Author: tecnavia

  • Merci à tous les bénévoles mobilisés pour la vente de « La Marseillaise »

    Merci à tous les bénévoles mobilisés pour la vente de « La Marseillaise »

    Une opération spéciale de diffusion de La Marseillaise s’est déroulée ce week-end pour promouvoir une édition exceptionnelle de 56 pages avec un contenu porté par une actualité forte : marche blanche en mémoire de Mehdi Kessaci, meeting de Fabien Roussel à Marseille, numéro de « Rue de la République » avec Marc Pietrosino, nouveau secrétaire général de l’UD CGT 13, et sur le volet culturel, un grand entretien avec le célèbre auteur de bandes dessinées, Enki Bilal.

    Merci à toutes et tous les bénévoles qui y ont participé !

  • L’Ovalie marseillaise au soutien des droits de l’enfant

    L’Ovalie marseillaise au soutien des droits de l’enfant

    S’ils n’ont pas eu le même rendement que les Bleus de Fabien Galthié face à l’Australie, samedi, les rugbymen qui se sont retrouvés sur la pelouse du stade Pierre-Delort de Marseille n’ont pas gardé leurs mains dans les poches.

    Jeunes et moins jeunes se sont retrouvés, poursuivant un ballon ovale capricieux, pour aller au soutien des actions du Secours populaire. Et plus particulièrement celles à destination de la pratique sportive dédiée à leur âge, dans le cadre de la Journée mondiale des droits de l’enfant.

    « C’était aussi pour rappeler que ces droits ne sont pas qu’une théorie. Ils sont concrets et le tournoi que nous avons pu mettre en place était en quelque sorte une piqûre de rappel auprès du grand public », précise Bahia Hamouda. La responsable du développement jeunesse et sport au sein du Secours populaire des Bouches-du-Rhône a apprécié de voir comment l’Ovalie marseillaise a su se mobiliser. « C’était une très belle journée durant laquelle la solidarité n’était pas qu’un simple mot. »

    Les adultes ont ouvert le ban le matin. Imités par les plus jeunes qui ont également eu droit à leur tournoi, dans l’après-midi. « Nous avons vécu de beaux moments de partage, autour de la mixité sous tous ses aspects et des efforts partagés », poursuit-elle.

    Cadeaux surprises

    Outre les partenaires tels que Point sud, Starbucks, qui a offert les petits-déjeuners et goûters, la Ville de Marseille qui a mis à disposition le stade gratuitement, les organisateurs ont eu le soutien des BYers. « Le club de Fos-sur-Mer a fait un beau cadeau, en invitant l’équipe victorieuse du tournoi à vivre une expérience en bord de parquet lors d’un match de championnat et des invitations en tribunes » souligne Bahia Hamouda.

    Outre de mettre en lumière les actions de la Journée mondiale des droits de l’enfant, ce rendez-vous entrait dans le cadre d’une manifestation de plus grande envergure. L’année 2025 est celle du 80e anniversaire du Secours populaire. Elle est rythmée par plusieurs manifestations destinées à mettre en avant les actions d’une association dont le Père Noël vert, un de ses plus illustres représentants, ne tardera pas à partir effectuer sa tournée particulière.

    « Le tournoi a permis à certains de découvrir le rugby. Dans un beau cadre, et dans de bonnes conditions », précise la développeuse des solidarités jeunesse et sport. Le fait qu’il y ait eu une cinquantaine d’enfants, représentant plusieurs quartiers de Marseille, lui donne des idées pour la suite. « Cela devait être un rendez-vous unique. Mais vu le succès rencontré, nous réfléchissons d’ores et déjà à en faire un rendez-vous récurrent. Je devine au sein des bénévoles qui se sont mobilisés une envie de revenir. C’est également le même sentiment qui anime nos partenaires », précise Bahia Hamouda.

  • Kickboxing : 32e édition réussie pour la Nuit des champions

    Kickboxing : 32e édition réussie pour la Nuit des champions

    C’était la soirée de l’année pour tous les amoureux de sports de combat. La Nuit des Champions mettait en valeur le kickboxing pour la 32e fois. Une nouvelle édition disputée, comme à l’accoutumée, au Palais des Sports de Marseille. Les plus de 5 000 spectateurs présents lors de la soirée, samedi, ont été gâtés, avec 11 affrontements. En point d’orgue, le duel entre Fabio Loisi et Remi Parra. Plusieurs moments ont marqué les travées de l’enceinte pleine à craquer.

    À commencer par le combat d’ouverture. Alessandro Piemonte, 20 ans et membre du Full Contact Academy, le club organisateur, a disputé avec réussite sa première en professionnel. Gants dorés et short rose bonbon, il a battu Owen Dusseau, devant un bruyant parterre de proches. Sur les coups de 22 heures, une ceinture a été décernée. Cette année, la Nuit des Champions avait prévu un tournoi entre quatre poids lourds. Les Marseillais ont d’abord vécu un brutal ascenseur émotionnel. Karim Zeghad, vainqueur de sa demi-finale, a été déclaré inapte entre les deux combats à cause d’une blessure à la jambe. L’Ivoirien Fabrice Gnédré, repêché, en a pleinement profité. Il s’est imposé, par décision des juges, lors de la finale, contre Naim Hebbar, corps rougi par les coups. Peut-être l’un des combats les plus âpres de la soirée, avec deux combattants atteignant les 110 kilos sur la balance. « Je suis conscient que je suis en fin de carrière, j’ai 37 ans, mais celle-ci, c’est l’une de mes plus belles victoires. Je la dédicace à mes deux filles », déclara Gnédré, sur le ring.

    Un Parra brutal pour boucler la soirée

    Arriva l’affrontement Loisi – Parra. Cinq périodes de trois minutes étaient au programme mais il n’y a pas eu besoin d’autant. Au cœur du 2e round, à la suite d’un imprévisible coup de poing retourné, Remi Parra a adressé un KO net à Fabio Loisi. Une chute brutale, devant une salle stupéfaite, bouche bée, face à la violence du moment. Le Catalan est recouvert par les paillettes dorées lâchées du haut de la salle, la ceinture des -60 kg est pour lui. Avec la manière.

  • Rugby – Top 14 : Toulon pris en étau à Paris

    Rugby – Top 14 : Toulon pris en étau à Paris

    Dans un match de la dixième journée du championnat où les Varois espéraient rester dans le sillage des leaders, Toulouse et Pau.

    Les Rouge et Noir ont tenu le coup durant une demi-heure, avant de progressivement être débordés par la vista parisienne. En seconde période un essai de Leo Ametlla remettait les Toulonnais dans le match. Mais l’ancien varois Louis Carbonel redonnait de l’air au Stade Français qui s’impose finalement 51-24.

  • Roberto De Zerbi en veut encore plus après Nice

    Roberto De Zerbi en veut encore plus après Nice

    En inscrivant 5 buts sur le terrain de Nice, l’OM a frappé fort, vendredi.

    Ce résultat met en lumière de nouvelles perspectives intéressantes pour la suite de la saison et surtout la reprise de la Ligue des Champions.

    Des retours importants

    Si l’infirmerie olympienne est toujours bien remplie, à Nice, trois joueurs en sont sortis et leur retour a eu un impact sur le collectif. Timothy Weah a marqué, Geoffrey Kondogbia a tenu la baraque au milieu, en l’absence de Pierre-Emile Höjbjerg. Quant à Leo Balerdi, il a bien sécurisé la défense et son entente avec Benjamin Pavard a été intéressante.

    Concernant l’absence de dernière minute de Pierre-Emile Höjbjerg, Roberto De Zerbi s’est justifié. « Il avait besoin de souffler, de rester avec les siens. C’est pourquoi je lui ai donné deux jours de repos. »

    Une attaque de feu menée par Greenwood

    L’OM a inscrit cinq buts vendredi. Avec notamment un doublé de Mason Greenwood qui a visiblement franchi un palier ces dernières semaines. « Il joue un rôle important en ce moment, il met des buts, donne des passes décisives. Il est en train de devenir un joueur complet », a souligné à son sujet Roberto De Zerbi. L’Italien a rappelé « que la saison dernière était sa première complète depuis deux ans. Il poursuit sa progression car il est encore très jeune ».

    Avec 33 buts en 13 matches, l’attaque olympienne est la plus efficace de la Ligue 1. Si elle conserve son rythme, elle pourrait offrir un atout au club dans le sprint final.

    De Lange relève le gant

    Comme après chaque trêve internationale, Roberto De Zerbi a laissé sur le banc Geronimo Rulli. Appelé à la rescousse, Jeffrey de Lange a pu, cette fois, montrer ses qualités. Face à Lorient et au Havre, le Néerlandais n’avait pas eu grand-chose à effectuer. Mais à Nice, les offensives du « Gym » lui ont offert des occasions de briller. Il a notamment évité l’égalisation azuréenne, après l’ouverture du score de Pierre-Emerick Aubameyang. Et gagné un duel important face à Terem Moffi au retour des vestiaires, quelques minutes avant le troisième but de son équipe.

    Peut encore mieux faire

    Le score semble parler de lui-même. Mais Roberto De Zerbi n’est pas totalement satisfait de la soirée. « Je ne suis pas content de la qualité de jeu. Je ne le dis pas parce que nous avons gagné 5-1 mais parce que cette équipe peut faire encore beaucoup mieux. Notamment dans la gestion du ballon et les remontées du terrain. »

    Il attend donc des progrès mardi, contre Newcastle.

    Un petit plaisir

    pour Roberto De Zerbi

    Toutefois, l’entraîneur marseillais a avoué qu’après ce résultat, il va pouvoir savourer ses prochains allers-retours entre Marseille et Brescia. « Jusqu’à présent, chaque fois que je passais en voiture devant le stade de Nice, je ne pouvais oublier notre défaite de l’an dernier. Pour mon prochain retour au pays, j’aurai cette fois le sourire en songeant au 5 – 1 de ce soir. »

    Newcastle s’est réveillé face à Manchester City

    Prochain adversaire de l’OM, en Ligue des Champions mardi, Newscastle a signé un bel exploit en championnat d’Angleterre.

    Les « Magpies » se sont imposés, samedi, face à Manchester City. Dans un Saint James Park qui est resté sur sa faim durant une heure, c’est un but de Harvey Barnes qui a réveillé l’ambiance.

    Les Citizens, bien ternes jusque-là, ont cru échapper à la punition en égalisant par Ruben Dias quelques minutes plus tard. Mais Newcastle a su conserver sa dynamique et reprendre la main, également par Harvey Barnes dont le doublé a permis à son équipe de renouer à la victoire et se hisser à la quinzième place du classement de la Premier League.

  • Narcotrafic : déjà sept dossiers en cours pour l’expulsion d’HLM en Vaucluse

    Narcotrafic : déjà sept dossiers en cours pour l’expulsion d’HLM en Vaucluse

    C’est une déclaration qui résonne tristement d’actualité. « Alors, on aurait expulsé ma mère, moi et ma sœur à cause de mon frère ? », s’indignait cet été (notre édition du 2 août) Amine Kessaci, au moment où son association Conscience déposait au tribunal de Marseille un référé contre la décision du préfet de région d’expulser des familles de leur logement social. Une disposition née de la loi narcotrafic permettant de faire perdre son HLM à tout un foyer si une personne qui y vit est liée au narcotrafic.

    Une mesure qui « punit des innocents », selon Amine Kessaci et globalise une peine. Elle « présente le risque majeur d’étendre de manière disproportionnée, et sans limites claires, le champ des motifs d’expulsions locatives, mêlant injustement et de manière disproportionnée ordre public et droit à la vie privée et familiale », alertait, avant le vote de la loi, 40 structures réunies dans le collectif des associations pour le logement dont la Ligue des droits de l’homme, Droit au logement, Emmaüs, la Confédération nationale du logement.

    Qu’importe, le texte était voté le 13 juin. En Vaucluse, on n’a pas attendu l’été pour expulser des occupants de logements sociaux impliqués dans le narcotrafic. Il y a dix jours, lors du salon des maires du département, le préfet indiquait devant les élus : « Six occupants de logements sociaux ont été expulsés en raison de leurs liens avec le narcotrafic, sept dossiers sont en cours », chiffrait Thierry Suquet en insistant : « Il est inacceptable que des individus liés au narcotrafic bénéficient de la solidarité nationale, en occupant des logements sociaux », soulignant « l’emprise extrêmement forte du narcotrafic dans certains quartiers » avec « une prise en otage des habitants ».

    Il faut cependant distinguer deux catégories dans les chiffres fournis par le préfet. Les six occupants effectivement expulsés ne l’ont pas été dans le cadre de la loi contre le narcotrafic. « Ce sont des personnes, titulaires du bail locatif, qui ont participé à du trafic de drogue et ont été condamnées pour cela, mais ce n’était pas le motif de base de leur expulsion », précise, à La Marseillaise, le directeur de cabinet du préfet, Thibault de Cacqueray.

    Une convention déjà signée au printemps

    En revanche, les sept autres en cours, initiés depuis septembre, s’inscrivent bien dans le cadre des nouvelles dispositions législatives. « Il y a trois injonctions du préfet faites au bailleur Grand delta habitat (GDH) pour qu’il demande l’expulsion au juge et si le bailleur n’a pas suivi l’injonction au bout d’un mois, le préfet peut se substituer et donc porter lui-même le dossier », confie le directeur de cabinet, également sous-préfet particulièrement chargé de la lutte contre la délinquance. Le cas d’un appartement nourrice à Orange est cité, où le locataire n’y vivait même plus. Les quatre autres dossiers n’ont pas encore déclenché d’injonction mais le travail est en cours pour réclamer l’expulsion auprès du tribunal.

    Ce qui change avec la loi, c’est que l’expulsion peut être prononcée même sans condamnation. « On va solliciter l’expulsion sur la base d’éléments de police prouvant que ces appartements sont utilisés pour le trafic », fait valoir Thibault de Cacqueray. Pour l’heure, trêve hivernale oblige (jusqu’au 31 mars), aucun des dossiers évoqués n’a encore abouti à une expulsion. « Le juge, dans le cadre de son appréciation, évalue la composition de la famille et peut donner des sursis à statuer pour permettre à la famille de se reloger. Le bailleur a lui-même une responsabilité de proposer un relogement, évidemment pas dans le même quartier », assure le directeur de cabinet du préfet. À noter que la préfecture, la justice et GDH -qui n’a pas donné suite à notre sollicitation- étaient déjà proactifs sur le sujet. Au printemps, une convention avec les parquets d’Avignon et de Carpentras avaient déjà été signés pour un meilleur partage d’informations lors de condamnation. « Je tenais à remercier GDH pour son appui à cette politique », saluait le préfet devant les maires.

  • Municipales : une soirée publique organisée par le collectif Le Thor cœur à gauche

    Municipales : une soirée publique organisée par le collectif Le Thor cœur à gauche

    « Le vrai changement, c’est le collectif », précise Isabelle Imperatori, au nom du collectif tandis qu’un autre citoyen engagé, Théo Baldasseroni souligne que « les écoles seront centrales dans nos actions de futurs élus ». La commune compte 5 groupes scolaires. Est notamment envisagée « la gestion d’une cuisine collective » avec les filières locales ajoute leur camarade Halim Rahmouni.

  • Passeport du civisme dans le Var : un outil pédagogique ou idéologique ?

    Passeport du civisme dans le Var : un outil pédagogique ou idéologique ?

    « Il est des offensives qui ne disent pas leur nom. Des infiltrations qui avancent masquées, sous les oripeaux du civisme, de l’engagement, de la bienveillance. » Le secrétaire général de la CGT Educ’action Olivier Gérard va droit au but dans son courrier envoyé à l’académie de Nice pour mettre en avant la manœuvre idéologique cachée, selon lui, derrière le prétendu « Passeport du Civisme ». Ce document est distribué dans les écoles des municipalités varoises d’extrême droite et de droite dure que sont Fréjus et Saint-Raphaël.

    Le syndicaliste rappelle que cet outil « personnalisable par les maires » a été mis en place avec le soutien du « Fonds du bien commun » du milliardaire Pierre-Édouard Stérin, proche de la droite et de l’extrême droite, à l’origine du projet Périclès, l’acronyme de Patriotes, enracinés, résistants, identitaires, chrétiens, libéraux, Européens, souverainistes. « Son projet vise à fédérer des sensibilités allant de la droite conservatrice à l’extrême droite, dans une stratégie assumée de conquête idéologique », rappelle la CGT qui met en garde sur le fait que l’école semble devenir un terrain stratégique.

    La « Grande vadrouille » pour évoquer 39-45

    « À Saint-Raphaël, les élèves doivent lire l’édito du maire, admirer une vingtaine de photos d’élus municipaux désignés comme référents », pointe Olivier Gérard. Et d’ironiser sur « la proposition d’action civique d’une grande puissance, comme la visite du musée Louis de Funès, ou la projection collective des Aventures de Rabbi Jacob pour lutter contre les discriminations et le racisme, et même découvrir la période de la Seconde Guerre mondiale, grâce à la Grande vadrouille. »

    Le secrétaire de la CGT Educ’action précise que l’agrément ministériel de ce passeport plus que controversé a été retiré en novembre 2024. Entre-temps « beaucoup d’autres responsables ou personnalités ont promu ce support idéologique jusqu’à ce que le ministère en pointe les lacunes pédagogiques et les limites sur la neutralité ».

    « Rien ne se fait de manière cachée »

    Le problème est que « ces initiatives portées par les municipalités ne font l’objet d’aucune validation académique préalable ». Et s’inscrivent « en dehors du cadre des programmes scolaires et des principes de neutralité et de laïcité ». Olivier Gérard ajoute que « leur mise en œuvre se fait sans concertation avec les enseignants, qui ne disposent pas toujours des moyens ou du recul nécessaire pour en évaluer les contenus pédagogiques ». Ce flou est d’autant plus problématique, insiste-t-il, que ces supports, sous des apparences civiques et consensuelles, peuvent constituer de véritables chevaux de Troie idéologiques, difficiles à identifier sans vigilance collective.

    La CGT demande donc à la rectrice de rappeler aux maires concernés les limites de leur rôle en matière pédagogique. Et de « garantir que l’école reste un espace neutre, laïc et protégé des influences politiques ».

    Pour le maire LR de Saint-Raphaël Frédéric Masquelier la polémique n’a pas lieu d’être. Le premier magistrat a d’ailleurs tenu à nous répondre en personne sur le sujet : « C’est un dispositif qui reçoit un très bon accueil de la part des enseignants et qui est mis en place avec la participation des directeurs d’école », explique-t-il, en assurant que « rien ne se fait pas de manière cachée ou en catimini ». Et d’insister : « Il ne s’agit pas d’une éducation parallèle. D’ailleurs lorsqu’on a remis les passeports du civisme cette année, le préfet était présent. » Pour le très droitier premier magistrat, il s’agit « de mobiliser des centaines de jeunes chaque année avec une grande réunion avec les parents autour des valeurs du civisme, du respect, de la citoyenneté ». Pas plus ?

    Il dit ne pas connaître les raisons qui ont amené le ministère à suspendre son agrément à ce dispositif. En tout cas affirme Frédéric Masquelier, « il n’y a rien d’idéologique, sauf si on considère qu’apprendre le respect, les valeurs de la citoyenneté et le civisme, c’est idéologique ». La balle est à présent dans le camp de l’académie qui doit éclaircir sa position et donner des gages du respect de la neutralité de l’école.

  • Largement soutenu, Bernardini inaugure sa permanence à Istres

    Largement soutenu, Bernardini inaugure sa permanence à Istres

    L’avenue Hélène Boucher est la rue des élections municipales. Samedi 22 novembre, le maire candidat François Bernardini (DVG) a inauguré sa permanence de campagne au 14, à quelques mètres seulement de celle de son « voisin de palier » et principal opposant politique Robin Prétot (LR). Malgré le vent glacial, plus d’une centaine d’habitants se sont réunis pour soutenir l’édile.

    Sur l’estrade, François Bernardini était entouré de son mentor, le président du conseil régional de 1981 à 1985 Michel Pezet (PS), des maires de Fos-sur-Mer et de Port-Saint-Louis-du-Rhône René Raimondi (ex-PS) et Martial Alvarez (DVD), ainsi que du sénateur communiste Jérémy Bacchi. « Devant tant de personnes issues de courants différents, on peut se dire : “Quelle bouillabaisse !”, reconnaît l’élu. Ce n’est que la traduction véritable de tout ce que j’ai pu initier depuis 2008 et qui a permis d’emporter des gens différents dans un esprit commun avec une valeur essentielle qui est celle de la loyauté envers un programme et une ville ».

    Suzelle Ayot, élue à Istres et conseillère régionale, a délivré un message de la part de son président Renaud Muselier (Ren) : « Istres mérite de garder François Bernardini à sa tête. Vous avez un grand maire. C’est un bâtisseur, un visionnaire reconnu comme celui qui a transformé sa ville comme personne ».

    C’est justement ce que lui reproche son adversaire Robin Prétot, qui a fait du ralentissement de l’urbanisation son cheval de bataille. En mars 2026, ce sont ces deux visions de la ville qui vont s’affronter. Martial Alvarez assure : « Dans cette période confuse, (…) on a besoin d’un capitaine, d’un vieux briscard, de quelqu’un capable de porter de négociations fortes ». L’expérience suffira-t-elle à François Bernardini pour rester « indéboulonnable », comme Renaud Muselier le dit ?

  • [Entretien] Daniel Margot : « L’économie est tendue mais la région est résiliente »

    [Entretien] Daniel Margot : « L’économie est tendue mais la région est résiliente »

    La Marseillaise : Quel état des lieux faites-vous de l’économie régionale ?

    Daniel Margot : L’économie régionale, est résiliente. Par rapport à d’autres régions de France que l’on voit en plus grande difficulté que la nôtre, elle est résistante. On a quand même un tissu de PME qui sait rester agile, qui sait se remettre en cause et réagir. On a aussi un conseil régional autour de Renaud Muselier qui a planté des vrais sillons sur le territoire autour du tourisme, des nouvelles technologies comme l’intelligence artificielle, mais aussi des industries qui sont anciennes, tout en étant aussi des industries du futur. Je pense à la pétrochimie par exemple à l’étang de Berre où il y a un grand plan de décarbonation. Je dirais que l’économie est quand même tendue, mais que la région est résiliente.

    Les dernières projections
    de la Banque de France parlent d’un report d’investissement
    des donneurs d’ordre… Vous
    vous inquiétez des politiques d’austérité
     ?

    D.M. : Globalement, le manque de visibilité et de clarté du gouvernement est inquiétant. C’est quelque chose qui inquiète les entrepreneurs, même s’il y a 48 heures, il y a eu le « Choose France » qui annonce plusieurs milliards d’investissements en France dont deux milliards dans la région sud. Ce sont potentiellement les très grosses entreprises qui tirent ces investissements. Par contre, notre tissu de TPE, PME, qui n’a pas accès à ce grand type d’investissement, a besoin de clarté sur les politiques nationales de façon à ce qu’on puisse faire deux choses : investir sur l’outil, mais aussi embaucher. Parce que c’est bien beau d’investir sur un outil, mais s’il n’y a pas l’embauche derrière, ça ne sert pas à grand-chose.

    Vous parlez d’intelligence artificielle et d’embauche.
    On assiste aussi à une arrivée massive de data centers dans les Bouches-du-Rhône. Est-ce que cette évolution vous interpelle
     ?

    D.M. : Oui et non. On dit souvent qu’il y a des métiers qui vont disparaître, que 60% des métiers n’existent pas encore. Mais on n’en est qu’au début de l’intelligence artificielle. Donc laissons-la arriver et il faut qu’on la contrôle. Par contre, ce qu’il nous faut, c’est avoir la capacité de former nos collaborateurs, ceux qui sont en place et en poste actuellement. Parce que les jeunes qui vont être dans les cursus scolaires vont être formés à l’intelligence artificielle, vont s’adapter à ces nouveaux métiers. Mais ceux qui sont en place et qui ont aujourd’hui 30 ou 40 ans et ont encore une trentaine, ou vingtaine d’années, à travailler doivent se former. Et là, se repose la question de la formation continue, de la formation initiale par alternance ou, encore une fois, on a un manque de visibilité du gouvernement concernant le financement de la formation continue comme de la formation initiale par alternance, par apprentissage.

    Il y a 120 patrons qui ont lancé
    un ultimatum à l’État pour l’arrivée de la ligne à Très Haute Tension (THT) à Fos, vous appelez à ce qu’elle se fasse
     ?

    D.M. : Bien évidemment, on soutient la création de cette ligne à haute tension qui est vitale pour la décarbonation de Fos et surtout la croissance de l’étang de Berre qui est un poumon économique de l’ensemble de notre région. C’est d’autant plus important que, s’il y a cette ligne haute tension, il pourra y avoir aussi la création d’un pôle hydrogène, la fabrication et le transport d’hydrogène, aussi bien à partir des Alpes-de-Haute-Provence où il y aurait une structure de fabrication d’hydrogène, de stockage et de redistribution vers Fos. Donc oui, les chambres consulaires ont largement participé au débat public sur la ligne THT et soutiennent largement le projet.

    Comment analysez-vous
    la fermeture des Galeries Lafayette à Marseille
    et la situation d’Alinea
     ?

    D.M. : Il y a un changement notoire dans nos consommations avec les commandes sur les plateformes, qui font énormément de mal aux commerces de proximité, mais aussi aux grandes enseignes multimarques. Vous avez cité les Galeries Lafayette, c’est un exemple, mais aujourd’hui, on peut tout commander sur les plateformes et on peut être livré en 24-48 heures ou 72 heures. Ça fait énormément de mal.

    L’État doit repenser des taxes d’entrée sur les colis, sur la conformité. On ne peut pas vendre tout et n’importe quoi et n’importe comment sur les plateformes parce que sinon, on n’arrivera pas à maintenir des commerces de proximité, que ce soit en centre-ville ou dans les zones commerciales. Elles sont aussi menacées.

    Des coupes budgétaires
    sont prévues chez les missions locales, l’Afpa, et une baisse
    des aides aux contrats d’apprentissage… Vous appelez
    à un maintien de ces aides
     ?

    D.M. : Pour nos partenaires que vous avez cités, la problématique est la même que pour les CCI et le PLF de 2026. Effectivement, la mission locale réagit, parce qu’ils vont perdre 13% des financements de l’État. Nous, pour les réseaux des CCI, on parle d’une chute de 30% des dotations. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, on touche, pour la France entière, 525 millions d’euros. Je rappelle quand même que la CVAE [Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, Ndlr] prélève 1,5 milliard d’euros au niveau des entreprises, mais que l’État n’en reverse que 525 millions aux CCI. Ce milliard qui disparaît, j’appelle ça des frais de gestion d’un point de vue humoristique. Mais sur ces 525 millions, ils veulent nous en enlever 175 millions, ce qui représente pour nous, au sein des 14 000 salariés des CCI, plus de 3 000 collaborateurs à licencier. Et pour la CCI Régionale, où il y a 800 à 850 équivalents en temps plein, ça laisserait entendre entre 200 et 250 licenciements. Alors peut-être que certaines grosses chambres peuvent se réorganiser, mais des chambres dites rurales, à partir du moment où on leur enlève 30% de leur taxe de fonctionnement de chambre, elles ne peuvent plus fonctionner. Parce que contrairement aux grandes chambres, on n’a pas de port, on n’a pas d’aéroport, on n’a pas de grosses délégations de services publics, parce qu’il n’y en a pas, tout simplement, sur le territoire.

    Si demain matin, nous arrivions à un PLF 2026 avec moins 175 millions d’euros de dotation, il y aurait effectivement toute une frange des entreprises qui ne seraient plus accompagnées.

    Il y a des questionnements sur une fusion des CCI et des chambres de métier et d’artisanat (CMA). Et la chambre de l’économie sociale et solidaire (Cress) qui revendique d’être
    de plein exercice. Il faut un travail sur les chambres ?

    D.M : En 2018, j’ai été élu pour la première fois à la chambre du 04, des Alpes-de-Haute-Provence. Et j’avais rencontré le ministre de l’époque, Bruno Le Maire, et je lui avais parlé du rapprochement CCI-CMA. À l’époque, on m’avait répondu que ce n’était pas électoral. Aujourd’hui, on me répond « Ah, il faut le faire, c’est économique ». Moi, je ne suis pas forcément pour une fusion, un agrégat des deux. Par contre, une logique de guichet unique, une logique de bâtiment unique, une logique de carte de formation repensée pour faire des économies d’échelle. Moi, ça va faire partie de la feuille de route de nos territoires que de travailler plus intelligemment et plus efficacement avec la CMA. Concernant la Cress, oui, l’économique sociale et solidaire existe. Est-ce qu’elle doit bénéficier d’une chambre, je dirais, spécifique avec l’état de la finance publique ? Je ne sais pas si c’est intelligent ou s’il vaut mieux travailler tous ensemble sur une chambre économique et pas forcément une chambre de commerce, une chambre de métier, une chambre sociale et solidaire…