Author: tecnavia

  • « Stop sabotage climat » : déçue par la COP, Alternatiba ne lâche rien

    « Stop sabotage climat » : déçue par la COP, Alternatiba ne lâche rien

    On les avait déjà vus retournés par les agriculteurs en signe de leur colère. Cette fois, certains panneaux d’entrée de ville autour de Montpellier ont été affublés de stickers représentants des flammes avec la mention « Stop sabotage climat ». Une manière, pour les militants d’Alternatiba, de continuer d’alerter la population sur le drame écologique qui se noue. « C’est une façon de susciter la curiosité des automobilistes, faire en sorte que les gens continuent de s’interroger à l’heure du dérèglement climatique », explique la militante Cathy Valat.

    Jugée insignifiante ou raillée par les climatosceptiques, l’initiative aura au moins permis de discuter avec des curieux. « Au début, ils arrivent en disant qu’on casse tout. Et à la fin de la discussion, ils reconnaissent souvent qu’on a raison et voient qu’on ne vandalise rien du tout », témoigne l’activiste pour la planète.

    Le ressenti était le même début novembre lorsque Alternatiba avait utilisé les panneaux JC Decaux de Montpellier pour critiquer la pollution de l’aéronautique. « La Ville de Montpellier a voté l’interdiction des panneaux de publicité numérique. C’est bien mais pourquoi ne pas interdire aussi la publicité autour de l’avion ? ». Cathy Valat regrette qu’« aucun effort ne soit jamais demandé à ce secteur », qui compte pourtant parmi les plus polluants. « Ils électrifient, mettent des ruches sur les toits de l’aéroport et se contentent d’attendre l’avion électrique ou à hydrogène. Ils bénéficient d’une impunité incroyable ».

    La même impunité, dit-elle, dont ont (encore) joui les géants du pétrole, du gaz ou du charbon, épargnés par les mesures contraignantes à la COP30 de Belém (Brésil). « On s’est encore fait rouler dans la farine par les lobbies des énergies fossiles qui avaient tous leur badge d’accréditation alors que les peuples autochtones [des manifestants, Ndlr] ont été virés de la conférence mondiale sur le climat », déplore l’Héraultaise.

    Un texte commun a bien été adopté par les 193 pays représentés à la COP30, boycottée par les États-Unis de Donald Trump. Mais pour les associations environnementales, il n’est que cosmétique. Dix ans après les ambitieux accords de Paris, la nécessité d’agir a été répétée mais guère suivie de mesures contraignantes capables de changer de paradigme. Si des efforts financiers ont été consentis, l’Union européenne a refusé de payer l’addition des USA, manqué une occasion de nouer de nouvelles alliances (Afrique, Amérique du Sud, îles…) et ainsi d’apparaître comme une locomotive à l’échelle mondiale.

  • [Chefs-d’œuvre des musées de Marseille] Au musée Cantini, blafarde et minérale, la Vénus de Dubuffet

    [Chefs-d’œuvre des musées de Marseille] Au musée Cantini, blafarde et minérale, la Vénus de Dubuffet

    Elle fut peinte à l’huile sur une planche de staff. Les Anglo-saxons la privent injustement de son macadam puisqu’ils l’appellent Vénus Sreet. Parmi ses hasardeuses composantes, on identifie au milieu de ses craquelures, de ses taches d’humidité, de son inévitable empoussièrement et de son apparence phallique, des éléments parfaitement disparates : des fragments de verre et du bitume, du mastic, du goudron, des rebuts, du sable et des graviers. Son ultime séduction, ce seraient sur ses bas-côtés les acharnements d’un soupçon de très ancienne incandescence, des enfouissements d’étoiles totalement éteintes. En surface, quelques-uns de ses reliefs de contour imitent les écorces d’un tronc d’arbre.

    On la date de juin 1946, elle fut acquise pour les collections du musée Cantini en 1989. En face de cette Vénus du trottoir sage ou bien repoussante, les critères du beau, du laid ou du tragique, ce qui plaît et ce qui rebute, l’amour ou bien le désamour, les catégories que nous continuons de pratiquer ne sont pas opérantes. Pareille œuvre fait entrer dans des zones de sensibilité très peu familières. Pour simplifier et se guider mieux, on se souviendra d’un fragment d’une lettre que Jean Dubuffet adresse en novembre 1946 à l’un de ses grands amis de l’après-guerre, Jean Paulhan : Vénus du trottoir nous introduit « dans un pays où les mots triste et gai n’ont plus de sens ».

    Sans trop vouloir ramener des brindilles d’érudition, on évoquera à son propos d’autres effigies, les menhirs du musée Fenaille de Rodez ou bien les déesses de fécondité qui se dressent sur des parois de grottes paléolithiques. Bien que la voix de Serge Reggiani pourrait réveiller cet étrange ramassis, on refusera les ressources de l’attachement baudelairien envers celle qui n’a plus vingt ans depuis longtemps. On reviendra apprécier les colères, le cynisme, les trouvailles et la passion de l’une des plus belles et des plus mémorables machines de guerre de Jean Dubuffet.

    Vénus du trottoir de Jean Dubuffet

    Toile 102 x 82 cm

  • Être parrain d’un flamant rose en Camargue

    Être parrain d’un flamant rose en Camargue

    Adopte un flamant ». C’est l’opération à la fois très ludique et ô combien pédagogique lancée par cet institut de recherche pour la conservation des zones humides méditerranéennes afin de sensibiliser le public à cet enjeu tout en les familiarisant avec cette espèce emblématique.

    Pour une somme assez modique, allant de 25 à 100 euros par an, selon la formule, le curieux ou passionné peut devenir « le parrain » d’un flamant rose. La tour du Valat donne quelques exemples, lors du choix, de la variété des flamants roses peuplant la Camargue, entre les « sédentaires », qui n’ont jamais mis une patte en dehors de ce territoire, et d’autres, très « aventuriers », habitués aux grands voyages « aux quatre coins de la Méditerranée ». Et de donner l’exemple d’Indiana, né en 1990 et qui, d’après sa bague, a parcouru plus de 13 500 kilomètres… Le site dédié permet de « parrainer » un flamant ou d’offrir un parrainage.

    « En parrainant un flamant rose, c’est l’espèce tout entière que vous aidez, mais aussi ces milieux humides qu’ils affectionnent tant », expliquent les protagonistes de l’opération. « La Tour du Valat et tout un réseau d’observateurs s’étendant à l’échelle de la Méditerranée pourront ainsi poursuivre leurs efforts pour la sauvegarde de l’espèce », poursuivent-ils.

    Suivre à la trace

    « Le parrainage se traduit par une participation directe à l’étude et à la protection des flamants roses en finançant entre autres les activités de suivi des populations ainsi que l’achat du matériel nécessaire pour les observateurs d’Afrique du Nord, d’Afrique de l’Ouest et du Moyen-Orient », poursuit la structure. Et de préciser que « la lecture des bagues, posées sur les pattes des flamants est difficile et elle est parfois faussée par la mauvaise qualité du matériel ». La paire de jumelles donne des résultats très mitigés à comparer à ceux d’un télescope, « avec lequel l’observation et la lecture peuvent se faire jusqu’à une distance de 300 mètres ».

    Pour donner une échelle des observations, « plus de 800 000 lectures de bagues ont été effectuées depuis 1977 », renseigne le centre de recherche, le tout réalisé par quelque 5 900 personnes différentes. Près de 70 000 flamants roses ont été bagués depuis 1977, dont plus de 27 000 en Camargue.

    La tour du Valat est devenue au fil des décennies une véritable institution en Camargue.

    Luc Hoffmann, docteur en biologie, cofondateur du WWF, a fait l’acquisition du vaste domaine de la Tour du Valat en 1948 « avant de créer en 1954 une station biologique éponyme », rappelle la structure dans une note biographique sur son fondateur. Le domaine s’étend sur plus de 2 500 hectares, dont 1 845 hectares classés en Réserve naturelle régionale.

    Pour tout renseignement : tourduvalat.com

    Pour parrainer un flamant : mon flamant.com

  • Un gène de tardigrade étend la durée de vie d’une autre espèce

    Un gène de tardigrade étend la durée de vie d’une autre espèce

    Le tardigrade est connu pour ça. Cet animal microscopique est capable de résister à des températures très élevées, des pressions très hautes et des radiations intenses. « Il survit à des doses mille fois plus élevées que celles qui nous tuent », souligne Aymeric Bailly. Si bien que les scientifiques l’étudient depuis longtemps. En 2016, des chercheurs japonais identifient le gène Dsup et la protéine pour laquelle il code. « Ils montrent qu’exprimer cette protéine dans des cellules cancéreuses humaines les rend plus résistantes aux rayons X, ajoute le chercheur. Nous voulions voir ce qu’il se passait lorsqu’on le faisait chez un organisme complet. »

    Collée à l’ADN

    Chez C. elegans, les chercheurs constatent que la protéine codée par Dsup se colle à l’ADN, comme cela avait été observé en 2016. « Il y avait des raisons de penser que cela pourrait être toxique, indique Aymeric Bailly. Mais ce n’est pas le cas. » Avec le gène Dsup, la durée de vie des vers est allongée d’environ 20%, leur résistance aux rayons X améliorée de 20% à 30%, et celle au stress oxydatif de 50% – quelques heures après une exposition à une molécule toxique, ils ont une chance sur deux d’être encore en vie alors que tous ceux dépourvus de Dsup sont morts.

    Une autre découverte concerne les mitochondries – qui produisent de l’énergie dans les cellules à partir d’oxygène. Lorsque Dsup est présent, les mitochondries respirent moins et produisent moins de radicaux libres – les « déchets » issus de la respiration. « C’est une grosse surprise », avance Aymeric Bailly. Mais quel lien entre Dsup et la respiration de la mitochondrie ? « Pour l’instant, nous ne savons pas, admet le chercheur. D’autant que nous n’avons jamais vu la protéine Dsup au niveau des mitochondries. » Peut-être régule-t-elle des gènes impactant la mitochondrie ? Ou est-ce que la simple présence de Dsup fait que la cellule réduit sa respiration ? « La prochaine étape est d’élucider ce mystère, conclut le chercheur. Et d’observer ce qu’il se passe en cellules humaines. »

    REPERES

    C. elegans

    Pour Caenorhabditis elegans. C’est le nom d’un petit organisme modèle très utilisé en génétique en raison de sa transparence, son court cycle de reproduction et sa facilité de manipulation. Il s’agit d’un ver d’environ un millimètre qui a permis de faire beaucoup de découvertes sur le vieillissement.

    R. varieornatus

    Pour Ramazzottius varieornatus. C’est le nom de l’espèce de tardigrade qui a été utilisée comme réservoir du gène Dsup pour le transposer chez C. elegans. Ce gène Dsup est unique aux tardigrades et est présent chez plusieurs espèces, mais pas toutes.

    Cryptobiose

    C’est l’état de vie ralentie, avec un métabolisme à l’arrêt, dans lequel entre le tardigrade lorsqu’il est exposé à un environnement défavorable. Cet état lui permet de résister à des températures et pressions extrêmes, ainsi qu’à des niveaux de radiations intenses

  • [Entretien] Aymeric Bailly : « Nos résultats questionnent l’idée d’un prix à payer pour vivre plus vieux »

    [Entretien] Aymeric Bailly : « Nos résultats questionnent l’idée d’un prix à payer pour vivre plus vieux »

    La Marseillaise : Vous montrez que transférer le gène Dsup du tardigrade au ver C. elegans lui permet de mieux résister aux radiations et au stress oxydatif et de vivre plus longtemps. Cela pourrait-il être le cas chez l’humain ?

    Aymeric Bailly : C’est une grande question. Mais il est difficile de le tester. Le stress oxydatif a un impact énorme sur le vieillissement. Si le gène Dsup, qui réduit le stress oxydatif chez C. elegans, a le même effet chez l’humain, il est possible que l’impact soit le même sur le vieillissement.

    Avec un possible allongement de la durée de vie humaine ?

    A.B. : Forcément, on y pense. Mais on ne fait pas ce qu’on veut avec la transgenèse chez l’humain. Notamment quand on touche au génome et aux cellules germinales. Éventuellement, il peut être envisageable de transposer un gène – sans le transmettre – pour exprimer une protéine transitoirement. Par exemple pour lutter contre une tumeur. Mais la question se pose pour le voyage spatial, pour rendre le matériel biologique (comme la nourriture) résistant aux radiations. L’ESA et la Nasa y travaillent.

    Que nous apprennent ces travaux sur le vieillissement ?

    A.B. : Ils questionnent la théorie qui veut que vivre plus longtemps nécessite forcément un prix à payer. Car généralement chez C. elegans, une modification génétique qui le fait vivre plus longtemps implique un coût. Exemple : retirer ses cellules germinales allonge sa durée de vie, mais l’empêche de se reproduire. Avec le gène Dsup, il vit plus longtemps mais nous n’observons aucun coût. C’est très étonnant.

  • Intimidation policière au collège Fontcarrade à Montpellier

    Intimidation policière au collège Fontcarrade à Montpellier

    Au collège Fontcarrade, ce qui ne devait être qu’un exercice « alerte intrusion » s’est transformé en intervention policière disproportionnée. L’affaire démarre le vendredi 7 novembre. Dans la salle de permanence, les collégiens sont surexcités et ne respectent pas les consignes. La CPE demande alors aux agents de police d’entrer et de leur expliquer l’importance de ce genre d’entraînement, quand l’un des élèves s’écrie : « Garde-à-vous ! » « L’un des policiers s’est mis en colère. Il a dit qu’il fouillerait les élèves si personne ne se dénonçait », raconte un.e AED (assistant d’éducation) sous couvert d’anonymat.

    Une menace rapidement mise à exécution. Les agents ont alors désigné six garçons au hasard, les ont placés contre le mur, les ont fouillés et ont relevé l’identité de quatre d’entre eux… « Nous, on était choqués. On ne s’attendait pas du tout à ce genre de réaction. On ne savait même pas si c’était légal ou pas », raconte l’AED. Dans un communiqué publié le 20 novembre, SUD Éducation dénonce un « abus de pouvoir » injustifié et illégal.

    « C’était un exercice, ce n’était pas un contrôle diligenté par le procureur. Et il a été réalisé sans l’accord du chef d’établissement, qui n’était même pas présent au début des fouilles », complète Philippe Pacheco, délégué SUD Éducation au sein du collège. Pour l’heure, le rectorat n’a souhaité répondre ni aux sollicitations du syndicat, ni à celles de la presse. Contactée, la préfecture affirme quant à elle avoir réclamé un rapport administratif à la Dasen (Directrice académique de l’éducation nationale) et à la DIPN (Direction interdépartementale de la Police nationale).

  • La der de Achdé au festival de la BD

    La der de Achdé au festival de la BD

    Lucky Luke et Jolly Jumper quittent le Far West pour la Cité des Papes ce week-end à l’occasion de la 7e édition du Festival de la bande dessinée d’Avignon.

    « Vingt-cinq illustrateurs et auteurs de BD seront dans l’hôtel de ville avec pas moins de 10 000 visiteurs attendus ces samedi 29 et dimanche 30 novembre, de 10h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h. Avec la volonté d’une édition apothéose », comme le confie la première magistrate (PS) d’Avignon, Cécile Helle. Parmi les artistes présents ce week-end, Achdé, illustrateur de Lucky Luke de 2004 à 2024, pour qui ce sera le dernier festival d’après les organisateurs. Ou encore Enrico Marini, qui signera exceptionnellement une trentaine d’œuvres pour l’événement, et Marc Bourgne, dessinateur de Michel Vaillant. « On a voulu mélanger tous les genres avec des auteurs qui ont permis à la BD d’exploser. Souvent, les gens ne connaissent pas directement les artistes mais connaissent les personnages », précise Frédéric Ranchin, président du Festival, qui se réjouit de l’entrée de l’événement dans les cinq plus gros rendez-vous du 9e art dans l’Hexagone. « Demandez au concierge de la mairie. Dès cinq heures du matin, les férus de BD, qu’on connaît tous au fil des éditions, sonnent pour être les premiers », sourit l’organisateur, qui attend entre 10 000 et 12 000 visiteurs tout au long du week-end.

    Taille humaine

    La taille et l’aspect plus humain et familial du Festival sont également mis en avant, avec « le choix de bien accueillir les dessinateurs et auteurs, qui est devenu notre marque de fabrique et c’est une satisfaction. Notamment avec le débat actuel autour du Festival d’Angoulême », lance Cécile Helle. « On avait beaucoup de demandes et on a dû faire des choix sur les auteurs car on n’a ni le budget, ni les structures pour pouvoir en accueillir plus. Cela montre bien qu’Avignon compte dans le milieu », poursuit Frédéric Ranchin. Et cela permet aussi aux librairies locales, qui tiendront aussi des stands, de faire le plein.

    L’entrée est gratuite lors des deux jours. Plus d’informations sur avignon.fr.

  • Quand policiers et ados se retrouvent balle au pied

    Quand policiers et ados se retrouvent balle au pied

    Est-il encore possible d’établir un dialogue entre la police et la population des quartiers sensibles ?

    Les initiatives prises par Romain Vesperini et Djamila Ouaki, deux agents de police intervenant dans les quartiers Nord de Marseille, ont montré que oui. « Nous avons travaillé en amont, avec les centres sociaux et le milieu associatif notamment, afin de voir ce qui était possible », explique Romain Vesperini.

    Avec ses équipes, ils sont allés à la rencontre des 14-16 ans, cibles privilégiées des guetteurs, à la Castellane, la Viste, Félix-Pyat, la Rose ou encore Frais-Vallon. « Nous avons senti une envie dans ces quartiers, une volonté de montrer une autre image du quotidien », témoigne Djamila Ouaki. Le football a été le vecteur naturel, « car il y avait des pratiquants dans la police et chez les jeunes ».

    Les tournois, dont le dernier en amont des Jeux olympiques, ont ainsi permis de former des équipes mixtes. Où adolescents et gardiens de la paix partageaient le même maillot, la même envie d’aller chercher quelque chose en commun.

    L’OM impliqué

    Avec le concours de la Région Sud, du préfet délégué à l’égalité des chances, du préfet de police et de la mairie des 13-14, ces tournois ont apporté un autre éclairage sur la vie dans les cités. Et grâce au concours de l’OM, le plus important a pu se jouer à l’OM Campus.

    « Pour les équipes, il y avait de belles dotations. Outre les tenues sportives complètes, les quatre qui arrivaient dans le dernier carré étaient récompensés, avec des chèques de 150 euros pour pratiquer le sport de leur choix », précise Romain Vesperini.

    Depuis que ces tournois ont eu lieu, les policiers intervenant dans les quartiers ont vu les relations s’apaiser. « Il y a même des gamins qui portent fièrement leur maillot floqué “Police” dans leur cité », témoigne Djamila Ouaki.

    Certains ont profité du chèque licence pour intégrer un club, que ce soit pour pratiquer le football, la boxe ou encore le MMA. « C’est ce qui est primordial, susciter la curiosité et l’envie de faire du sport », commente le policier.

    Le District de Provence a apprécié ces initiatives. D’autres villes, à l’image de Martigues, sont demandeuses. Et, au-delà du football, d’autres sports ont également montré un intérêt. Le rugby devrait prochainement mettre en place ses tournois. « Nous sommes également sollicités pour reprendre à Marseille. Avant, nous faisions les recherches. Maintenant, les associations viennent à nous » se réjouit Romain Vesperini.

  • Pratiques new-age douteuses : le CHU de Montpellier en plein « bad-trip »

    Pratiques new-age douteuses : le CHU de Montpellier en plein « bad-trip »

    L’affaire est surréaliste… Selon une enquête publiée par le Youtubeur
    G Milgram le 21 novembre, plusieurs médecins du Centre d’évaluation et de traitement de la douleur (CETD) de Montpellier pratiqueraient des méthodes douteuses impliquant des pseudo-traumatismes transgénérationnels, des remèdes à base de coquille d’huître, et des sur-interprétations fumeuses liées aux tenues vestimentaires des patientes…

    Selon Camille*, patiente anonyme atteinte de douleurs chroniques et à l’origine du signalement, le référent du centre anti-douleur du CHU de Montpellier aurait vrillé au tout premier rendez-vous. « Il m’a posé plein de questions sur ma grand-mère. Selon lui, la fibromyalgie est due à des traumatismes générationnels. Il me disait que c’était soit de la faute de la mère, soit de la grand-mère. Ça n’avait aucun sens », raconte-t-elle dans l’enquête vidéo. Un récit corroboré par une vidéo captée à Dax lors d’une conférence sur la fibromyalgie, une pathologie mal maîtrisée par le corps médical. Face à une patiente présente dans le public, Patrick Ginies s’adonne alors à une interprétation loufoque : « Quand on porte un bleu profond à votre âge encore jeune, c’est qu’on a perçu chez la mère ce défaut d’amour. » Même rengaine face à une patiente arborant une marinière ornée d’un cœur en strass. « Derrière ce cœur, il y a un cœur brisé », tente-t-il à la manière d’un médium…

    Dans la vidéo, Camille affirme avoir ensuite été prise en charge par le docteur Abossolo, ex-médecin du CETD, parti exercer en Suisse en 2024. L’homme lui aurait prodigué un massage du dos quasi-chamanique, à grand renfort de claquements de doigts et de cris stridents. Selon son récit et selon un document relayé par G Milgram, le médecin lui aurait ensuite prescrit un traitement à base de coquilles d’huîtres en poudre destiné à « reprogrammer les gênes ». « La guérison dépend de nos pensées, de notre spiritualité. Elle dépend aussi de notre relation à Dieu », affirme encore le médecin en public lors d’une conférence sur les médecines alternatives… sa blouse du CHU sur le dos.

    Procédure disciplinaire

    Quelques heures après la publication de la vidéo de G Milgram, qui a dépassé les 280 000 vues en cinq jours, l’hôpital de Montpellier a annoncé avoir suspendu Patrick Ginies à titre conservatoire le temps d’une enquête interne. La doyenne de la faculté de médecine a également initié « une évaluation pédagogique des enseignements pour apporter toute la transparence attendue sur les faits révélés ». Pour sa part, l’Ordre des médecins a aussi ouvert une procédure disciplinaire.

    « Cette vidéo m’a choqué… Je suis tombé des nues », confie le président Philippe Cathala. Suite à un signalement de la Miviludes (Mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires), l’Ordre des médecins avait ouvert une procédure à l’encontre du docteur Abossolo mi-2024, mais il n’imaginait pas que d’autres personnels du centre anti-douleur pouvaient aussi baigner dans ces pratiques obscures. « Ici, l’algologie et le docteur Ginies ont une très bonne réputation. Les patients étaient adressés en confiance. J’y ai aussi adressé mon propre père qui était en fin de vie il y a quelques mois », argue encore le légiste, abasourdi.

    Dès qu’il a pris connaissance de l’enquête, Philippe Cathala a appelé son confrère pour tenter de comprendre. Mais au bout du fil, le médecin assume. « Il ne se rend pas compte de l’effet dévastateur sur les gens qu’il essaie de remuer à la sauce psychanalytique de comptoir. » L’instruction de la procédure de l’Ordre des médecins prend en moyenne un à deux ans. D’ici là, le docteur Ginies aura probablement déjà pris sa retraite.

    Contacté, le docteur Ginies
    n’a pas donné suite.

  • [On passe à table] Le flan pâtissier traditionnel à la vanille de Madagascar

    [On passe à table] Le flan pâtissier traditionnel à la vanille de Madagascar

    Douceur emblématique de l’établissement, le flan traditionnel à la vanille dans son plus simple appareil est l’une des spécialités de Pascal Guglielmi, ancien cheminot devenu pâtissier par passion et dont il vous partage la recette.

    Réaliser la pâte sablée

    Dans un batteur ou saladier mettez la farine, le sucre, le sel et votre beurre bien froid coupé en petits cubes. Puis au robot ou avec les mains – une activité ludique à faire avec les plus jeunes – réalisez ce que l’on appelle le sablage. Filmez la pâte au contact et faites reposer au frigo quelques heures ou au congélateur si vous voulez aller vite mais pas plus d’une demi-heure. Après le temps de repos, étalez la pâte sur quelques millimètres, et faites un cercle d’environ 26 cm pour qu’il puisse remplir un cercle ou un moule de 18 cm de diamètre. Foncez la pâte sablée pour enlever le surplus et ainsi avoir la quantité suffisante pour tapisser l’entièreté du moule ou cercle, bords compris. Placez au congélateur pendant au moins une heure. L’objectif étant que l’appareil à flan ne dégouline pas de partout quand vous allez le verser sur la pâte.

    Une onctueuse crème pâtissière

    Pendant ce temps, vient le moment de réaliser la crème pâtissière du flan. Dans une casserole versez un litre de lait entier ou demi-écrémé puis ajoutez deux gousses de vanille maximum. Faites chauffer à feu doux et dans un saladier à part, blanchissez les œufs et le sucre. Versez-y ensuite la maïzena qui permet à la crème de bien se tenir. Quand le lait est à ébullition sortez du feu, versez une partie du lait dans le mélange qui se trouve dans le saladier. Puis une fois que tout est homogène, versez ledit mélange dans la casserole sur le feu avec le lait restant, mettez de nouveau à feu doux et mélangez jusqu’à épaississement de la crème. Au sortir du feu, déposez un petit morceau de beurre.

    Sortez la pâte du congélateur et remplissez avec la crème pâtissière à l’aide d’une louche, vous pouvez lisser le tout avec une spatule. Enfournez le tout à 170° pendant une heure.

    Afin que le flan se tienne bien il vous faudra attendre le lendemain pour le déguster sinon avec la chaleur il risquerait de s’écrouler… Alors, on patiente et la dégustation n’en sera que meilleure ! Bon appétit.

    Les ingrédients

    Pour un flan il vous faudra :

    – 250g de farine

    – 125g de beurre froid

    – 260g de sucre en poudre

    – 5 œufs entiers

    – 1 pincée de sel et 2 gousses de vanille

    – 100g de maïzena

    – 1L de lait demi-écrémé ou entier

    Agathe L’hôte