Author: tecnavia

  • Le Marseillais Zouaoui ou l’éloge de la patience

    Le Marseillais Zouaoui ou l’éloge de la patience

    Un nouveau Marseillais va retrouver le stade Vélodrome, ce week-end.

    Parmi les joueurs formés dans les Bouches-du-Rhône, Yanis Zouaoui est plutôt un novice de la Ligue 1. Le Havrais dispute sa seconde saison dans le monde professionnel et affronte l’OM, ce samedi à 21h05. Sa venue, l’an passé, dans l’antre phocéenne, ne s’était pas particulièrement bien déroulée avec un revers (5-1).

    Passé par Septèmes-les-Vallons et les Pennes-Mirabeau, le latéral gauche de 27 ans joue ensuite sept saisons à l’Olympique de Marseille. Jusqu’en 2013, il se trouve au centre de formation. Un minot parmi les Minots. Non conservé, il continue le football au FC Côte Bleue. Christophe Celdran, ex-président du club, se souvient du joueur. « Il est arrivé chez nous en U17. Rapidement, il a montré ses qualités et a fini par monter avec les seniors en Régional 1, avant de partir à Martigues puis Toulon. »

    Yanis Zouaoui n’était pourtant pas destiné à jouer dans le couloir, mais à un poste plus central et plus haut sur le terrain. « Chez nous, il était initialement numéro 10. Il a été replacé latéral gauche un peu plus tard. Je crois que c’est Grégory Poirier [actuel coach du Red Star, Ndlr.] qui l’a mis à ce poste, lorsqu’ils étaient à Martigues » explique Christophe Celdran. Très technique, « il convient parfaitement dans un 3-5-2 et a le physique pour enchaîner les allers-retours » détaille l’ancien président du FC Côte Bleue, club qui a également fait jouer l’international algérien (depuis mardi) Ilan Kebbal ainsi que Gessime Yassine, révélation de la Coupe du monde U20.

    « C’est un latéral gauche moderne, très rapide et très fort techniquement, avec une bonne qualité de centre. Offensivement, il n’y a rien à dire », confirme Samir Belloumou. L’ancien capitaine des Sang et Or a conscience que son ancien coéquipier avait quelques lacunes défensives. Mais le jeune Zouaoui est parvenu à rattraper son retard sur ce point.

    Sa carrière décolle chez les Martégaux

    La voie vers le professionnalisme n’était pas forcément toute tracée pour Yanis Zouaoui. L’arrière gauche a découvert le National 1 avec le voisin du Sporting Club Toulon. Le Covid et les décisions de la fédération sur l’arrêt des championnats ont eu raison des Toulonnais, relégués au quatrième échelon français. Zouaoui va une nouvelle fois subir les foudres du coronavirus. Après le Var, il s’envole pour la Roumanie. Le Foresta Suceava, club de troisième division, l’accueille quelques mois mais l’aventure tourne court. Deux petites rencontres passées sur les prés roumains et retour au bord de l’étang de Berre.

    C’est à Martigues que sa carrière subit un coup de boost. Une nouvelle montée en National, après une saison idyllique, une 4e place de la formation martégale la saison suivante et, enfin, l’accession en Ligue 2. « Je pense qu’il est au niveau où il doit être, mais je pense qu’il aurait pu y être plus tôt », estime Belloumou, conscient que les trajectoires de carrière ne mènent pas toujours droit au but.

    L’état de Gouiri rassurant après son choc avec l’Algérie

    Amine Gouiri a subi un choc violent avec le gardien de l’Ouganda, mardi soir, lors des éliminatoires pour la Coupe du monde 2026. L’international algérien est sorti sur civière après ce lourd contact. Les premières nouvelles sont plutôt rassurantes. Gouiri a eu l’épaule déboîtée, mais le staff médical algérien le lui a remis en place dans la foulée.

    Sa période d’indisponibilité n’est pas encore connue, l’Olympique de Marseille n’a pas communiqué sur le cas de son attaquant, qualifié pour la Coupe du monde avec les Fennecs. Sa présence, ce week-end, est forcément compromise. Pour rappel, les Olympiens accueillent, samedi soir (21h05), Le Havre pour le compte de la 8e journée de Ligue 1.

    P.G.

  • Le Marseillais Zouaoui ou l’éloge de la patience

    Un nouveau Marseillais va retrouver le stade Vélodrome, ce week-end.

    Parmi les joueurs formés dans les Bouches-du-Rhône, Yanis Zouaoui est plutôt un novice de la Ligue 1. Le Havrais dispute sa seconde saison dans le monde professionnel et affronte l’OM, ce samedi à 21h05. Sa venue, l’an passé, dans l’antre phocéenne, ne s’était pas particulièrement bien déroulée avec un revers (5-1).

    Passé par Septèmes-les-Vallons et les Pennes-Mirabeau, le latéral gauche de 27 ans joue ensuite sept saisons à l’Olympique de Marseille. Jusqu’en 2013, il se trouve au centre de formation. Un minot parmi les Minots. Non conservé, il continue le football au FC Côte Bleue. Christophe Celdran, ex-président du club, se souvient du joueur. « Il est arrivé chez nous en U17. Rapidement, il a montré ses qualités et a fini par monter avec les seniors en Régional 1, avant de partir à Martigues puis Toulon. »

    Yanis Zouaoui n’était pourtant pas destiné à jouer dans le couloir, mais à un poste plus central et plus haut sur le terrain. « Chez nous, il était initialement numéro 10. Il a été replacé latéral gauche un peu plus tard. Je crois que c’est Grégory Poirier [actuel coach du Red Star, Ndlr.] qui l’a mis à ce poste, lorsqu’ils étaient à Martigues » explique Christophe Celdran. Très technique, « il convient parfaitement dans un 3-5-2 et a le physique pour enchaîner les allers-retours » détaille l’ancien président du FC Côte Bleue, club qui a également fait jouer l’international algérien (depuis mardi) Ilan Kebbal ainsi que Gessime Yassine, révélation de la Coupe du monde U20.

    « C’est un latéral gauche moderne, très rapide et très fort techniquement, avec une bonne qualité de centre. Offensivement, il n’y a rien à dire », confirme Samir Belloumou. L’ancien capitaine des Sang et Or a conscience que son ancien coéquipier avait quelques lacunes défensives. Mais le jeune Zouaoui est parvenu à rattraper son retard sur ce point.

    Sa carrière décolle chez les Martégaux

    La voie vers le professionnalisme n’était pas forcément toute tracée pour Yanis Zouaoui. L’arrière gauche a découvert le National 1 avec le voisin du Sporting Club Toulon. Le Covid et les décisions de la fédération sur l’arrêt des championnats ont eu raison des Toulonnais, relégués au quatrième échelon français. Zouaoui va une nouvelle fois subir les foudres du coronavirus. Après le Var, il s’envole pour la Roumanie. Le Foresta Suceava, club de troisième division, l’accueille quelques mois mais l’aventure tourne court. Deux petites rencontres passées sur les prés roumains et retour au bord de l’étang de Berre.

    C’est à Martigues que sa carrière subit un coup de boost. Une nouvelle montée en National, après une saison idyllique, une 4e place de la formation martégale la saison suivante et, enfin, l’accession en Ligue 2. « Je pense qu’il est au niveau où il doit être, mais je pense qu’il aurait pu y être plus tôt », estime Belloumou, conscient que les trajectoires de carrière ne mènent pas toujours droit au but.

    L’état de Gouiri rassurant après son choc avec l’Algérie

    Amine Gouiri a subi un choc violent avec le gardien de l’Ouganda, mardi soir, lors des éliminatoires pour la Coupe du monde 2026. L’international algérien est sorti sur civière après ce lourd contact. Les premières nouvelles sont plutôt rassurantes. Gouiri a eu l’épaule déboîtée, mais le staff médical algérien le lui a remis en place dans la foulée.

    Sa période d’indisponibilité n’est pas encore connue, l’Olympique de Marseille n’a pas communiqué sur le cas de son attaquant, qualifié pour la Coupe du monde avec les Fennecs. Sa présence, ce week-end, est forcément compromise. Pour rappel, les Olympiens accueillent, samedi soir (21h05), Le Havre pour le compte de la 8e journée de Ligue 1.

    P.G.

  • Lecornu recule sans renoncer, CGT et FSU restent à l’offensive

    Lecornu recule sans renoncer, CGT et FSU restent à l’offensive

    Entre « une vraie victoire » saluée par la CFDT, « un premier pas » apprécié par FO et l’appel à « un blocage immédiat de l’application de la réforme » de la CGT qui continue d’exiger son abrogation immédiate, l’annonce de la suspension de la réforme des retraites, mardi, par Sébastien Lecornu devant l’Assemblée, a été diversement apprécié du côté des syndicats.

    Sur la même ligne que la CGT, la FSU tout en saluant « un premier recul » infligé à Emmanuel Macron et son gouvernement par le mouvement social, appelle à « pousser l’avantage ! ». La fédération « continue d’exiger l’abrogation de la réforme, la revalorisation des carrières, l’augmentation des salaires et des pensions des agent·es de la fonction publique et des mesures d’égalité salariale ».

    Et de rappeler son rejet du gel du point d’indice, de l’année blanche pour les pensions, du remplacement de l’abattement de 10% pour les retraités par un plafond de 2 000 euros, du gel des prestations sociales, du doublement des franchises médicales, des 3 000 suppressions de postes envisagées notamment dans les agences de l’État… « Et ce n’est pas l’ersatz de taxe Zucman assortie de toutes les exonérations possibles qui fera illusion ! », tance la FSU en regardant vers le PS.

    « La FSU continue d’exiger un tout autre budget pour 2026. Les défis auxquels notre pays est confronté, la crise sociale, la crise climatique, la crise démocratique exigent de mieux répartir les richesses, de renforcer les services publics, de reconnaître le rôle incontournable des agent.es publics, de mieux rémunérer le travail de se doter d’une protection sociale de haut niveau et d’en garantir l’accès universel. »

    De « la cohésion sociale »

    Mercredi, le Premier ministre a lui ouvert une nouvelle porte en proposant de « confier la gestion » du système de retraites aux partenaires sociaux, attendant des propositions « d’ici le printemps ». « J’ai confiance dans la démocratie sociale », a-t-il expliqué lors de sa déclaration de politique générale devant le Sénat. Et de citer en exemple la gestion par les syndicats et le patronat du système de retraites complémentaires Agirc-Arrco. « Pourquoi ne pas développer ce qui fonctionne ? C’est le bon sens », a-t-il souligné. Il y a deux jours, la CGT a pourtant appelé à une mobilisation le 17 octobre, jour où le conseil d’administration de l’Agirc-Arrco doit statuer avec une « marge d’appréciation » sur la revalorisation des retraites complémentaires…

    Le chef du gouvernement lors de son intervention devant l’hémicycle du palais Bourbon a également répété son intention d’installer une conférence des partenaires sociaux sur les retraites et le travail qui puisse rendre des propositions « d’ici le printemps » : « Toutes les propositions sont à étudier. Certains veulent les systèmes par points, d’autre part capitalisation, d’autres veulent abandonner toute référence d’âge. Mais ces propositions ne valent que si l’on sait qui est responsable ».

    La CGT avait souligné la veille que sa participation « dépendrait de l’ordre du jour et des modalités ». Une réserve d’autant plus justifiée que face à la chambre haute où sa proposition de suspendre la réforme des retraites, n’a pas les faveurs de la majorité de droite, le Premier ministre a assuré que « suspendre, ce n’est pas renoncer, ce n’est pas reculer non plus ». Pour faire passer la pilule, lui met en avant la stabilité générée par cette mesure, en échange de laquelle le PS ne voterait pas la censure. « La cohésion sociale, l’unité du pays et donc sa stabilité sont une force », a-t-il fait valoir, face aux protestations suscitées par l’évocation d’une suspension de la réforme. « Le budget de l’État et le budget de la Sécurité sociale déposés aujourd’hui, réaffirment clairement le choix politique de l’austérité et le refus d’augmenter les recettes de l’État par des mesures de justice fiscale. Ces choix sont dangereux pour la cohésion sociale », répond la FSU.

  • Lecornu recule sans renoncer, CGT et FSU restent à l’offensive

    Entre « une vraie victoire » saluée par la CFDT, « un premier pas » apprécié par FO et l’appel à « un blocage immédiat de l’application de la réforme » de la CGT qui continue d’exiger son abrogation immédiate, l’annonce de la suspension de la réforme des retraites, mardi, par Sébastien Lecornu devant l’Assemblée, a été diversement apprécié du côté des syndicats.

    Sur la même ligne que la CGT, la FSU tout en saluant « un premier recul » infligé à Emmanuel Macron et son gouvernement par le mouvement social, appelle à « pousser l’avantage ! ». La fédération « continue d’exiger l’abrogation de la réforme, la revalorisation des carrières, l’augmentation des salaires et des pensions des agent·es de la fonction publique et des mesures d’égalité salariale ».

    Et de rappeler son rejet du gel du point d’indice, de l’année blanche pour les pensions, du remplacement de l’abattement de 10% pour les retraités par un plafond de 2 000 euros, du gel des prestations sociales, du doublement des franchises médicales, des 3 000 suppressions de postes envisagées notamment dans les agences de l’État… « Et ce n’est pas l’ersatz de taxe Zucman assortie de toutes les exonérations possibles qui fera illusion ! », tance la FSU en regardant vers le PS.

    « La FSU continue d’exiger un tout autre budget pour 2026. Les défis auxquels notre pays est confronté, la crise sociale, la crise climatique, la crise démocratique exigent de mieux répartir les richesses, de renforcer les services publics, de reconnaître le rôle incontournable des agent.es publics, de mieux rémunérer le travail de se doter d’une protection sociale de haut niveau et d’en garantir l’accès universel. »

    De « la cohésion sociale »

    Mercredi, le Premier ministre a lui ouvert une nouvelle porte en proposant de « confier la gestion » du système de retraites aux partenaires sociaux, attendant des propositions « d’ici le printemps ». « J’ai confiance dans la démocratie sociale », a-t-il expliqué lors de sa déclaration de politique générale devant le Sénat. Et de citer en exemple la gestion par les syndicats et le patronat du système de retraites complémentaires Agirc-Arrco. « Pourquoi ne pas développer ce qui fonctionne ? C’est le bon sens », a-t-il souligné. Il y a deux jours, la CGT a pourtant appelé à une mobilisation le 17 octobre, jour où le conseil d’administration de l’Agirc-Arrco doit statuer avec une « marge d’appréciation » sur la revalorisation des retraites complémentaires…

    Le chef du gouvernement lors de son intervention devant l’hémicycle du palais Bourbon a également répété son intention d’installer une conférence des partenaires sociaux sur les retraites et le travail qui puisse rendre des propositions « d’ici le printemps » : « Toutes les propositions sont à étudier. Certains veulent les systèmes par points, d’autre part capitalisation, d’autres veulent abandonner toute référence d’âge. Mais ces propositions ne valent que si l’on sait qui est responsable ».

    La CGT avait souligné la veille que sa participation « dépendrait de l’ordre du jour et des modalités ». Une réserve d’autant plus justifiée que face à la chambre haute où sa proposition de suspendre la réforme des retraites, n’a pas les faveurs de la majorité de droite, le Premier ministre a assuré que « suspendre, ce n’est pas renoncer, ce n’est pas reculer non plus ». Pour faire passer la pilule, lui met en avant la stabilité générée par cette mesure, en échange de laquelle le PS ne voterait pas la censure. « La cohésion sociale, l’unité du pays et donc sa stabilité sont une force », a-t-il fait valoir, face aux protestations suscitées par l’évocation d’une suspension de la réforme. « Le budget de l’État et le budget de la Sécurité sociale déposés aujourd’hui, réaffirment clairement le choix politique de l’austérité et le refus d’augmenter les recettes de l’État par des mesures de justice fiscale. Ces choix sont dangereux pour la cohésion sociale », répond la FSU.

  • La police aux frontières agit aussi sur le port

    La police aux frontières agit aussi sur le port

    Ouverture de conteneurs à la recherche de clandestins, contrôle de permis de conduire, du poids du chargement des voitures, des passagers qui débarquent… Comme dans 21 autres départements, une vaste opération était menée ce mercredi 15 octobre par la police aux frontières (PAF) sur le port de Marseille, donnant à voir tous les aspects du métier, explique Laurène Capelle, commissaire divisionnaire, cheffe du Service interdépartemental de la police aux frontières (Sipaf).

    Dans la ligne de mire d’une dizaine d’agents, un cargo en provenance de Tunisie chargé de 51 remorques. « Avec le renfort des douanes pour les cibler, nous ouvrons des conteneurs de façon aléatoire, nous contrôlons aussi les membres de l’équipage », explique la commissaire. Une bâche arrachée attire l’attention de l’équipe. Armé d’une grosse pince, un policier coupe le plomb qui enserre la poignée du conteneur. Le signe qu’un « contrôle a été effectué au départ, nous en mettrons un nouveau en refermant », précise-t-il. À travers les palettes bien serrées, avec sa lampe torche, il examine soigneusement l’intérieur. « Elles vont jusqu’au fond, il n’y a personne », annonce-t-il avant de passer à la suivante.

    La Turquie, une voie

    de passage

    Les passagers clandestins qui arrivent par voie maritime ne sont pas légion reconnaît Laurène Capelle. « Il faut bénéficier d’une complicité extérieure, que les gens qui embarquent soient assurés de ne passer que 48 heures maximum entre le Maghreb et la France », quand une étape à Amsterdam serait bien trop risquée, explique Alain Sénès, commissaire divisionnaire, chef du SPAFP, service de police spécialisé dans la lutte contre l’immigration irrégulière à la frontière maritime sur le port de Marseille. Le plus souvent les exilés se cachent dans le bateau, « profitant de l’ouverture du garage pour s’extraire du navire », ajoute-t-il.

    Des filières ont été repérées, notamment en provenance de la Turquie. La PAF se dit particulièrement attentive à la mise en place d’une nouvelle liaison commerciale avec Marseille depuis septembre. « Le port de Sète a été précurseur, il a passé un contrat avec une société turque qui utilise des navires rouliers de ce type, des clandestins se cachaient à bord », précise le chef du SPAFP. De 300 à 400 personnes sont détectées en situation irrégulière par an sur le port de Marseille indique-t-il.

    Mais qu’on ne s’y trompe pas « notre métier c’est l’humain », insiste-t-il. Un agent confirme : les candidats à ce voyage forcé peuvent être dans un piteux état. Pour éviter le pire, des contrôleurs thermiques ne seraient pas de refus conviennent les policiers qui ont bien fait remonter le besoin. Mais ces équipements restent rares…

    Pas le temps de s’attarder, direction l’embarquement passagers où la PAF passe au crible les véhicules prêts à embarquer pour l’Algérie. Parmi eux, les « voitures chameau », savants amoncellements de bagages, sont pesées. « On regarde le poids par essieu puis on additionne pour voir si ça correspond à ce qui est autorisé », détaille un brigadier. Les permis de conduire sont littéralement examinés à la loupe, avec ultraviolet, pour repérer les faux, vendus de « 400 à 500 euros au marché noir ».

    Plus loin, la frontière se matérialise par une série d’aubettes. « Là, je scanne la pièce d’identité, elle est néerlandaise, je n’ai pas besoin de composter son passeport car il n’est pas ressortissant d’un pays tiers », explique Yannick, qui fait partie des gardes-frontières civils recrutés en 2023. Pas moins de 600 000 personnes empruntent les ferries à Marseille chaque année, le trafic étant multiplié par 6 voire 7 en période estivale avec 3 000 ou 4 000 passagers par jour…

  • La police aux frontières agit aussi sur le port

    Ouverture de conteneurs à la recherche de clandestins, contrôle de permis de conduire, du poids du chargement des voitures, des passagers qui débarquent… Comme dans 21 autres départements, une vaste opération était menée ce mercredi 15 octobre par la police aux frontières (PAF) sur le port de Marseille, donnant à voir tous les aspects du métier, explique Laurène Capelle, commissaire divisionnaire, cheffe du Service interdépartemental de la police aux frontières (Sipaf).

    Dans la ligne de mire d’une dizaine d’agents, un cargo en provenance de Tunisie chargé de 51 remorques. « Avec le renfort des douanes pour les cibler, nous ouvrons des conteneurs de façon aléatoire, nous contrôlons aussi les membres de l’équipage », explique la commissaire. Une bâche arrachée attire l’attention de l’équipe. Armé d’une grosse pince, un policier coupe le plomb qui enserre la poignée du conteneur. Le signe qu’un « contrôle a été effectué au départ, nous en mettrons un nouveau en refermant », précise-t-il. À travers les palettes bien serrées, avec sa lampe torche, il examine soigneusement l’intérieur. « Elles vont jusqu’au fond, il n’y a personne », annonce-t-il avant de passer à la suivante.

    La Turquie, une voie

    de passage

    Les passagers clandestins qui arrivent par voie maritime ne sont pas légion reconnaît Laurène Capelle. « Il faut bénéficier d’une complicité extérieure, que les gens qui embarquent soient assurés de ne passer que 48 heures maximum entre le Maghreb et la France », quand une étape à Amsterdam serait bien trop risquée, explique Alain Sénès, commissaire divisionnaire, chef du SPAFP, service de police spécialisé dans la lutte contre l’immigration irrégulière à la frontière maritime sur le port de Marseille. Le plus souvent les exilés se cachent dans le bateau, « profitant de l’ouverture du garage pour s’extraire du navire », ajoute-t-il.

    Des filières ont été repérées, notamment en provenance de la Turquie. La PAF se dit particulièrement attentive à la mise en place d’une nouvelle liaison commerciale avec Marseille depuis septembre. « Le port de Sète a été précurseur, il a passé un contrat avec une société turque qui utilise des navires rouliers de ce type, des clandestins se cachaient à bord », précise le chef du SPAFP. De 300 à 400 personnes sont détectées en situation irrégulière par an sur le port de Marseille indique-t-il.

    Mais qu’on ne s’y trompe pas « notre métier c’est l’humain », insiste-t-il. Un agent confirme : les candidats à ce voyage forcé peuvent être dans un piteux état. Pour éviter le pire, des contrôleurs thermiques ne seraient pas de refus conviennent les policiers qui ont bien fait remonter le besoin. Mais ces équipements restent rares…

    Pas le temps de s’attarder, direction l’embarquement passagers où la PAF passe au crible les véhicules prêts à embarquer pour l’Algérie. Parmi eux, les « voitures chameau », savants amoncellements de bagages, sont pesées. « On regarde le poids par essieu puis on additionne pour voir si ça correspond à ce qui est autorisé », détaille un brigadier. Les permis de conduire sont littéralement examinés à la loupe, avec ultraviolet, pour repérer les faux, vendus de « 400 à 500 euros au marché noir ».

    Plus loin, la frontière se matérialise par une série d’aubettes. « Là, je scanne la pièce d’identité, elle est néerlandaise, je n’ai pas besoin de composter son passeport car il n’est pas ressortissant d’un pays tiers », explique Yannick, qui fait partie des gardes-frontières civils recrutés en 2023. Pas moins de 600 000 personnes empruntent les ferries à Marseille chaque année, le trafic étant multiplié par 6 voire 7 en période estivale avec 3 000 ou 4 000 passagers par jour…

  • L’Union départementale CGT 13 se dote d’un nouveau cap

    L’Union départementale CGT 13 se dote d’un nouveau cap

    « Dès demain, on va se retrousser les manches et on va lever les poings. » Marc Pietrosino, nouveau secrétaire général de l’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône, a donné le ton de sa mandature. Il a été élu, ce mercredi soir à la suite à trois jours de congrès qui se déroulait à la Halle de Martigues et prend donc la succession d’Olivier Mateu. « On a des échéances fortes à venir. Il y a des médias qui expliquent que le RN est fréquentable, le capitalisme est à l’offensive. On ne peut pas se passer d’une Union départementale forte dans ce département », a poursuivi celui qui est également secrétaire général de l’Union locale de la Vallée de l’Huveaune (lire ci-dessous).

    Il entend resserrer les rangs de l’organisation syndicale après un congrès marqué par des débats pour le moins houleux sur la stratégie de l’organisation. Et une ambiance électrique à l’image du dernier congrès confédéral. « On a vécu un congrès original, difficile. Il ne faut jeter la pierre à personne. Il faut prendre nos responsabilités. Personne ne sera exclu de l’Union départementale CGT 13, nous avons besoin de toutes les organisations », a-t-il martelé.

    Avant de lancer un appel à l’unité, toujours lors de son discours de clôture : « Toutes nos victoires sont collectives, toutes nos défaites sont collectives, c’est ça être une organisation syndicale. Nous avons l’habitude de chanter en manifestation qu’il n’y a pas de sauveur suprême, je ne suis pas un sauveur suprême, il n’y en a pas à la CGT. Il n’y a que des camarades, des organisations qui travaillent ensemble pour lutter contre le capitalisme et contre l’extrême droite. » Jessica Jadé, pressentie par la précédente direction pour prendre la relève n’a pas été reconduite comme secrétaire à l’organisation, de même qu’une large part des sortants.

    « Travailler tous ensemble »

    Marc Pietrosino prend donc ses fonctions avec un secrétariat et un bureau largement remaniés. Le nouveau secrétariat de l’organisation, élu en l’absence de vote « contre » de la commission exécutive, est composé de Nadia Mimoun pour l’UL CGT d’Istres, Sabrina Manka de la CGT Activités Postales, François Batista de l’UL Timone-Capelette, François Canu pour l’UL CGT Aix, Djamila Bounekir de l’UL La Rose et Pascal Galéoté, pour la CGT du Grand Port de Marseille. De quoi représenter la diversité géographique et la variété des secteurs d’activité des forces militantes CGT du département.

    « On va travailler tous ensemble, on va se rapprocher de toutes les organisations pour reconstruire cette union départementale », a expliqué Marc Pietrosino. Et autant dire qu’il aura du travail en cette période de crise politique et de successions de gouvernements. « On a, face à nous, des médias dominants qui diffusent les idées du capitalisme à grande échelle. Nous avons une grande force, nos militants, mais il faut qu’on améliore notre communication auprès des salariés. La CGT, sur le fond, a raison mais nous devons faire connaître nos idées au plus près du terrain », a développé le secrétaire général de l’UD CGT 13 en primeur pour La Marseillaise.

  • L’Union départementale CGT 13 se dote d’un nouveau cap

    « Dès demain, on va se retrousser les manches et on va lever les poings. » Marc Pietrosino, nouveau secrétaire général de l’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône, a donné le ton de sa mandature. Il a été élu, ce mercredi soir à la suite à trois jours de congrès qui se déroulait à la Halle de Martigues et prend donc la succession d’Olivier Mateu. « On a des échéances fortes à venir. Il y a des médias qui expliquent que le RN est fréquentable, le capitalisme est à l’offensive. On ne peut pas se passer d’une Union départementale forte dans ce département », a poursuivi celui qui est également secrétaire général de l’Union locale de la Vallée de l’Huveaune (lire ci-dessous).

    Il entend resserrer les rangs de l’organisation syndicale après un congrès marqué par des débats pour le moins houleux sur la stratégie de l’organisation. Et une ambiance électrique à l’image du dernier congrès confédéral. « On a vécu un congrès original, difficile. Il ne faut jeter la pierre à personne. Il faut prendre nos responsabilités. Personne ne sera exclu de l’Union départementale CGT 13, nous avons besoin de toutes les organisations », a-t-il martelé.

    Avant de lancer un appel à l’unité, toujours lors de son discours de clôture : « Toutes nos victoires sont collectives, toutes nos défaites sont collectives, c’est ça être une organisation syndicale. Nous avons l’habitude de chanter en manifestation qu’il n’y a pas de sauveur suprême, je ne suis pas un sauveur suprême, il n’y en a pas à la CGT. Il n’y a que des camarades, des organisations qui travaillent ensemble pour lutter contre le capitalisme et contre l’extrême droite. » Jessica Jadé, pressentie par la précédente direction pour prendre la relève n’a pas été reconduite comme secrétaire à l’organisation, de même qu’une large part des sortants.

    « Travailler tous ensemble »

    Marc Pietrosino prend donc ses fonctions avec un secrétariat et un bureau largement remaniés. Le nouveau secrétariat de l’organisation, élu en l’absence de vote « contre » de la commission exécutive, est composé de Nadia Mimoun pour l’UL CGT d’Istres, Sabrina Manka de la CGT Activités Postales, François Batista de l’UL Timone-Capelette, François Canu pour l’UL CGT Aix, Djamila Bounekir de l’UL La Rose et Pascal Galéoté, pour la CGT du Grand Port de Marseille. De quoi représenter la diversité géographique et la variété des secteurs d’activité des forces militantes CGT du département.

    « On va travailler tous ensemble, on va se rapprocher de toutes les organisations pour reconstruire cette union départementale », a expliqué Marc Pietrosino. Et autant dire qu’il aura du travail en cette période de crise politique et de successions de gouvernements. « On a, face à nous, des médias dominants qui diffusent les idées du capitalisme à grande échelle. Nous avons une grande force, nos militants, mais il faut qu’on améliore notre communication auprès des salariés. La CGT, sur le fond, a raison mais nous devons faire connaître nos idées au plus près du terrain », a développé le secrétaire général de l’UD CGT 13 en primeur pour La Marseillaise.

  • Adel Erredir veut faire un Carnage au plus haut niveau

    Adel Erredir veut faire un Carnage au plus haut niveau

    Sous le surnom de « Rampage », ce qui signifie carnage en anglais, Adel Erredir entre toujours dans une cage avec la ferme volonté de mettre K.O. son adversaire. Ce jeune Manosquin âgé de 20 ans, a eu l’occasion de démontrer au monde entier ses talents de combattant, à la fin du mois de septembre, à l’occasion des championnats du monde de MMA amateur à Tbilissi, en Géorgie, où il a remporté la médaille de bronze. « C’était une très très belle expérience. J’ai grave kiffé le fait de partir combattre et de représenter la France. C’était vraiment une sensation incroyable », raconte l’auteur de 17 combats (12 victoires – 5 défaites), malgré tout déçu de ne pas être monté sur la première marche du podium. La marque des compétiteurs nés. « Cette troisième place, ça me confirme que j’aurais largement pu être premier. Parce que la demi-finale, j’ai perdu face au champion du monde [un autre Français, Fabien Glele, Ndlr.]. Mais j’ai surtout perdu sur une décision partagée. Ça s’est joué à rien. Deux juges pour lui, un juge pour moi », note Adel. Ce dernier a été particulièrement galvanisé par l’atmosphère présente dans la salle. « L’ambiance là-bas, c’était magnifique. C’était comme si c’était normal de combattre dans une cage », ajoute-t-il, conscient que la « Perle du Caucase » est un pays où les sports de combat sont plus populaires et plus développés qu’en France.

    Pile électrique à canaliser

    L’aventure d’Adel Erredir a commencé en 2021, à l’âge de 16 ans, où il a commencé le grappling, une discipline qui se focalise sur les techniques de combat au sol. D’ailleurs, son premier amour est toujours présent en lui, puisque la moitié de ses victoires en MMA ont été remportées par soumission. « Après, j’ai fait une longue carrière dans le pied-poing. J’ai commencé en junior, où j’ai gagné les championnats de France. Puis, en amateur, où j’ai aussi remporté les championnats de France », enchaîne le licencié du Fighting club Manosque, qui ne s’est pas arrêté en si bon chemin. « Ça m’a permis de passer classe A, donc semi-pro, où j’ai triomphé lors des deux championnats de France (Kick-boxing et K1) la même année », poursuit-il, avant d’avoir participé à son premier combat de MMA, le 30 novembre dernier, face à Saber Cherifi. Depuis, Adel Erredir s’épanouit et semble avoir trouvé sa voie. « Maintenant, la prochaine étape, ce serait de passer professionnel », martèle le jeune agent de sécurité, persuadé que le MMA parvient à canaliser son côté « pile électrique ». Ses récentes performances lui ont même valu d’être contacté par des boîtes de management et des promoteurs géorgiens. « Ce sont de belles propositions, mais je vais me reposer pour le moment », raconte celui qui sait « rigoler quand il faut rigoler, et faire la guerre quand il faut la faire ».

  • Adel Erredir veut faire un Carnage au plus haut niveau

    Sous le surnom de « Rampage », ce qui signifie carnage en anglais, Adel Erredir entre toujours dans une cage avec la ferme volonté de mettre K.O. son adversaire. Ce jeune Manosquin âgé de 20 ans, a eu l’occasion de démontrer au monde entier ses talents de combattant, à la fin du mois de septembre, à l’occasion des championnats du monde de MMA amateur à Tbilissi, en Géorgie, où il a remporté la médaille de bronze. « C’était une très très belle expérience. J’ai grave kiffé le fait de partir combattre et de représenter la France. C’était vraiment une sensation incroyable », raconte l’auteur de 17 combats (12 victoires – 5 défaites), malgré tout déçu de ne pas être monté sur la première marche du podium. La marque des compétiteurs nés. « Cette troisième place, ça me confirme que j’aurais largement pu être premier. Parce que la demi-finale, j’ai perdu face au champion du monde [un autre Français, Fabien Glele, Ndlr.]. Mais j’ai surtout perdu sur une décision partagée. Ça s’est joué à rien. Deux juges pour lui, un juge pour moi », note Adel. Ce dernier a été particulièrement galvanisé par l’atmosphère présente dans la salle. « L’ambiance là-bas, c’était magnifique. C’était comme si c’était normal de combattre dans une cage », ajoute-t-il, conscient que la « Perle du Caucase » est un pays où les sports de combat sont plus populaires et plus développés qu’en France.

    L’aventure d’Adel Erredir a commencé en 2021, à l’âge de 16 ans, où il a commencé le grappling, une discipline qui se focalise sur les techniques de combat au sol. D’ailleurs, son premier amour est toujours présent en lui, puisque la moitié de ses victoires en MMA ont été remportées par soumission. « Après, j’ai fait une longue carrière dans le pied-poing. J’ai commencé en junior, où j’ai gagné les championnats de France. Puis, en amateur, où j’ai aussi remporté les championnats de France », enchaîne le licencié du Fighting club Manosque, qui ne s’est pas arrêté en si bon chemin. « Ça m’a permis de passer classe A, donc semi-pro, où j’ai triomphé lors des deux championnats de France (Kick-boxing et K1) la même année », poursuit-il, avant d’avoir participé à son premier combat de MMA, le 30 novembre dernier, face à Saber Cherifi. Depuis, Adel Erredir s’épanouit et semble avoir trouvé sa voie. « Maintenant, la prochaine étape, ce serait de passer professionnel », martèle le jeune agent de sécurité, persuadé que le MMA parvient à canaliser son côté « pile électrique ». Ses récentes performances lui ont même valu d’être contacté par des boîtes de management et des promoteurs géorgiens. « Ce sont de belles propositions, mais je vais me reposer pour le moment », raconte celui qui sait « rigoler quand il faut rigoler, et faire la guerre quand il faut la faire ».