l’incapacité à pouvoir porter des débats de fond », explique-t-il. Mais il reconnaît aussi : « Je ne me voyais pas m’inscrire dans le sillage de la candidature de Martine Vassal, je ne peux pas apporter ma caution à une candidate en qui je ne crois plus. » Déplorant ses discours fluctuants. « Un coup ça tutoie l’extrême droite, un coup c’est sur le centre, ces zigzags finissent par manquer de corticalité, les gens le ressentent », soupire-t-il.

    Réunis dans l’hémicycle

    « Ce n’est pas une question de me soutenir ou pas, on aura l’occasion de rediscuter les choses », balaie Martine Vassal face à la presse. Quant aux zigzags que lui reproche l’ancien parlementaire, elle assume : « Nous sommes en train de bâtir le programme avec des personnes qui viennent d’horizons très différents les uns des autres. Nous ne sommes pas d’accord sur tout, c’est notre richesse, de nos différences, on va bâtir quelque chose. »

    Auprès d’elle, la présidente (LR) du groupe Une Volonté pour Marseille, Catherine Pila, préfère saluer l’arrivée des quatre conseillères qui siégeaient avec Lionel Royer-Perreaut depuis 2022. « C’est un plaisir de retrouver des élues avec qui nous avions commencé notre aventure municipale en 2020 », sourit-elle. La preuve d’une « dynamique d’union non feinte ». S’il vient dans l’hémicycle pour les deux dernières séances, l’ancien parlementaire – qui veut mener son mandat jusqu’au bout – siégera quant à lui en indépendant. Comme Hayat Atia et Aurélie Falek qui, la veille, ont claqué la porte du groupe de droite face à des positions « qui tendent de plus en plus vers l’extrême droite ». Citant le refus de voter des aides pour les enfants de Gaza. Une « aventure personnelle », pour Catherine Pila. « Depuis des mois, elles ne participaient plus aux réunions de groupe », rétorque-t-elle, assurant que la droite a toujours voté les subventions en faveur de l’Unicef. Seuls sept élus de son groupe les avaient pourtant approuvées, le 20 juin.

  • Une centaine de manifestants interpellés devant Eurolinks

    « Cet après-midi, un groupe d’individus a de nouveau tenté de bloquer le site d’Eurolinks à Marseille », a indiqué jeudi la préfecture de Police. « Plus de cent personnes ont été interpellées et placées en garde à vue lors de ce rassemblement non déclaré, pour participation à un attroupement après sommations, et certaines pour dégradations ou violences sur personne dépositaire de l’autorité publique. »

    Parmi les manifestants, Florence Heskia, 63 ans, membre de l’Union des juifs pour la paix (UJFP) et coordinatrice nationale de la flottille pour la paix. C’est à ce titre que, « après avoir manifesté le matin, elle s’est rendue au rassemblement organisé devant Eurolinks où elle devait prendre la parole », explique son mari Alain. Cette entreprise des quartiers nord est visée par une plainte de la Ligne des Droits de l’Homme, notamment pour complicité de crimes contre l’humanité et complicité de génocide. Ces derniers mois, les actions se sont multipliées devant le site. Les 10 et 18 septembre une centaine de personnes avait déjà bloqué le site avec des poubelles et une banderole « Fermons l’usine génocidaire ». Mais aussi début juin, quand les dockers CGT du port de Marseille-Fos avaient refusé de charger des palettes de l’entreprise Eurolinks en partance pour Israël, pour marquer leur refus de « participer au génocide en cours orchestré par le gouvernement israélien ».

    « Mes amis m’ont appelé pour me prévenir qu’elle avait été embarquée par la police. Je l’ai eu à 15h par téléphone où elle m’a expliqué avoir été interpellée, après s’être interposée quand la police a nassé les jeunes manifestants. Puis le commissariat m’a appelé vers 16h30 pour m’expliquer qu’elle était en garde à vue pour 24 heures pour avoir participé à une manifestation non autorisée et refusé d’obtempérer à la dispersion. Depuis… Plus rien », détaille encore Alain qui, lui, était au rassemblement pour la flottille organisé devant la préfecture qui a rassemblé plusieurs centaines de personnes. « Nous rappelons au préfet des Bouches-du-Rhône Georges-François Leclerc que le droit de manifester est fondamental » a réagi la France insoumise des Bouches-du-Rhône dans un communiqué, avant de souligner : « Le fait qu’une entreprise française participe directement à un génocide est inacceptable et contradictoire avec la reconnaissance récente par la France de l’État de Palestine. »

  • Kassim Abdallah examine le football sous un nouvel angle

    Kassim Abdallah examine le football sous un nouvel angle

    Sur le papier, Kassim Abdallah (38 ans) réunit toutes les qualités pour être un bon entraîneur. Patron de la défense, capitaine d’expérience, avant de devenir le grand frère de dizaines de jeunes joueurs lors de ses dernières années professionnelles, toutes ses casquettes du passé lui ont forgé une grande expérience qu’il souhaite mettre à profit avec les pensionnaires d’Aubagne, dans le rôle d’adjoint de Gabriel Santos.

    « Je découvre avec beaucoup d’humilité un nouveau poste que j’aime bien pour le moment. J’ai toujours aimé transmettre, conseiller et aider quand j’étais sur le terrain », souligne l’ancien défenseur aux 108 matches sous les couleurs de l’Olympique de Marseille entre 2012 et 2014, dont l’idée de devenir entraîneur lui est apparue il y a trois ans. « On m’a encore proposé de continuer ma carrière durant l’été, mais j’ai préféré arrêter et commencer ma carrière d’entraîneur. Je me suis toujours dit que si j’arrête, c’est de mon propre chef et non à cause du football », martèle l’ancien international comorien (31 sélections), conscient que le terrain lui manque parfois. Surtout « quand il y a de belles pelouses, de belles oppositions ».

    « Même si c’est sa première saison comme entraîneur adjoint, on sent qu’il est à l’aise », remarque Gabriel Santos. « Il a beaucoup de qualités, il a une facilité à échanger avec les joueurs et à analyser tactiquement ce qui se passe », ajoute le technicien portugais, qui échange souvent avec le Marseillais lors des séances d’entraînement. « Je mets beaucoup l’accent sur l’aspect défensif, afin que l’on soit costaud et que l’on prenne le moins de buts possible. […] Il y a encore une multitude de choses à peaufiner, mais l’équipe s’améliore de jour en jour. On espère devenir un mur infranchissable », conclut Kassim Abdallah, plein de convictions.

  • Au Citron jaune, « Artivisme » presse débats et spectacles

    Nous avons proposé à des artistes, des chercheurs et des militants de tenter de changer le monde en quelques jours. Venez ! Au pire, ce sera joyeux », aguiche avec humour le programme du Citron jaune. Jusqu’au dimanche 5 octobre, ce centre national des arts de la rue et de l’espace public est aux manettes d’« Artivisme », temps fort qui mêle performances et réflexions. Vendredi 3 octobre, la plateforme arlésienne Pop accueillera ainsi Phœnix, de Marzouk Machine. En cours de création, une pièce qui « arpente villes et villages de France pour questionner la raison pour laquelle nous restons, au bord de la brèche, hébétés face à l’effondrement » du monde. Et ce, avant un débat intitulé « la démocratie peut-elle sauver la planète ? ».

    Vigies et résistants

    Le week-end de la 2e édition d’« Artivisme » sera lui aussi riche en spectacles et discussions. Au parc ornithologique du Pont de Gau des Saintes-Maries, le Groupe n+1 invitera samedi le public aux premiers essais de Delta, spectacle immersif irrigué par les rencontres d’« un garde-digue, une manadière-gardiane, une rizicultrice, des scientifiques » ou encore de « six dockers et d’élus ». Clôture prévue dimanche à Arles, avec le DJ set de Floriane Facchini, Patasciutta antifascista, d’après sa création qui narre l’histoire d’une famille italienne ayant transgressé les volontés de Mussolini en 1943, le dictateur leur ayant interdit de semer du blé pour nourrir les résistants au fascisme.

    P.A.
  • Grenoble, adversaire coriace pour Provence Rugby

    Une « bête noire » qu’il va falloir dompter pour ramener un maximum de points de leur déplacement. Provence Rugby est ce vendredi (21h) au Stade des Alpes pour affronter le FC Grenoble. L’affiche de la 6e journée de Pro D2 se déroule donc entre deux prétendants à la montée. Le club alpin a dominé les deux dernières saisons de championnat, mais a manqué l’accession en Top 14 d’un flocon. Revanchards, ils veulent cette fois retrouver l’élite du rugby français. Les deux équipes vont finir un premier bloc avec cette rencontre. Un match qui va se dérouler dans un contexte très particulier. En effet, le FCG est dans la tourmente depuis le début de la semaine après la mise à pied de l’entraîneur des trois-quarts Nicolas Nadau. Ce dernier aurait eu des propos durs envers l’un des médecins du club. Mécontents, les joueurs ont menacé de faire grève contre les Aixois. Ce choc aura finalement bien lieu, comme l’a communiqué Provale, le syndicat national des joueurs.

    Deux demies perdues

    en deux ans

    Un affrontement et, comme souvent, de la revanche dans l’air pour Provence Rugby. « C’est la bête noire de Provence Rugby. Les deux derniers barrages, ils sont venus gagner ici. On essaie de progresser », rappelle Philippe Saint-André. Quelques matches serrés, mais aussi des scores fleuves. Il est toujours difficile d’affronter ce groupe bougeant peu, avec une moitié de joueurs étant formée au club.

    Arthur Coville entame, lui, sa troisième saison à Aix-en-Provence. Des confrontations contre les Grenoblois, il en a connu quelques-unes. Le numéro 9 de Provence Rugby s’attend à un match complexe. « On a eu beaucoup d’affrontements contre eux. On les a joués deux fois en demi-finales, ils sont sortis vainqueurs les deux fois et c’était mérité. Ils sortent de quatre grosses saisons en Pro D2, où ils dominent le championnat sans réussir à monter. » L’un des objectifs de la partie sera de les gêner à la relance et éviter de se retrouver dans le rythme voulu par les Isérois. Coville enchaîne : « Quand ils arrivent à mettre leur jeu en place, développé des ballons rapides, ils sont très durs à arrêter. Leurs connexions sont naturelles et leur ligne de trois-quarts joue beaucoup dans l’avancée. À nous de casser leur rythme et d’être dominants sur la ligne d’avantage », détaille le demi de mêlée.

    La situation grenobloise ne semble pas changer les choses pour les Provençaux, préférant se concentrer sur eux-mêmes. Même sans entraînements ces derniers jours, le FCG reste un géant qu’il faudra faire tomber. « Ils seront présents sur le terrain, prêts à nous accueillir. Ça va être dur et âpre », prédit Arthur Coville. Aucun doute à ce propos, Provence est prêt à aller au combat.

    6e journée de Pro D2

    À 21h au Stade des Alpes

    GRENOBLE : Farnaux – Callandret, Kveseladze, R.Trouilloud, H.Trouilloud – Clément, Couilloud – Hardwick, Duarte, Berruyer – Ployet, Javakhia – Thomas, Soury, Eglaine

    AIX-EN-PROVENCE : Portela – Lapègue, Lucas, Finau, Celio – Soulan, Coville – Harrison (cap.), Gambini, Jalagonia – Zafra, Youyoutte – Hawkes, Pifeleti, Julien