Author: tecnavia

  • Bicentenaire flamboyant pour l’Opéra du Grand Avignon

    Bicentenaire flamboyant pour l’Opéra du Grand Avignon

    Deux cents ans d’accès gratuit à l’Opéra du Grand Avignon, soit jusqu’au 31 décembre 2226, c’est ce que fait miroiter l’établissement avec la grande quête du mystère de l’Opéra.

    Une opération inédite lancée à l’occasion du bicentenaire du lieu. Celui ou celle qui, à partir d’une série de 8 énigmes inscrites dans deux livrets distincts (l’un déjà disponible gratuitement à l’Opéra, l’autre le sera en janvier prochain), arrivera le premier à reconstituer une phrase mystère remportera ce prix inédit.

    Programmation chargée

    « Je me suis essayé à l’exercice en toute virginité. Et il faut quand même bien se creuser les méninges », confie avec un grand sourire Frédéric Roels, directeur de l’établissement culturel.

    L’Opéra du Grand Avignon conseille tout de même aux participants de se rendre sur place « afin de repérer les éléments qui pourraient manquer de précision sur le web ».

    Mais la fête ne s’arrête pas là, le Grand Avignon ne souhaitant pas « faire quelque chose d’intimiste mais partagé entre tous », comme le confie Claude Morel, vice-président de l’intercommunalité délégué au spectacle vivant. Et ce avec des événements comme un marathon de danse en avril prochain ou encore des travaux avec des établissements scolaires.

    Programme complet sur operagrandavignon.fr

  • Défi relevé pour les Foulées de l’espoir

    Défi relevé pour les Foulées de l’espoir

    Défi relevé pour les Foulées de l’espoir. Samedi, les membres de cette association qui conjugue les exploits sportifs et humanitaires ont remis un chèque de 20 380 euros à l’association le Sport de Titou qui permet à des enfants atteints de maladies orphelines et placés en IME d’accéder à des activités sportives.

    Le principe est simple : vendre symboliquement les kilomètres parcourus pour récolter des fonds. Cette année, le périple de ces amateurs d’ultrafond -course à pied au-delà du marathon- leur a fait parcouvrir 714 kilomètres entre le 30 mai et le 8 juin pour relier le Luc-en-Provence à Mende. Chaque membre participe à sa manière. « Fanny a effectué 30kms tous les jours en courant, Nicolas 25kms en courant tous les jours, Manu a effectué l’ensemble du périple en VTT, mon épouse Hélène s’est occupée de toute la logistique et j’ai effectué les 714kms en courant », retrace Marc Arnal, policier et président de l’association.

    La remise du chèque a eu lieu à la CRS 59 d’Ollioules sur invitation du commandant Jean-Jacques Cochard en présence de 70 convives dont les adjoints au Sports d’Ollioules et du Luc-en-Provence. Dans ce cadre magnifique, ils ont dignement célébré le record de dons récoltés battu, pour cette initiative lancée en 2006.

  • Transports, finances, eau… la dense rentrée du Grand Avignon

    Transports, finances, eau… la dense rentrée du Grand Avignon

    Habituellement, un conseil communautaire de reprise se tient en septembre, où sont étudiés notamment les bilans annuels des délégations de services publics (transports, déchets, eau) avant une autre séance, en octobre, où les lignes budgétaires de l’année à venir sont présentées. Changement de pied, à l’approche de la dernière ligne droite de la mandature : l’ensemble de ces délibérations sera étudié ce lundi soir (18h, salle de Montfavet) sur la même séance.

    Un total de 20 rapports à aborder. Peut-être enfin l’occasion d’avoir un éclairage plus poussé sur la gestion de la SPL Tecelys, qui gère le réseau de transport depuis 3 ans. Il y a an, nous révélions les conditions fracassantes du départ du directeur général des services du Grand Avignon, dézinguant la gestion « en roue libre » de la SPL. Dans la foulée, un audit indépendant était annoncé dont on attend toujours les conclusions. Le sujet sera certainement remis sur la table, d’autant qu’une délibération traite des réponses apportées par l’agglo à un rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) sur les enjeux de mobilité. Là aussi, un contrôle poussé de Tecelys par la CRC avait été évoqué, sans indication nouvelle à ce stade. Sur le bilan annuel des transports 2024, notons une progression de la fréquentation du réseau Orizo de 7,8% avec 14,1 millions de personnes transportées.

    Encore trop d’eau

    de perdue

    La gestion des déchets – chaotique en 2024 avec le changement en cours d’année du délégataire – pourrait être aussi l’occasion de revenir sur le projet avorté de déchetterie-recyclerie à Agroparc, abandonné il y a un mois. La gestion de l’eau, confiée au groupe Suez jusqu’à fin 2028, est aussi scrutée de près notamment par le Collectif de l’eau qui réclame une gestion publique. Cette année encore des pénalités devraient être infligées (170 000 euros l’an dernier) au délégataire qui ne respecte pas le seuil de fuite d’eau dans les réseaux. En 2024, le taux de rendement, soit la part d’eau produite qui arrive bien au robinet, était au global de 75,35%, soit une baisse de 2,36%). Ce qui signifie qu’un quart de l’eau produite est gaspillé. Si le secteur gardois Pujaut/Sauveterre/ Roquemaure progresse (+8%), il partait de loin. En revanche, après avoir atteint 80% en 2022, le taux de rendement à Avignon recule encore (75,69%).

    Enfin, gros morceau placé en fin de séance, le rapport d’orientation budgétaire (ROB). D’année en année, au vu de l’instabilité gouvernementale, le document relève presque de la gageure. L’association des intercommunalités de France avait chiffré à 4,03 millions d’euros
    (-4,8%) les pertes de recettes pour le Grand Avignon du projet de budget 2026 version Bayrou. Le ROB prévoit d’ailleurs une forte rigueur avec une progression des recettes de fonctionnement de seulement 0,1% contre 3,7% l’an dernier. Les dotations de l’État seront au mieux « maintenues » ou pire « en léger repli ». Cela va se traduire dans les investissements avec des dépenses d’équipements en baisse (28,5 millions d’euros contre 43,5 l’an dernier). Un équilibre précaire qui sera très certainement amendé dans six mois à l’issue des élections municipales et communautaires où une nouvelle majorité s’installera au Grand Avignon.

  • Transports, finances, eau… la dense rentrée du Grand Avignon

    Habituellement, un conseil communautaire de reprise se tient en septembre, où sont étudiés notamment les bilans annuels des délégations de services publics (transports, déchets, eau) avant une autre séance, en octobre, où les lignes budgétaires de l’année à venir sont présentées. Changement de pied, à l’approche de la dernière ligne droite de la mandature : l’ensemble de ces délibérations sera étudié ce lundi soir (18h, salle de Montfavet) sur la même séance.

    Un total de 20 rapports à aborder. Peut-être enfin l’occasion d’avoir un éclairage plus poussé sur la gestion de la SPL Tecelys, qui gère le réseau de transport depuis 3 ans. Il y a an, nous révélions les conditions fracassantes du départ du directeur général des services du Grand Avignon, dézinguant la gestion « en roue libre » de la SPL. Dans la foulée, un audit indépendant était annoncé dont on attend toujours les conclusions. Le sujet sera certainement remis sur la table, d’autant qu’une délibération traite des réponses apportées par l’agglo à un rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) sur les enjeux de mobilité. Là aussi, un contrôle poussé de Tecelys par la CRC avait été évoqué, sans indication nouvelle à ce stade. Sur le bilan annuel des transports 2024, notons une progression de la fréquentation du réseau Orizo de 7,8% avec 14,1 millions de personnes transportées.

    Encore trop d’eau

    de perdue

    La gestion des déchets – chaotique en 2024 avec le changement en cours d’année du délégataire – pourrait être aussi l’occasion de revenir sur le projet avorté de déchetterie-recyclerie à Agroparc, abandonné il y a un mois. La gestion de l’eau, confiée au groupe Suez jusqu’à fin 2028, est aussi scrutée de près notamment par le Collectif de l’eau qui réclame une gestion publique. Cette année encore des pénalités devraient être infligées (170 000 euros l’an dernier) au délégataire qui ne respecte pas le seuil de fuite d’eau dans les réseaux. En 2024, le taux de rendement, soit la part d’eau produite qui arrive bien au robinet, était au global de 75,35%, soit une baisse de 2,36%). Ce qui signifie qu’un quart de l’eau produite est gaspillé. Si le secteur gardois Pujaut/Sauveterre/ Roquemaure progresse (+8%), il partait de loin. En revanche, après avoir atteint 80% en 2022, le taux de rendement à Avignon recule encore (75,69%).

    Enfin, gros morceau placé en fin de séance, le rapport d’orientation budgétaire (ROB). D’année en année, au vu de l’instabilité gouvernementale, le document relève presque de la gageure. L’association des intercommunalités de France avait chiffré à 4,03 millions d’euros
    (-4,8%) les pertes de recettes pour le Grand Avignon du projet de budget 2026 version Bayrou. Le ROB prévoit d’ailleurs une forte rigueur avec une progression des recettes de fonctionnement de seulement 0,1% contre 3,7% l’an dernier. Les dotations de l’État seront au mieux « maintenues » ou pire « en léger repli ». Cela va se traduire dans les investissements avec des dépenses d’équipements en baisse (28,5 millions d’euros contre 43,5 l’an dernier). Un équilibre précaire qui sera très certainement amendé dans six mois à l’issue des élections municipales et communautaires où une nouvelle majorité s’installera au Grand Avignon.

  • Toulon retrouve le podium après la victoire face à Pau

    Toulon retrouve le podium après la victoire face à Pau

    Conquérants devant leur public, les pensionnaires du RC Toulon ont réalisé une brillante opération (33-17), samedi après-midi, face à la Section Paloise. Ce succès maîtrisé, le troisième de la saison sur les quatre premières journées des Rouge et Noir, leur permet de siéger sur le podium du Top 14. « On prend cinq points, on est très content sur le plan comptable », se réjouit Pierre Mignoni, conscient que son équipe « aurait pu perdre le bonus », suite à une fin de match poussive des Palois inspirés dès l’entrée en jeu de l’international argentin et ancien membre de la maison varoise, Facundo Isa. « Cela aurait été une grosse déception. Maintenant, j’ai envie de rester positif et il faut l’être un peu. Nous avons fait des choses très intéressantes, il faut contrôler davantage le jeu sur nos annonces et être plus clair pour aider nos avants. Par moments, on les met une difficulté. C’est la première chose », pointe-t-il, avant de poursuivre : « Dès qu’on enchaînait et qu’on était précis, on les mettait en difficulté avec de beaux essais. C’est une bonne chose, il faut continuer et progresser. Je vois le potentiel de ce groupe. On a perdu trois rucks de trop ce soir. On va en faire la semaine prochaine, on va se préparer. »

    Grand Ribbans

    L’un des grands points positifs de cette rencontre reste l’excellente défense appliquée par les héros de Mayol. « Je crois qu’on a été dur sur l’homme, on a bien travaillé sur des efforts dans les rucks, on était bien connecté », remarque le manager toulonnais, toutefois persuadé que ses protégés ont « par moments manqué de connexion » et qui l’ont « payé cash ». « Je veux que l’on soit encore bien meilleur sur cela. On ne doit pas laisser revenir cette équipe au risque de perdre un point. C’est lié à la défense mais aussi sur des décisions à la fin. Il faut être bien meilleurs. » Parmi ses cadres, le capitaine David Ribbans s’est montré exemplaire sur le terrain, aussi bien en défense où il a réussi onze des douze plaquages qu’il a tentés dans la partie, qu’en attaque où il a été l’auteur d’un essai en force et a aidé Esteban Abadie à filer jusqu’en terre promise. « C’est un des leaders de cette équipe, c’est quelqu’un qui a besoin de sentir la connexion avec ses trois-quarts. Il ne peut pas s’épuiser à chercher des solutions. Il doit faire son job comme il le fait très bien. Je veux des garçons autour qui lui apportent des solutions car il ne va pas faire tout tout seul. Il fait déjà beaucoup de choses », reconnaît Mignoni.

  • Toulon retrouve le podium après la victoire face à Pau

    Conquérants devant leur public, les pensionnaires du RC Toulon ont réalisé une brillante opération (33-17), samedi après-midi, face à la Section Paloise. Ce succès maîtrisé, le troisième de la saison sur les quatre premières journées des Rouge et Noir, leur permet de siéger sur le podium du Top 14. « On prend cinq points, on est très content sur le plan comptable », se réjouit Pierre Mignoni, conscient que son équipe « aurait pu perdre le bonus », suite à une fin de match poussive des Palois inspirés dès l’entrée en jeu de l’international argentin et ancien membre de la maison varoise, Facundo Isa. « Cela aurait été une grosse déception. Maintenant, j’ai envie de rester positif et il faut l’être un peu. Nous avons fait des choses très intéressantes, il faut contrôler davantage le jeu sur nos annonces et être plus clair pour aider nos avants. Par moments, on les met une difficulté. C’est la première chose », pointe-t-il, avant de poursuivre : « Dès qu’on enchaînait et qu’on était précis, on les mettait en difficulté avec de beaux essais. C’est une bonne chose, il faut continuer et progresser. Je vois le potentiel de ce groupe. On a perdu trois rucks de trop ce soir. On va en faire la semaine prochaine, on va se préparer. »

    Grand Ribbans

    L’un des grands points positifs de cette rencontre reste l’excellente défense appliquée par les héros de Mayol. « Je crois qu’on a été dur sur l’homme, on a bien travaillé sur des efforts dans les rucks, on était bien connecté », remarque le manager toulonnais, toutefois persuadé que ses protégés ont « par moments manqué de connexion » et qui l’ont « payé cash ». « Je veux que l’on soit encore bien meilleur sur cela. On ne doit pas laisser revenir cette équipe au risque de perdre un point. C’est lié à la défense mais aussi sur des décisions à la fin. Il faut être bien meilleurs. » Parmi ses cadres, le capitaine David Ribbans s’est montré exemplaire sur le terrain, aussi bien en défense où il a réussi onze des douze plaquages qu’il a tentés dans la partie, qu’en attaque où il a été l’auteur d’un essai en force et a aidé Esteban Abadie à filer jusqu’en terre promise. « C’est un des leaders de cette équipe, c’est quelqu’un qui a besoin de sentir la connexion avec ses trois-quarts. Il ne peut pas s’épuiser à chercher des solutions. Il doit faire son job comme il le fait très bien. Je veux des garçons autour qui lui apportent des solutions car il ne va pas faire tout tout seul. Il fait déjà beaucoup de choses », reconnaît Mignoni.

  • Matthew O’Riley s’impose en nouveau patron de l’OM

    Matthew O’Riley s’impose en nouveau patron de l’OM

    Après Lorient, le PSG et Strasbourg, c’est au tour de Metz d’être terrassé par le rouleau compresseur olympien.

    Samedi, les hommes de Roberto De Zerbi étaient attendus au tournant chez la lanterne rouge. Surtout après leur démonstration de force aux dépens de l’Ajax, en Ligue des Champions (4-0). Et comme ils pouvaient s’y attendre, ils ont dû faire preuve de patience avant de trouver la faille dans le bloc mis en place par Stéphane le Mignan.

    « Ce match-là, la saison dernière, nous l’aurions perdu », a commenté Roberto De Zerbi, après que son équipe se soit finalement imposée 0-3. Car c’est en seconde période, après avoir usé les Lorrains, que l’OM a fini par trouver la première faille. « Même en première mi-temps, j’ai vu de bonnes choses », a poursuivi l’entraîneur marseillais qui reconnaît que, par rapport à sa première saison sur le banc, « mon équipe a gagné en maturité ».

    Le départ précipité d’Adrien Rabiot, cheville ouvrière du retour de l’OM en Ligue des Champions, aurait pu plomber le milieu de terrain. Mais Medhi Benatia a trouvé l’homme capable de prendre le relais. Et même de hausser le rythme dans ce secteur.

    Un Valentin Rongier

    plus percutant

    Arrivé en toute fin de mercato, Matthew O’Riley a rapidement trouvé ses repères dans le groupe. Roberto De Zerbi a su trouver les bons éléments pour l’encadrer et en faire désormais un rouage essentiel de son onze. En témoignent ses titularisations dans les derniers matches, alors que l’Italien avait mis en place une rotation.

    Le Danois a un avantage, « il peut évoluer dans plusieurs registres », détaille son entraîneur. Mais ce qui le rend presque indispensable désormais, c’est sa complicité avec Pierre-Émile Höjbjerg. « Ils évoluent ensemble en sélection et ont des automatismes », poursuit l’Italien.

    De fait, qu’il joue derrière la pointe offensive, comme à Metz, ou en tandem avec son compatriote, Matthew O’Riley apporte des solutions dans tous les secteurs du jeu. Un peu comme pouvait le faire Valentin Rongier. Avec un peu plus de percussion et d’audace, comme l’a montré son but à Metz samedi.

    Outre son impact et sa vision du jeu, l’ancien joueur de Brighton a aussi dans ses atouts le fait d’être gaucher. « Cela compte dans notre manière de jouer », souligne Roberto De Zerbi. Une caractéristique qui a des conséquences sur le terrain. « Son positionnement du corps est différent de ce que peut proposer Pierre-Émile Höjbjerg, il peut s’insérer dans le jeu et marquer des buts. »

    Depuis qu’il a remplacé Amine Gouiri en cours de jeu face à Lorient, Matthew O’Riley n’a plus quitté le onze de départ. Roberto De Zerbi l’a utilisé dans plusieurs registres. Mais sa prestation à Metz, où il a délivré une passe décisive et inscrit son premier but sous le maillot olympien, ouvre des perspectives pour la suite de la saison, dans un secteur où, avec le retour de blessure de Geoffrey Kondogbia et l’affirmation de Bilel Nadir, la concurrence sera de plus en plus rude, mais nécessaire afin que l’OM puisse alimenter ses ambitions.

    La trêve internationale qui arrive va permettre à Roberto De Zerbi de poursuivre ses réflexions afin d’améliorer encore ce qui peut l’être. À Metz, il a identifié des secteurs qui avaient encore besoin d’être travaillés. « Nous pouvons progresser dans le pressing sans ballon, mais également dans la gestion du jeu lorsque nous en avons la possession », a-t-il reconnu.

    Il insiste aussi sur les performances individuelles dans le collectif. « Chacun doit s’améliorer pour attaquer, défendre, marquer des buts, être cynique devant le but. » Pour l’entraîneur phocéen, il y a un modèle à suivre : Amine Gouiri. « Il n’a pas débuté pour des raisons tactiques, car j’avais besoin de profondeur, ce qu’a apporté Robinio Vaz. Mais je suis content de ce qu’il a réalisé », conclut-il.

    « Son positionnement est différent de ce que propose Pierre-Émile Höjbjerg »

  • Matthew O’Riley s’impose en nouveau patron de l’OM

    Après Lorient, le PSG et Strasbourg, c’est au tour de Metz d’être terrassé par le rouleau compresseur olympien.

    Samedi, les hommes de Roberto De Zerbi étaient attendus au tournant chez la lanterne rouge. Surtout après leur démonstration de force aux dépens de l’Ajax, en Ligue des Champions (4-0). Et comme ils pouvaient s’y attendre, ils ont dû faire preuve de patience avant de trouver la faille dans le bloc mis en place par Stéphane le Mignan.

    « Ce match-là, la saison dernière, nous l’aurions perdu », a commenté Roberto De Zerbi, après que son équipe se soit finalement imposée 0-3. Car c’est en seconde période, après avoir usé les Lorrains, que l’OM a fini par trouver la première faille. « Même en première mi-temps, j’ai vu de bonnes choses », a poursuivi l’entraîneur marseillais qui reconnaît que, par rapport à sa première saison sur le banc, « mon équipe a gagné en maturité ».

    Le départ précipité d’Adrien Rabiot, cheville ouvrière du retour de l’OM en Ligue des Champions, aurait pu plomber le milieu de terrain. Mais Medhi Benatia a trouvé l’homme capable de prendre le relais. Et même de hausser le rythme dans ce secteur.

    Un Valentin Rongier

    plus percutant

    Arrivé en toute fin de mercato, Matthew O’Riley a rapidement trouvé ses repères dans le groupe. Roberto De Zerbi a su trouver les bons éléments pour l’encadrer et en faire désormais un rouage essentiel de son onze. En témoignent ses titularisations dans les derniers matches, alors que l’Italien avait mis en place une rotation.

    Le Danois a un avantage, « il peut évoluer dans plusieurs registres », détaille son entraîneur. Mais ce qui le rend presque indispensable désormais, c’est sa complicité avec Pierre-Émile Höjbjerg. « Ils évoluent ensemble en sélection et ont des automatismes », poursuit l’Italien.

    De fait, qu’il joue derrière la pointe offensive, comme à Metz, ou en tandem avec son compatriote, Matthew O’Riley apporte des solutions dans tous les secteurs du jeu. Un peu comme pouvait le faire Valentin Rongier. Avec un peu plus de percussion et d’audace, comme l’a montré son but à Metz samedi.

    Outre son impact et sa vision du jeu, l’ancien joueur de Brighton a aussi dans ses atouts le fait d’être gaucher. « Cela compte dans notre manière de jouer », souligne Roberto De Zerbi. Une caractéristique qui a des conséquences sur le terrain. « Son positionnement du corps est différent de ce que peut proposer Pierre-Émile Höjbjerg, il peut s’insérer dans le jeu et marquer des buts. »

    Depuis qu’il a remplacé Amine Gouiri en cours de jeu face à Lorient, Matthew O’Riley n’a plus quitté le onze de départ. Roberto De Zerbi l’a utilisé dans plusieurs registres. Mais sa prestation à Metz, où il a délivré une passe décisive et inscrit son premier but sous le maillot olympien, ouvre des perspectives pour la suite de la saison, dans un secteur où, avec le retour de blessure de Geoffrey Kondogbia et l’affirmation de Bilel Nadir, la concurrence sera de plus en plus rude, mais nécessaire afin que l’OM puisse alimenter ses ambitions.

    La trêve internationale qui arrive va permettre à Roberto De Zerbi de poursuivre ses réflexions afin d’améliorer encore ce qui peut l’être. À Metz, il a identifié des secteurs qui avaient encore besoin d’être travaillés. « Nous pouvons progresser dans le pressing sans ballon, mais également dans la gestion du jeu lorsque nous en avons la possession », a-t-il reconnu.

    Il insiste aussi sur les performances individuelles dans le collectif. « Chacun doit s’améliorer pour attaquer, défendre, marquer des buts, être cynique devant le but. » Pour l’entraîneur phocéen, il y a un modèle à suivre : Amine Gouiri. « Il n’a pas débuté pour des raisons tactiques, car j’avais besoin de profondeur, ce qu’a apporté Robinio Vaz. Mais je suis content de ce qu’il a réalisé », conclut-il.

    « Son positionnement est différent de ce que propose Pierre-Émile Höjbjerg »

  • Gérard Paquet, créateur de Châteauvallon : « C’était l’aventure humaine qui nous intéressait, pas l’art »

    Gérard Paquet, créateur de Châteauvallon : « C’était l’aventure humaine qui nous intéressait, pas l’art »

    La Marseillaise : Comment et pourquoi vous est venue l’idée
    de créer Châteauvallon ?

    Gérard Paquet : Quand j’avais 18 ans, je faisais la cour à une fille qui s’appelait Monique. Pour se débarrasser de moi, elle m’a présenté Komatis [Henri, architecte qui a créé Châteauvallon avec Paquet, Ndlr]. Il est devenu mon meilleur ami, malgré nos 22 ans d’écart. On rêvait et un jour, on s’est dit qu’on allait faire un truc ensemble. On avait décidé de trouver une belle baraque à retaper, avec une idée très vague. Un jour, une amie de ma mère lui a suggéré de me parler de Châteauvallon. Je suis allé le repérer un samedi matin.

    C’était un bel endroit, mais il n’y avait rien et la bastide était en ruines. Le maire d’Ollioules n’avait jamais voulu la louer. Mais comme il avait été réélu grâce à mon père, il nous l’a louée, à hauteur de 10 francs par an pour 33 ans. On a mis 100 balles (sic) chacun, et on s’est mis au boulot. Komatis était doué de ses mains, moi je ne savais rien faire à part commander, sans ne jamais donner d’ordre. Les choses se sont faites naturellement et on en a fait un lieu culturel. J’ai toujours pensé que j’avais un destin. Châteauvallon a été constitué de plein de hasards, qui ont fait le mien.

    Nous étions alors au cœur
    d’un âge d’or de la culture
    en France, avec la présence au gouvernement d’André Malraux. Cela vous a-t-il été favorable ?

    G.P. : Oui, clairement. J’ai même l’outrecuidance de penser qu’on a été les seuls fidèles à ce qu’il souhaitait, c’est-à-dire une vraie ambition liée à la création. Mais on n’a pas été subventionné par le ministère de la Culture tout de suite car on était un lieu d’initiative personnelle. C’est Guy Brajot, ancien administrateur d’outre-mer, qui avait intégré le ministère de la Culture, qui nous a choisis. Mais ce n’est pas vraiment l’art qui nous intéressait, c’était l’aventure humaine. Avec Henri [Komatis], on n’avait pas de discussion à ce sujet. La seule qui en était passionnée c’était Simone, sa femme.

    En 1995, le FN arrive à Toulon. Vous refusez ses subventions
    et, en fin de compte, vous êtes licencié et l’association est dissoute. Comment l’avez-vous vécu ?

    G.P. : Dès le lendemain de l’élection, j’ai déclaré que je ne demanderai plus de subvention à la Ville. On ne demande pas d’argent à quelqu’un du Front national, c’était une question de principe. Personne n’était d’accord avec moi. Les gens se sont dit que j’avais combattu le Front national, mais ils n’ont pas compris que refuser de l’argent dans un monde dominé par l’argent, ça a du sens. C’est fondateur de quelque chose. J’ai ensuite continué à diriger le lieu, avant d’en être viré, mais pas par le Front national. Eux étaient contents d’avoir le théâtre sans avoir à donner de l’argent. C’est à cause de Jean-Charles Marchiani, préfet du Var de l’époque [de 1995 à 1997], qui était un immonde salopard (sic), et un ami de Charles Pasqua. Comme il représentait l’État au sein du conseil d’administration et que j’avais refusé l’argent, il a nommé un administrateur judiciaire, alors que pendant un an, j’avais réussi à faire fonctionner le lieu sans subvention. Il avait tous les pouvoirs et il m’a viré.

    La raison, c’est qu’on publiait un programme tous les deux mois. Dans l’ours [page indiquant les personnes ayant pris part à l’élaboration de la programmation, Ndlr], on n’avait pas mentionné l’administrateur judiciaire, ce qui a été considéré comme une faute grave. Le lendemain, après 33 ans de Châteauvallon, j’ai été viré sans un centime d’indemnité. Mais ça m’a sauvé car je n’aurais jamais pu travailler avec le Front national.

    Comment est-ce que cela vous
    a sauvé ?

    G.P. : Catherine Trautmann, qui était alors ministre de la Culture, m’a récupéré. À Châteauvallon, on était les seuls à joindre l’art et la science. Au ministère, on réfléchissait sur celle-ci, car c’est ce qui a changé le monde du XVIIIe au XXe siècle. Trautmann m’a fait écrire une étude sur le rôle que la science pouvait jouer dans l’univers de la culture. Elle était d’accord, mais son cabinet n’a pas voulu de moi. On m’a viré vers la cité des sciences. De là, j’ai fini à la Maison des Métallos [ancien siège de la CGT converti en lieu culturel par la mairie de Paris, que Paquet a participé à ouvrir, en tant que directeur de 2003 à 2009, Ndlr]. Je l’avais d’ailleurs fait visiter à de vieux militants, qui m’avaient fait le plus beau compliment qu’on pouvait me faire, en me disant « on se sent encore chez nous ».

    Votre gestion financière a aussi été remise en cause au moment
    de votre éviction…

    G.P. : J’ai eu à côté de moi une femme qui s’appelait Nicole Jarier [administratrice historique de Châteauvallon, Ndlr]. Elle gérait très bien et elle est arrivée avant que je n’aie le temps de mal gérer. Je me payais très mal, avec Henri, on a eu notre premier salaire de 200 francs en 1971. On a eu un déficit en 1994, qui s’est expliqué par la programmation de West Side Story et Martha Graham, cette même année, durant laquelle le dollar est passé de 4 à 10 francs. On a eu 1 million de francs de déficit, qu’on a remboursé intégralement un an après. Mais il est vrai que je n’aurais jamais été un bon gestionnaire financier. En revanche, j’avais quelqu’un de solide à mes côtés.

    N’avez-vous pas regretté d’avoir été dépossédé de votre œuvre ?

    G.P. : Non, parce que je savais que je ne pouvais pas aller plus loin. J’ai compris une chose assez tard, c’est que qu’on ne peut pas aller au-delà de ce qu’une ville peut porter, peu importe son talent. Et je pense qu’en portant Châteauvallon, on a été à l’extrême limite de ce qu’une ville comme Toulon pouvait faire. En étant parti, j’ai vécu un certain nombre d’aventures, et je ne regrette pas. J’ai pu faire des choses dont je n’ai pas trop à rougir.

    Quel regard portez-vous
    sur l’évolution de la culture
    en France ?

    G.P. : Je ne connais rien à la culture, je n’ai par exemple jamais été au Théâtre Liberté, que j’ai pourtant créé. En revanche, la culture faisait à l’époque partie des deux ou trois préoccupations au cœur de la vie politique française. Ce n’est plus le cas. Ça s’est perdu, on fait beaucoup de choses, il y a des artistes. Mais à l’époque, et c’était sûrement dû à de Gaulle, mais pas que, il y avait une volonté d’État de faire exister la culture dans la vie politique. Je ne sais même pas quoi dire sur son évolution. Ce qui m’intéresse, c’est la vie humaine. Mes livres, ce sont les gens que je rencontre.

    Et sur l’évolution de Châteauvallon ? Est-ce toujours une « utopie réaliste » ?

    G.P. : C’est une chose que j’ai faite par hasard et dont je suis assez fier. Châteauvallon, c’est la culture en rapport avec l’humanité, l’histoire, l’ensemble des choses de la vie, c’est quelque chose de vital. L’art n’est pas suffisant. L’utopie réaliste, c’est un terme que j’avais glissé à Edgar Morin pour les 20 ans de Châteauvallon. Pour moi, le résultat de toutes ces années d’existence reste une utopie réaliste, mais ce que je sais surtout, c’est que j’ai beaucoup d’amitié et de respect pour Charles Berling. Je trouve qu’il travaille trop, mais c’est un homme extrêmement ouvert, honnête, très loyal.

    On va d’ailleurs faire ensemble ma dernière œuvre, intitulée Une pensée pour le Monde. Une réflexion sur la mondialisation, qui existe sans ne jamais avoir été pensée. Elle révèle que les gens se combattent, dans un monde qui est tout sauf une unité. J’aimerais contribuer en développant un narratif sur ce que pourrait être un monde de paix, où les gens se parlent sans s’entretuer. En ce qui me concerne, l’utopie réaliste continue.

    « Avec Berling, on va faire ma dernière œuvre, “Une pensée pour le monde”,
    une réflexion sur
    la mondialisation »

  • Gérard Paquet, créateur de Châteauvallon : « C’était l’aventure humaine qui nous intéressait, pas l’art »

    La Marseillaise : Comment et pourquoi vous est venue l’idée
    de créer Châteauvallon ?

    Gérard Paquet : Quand j’avais 18 ans, je faisais la cour à une fille qui s’appelait Monique. Pour se débarrasser de moi, elle m’a présenté Komatis [Henri, architecte qui a créé Châteauvallon avec Paquet, Ndlr]. Il est devenu mon meilleur ami, malgré nos 22 ans d’écart. On rêvait et un jour, on s’est dit qu’on allait faire un truc ensemble. On avait décidé de trouver une belle baraque à retaper, avec une idée très vague. Un jour, une amie de ma mère lui a suggéré de me parler de Châteauvallon. Je suis allé le repérer un samedi matin.

    C’était un bel endroit, mais il n’y avait rien et la bastide était en ruines. Le maire d’Ollioules n’avait jamais voulu la louer. Mais comme il avait été réélu grâce à mon père, il nous l’a louée, à hauteur de 10 francs par an pour 33 ans. On a mis 100 balles (sic) chacun, et on s’est mis au boulot. Komatis était doué de ses mains, moi je ne savais rien faire à part commander, sans ne jamais donner d’ordre. Les choses se sont faites naturellement et on en a fait un lieu culturel. J’ai toujours pensé que j’avais un destin. Châteauvallon a été constitué de plein de hasards, qui ont fait le mien.

    Nous étions alors au cœur
    d’un âge d’or de la culture
    en France, avec la présence au gouvernement d’André Malraux. Cela vous a-t-il été favorable ?

    G.P. : Oui, clairement. J’ai même l’outrecuidance de penser qu’on a été les seuls fidèles à ce qu’il souhaitait, c’est-à-dire une vraie ambition liée à la création. Mais on n’a pas été subventionné par le ministère de la Culture tout de suite car on était un lieu d’initiative personnelle. C’est Guy Brajot, ancien administrateur d’outre-mer, qui avait intégré le ministère de la Culture, qui nous a choisis. Mais ce n’est pas vraiment l’art qui nous intéressait, c’était l’aventure humaine. Avec Henri [Komatis], on n’avait pas de discussion à ce sujet. La seule qui en était passionnée c’était Simone, sa femme.

    En 1995, le FN arrive à Toulon. Vous refusez ses subventions
    et, en fin de compte, vous êtes licencié et l’association est dissoute. Comment l’avez-vous vécu ?

    G.P. : Dès le lendemain de l’élection, j’ai déclaré que je ne demanderai plus de subvention à la Ville. On ne demande pas d’argent à quelqu’un du Front national, c’était une question de principe. Personne n’était d’accord avec moi. Les gens se sont dit que j’avais combattu le Front national, mais ils n’ont pas compris que refuser de l’argent dans un monde dominé par l’argent, ça a du sens. C’est fondateur de quelque chose. J’ai ensuite continué à diriger le lieu, avant d’en être viré, mais pas par le Front national. Eux étaient contents d’avoir le théâtre sans avoir à donner de l’argent. C’est à cause de Jean-Charles Marchiani, préfet du Var de l’époque [de 1995 à 1997], qui était un immonde salopard (sic), et un ami de Charles Pasqua. Comme il représentait l’État au sein du conseil d’administration et que j’avais refusé l’argent, il a nommé un administrateur judiciaire, alors que pendant un an, j’avais réussi à faire fonctionner le lieu sans subvention. Il avait tous les pouvoirs et il m’a viré.

    La raison, c’est qu’on publiait un programme tous les deux mois. Dans l’ours [page indiquant les personnes ayant pris part à l’élaboration de la programmation, Ndlr], on n’avait pas mentionné l’administrateur judiciaire, ce qui a été considéré comme une faute grave. Le lendemain, après 33 ans de Châteauvallon, j’ai été viré sans un centime d’indemnité. Mais ça m’a sauvé car je n’aurais jamais pu travailler avec le Front national.

    Comment est-ce que cela vous
    a sauvé ?

    G.P. : Catherine Trautmann, qui était alors ministre de la Culture, m’a récupéré. À Châteauvallon, on était les seuls à joindre l’art et la science. Au ministère, on réfléchissait sur celle-ci, car c’est ce qui a changé le monde du XVIIIe au XXe siècle. Trautmann m’a fait écrire une étude sur le rôle que la science pouvait jouer dans l’univers de la culture. Elle était d’accord, mais son cabinet n’a pas voulu de moi. On m’a viré vers la cité des sciences. De là, j’ai fini à la Maison des Métallos [ancien siège de la CGT converti en lieu culturel par la mairie de Paris, que Paquet a participé à ouvrir, en tant que directeur de 2003 à 2009, Ndlr]. Je l’avais d’ailleurs fait visiter à de vieux militants, qui m’avaient fait le plus beau compliment qu’on pouvait me faire, en me disant « on se sent encore chez nous ».

    Votre gestion financière a aussi été remise en cause au moment
    de votre éviction…

    G.P. : J’ai eu à côté de moi une femme qui s’appelait Nicole Jarier [administratrice historique de Châteauvallon, Ndlr]. Elle gérait très bien et elle est arrivée avant que je n’aie le temps de mal gérer. Je me payais très mal, avec Henri, on a eu notre premier salaire de 200 francs en 1971. On a eu un déficit en 1994, qui s’est expliqué par la programmation de West Side Story et Martha Graham, cette même année, durant laquelle le dollar est passé de 4 à 10 francs. On a eu 1 million de francs de déficit, qu’on a remboursé intégralement un an après. Mais il est vrai que je n’aurais jamais été un bon gestionnaire financier. En revanche, j’avais quelqu’un de solide à mes côtés.

    N’avez-vous pas regretté d’avoir été dépossédé de votre œuvre ?

    G.P. : Non, parce que je savais que je ne pouvais pas aller plus loin. J’ai compris une chose assez tard, c’est que qu’on ne peut pas aller au-delà de ce qu’une ville peut porter, peu importe son talent. Et je pense qu’en portant Châteauvallon, on a été à l’extrême limite de ce qu’une ville comme Toulon pouvait faire. En étant parti, j’ai vécu un certain nombre d’aventures, et je ne regrette pas. J’ai pu faire des choses dont je n’ai pas trop à rougir.

    Quel regard portez-vous
    sur l’évolution de la culture
    en France ?

    G.P. : Je ne connais rien à la culture, je n’ai par exemple jamais été au Théâtre Liberté, que j’ai pourtant créé. En revanche, la culture faisait à l’époque partie des deux ou trois préoccupations au cœur de la vie politique française. Ce n’est plus le cas. Ça s’est perdu, on fait beaucoup de choses, il y a des artistes. Mais à l’époque, et c’était sûrement dû à de Gaulle, mais pas que, il y avait une volonté d’État de faire exister la culture dans la vie politique. Je ne sais même pas quoi dire sur son évolution. Ce qui m’intéresse, c’est la vie humaine. Mes livres, ce sont les gens que je rencontre.

    Et sur l’évolution de Châteauvallon ? Est-ce toujours une « utopie réaliste » ?

    G.P. : C’est une chose que j’ai faite par hasard et dont je suis assez fier. Châteauvallon, c’est la culture en rapport avec l’humanité, l’histoire, l’ensemble des choses de la vie, c’est quelque chose de vital. L’art n’est pas suffisant. L’utopie réaliste, c’est un terme que j’avais glissé à Edgar Morin pour les 20 ans de Châteauvallon. Pour moi, le résultat de toutes ces années d’existence reste une utopie réaliste, mais ce que je sais surtout, c’est que j’ai beaucoup d’amitié et de respect pour Charles Berling. Je trouve qu’il travaille trop, mais c’est un homme extrêmement ouvert, honnête, très loyal.

    On va d’ailleurs faire ensemble ma dernière œuvre, intitulée Une pensée pour le Monde. Une réflexion sur la mondialisation, qui existe sans ne jamais avoir été pensée. Elle révèle que les gens se combattent, dans un monde qui est tout sauf une unité. J’aimerais contribuer en développant un narratif sur ce que pourrait être un monde de paix, où les gens se parlent sans s’entretuer. En ce qui me concerne, l’utopie réaliste continue.

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    une réflexion sur
    la mondialisation »