Celle-ci représente 10% des approvisionnements des dépôts de la structure, « l’équivalent de 20 millions de repas ». Et la situation est critique avec une hausse de 34% des demandeurs en 3 ans. La région Paca est loin d’être épargnée, l’augmentation du nombre de bénéficiaires est largement supérieure à la moyenne nationale, plus de 8% de la population des Bouches-du-Rhône a recours aux aides. D’après les dernières estimations, un million de personnes vivent ici dans la précarité alimentaire.
Author: tecnavia
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[Témoignages] Faire face à la faim en 2025 : ils s’engagent
Aziz Djezzar, bénévoleAziz s’est impliqué dans les actions de l’association à sa création en 2021. Retraité, il était auparavant cariste dans une société de magasinier où il faisait des remplacements. Énergique et ayant la fibre associative, selon ses collègues, Aziz était auparavant bénévole dans une association sportive de judo et musculation. Lorsque Kader lui a proposé de travailler avec lui, il n’a pas hésité longtemps, aujourd’hui : « Je suis épanoui en venant ici, pouvoir aider les gens et aller à leur rencontre… »
Élie Bonanni, trésorier« J’ai eu une intolérance à la farine », explique Élie. Ancien boulanger-pâtissier qui a dû cesser son activité après 30 ans de métier. Lorsque Kader lui a proposé d’intégrer l’association en 2021, il a souhaité y participer et en est aujourd’hui le trésorier. Mandataire pour ses deux parents handicapés l’homme voulait occuper son temps libre pour que les gens vivent mieux : « Aider les personnes dans le besoin c’est une façon d’aller vers l’avenir », explique-t-il. Et « avoir à manger c’est une nécessité ».
Yoann Faure, bénévoleYoann a rejoint l’association après la perte de son travail il y a deux ans. « J’ai eu un accident de travail et je ne peux plus travailler. » L’ancien conducteur d’engins a eu de multiples problèmes de dos et ne trouve plus de travail aujourd’hui. En attendant de retrouver une activité, il a souhaité mettre son temps à disposition pour aider les personnes de la cité. Habitant de Forbin depuis quarante ans il dit trouver « plaisant de pouvoir aider les gens qui n’ont pas à manger et qu’il croise tous les jours ».
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Faire face à la faim en 2025 : à Marseille, les bénévoles tentent de subvenir aux besoins
« On sait ce que représente la Banque alimentaire, c’est un devoir de participer à cette collecte », appuie Abdelkader Boubeker, fondateur de l’association Forbin. À ce jour la Banque alimentaire nationale estime la portée de son aide à 2,4 millions de personnes, elle approvisionne 6 044 associations partenaires. Forbin est l’un de ces points relais. « Tous les 15 jours, nous allons à l’antenne de la Pomme pour réarmer nos stocks. On décharge trois à quatre tonnes de produits », exprime fièrement Kader, « les commandes se font en amont sur internet ». Forbin aide 200 familles, cela débloque un certain nombre de points et donc un certain nombre de produits disponibles, « par exemple j’ai le droit de commander 200 bouteilles de lait », explique-t-il.
En arrivant dans le local ou plutôt « la maison du bonheur » comme affiché sur la porte, Fakia Bengana, résidente du Bosquet, s’approche du trésorier pour récupérer un jeton, « cela permet de réguler les flux », explique Kader, mais aussi de vérifier les inscriptions. Elle retourne sur ses pas et s’assoit sur l’un des sièges, entourée d’autres femmes pour attendre son tour. « Pour s’inscrire, il faut présenter une fiche d’imposition, prouver son identité et participer à hauteur de 10 euros symboliques par an », détaille-t-il. Lorsque leur tour arrive, les bénéficiaires peuvent rentrer dans une seconde salle et choisir leurs produits. « L’hygiène est très importante, si les bénéficiaires ne viennent pas avec leur sac surgelé, ils ne peuvent pas en prendre », montre Kader. Fakia ou les autres bénéficiaires ne peuvent pas toucher les produits. Aziz Djezzar et Gérard Data, gants en latex aux mains, déposent les articles sur un chariot à roulette et guident la petite dame à travers ses achats, « ici tout est entre cinquante centimes et deux euros maximum », détaillent les deux bénévoles retraités. Le parcours se termine aux fruits et légumes, à côté de la file d’attente, le rayon de Yoann Faure. « Ça vous fera un euro cinquante, Madame », dit-il après avoir pesé le sachet.
Les bénéficiaires vont ensuite voir le trésorier Élie Bonnani pour payer. Posté derrière son bureau, l’homme au visage froid surprend par son enchaînement de blagues. « Parfois j’aide aussi les bénévoles. On se sent comme une famille ici, on peut discuter », explique Fakia, qui a été contrainte de venir jusqu’à Forbin après que l’association de son quartier a cessé ses activités il y a deux ans. Kader déplore la baisse des subventions aux associations alors que les besoins ont augmenté : « Depuis le Covid, la précarité s’est accrue ; on a de plus en plus de jeunes qui viennent. » Yamina Mansri, femme de ménage et mère de trois enfants, ajoute à la volée : « Nous sommes en guerre comme dit Macron. Mais la guerre c’est de finir les fins de mois. »
En parallèle Kader constate une hausse du bénévolat spontané. Pour autant, les temps sont durs pour son association comme pour les autres, il explique que « les 3 000 euros de subventions couvrent à peine le loyer et les charges ». Yamina insiste : « L’équipe est super, ils sont sociables et gentils. J’ai trouvé un endroit où je me sens bien. » En partant, la femme de ménage s’exclame : « Merci les jeunes ! »
Le nombre de bénéficiaires a doublé dans le VarDans le Var, la collecte de la Banque alimentaire de La Garde est soutenue par 220 commerces, surtout alimentaires. 1 500 bénévoles sont mobilisés pour collecter les denrées, avec comme priorités, pour pallier les manques, les plats cuisinés (ravioli, couscous…), café, riz, compotes, desserts, biscuits et couches pour bébés. Une campagne d’importance, car en 2025, « le nombre de bénéficiaires a doublé, de 30 000 à 62 000 », déplore Martine Hergat, vice-présidente de la Banque alimentaire du Var. Et d’autant plus que le Fonds social européen a réduit ses subventions de 40%. En conséquence, une campagne de dons en ligne a été lancée sur monpaniersolidaire.org. Ad.B.
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Occitanie : ces maires qui se représentent
Dans les prochaines semaines, nous allons vous faire vivre les différentes campagnes au cœur du berceau de la démocratie : la commune. Quelles que soient leur taille, rurales ou urbaines, les communes sont le lieu de la vie quotidienne de tous.
Les maires, élus et les agents municipaux sont au service des citoyens. En première ligne. Les habitants aussi auront la parole. Car nombreux travaillent le « vivre ensemble », en témoignent la force et le nombre d’associations, sportives, culturelles, humanitaires, de loisirs… Loin de la basse « politique politicienne » et des guerres picrocholines que d’aucuns aiment mettre en scène, le souci premier de votre journal est de faire vivre le débat sur les sujets essentiels qui préoccupent les habitants. Sur les valeurs républicaines et de progrès.
Bernard Clément, Domessargues (Gard)« Nous allons avoir besoin de courage, d’ambition et de solidarité »
Maire de la petite commune de Domessargues depuis 1989 et après avoir vaincu un cancer durant ce dernier mandat, Bernard Clément a bien décidé d’y retourner. « J’ai toujours envie d’être utile et je prends toujours autant de plaisir à m’impliquer pour le fonctionnement de cette institution. L’expérience que je viens de vivre et la lutte contre la maladie ont contribué à renforcer mes convictions quant aux objectifs personnels que l’on peut se fixer. L’envie de vivre et l’envie de dépasser les difficultés, personnelles ou celles des collectivités locales, m’ont donné envie de continuer d’être utile pour autrui. Quand on voit cette période et les difficultés auxquelles vont être confrontées les collectivités locales, nous allons avoir besoin de courage, d’ambition et de solidarité », explique le communiste qui a distribué un tract cette semaine pour annoncer officiellement sa candidature aux élections de mars prochain.
L’édile communiste, « attaché à son village d’enfance » de 750 âmes situé entre Nîmes et Alès, veut aussi poursuivre la dynamique engagée lors de ses précédents mandats à travers plusieurs projets qu’il faut continuer d’accompagner. « Notre souhait, c’est de protéger les espaces naturels et agricoles et donc de compléter la ceinture verte que l’on a créée. Nous voulons faire évoluer nos équipements pour l’enfance et la jeunesse qui sont déjà très développées puisqu’on est la première commune en France pour la part budgétaire consacrée à la politique enfance et jeunesse. Nous voulons finaliser la réalisation d’un cabinet médical. Nous allons aussi continuer à soutenir le domaine associatif qui remporte un franc succès parce que nous avons plus de 400 membres d’associations », détaille l’édile qui promet avoir encore d’autres propositions à partager avec ses administrés.
Claude Cerpédès, Saint-Martin-de-Valgalgues (Gard)« On va continuer le travail qui est engagé malgré les difficultés »
Près de douze ans après s’être installé dans le fauteuil de maire de Saint-Martin-de-Valgalgues, Claude Cerpédès s’apprête à briguer un troisième mandat. Et avec la même envie que lors du scrutin de 2014. « J’ai commencé en tant que syndicaliste et le parti m’avait demandé de mettre les mains dans le cambouis en me présentant, se remémore l’édile. J’y ai pris goût, j’aime les gens, discuter avec eux. Je suis tout le temps sur le terrain et ça me plaît. Je ne suis pas du tout lassé par la fonction. » Même la situation budgétaire du pays – conduisant certaines collectivités à de véritables cures d’austérité – ne semble pas effrayer l’ancien syndicaliste. « On continue le travail qui est engagé malgré les difficultés, j’ai décidé de me représenter à la demande de mes colistiers. Il ne faut pas baisser les bras devant l’adversité, il est vrai que les budgets des collectivités sont mis à mal par l’État notamment, ça va être compliqué mais il faut résister et mener le combat », insiste Claude Cerpédès.
Pour ce faire, le maire compte miser sur la solidarité, l’environnement et le vivre-ensemble. « Ce sera la colonne de notre troisième mandat si nous sommes élus », promet Claude Cerpédès. Et d’illustrer ses propos par le fait que Saint-Martin-de-Valgalgues respecte maintenant la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) fixant un quota de logements sociaux pour chaque commune. « Les pénalités que nous payons jusque-là sont réinjectées dans le CCAS et servent à financer des licences sportives, culturelles pour les jeunes ». Côté environnement, le réaménagement des espaces publics sur deux hectares dans le quartier de Camont – désimperméabilisation des sols notamment – se poursuivra en 2026. Enfin, l’édile souhaiterait développer les festivités, à l’instar des « Mardi de Saint-Martin », afin de « faire sortir les gens ».
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Le grand rendez-vous de la démocratie
C’est parti ! Les élections municipales dont le premier tour se tiendra le 15 mars 2026, sont le premier grand rendez-vous démocratique de l’année, un an avant l’élection présidentielle de 2027. La Marseillaise Hebdo d’Occitanie, implantée dans le Gard et dans l’Hérault et dont le nouveau siège est inauguré ce vendredi soir à Montpellier, a l’ambition d’être le lieu du débat public et des grands enjeux de ces municipales 2026. Les précédentes se sont déroulées en pleine crise sanitaire mondiale et ce fut l’occasion de mesurer combien les communes, les forces vives locales, ont tenu leur rôle. Comment les associations ont évité le pire pour des milliers d’habitants dans la difficulté.
Vivre bien
Six ans après, c’est peu dire que les crises se sont accentuées. Les communes ont été ces îlots du « vivre ensemble » en dépit des discours de repli, des reculs des services publics provoqués par un désengagement de l’État. Un terreau favorable à l’extrême droite toujours menaçante. Un terreau où prospère le mortifère trafic de stupéfiants qui bouche l’avenir de tant de nos enfants.
Les premiers maires qui s’expriment dans nos colonnes ne veulent pas se résigner. Mais continuer à construire au service de leurs administrés, de l’enfance au grand âge. Ne pas subir c’est aussi expliquer le sens de leur engagement citoyen. Les deux départements du Gard et de l’Hérault ont des atouts formidables et les principaux sont leurs citoyens. Il y a une appétence pour la participation à la vie locale, à la vie de la cité, que l’on vive en ruralité ou en ville. C’est cet élan pour le vivre bien que La Marseillaise va s’employer à incarner.
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Hideto Matsuura : « L’arme atomique ne doit plus être utilisée »
Devant 150 élèves du lycée Jean-Baptiste-Dumas (JDB) d’Alès (et d’une classe japonisante du lycée Prévert), Hideto Matsuura a fêté ses 80 ans le 25 novembre face à un public qui n’a pas manqué de le féliciter. Matsuura est en effet né en novembre 1945, soit un peu plus de quatre mois après que les États-Unis ont largué la première bombe atomique sur Hiroshima. Le 6 août, sa mère enceinte se trouve alors dans sa maison en bois, à trois kilomètres de l’impact lorsque la bombe explose. Elle perd connaissance et lorsqu’elle se réveille, « le toit et le plafond ont disparu ». « Les vitres ont explosé et un gros morceau de verre était planté dans sa cuisse », a-t-il raconté aux élèves alésiens. Deux jours après le bombardement, sa mère quitte Hiroshima pour se réfugier chez ses parents de l’autre côté de la mer intérieure.
Lui ne souffrira d’aucune séquelle. « J’ai la chance de ne pas avoir de grands problèmes mais autour de moi, beaucoup en ont eu. J’ai toujours eu le sentiment d’avoir la bombe dans mon corps. J’avais toujours cette inquiétude que des problèmes puissent se révéler à tout moment. J’ai trois enfants et lorsque j’ai eu mon premier, j’étais inquiet qu’il ait un problème », a-t-il expliqué au lycée JBD. Les élèves ont ensuite eu l’occasion de lui poser des questions, avant que certains d’entre eux ne lisent Moi Ota, rivière d’Hiroshima de Jean-Paul Alègre.
Que ce soit au Prolé de Nîmes le lundi 24 novembre, lors des deux réunions publiques organisées par le Mouvement de la paix à la Bourse du travail d’Alès le lendemain et à Saint-Martin-de-Valgalgues le 26, ou face aux lycéens alésiens, Hideto Matsuura a surtout délivré un message de paix et tenté de convaincre ses auditoires de s’engager pour l’interdiction des armes atomiques. Pour cela, il était accompagné d’autres Hibakusha (terme qui désigne les victimes des bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki) qui ont reçu le Prix Nobel de la paix l’an dernier.
« Cette arme ne doit plus être utilisée. Les humains ne peuvent cohabiter avec l’arme nucléaire », a-t-il martelé à plusieurs reprises. « En un instant, des dizaines de milliers de vies ont été emportées. La bombe atomique est une arme terrifiante. Mais la terreur de la bombe ne réside pas que dans sa puissance destructrice. Je tiens à dénoncer la cruauté invisible des radiations. Les personnes qui avaient réussi à s’enfuir ont soudainement eu des taches violacées, de fortes fièvres, elles ont commencé à saigner abondamment des yeux, des gencives, des oreilles et sont mortes les unes après les autres. Parmi les victimes, des milliers n’étaient pas dans la ville. Des militaires ou des civils venus porter secours aux victimes sont morts. Les radiations ont tué 140 000 personnes à Hiroshima et 70 000 à Nagasaki », a-t-il détaillé tout en demandant à ce que la France -toujours dotée de 300 têtes nucléaires- signe le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires. « Je continuerai à me battre contre ces armes jusqu’à ma mort », a-t-il promis.
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Nîmes : Vincent Bouget en tête des municipales dès le 1er tour
« Dans une triangulaire, c’est gagnable pour la gauche à Nîmes. Tout est possible… y compris une victoire du RN. » À l’analyse du sondage de l’institut Quorum pour le Réveil du Midi, Michel Crespy se montre prudent.
Pour le politologue montpelliérain, dans cette étude réalisée par téléphone du 3 au 19 novembre auprès de 804 Nîmois issus d’un échantillon (méthode des quotas) de 1 180 personnes représentatives de la population de la capitale gardoise, tout suggère que les jeux sont ouverts.
Pour commencer, les estimations sont très serrées dans chaque configuration. Au 1er tour, la liste d’union de la gauche (hors LFI : 6%) de Vincent Bouget (28%) arriverait légèrement en tête devant le RN (27%). Soutenu par le maire sortant Jean-Paul Fournier, Franck Proust (22%) serait en difficulté dans l’optique où la macroniste Valérie Rouverand (9%) et l’ex-premier adjoint déchu, Julien Plantier (8%), partiraient en ordre dispersé. Si ces deux-là s’unissaient, leur score (22%) leur permettrait de devancer Frank Proust encore plus affaibli (18%) mais pas de talonner Vincent Bouget (30%) qui aurait encore le RN derrière lui (25%). La seule configuration où le communiste n’est pas donné en tête (29%), c’est si F. Proust et J. Plantier finissaient par s’allier dès le 1er tour (31%). Au vu des noms d’oiseaux qui ont fusé ces derniers mois entre les deux hommes de droite, c’est loin d’être fait. Si leurs ego étaient mis de côté, le RN suivrait en 3e position (24%), puis loin derrière V. Rouverand (11%) et les Insoumis François Tardieu et Leïla Taamali (5%).
Les projections du 2e tour sont tout aussi indécises. Qu’il s’agisse d’une triangulaire ou d’une quadrangulaire*, F. Proust n’est donné vainqueur que d’un cheveu. Il l’emporterait avec 38% contre V. Bouget (36%) et le RN (26%) ou bien avec 30% devant l’union de la gauche (29%), l’extrême droite (25%) et J. Plantier (16%). Compte tenu de la marge d’erreur qui peut varier de 1,7 à 4,2 points, tout reste à faire durant la campagne.
« Pas de prime au sortant »Cette étude peut-elle inciter la droite à s’unir ? « Ça dépend de la psychologie des candidats. Certains sont prêts à aller jusqu’au bout quitte à faire perdre leurs proches », rappelle Michel Crespy. Il pense aussi que les candidats sont peu influencés par un sondage local. « Ils croient connaître le terrain, ils rencontrent des gens dans la rue et leur font confiance ».
Ce qui est sûr, c’est qu’il n’y aura pas de prime au sortant. « Souvent un maire sortant a pu désigner un dauphin qui a raté la marche. Aux Municipales, on vote d’abord pour une personne, être béni n’a pas beaucoup d’importance », assure M. Crespy.
Il y a une autre inconnue : qui mènera la liste RN que la rumeur promet à l’ancien maire de Beaucaire, Julien Sanchez. « Je ne pense pas que le nom de la tête de liste change grand-chose pour l’électorat du RN, qui vote avant tout pour Le Pen ».
Si le paysage politique n’est pas figé et que la campagne débute à peine, cette étude confirme un vrai élan en faveur de la liste Nîmes en commun donnée 10 points au-dessus du score de 2020. « Nous sentons une dynamique qui dépasse le cercle des convaincus. L’union fait du bien et donne confiance », positive V. Bouget.
* 10% des suffrages exprimés sont nécessaires pour se maintenir au 2e tour, 5% pour fusionner.
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Hydrogène, fret : le port de Sète se modernise
Sète est une île singulière mais son port (maritime, pêche, plaisance), est loin d’être isolé. 18 ans après en avoir acquis la gestion auprès de l’État, la Région Occitanie poursuit la modernisation et la décarbonation du plus grand port d’Occitanie.
Depuis l’arrivée de Carole Delga (PS) à la tête de la Région en 2016, pas moins de 600 millions d’euros ont déjà été investis avec les partenaires privés (290 ME). Ils ont déjà permis la réfection des quais (H, Mailhol), la rénovation du môle Masselin, la modernisation de la Criée ou la réhabilitation du canal du Rhône à Sète. Résultat : un trafic doublé (6 millions de tonnes de marchandises), un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros et plus de 2 300 emplois au lieu de 1 500 en 2015.
À en croire la présidente de Région, qui prévoit de réinjecter 150 millions d’euros dans les ports d’ici 2030 et créer 200 emplois directs, ce n’est que le début. Avec la livraison de l’usine de transformation d’hydrogène vert et l’éolien flottant à Port-la-Nouvelle (Aude), le développement du port de Sète-Frontignan forme un binôme qui s’inscrit dans une « stratégie portuaire globale cohérente » qui doit participer à l’objectif que l’Occitanie devienne la première région d’Europe à énergie positive d’ici 2050. « La transition énergétique n’est pas une contrainte mais une opportunité pour inventer le port de demain et réindustrialiser notre pays », abonde Philippe Malagola, président du port.
Le 25 novembre, la triple inauguration a été célébrée comme un tournant. D’abord Sète s’est dotée d’une drague Hydromer capable de nettoyer les ports et petits bassins de plaisance jusqu’à 36 mètres de profondeur. Construit à Concarneau, le navire de 70 mètres de long peut transporter jusqu’à 1 500 m3 de sédiments. En service depuis un an déjà, la drague a récupéré 440 000 m3. Il s’agit d’une « drague hybride à hydrogène au top des normes environnementales », se félicite le capitaine David Lenoble. Pour amortir son coût essentiellement financé par la Région (26,75 millions d’euros sur 30), la drague sera louée 3 mois de l’année à d’autres ports de la façade méditerranéenne.
22 500 camions de moinsDès l’été 2026, un dispositif hydrogène (produit à Port-la-Nouvelle) sera implémenté à la drague, d’où « une réduction de 25% des émissions de gaz à effets de serre », se réjouit Carole Delga. Un outil complémentaire de l’électrification des quais H, G et du môle Masselin (7 millions d’euros). En attendant d’équiper le quai d’Alger pour raccorder les navires de croisière, ce sont déjà 4 800 tonnes de CO2 évitées chaque année, soit l’équivalent des émissions de 1 800 foyers. « L’électrification des quais sera obligatoire en 2030, on a 5 ans d’avance », insiste Carole Delga.
Enfin, le port de Sète-Frontignan s’est doté pour 19,4 millions d’euros d’un nouveau terminal ferroviaire. Grâce à la technologie française Modalohr, le chargement horizontal permet de se passer de grues. Autant de gain de temps et de coûts. Gérée par VIIA, l’infrastructure permettra de transporter 22 500 semi-remorques entre Sète et Calais au lieu de 15 000 jusqu’ici (objectif à terme : 40 000/an). Un report modal vers le fret ferroviaire qui, là encore, limitera les camions sur les routes et éliminera 30 000 tonnes de CO2 dans l’atmosphère. Un dispositif innovant qu’est venu saluer le nouveau patron de la SNCF, Jean Castex. L’occasion pour l’ancien Premier ministre de rappeler qu’en 2020, il avait accordé dans son plan de relance « des crédits » sur les mobilités, « en particulier le fret ».
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Top 14 : le RC Toulon débute son marathon face à Montauban
Le voyage. Une passion pour certains, un cauchemar trop fréquent pour des Toulonnais certes privés d’une vingtaine de joueurs, mais qui ont complètement coulé en fin de match face au Stade Français, dimanche dernier (51-24), laissant même aux Franciliens le luxe d’aller chercher un bonus qui leur permet de désormais devancer les Varois au classement. Même si Pierre Mignoni voulait voir le positif en soulignant que ses joueurs avaient « tenté des choses », l’opération demeure négative pour un RCT bouté hors du top 2 espéré, et qui sait qu’il devra cravacher pour retrouver sa place dans un Top 14 resserré, plus que jamais disputé à couteaux tirés.
à froid, l’entraîneur toulonnais livre une autre analyse, reconnaissant une certaine contrariété vis-à-vis de cette erreur de parcours : « On était agacé, pas que moi, les joueurs aussi j’espère. C’est le premier vrai faux pas de la saison, je ne vais pas en reparler. » Le rebond apparaît donc comme nécessaire, pour ne pas laisser place au doute : « Le mot d’ordre de cette semaine était se concentrer sur nous. On s’est donné des objectifs et on repart. On n’est pas devenu nuls comme ça, on n’a pas fait ce qu’il fallait, on le sait. On a une analyse assez objective de notre performance, on sait ce qu’il faut pour ce samedi. » Pour cette mission rachat, le technicien varois pourra compter sur le retour de certains internationaux (Dréan, Serin, Tuicuvu) et de cadres comme Nonu et Priso, ménagés à Paris.
« Faire en fonction
des temps de jeu »Une quinzaine de joueurs manqueront tout de même à l’appel, parmi lesquels Gros, Brex, White et Garbisi, laissés au repos, et une longue liste de blessés à laquelle se sont ajoutés Ollivon, sorti sur commotion face à l’Australie avec les Bleus, et Gigasvhili, blessé au mollet avec la sélection géorgienne.
Des aléas malvenus au moment de débuter un bloc de dix semaines, jusqu’au 31 janvier. « On y est habitué chaque année. J’essaie de ne pas mettre tout le monde en vacances au même moment, car ça fait un doublon de plus, et de faire en fonction des temps de jeu. Les internationaux ont besoin de se régénérer. D’autres, comme Gaël (Dréan) et Baptiste (Serin), de jouer, car ils n’ont pas joué depuis La Rochelle. J’essaie de faire au mieux en discutant avec les joueurs, en fonction des besoins de l’équipe aussi », explique Pierre Mignoni.
D’autant que le RCT a bénéficié d’une semaine de coupure en moins par rapport à ses adversaires : « Je ne cherche pas d’excuse par rapport à Paris. Mais si tu as une semaine de reprise avant, c’est plus confortable, oui. Les joueurs ont bien travaillé, ont fait ce qu’ils ont pu, pour préparer Paris, même si ça ne s’est pas vu, mais aussi Montauban et la Coupe d’Europe », se projette déjà le technicien.
RCT – Montauban
11e journée de Top 14
Samedi 29 novembre, 16h35
Stade Félix-Mayol, Toulon
Arbitre : Pierre-Baptiste Nuchy
RC Toulon : Ametlla, Baubigny, Priso ; Ribbans (c), Javakhia ; Ludlam, Abadie, Mercer ; Serin, Garcia ; Tuicuvu, Sinzelle, Smaïli, Dréan ; Ferté.
US Montauban : Aouf, Greyling, Pomponio ; Bitz, Ma’afu ; Lezana, Fifita, Wilkins ; Powell, Fortunel ; Vallee, Mathy, Espeut (c), Vici ; Mouchous.
RepèresFainga’anuku en visite au Campus
Mercredi, l’ancien centre néo-zélandais du RCT (2023-2025), Leicester Fainga’anuku, a profité de la tournée européenne des Blacks pour rendre visite à ses anciens coéquipiers. « Tout le monde était content de le voir. Ça nous touche, ça montre que ses deux années passées ici l’ont marqué. Son enfant y est né, il adore les joueurs. Peut-être qu’il reviendra un jour », glisse Pierre Mignoni.
Lucchesi de retour face à Bath
Gianmarco Lucchesi, qui n’a plus joué depuis avril, devrait faire son retour face à Bath, le 14 décembre, pour la 2e journée de Champion’s cup.

