Author: tecnavia

  • À Toulon, le PCF demande à la droite de la clarté vis-à-vis du RN

    À Toulon, le PCF demande à la droite de la clarté vis-à-vis du RN

    « Les consignes de M. Retailleau lors des élections partielles dans le Tarn-et-Garonne de ne pas donner une voix pour la gauche face à l’extrême droite nous inquiètent », commence Gérard Permingeat, le secrétaire de la section PCF Gabriel Péri de Toulon.

    Un appel clair à ce qu’il nomme « un front antirépublicain » lancé par le président du parti Les Républicains qui l’amène à s’interroger sur les répercussions au sein de la droite locale de ses propos, qu’elle s’est bien gardé de commenter.

    Et de rappeler que les communistes toulonnais ont déjà interpellé par lettre ouverte le député de la 1ère circonscription du Var, Yannick Chenevard (Ensemble) sur le sujet. Le député a été élu grâce au report des voix de la gauche face au Rassemblement national (RN). Or, il soutient aujourd’hui le sénateur LR Michel Bonnus aux municipales des 15 et 22 mars.

    « Il faut que les Toulonnais sachent son positionnement, s’il fera barrage face au RN », poursuit le responsable politique.

    « Qu’est devenue la digue contre l’extrême droite ? Une passerelle pour le rassemblement national ? », interroge Didier Quattropani à ses côtés, en soulignant que Michel Bonnus a reçu en grandes pompes Bruno Retailleau à Toulon. Et de poursuivre : « On arrive à se demander, vu toutes ces positions-là qui sont prises de manière officielle, quelle serait la position d’un Michel Bonnus au second tour des élections municipales si son retrait devait empêcher le RN de prendre la ville ? » La question lui est donc posée publiquement.

    Bruno Retailleau n’est d’ailleurs pas le seul à draguer l’extrême droite souligne en substance André De Ubeda. Ce qui laisse supposer l’expression d’un fort courant plus que de simples dérapages. « François-Xavier Bellamy, mardi sur France Info, a dit qu’au deuxième tour, entre Jordan Bardella et un PS à l’élection présidentielle, il voterait Jordan Bardella. » Des propos suffisamment graves pour nous alerter, insiste le chef de file des communistes à Toulon pour les municipales et conseiller municipal Toulon en Commun. « Est-ce qu’il va falloir classer les Républicains dans le camp des extrémistes ? », interroge-t-il. Après ces mises en garde et demandes de clarifications, les communistes ont rappelé leur rôle au sein de la liste de rassemblement des forces progressistes et citoyennes de Toulon en Commun (TEC).

    « Notre section Gabriel Péri, soutenue par la Fédération du PCF, est partie prenante de cette aventure politique, associative et humaine », résume Didier Quattropani. Un rassemblement qui pour l’heure ne souffre d’aucune dissension malgré les événements nationaux, rassure-t-il. Et de poursuivre : « On fait quand même un peu la part des choses. On travaille depuis 2019 ensemble, on se connaît, on s’écoute et on se respecte pour débattre et prendre des décisions par consensus, et ça c’est le plus important dans nos assemblées populaires. »

    « La sécurité, c’est nous ! »

    La campagne a commencé depuis la désignation à l’unanimité de la tête de liste Magali Brunel (PS) lors d’une assemblée populaire au printemps dernier, comme c’était prévu, rappelle Didier Quattropani. Histoire de couper court aux velléités de LFI qui était parfaitement au courant du timing mais qui avait quitté le navire à ce moment-là.

    Les équipes travaillent dans différents ateliers pour faire avancer les sujets soumis ensuite à l’Assemblée populaire pour construire le programme. Le dernier concernait la sécurité. « La sécurité c’est pas la droite, c’est nous ! », intervient André De Ubeda. Un sujet qui n’est pas abordé par le seul volet répressif mais qui passe aussi par la prévention et l’anticipation des problèmes qui peuvent arriver, précise Didier Quattropani.

    « Nous sommes est en train de monter un comité de soutien qui va être costaud. avec des personnalités, des entrepreneurs… », conclut André De Ubeda. « La machine TEC avance », confirme Gérard Permingeat.

  • À Toulon, le PCF demande à la droite de la clarté vis-à-vis du RN

    « Les consignes de M. Retailleau lors des élections partielles dans le Tarn-et-Garonne de ne pas donner une voix pour la gauche face à l’extrême droite nous inquiètent », commence Gérard Permingeat, le secrétaire de la section PCF Gabriel Péri de Toulon.

    Un appel clair à ce qu’il nomme « un front antirépublicain » lancé par le président du parti Les Républicains qui l’amène à s’interroger sur les répercussions au sein de la droite locale de ses propos, qu’elle s’est bien gardé de commenter.

    Et de rappeler que les communistes toulonnais ont déjà interpellé par lettre ouverte le député de la 1ère circonscription du Var, Yannick Chenevard (Ensemble) sur le sujet. Le député a été élu grâce au report des voix de la gauche face au Rassemblement national (RN). Or, il soutient aujourd’hui le sénateur LR Michel Bonnus aux municipales des 15 et 22 mars.

    « Il faut que les Toulonnais sachent son positionnement, s’il fera barrage face au RN », poursuit le responsable politique.

    « Qu’est devenue la digue contre l’extrême droite ? Une passerelle pour le rassemblement national ? », interroge Didier Quattropani à ses côtés, en soulignant que Michel Bonnus a reçu en grandes pompes Bruno Retailleau à Toulon. Et de poursuivre : « On arrive à se demander, vu toutes ces positions-là qui sont prises de manière officielle, quelle serait la position d’un Michel Bonnus au second tour des élections municipales si son retrait devait empêcher le RN de prendre la ville ? » La question lui est donc posée publiquement.

    Bruno Retailleau n’est d’ailleurs pas le seul à draguer l’extrême droite souligne en substance André De Ubeda. Ce qui laisse supposer l’expression d’un fort courant plus que de simples dérapages. « François-Xavier Bellamy, mardi sur France Info, a dit qu’au deuxième tour, entre Jordan Bardella et un PS à l’élection présidentielle, il voterait Jordan Bardella. » Des propos suffisamment graves pour nous alerter, insiste le chef de file des communistes à Toulon pour les municipales et conseiller municipal Toulon en Commun. « Est-ce qu’il va falloir classer les Républicains dans le camp des extrémistes ? », interroge-t-il. Après ces mises en garde et demandes de clarifications, les communistes ont rappelé leur rôle au sein de la liste de rassemblement des forces progressistes et citoyennes de Toulon en Commun (TEC).

    « Notre section Gabriel Péri, soutenue par la Fédération du PCF, est partie prenante de cette aventure politique, associative et humaine », résume Didier Quattropani. Un rassemblement qui pour l’heure ne souffre d’aucune dissension malgré les événements nationaux, rassure-t-il. Et de poursuivre : « On fait quand même un peu la part des choses. On travaille depuis 2019 ensemble, on se connaît, on s’écoute et on se respecte pour débattre et prendre des décisions par consensus, et ça c’est le plus important dans nos assemblées populaires. »

    « La sécurité, c’est nous ! »

    La campagne a commencé depuis la désignation à l’unanimité de la tête de liste Magali Brunel (PS) lors d’une assemblée populaire au printemps dernier, comme c’était prévu, rappelle Didier Quattropani. Histoire de couper court aux velléités de LFI qui était parfaitement au courant du timing mais qui avait quitté le navire à ce moment-là.

    Les équipes travaillent dans différents ateliers pour faire avancer les sujets soumis ensuite à l’Assemblée populaire pour construire le programme. Le dernier concernait la sécurité. « La sécurité c’est pas la droite, c’est nous ! », intervient André De Ubeda. Un sujet qui n’est pas abordé par le seul volet répressif mais qui passe aussi par la prévention et l’anticipation des problèmes qui peuvent arriver, précise Didier Quattropani.

    « Nous sommes est en train de monter un comité de soutien qui va être costaud. avec des personnalités, des entrepreneurs… », conclut André De Ubeda. « La machine TEC avance », confirme Gérard Permingeat.

  • Port-de-Bouc veut récupérer des espaces portuaires

    Port-de-Bouc veut récupérer des espaces portuaires

    En pleines négociations, les services de la Ville de Port-de-Bouc et du Grand port maritime de Marseille-Fos (GPMM) mènent actuellement un travail cadastral « chirurgical », assure le maire (PCF) Laurent Belsola. C’est ce qui explique le retard pris par la municipalité dans le processus de prorogation de la concession des ports de pêche et de plaisance des anses de la Lèque et d’Aubran, discuté mardi soir en conseil municipal.

    Titulaire des autorisations d’occupation délivrées par le GPMM, la Ville a confié leur gestion à la société Sodeports jusqu’au 31 décembre 2025. Face à l’échéance de cette délégation, après une étude comparative des différents modes de gestion possibles, le choix a été fait de prolonger le recours à ce type de délégation de service public pour une durée de 5 ans, avec une redevance fixe de 150 000 euros minimum complétée d’une part variable selon l’activité du port.

    Une prorogation tardive, selon le conseiller municipal d’opposition Pascal Spanu (RPR), qui a annoncé avoir saisi le service de contrôle de légalité de la préfecture pour mauvaise gestion du calendrier. « La règle de marché public comporte un processus qui doit être terminé avant le premier tour des élections municipales, ici la décision finale sera prise après le second tour », affirme-t-il, soulignant que « la prorogation datait de 2024 ».

    Peu inquiet face à la remarque, un cabinet d’avocats ayant travaillé sur cette procédure, Laurent Belsola a expliqué la raison du retard de ce dossier : les discussions avec le GPMM, propriétaire foncier au niveau de l’anse d’Aubran, de l’anse de la Lèque et du port de plaisance, pour racheter le patrimoine inutilisé et donc récupérer les autorisations d’occupation temporaire des parcelles afin d’assurer une stabilité aux acteurs économiques qui voudraient s’y installer. « Actuellement, une entreprise qui vient s’implanter sur le domaine du GPMM a 1 à 8 ans maximum de contrat, donc elles sont en insécurité juridique et souvent, elles ne veulent pas signer même s’il y a une reconduction tacite chaque année. On veut reprendre quelques parcelles pour pouvoir développer l’économie en installant des entreprises pour 10, 20 ou 30 ans. »

  • Port-de-Bouc veut récupérer des espaces portuaires

    En pleines négociations, les services de la Ville de Port-de-Bouc et du Grand port maritime de Marseille-Fos (GPMM) mènent actuellement un travail cadastral « chirurgical », assure le maire (PCF) Laurent Belsola. C’est ce qui explique le retard pris par la municipalité dans le processus de prorogation de la concession des ports de pêche et de plaisance des anses de la Lèque et d’Aubran, discuté mardi soir en conseil municipal.

    Titulaire des autorisations d’occupation délivrées par le GPMM, la Ville a confié leur gestion à la société Sodeports jusqu’au 31 décembre 2025. Face à l’échéance de cette délégation, après une étude comparative des différents modes de gestion possibles, le choix a été fait de prolonger le recours à ce type de délégation de service public pour une durée de 5 ans, avec une redevance fixe de 150 000 euros minimum complétée d’une part variable selon l’activité du port.

    Une prorogation tardive, selon le conseiller municipal d’opposition Pascal Spanu (RPR), qui a annoncé avoir saisi le service de contrôle de légalité de la préfecture pour mauvaise gestion du calendrier. « La règle de marché public comporte un processus qui doit être terminé avant le premier tour des élections municipales, ici la décision finale sera prise après le second tour », affirme-t-il, soulignant que « la prorogation datait de 2024 ».

    Peu inquiet face à la remarque, un cabinet d’avocats ayant travaillé sur cette procédure, Laurent Belsola a expliqué la raison du retard de ce dossier : les discussions avec le GPMM, propriétaire foncier au niveau de l’anse d’Aubran, de l’anse de la Lèque et du port de plaisance, pour racheter le patrimoine inutilisé et donc récupérer les autorisations d’occupation temporaire des parcelles afin d’assurer une stabilité aux acteurs économiques qui voudraient s’y installer. « Actuellement, une entreprise qui vient s’implanter sur le domaine du GPMM a 1 à 8 ans maximum de contrat, donc elles sont en insécurité juridique et souvent, elles ne veulent pas signer même s’il y a une reconduction tacite chaque année. On veut reprendre quelques parcelles pour pouvoir développer l’économie en installant des entreprises pour 10, 20 ou 30 ans. »

  • Les écologistes entrent en campagne dans la tourmente

    Les écologistes entrent en campagne dans la tourmente

    Le plus dur ne fait que commencer. « C’est ce que me répètent nos partenaires depuis hier », soufflait Hassen Hammou peu avant midi à l’issue d’un point presse consécutif à sa désignation (55%) comme chef de file Les écologistes pour les municipales 2026 à Marseille. Une triste réalité l’a vite rattrapé. L’homme de 36 ans est convoqué le 13 novembre devant le tribunal correctionnel pour répondre du délit « d’incitation d’un mineur par un majeur utilisant un moyen de communication électronique à commettre un acte de nature sexuelle ».

    L’affaire a été révélée en fin de journée par nos confrères de La Provence. Les faits remontent à juin 2024. Placé en garde à ce moment-là, Hassen Hammou a été de nouveau convoqué en septembre devant le parquet de Marseille où il s’est vu renvoyé devant le tribunal.

    Lui conteste les faits et assure être « victime de cette affaire », assurant être tombé dans un guet-apens après avoir pris contact sur snapchat avec un homme et une femme qu’il pensait majeurs. En septembre 2024, la victime présumée et un autre adolescent ont été condamnés par le tribunal pour enfants de Marseille du chef d’« extorsion par violence, menace ou contrainte de signature, promesse, secrets, fonds valeurs ou bien ».

    « C’est un gros coup derrière la tête, la justice me convoque 18 mois après, alors que les personnes ont été condamnées… Je suis sûr de mon innocence, les choses sont très claires pour moi, et je n’ai pas envie de subir l’humiliation du retrait alors que je me sais innocent, ce serait me condamner d’office », a réagi Hassen Hammou auprès de La Marseillaise, espérant une décision de justice début décembre. La révélation de cette affaire tombe bien mal pour Hassen Hammou et son parti. La veille, en même temps que sa désignation comme chef de file, quelque 300 adhérents avaient acté lors de l’assemblée générale organisée sous la tutelle du bureau national (La Marseillaise du 15 octobre) une stratégie de ralliement au Printemps marseillais. Il y a cinq ans, seuls 74 adhérents s’étaient prononcés pour une candidature autonome.

    Quelle incidence ?

    « ça montre que notre mouvement est vivant et qu’il grandit. C’est une belle dynamique, un message d’ouverture et d’union », appréciait Mirabelle Lamoureux face à la presse. La référente des Jeunes écolos avait obtenu 6% des suffrages lors du scrutin sur la désignation du chef de file. La troisième candidate, Christine Juste, adjointe au maire de Marseille en charge de l’environnement, avait obtenu 35%.

    Soucieux de laisser la justice faire son travail, le sénateur écologiste Guy Benarroche, qui a appris la nouvelle en regardant son smartphone, assure qu’une réunion du parti a été demandée dans la foulée. Elle devrait se tenir rapidement. « Il y aura forcément une incidence sur le processus qui a été enclenché mais je ne peux pas présager des décisions qui seront prises. Au regard du fonctionnement habituel de notre parti, on peut penser qu’il serait logique que le chef de file se mette en retrait le temps que la justice se fasse. La décision pourrait même venir de lui », tente d’analyser le sénateur. Pas de quoi en revanche à ses yeux remettre en question le choix stratégique adopté à plus de 90% des suffrages mardi, celui d’une union dès le 1er tour des municipales avec le Printemps marseillais.

    Après le ralliement du Parti communiste français acté il y a une dizaine de jours, l’union de la gauche, des écologistes et des citoyens, à la tête de la Ville depuis 2020, saluait un peu plus tôt dans la journée « une étape décisive » pour se mettre en ordre de marche « autour d’un projet commun » dans le but de « poursuivre le travail collectif engagé depuis cinq ans avec Benoît Payan ».

  • Les écologistes entrent en campagne dans la tourmente

    Le plus dur ne fait que commencer. « C’est ce que me répètent nos partenaires depuis hier », soufflait Hassen Hammou peu avant midi à l’issue d’un point presse consécutif à sa désignation (55%) comme chef de file Les écologistes pour les municipales 2026 à Marseille. Une triste réalité l’a vite rattrapé. L’homme de 36 ans est convoqué le 13 novembre devant le tribunal correctionnel pour répondre du délit « d’incitation d’un mineur par un majeur utilisant un moyen de communication électronique à commettre un acte de nature sexuelle ».

    L’affaire a été révélée en fin de journée par nos confrères de La Provence. Les faits remontent à juin 2024. Placé en garde à ce moment-là, Hassen Hammou a été de nouveau convoqué en septembre devant le parquet de Marseille où il s’est vu renvoyé devant le tribunal.

    Lui conteste les faits et assure être « victime de cette affaire », assurant être tombé dans un guet-apens après avoir pris contact sur snapchat avec un homme et une femme qu’il pensait majeurs. En septembre 2024, la victime présumée et un autre adolescent ont été condamnés par le tribunal pour enfants de Marseille du chef d’« extorsion par violence, menace ou contrainte de signature, promesse, secrets, fonds valeurs ou bien ».

    « C’est un gros coup derrière la tête, la justice me convoque 18 mois après, alors que les personnes ont été condamnées… Je suis sûr de mon innocence, les choses sont très claires pour moi, et je n’ai pas envie de subir l’humiliation du retrait alors que je me sais innocent, ce serait me condamner d’office », a réagi Hassen Hammou auprès de La Marseillaise, espérant une décision de justice début décembre. La révélation de cette affaire tombe bien mal pour Hassen Hammou et son parti. La veille, en même temps que sa désignation comme chef de file, quelque 300 adhérents avaient acté lors de l’assemblée générale organisée sous la tutelle du bureau national (La Marseillaise du 15 octobre) une stratégie de ralliement au Printemps marseillais. Il y a cinq ans, seuls 74 adhérents s’étaient prononcés pour une candidature autonome.

    Quelle incidence ?

    « ça montre que notre mouvement est vivant et qu’il grandit. C’est une belle dynamique, un message d’ouverture et d’union », appréciait Mirabelle Lamoureux face à la presse. La référente des Jeunes écolos avait obtenu 6% des suffrages lors du scrutin sur la désignation du chef de file. La troisième candidate, Christine Juste, adjointe au maire de Marseille en charge de l’environnement, avait obtenu 35%.

    Soucieux de laisser la justice faire son travail, le sénateur écologiste Guy Benarroche, qui a appris la nouvelle en regardant son smartphone, assure qu’une réunion du parti a été demandée dans la foulée. Elle devrait se tenir rapidement. « Il y aura forcément une incidence sur le processus qui a été enclenché mais je ne peux pas présager des décisions qui seront prises. Au regard du fonctionnement habituel de notre parti, on peut penser qu’il serait logique que le chef de file se mette en retrait le temps que la justice se fasse. La décision pourrait même venir de lui », tente d’analyser le sénateur. Pas de quoi en revanche à ses yeux remettre en question le choix stratégique adopté à plus de 90% des suffrages mardi, celui d’une union dès le 1er tour des municipales avec le Printemps marseillais.

    Après le ralliement du Parti communiste français acté il y a une dizaine de jours, l’union de la gauche, des écologistes et des citoyens, à la tête de la Ville depuis 2020, saluait un peu plus tôt dans la journée « une étape décisive » pour se mettre en ordre de marche « autour d’un projet commun » dans le but de « poursuivre le travail collectif engagé depuis cinq ans avec Benoît Payan ».

  • Aux Chutes-Lavie un portail sème la zizanie

    Aux Chutes-Lavie un portail sème la zizanie

    « Au début ils l’ont laissé ouvert aux heures d’école, puis la serrure a été soudée. » À la tête du collectif d’habitants du quartier, Nathalie Prost dénonce la condamnation de la rue qui traverse l’ancienne cité HLM par une poignée de co-propriétaires, soutenus par le bailleur Provence Métropole Logement (ex-HMP). Un différend qui remonte à 2020 « sur lequel on aimerait trouver un terrain d’entente », précise cette mère de famille.

    Au bout de la ruelle étroite de la Pépinière, sous le grand porche de l’ancienne cité-jardin du 4e arrondissement qui a été progressivement mise à la vente, de part et d’autre du grand portail, il y a engaste. D’un côté, des habitants privés de l’accès le plus court et le plus sûr à la crèche, au centre d’animation et au jardin municipaux inclus dans le périmètre résidentiel, de l’autre, des copropriétaires qui revendiquent une voie privée, las de « déjections canines et autres incivilités », et qui brandissent l’argument « sécurité et droit privé », explique Monsieur Fayolle, un des rares copropriétaires venu à la rencontre des habitants. « Pour “protéger” une résidence d’environ 38 logements privatifs, c’est tout un quartier de près de 7 000 habitants qui se retrouve entravé dans ses déplacements », déplore le Collectif des Marseillais pour les mobilités de demain Marsmob, en soutien des riverains.

    Côté intérieur de la barrière, deux locataires de PML regrettent « on est aussi coincées que les autres, il nous faut faire le grand tour, soit 20 minutes au lieu de 5 ». Les locataires des immeubles voisins, pourtant majoritaires dans le périmètre initial, n’ont pas été consultés lors du vote de fermeture. PML, qui détenait 62% des voix en assemblée, a voté en faveur de la fermeture, s’alignant sur la position d’une minorité de copropriétaires privés.

    L’intérêt général

    « Fermer un passage, c’est fermer un accès à l’école. La ville doit rester un espace commun, ouvert à tous », plaide encore Arnaud Dupleix, représentant de la FCPE 13. Déjà, l’ancienne école maternelle a été « fermée du fait de l’accessibilité piétonne dégradée », rappelle Didier Jau, maire (EELV) du secteur, qui a écrit une lettre à Solange Biaggi, nouvellement élue à la tête de PML, l’enjoignant, en proposant un rendez-vous, à « rouvrir sans délai le passage piétonnier litigieux, au moins à titre provisoire » et à « aligner la position d’HMP sur l’intérêt général de la mobilité de proximité ».

    Sur le rassemblement, les adjointes au maire Marie Batoux (PM) et Perrine Prigent regrettent également la fermeture de plus en plus de voies privées où l’accès était public de fait, comme à Colline Perrier, Campagne Flotte ou Coin Joli : « C’est un statut juridique à travailler. On avait demandé une modification du PLUI, mais la métropole a refusé. »

  • Aux Chutes-Lavie un portail sème la zizanie

    « Au début ils l’ont laissé ouvert aux heures d’école, puis la serrure a été soudée. » À la tête du collectif d’habitants du quartier, Nathalie Prost dénonce la condamnation de la rue qui traverse l’ancienne cité HLM par une poignée de co-propriétaires, soutenus par le bailleur Provence Métropole Logement (ex-HMP). Un différend qui remonte à 2020 « sur lequel on aimerait trouver un terrain d’entente », précise cette mère de famille.

    Au bout de la ruelle étroite de la Pépinière, sous le grand porche de l’ancienne cité-jardin du 4e arrondissement qui a été progressivement mise à la vente, de part et d’autre du grand portail, il y a engaste. D’un côté, des habitants privés de l’accès le plus court et le plus sûr à la crèche, au centre d’animation et au jardin municipaux inclus dans le périmètre résidentiel, de l’autre, des copropriétaires qui revendiquent une voie privée, las de « déjections canines et autres incivilités », et qui brandissent l’argument « sécurité et droit privé », explique Monsieur Fayolle, un des rares copropriétaires venu à la rencontre des habitants. « Pour “protéger” une résidence d’environ 38 logements privatifs, c’est tout un quartier de près de 7 000 habitants qui se retrouve entravé dans ses déplacements », déplore le Collectif des Marseillais pour les mobilités de demain Marsmob, en soutien des riverains.

    Côté intérieur de la barrière, deux locataires de PML regrettent « on est aussi coincées que les autres, il nous faut faire le grand tour, soit 20 minutes au lieu de 5 ». Les locataires des immeubles voisins, pourtant majoritaires dans le périmètre initial, n’ont pas été consultés lors du vote de fermeture. PML, qui détenait 62% des voix en assemblée, a voté en faveur de la fermeture, s’alignant sur la position d’une minorité de copropriétaires privés.

    L’intérêt général

    « Fermer un passage, c’est fermer un accès à l’école. La ville doit rester un espace commun, ouvert à tous », plaide encore Arnaud Dupleix, représentant de la FCPE 13. Déjà, l’ancienne école maternelle a été « fermée du fait de l’accessibilité piétonne dégradée », rappelle Didier Jau, maire (EELV) du secteur, qui a écrit une lettre à Solange Biaggi, nouvellement élue à la tête de PML, l’enjoignant, en proposant un rendez-vous, à « rouvrir sans délai le passage piétonnier litigieux, au moins à titre provisoire » et à « aligner la position d’HMP sur l’intérêt général de la mobilité de proximité ».

    Sur le rassemblement, les adjointes au maire Marie Batoux (PM) et Perrine Prigent regrettent également la fermeture de plus en plus de voies privées où l’accès était public de fait, comme à Colline Perrier, Campagne Flotte ou Coin Joli : « C’est un statut juridique à travailler. On avait demandé une modification du PLUI, mais la métropole a refusé. »

  • Virés par ID Logistics, ils ont le cran de David contre Goliath

    Virés par ID Logistics, ils ont le cran de David contre Goliath

    L’aventure d’ID Logistics dans le 15e arrondissement n’aura duré que trois ans. Préparée depuis un an, la bataille juridique qu’entament les ex-salariés contre la plateforme sera probablement « un combat de longue haleine », a prévenu maître Mathilde Lanté qui a pris leur dossier en main et annonce une « séance de conciliation le 20 janvier ». Mais l’enjeu est d’importance, « il s’agit pour eux de relever la tête, voire de redonner l’espoir aux salariés, le droit du travail doit être respecté ».

    En mettant la clé sous la porte à Saint-Antoine suite à une rupture de contrat avec son client Amazon, ID Logistics donnait un mois à ses 47 salariés pour accepter une mutation à 140 km. Une clause de mobilité prévue dans leur contrat qui permettait de les licencier pour faute grave en cas de refus. ID Logistics économisait ainsi la mise en place d’un plan sauvegarde de l’emploi (PSE) dans les règles et des indemnisations. Mais la pastille ne passe pas et depuis un an vingt salariés font preuve d’une grande détermination « pour démontrer qu’il y a eu licenciement économique, pour dénoncer les conditions insalubres dans lesquelles on a travaillé sans rechigner, pour non-respect du droit syndical…et parce que se faire jeter comme des kleenex nous a laminés », résume Alex Regnault, qui n’a pas retrouvé de travail depuis et a dû quitter son logement.

    Ce licenciement pèse encore sur leur vie. « C’était impossible de faire déménager toute ma famille à Bollène. Un vrai sale coup, ça m’a coupé les jambes », regrette Zaïr, 62 ans, qui n’est plus en activité et a vu ses ressources tomber de 1 600 euros à 970. « J’ai été cariste, maçon, j’ai travaillé dans la marine, l’aéronautique, mais à mon âge… » Dans la lutte syndicale avec la CGT, « en collectif », il trouve de quoi surmonter les « gros moments de déprime ».

    Viser la jurisprudence

    Leila, 35 ans, qui avait travaillé 6 ans chez Amazon s’est sentie « trahie par ce lâchage d’ID Logistics, qui a joué sur notre conscience professionnelle pour accepter de travailler dans un hangar qui prenait l’eau ». L’ex-chef de service n’a décroché qu’un CDD à temps partiel chez un fabricant de desserts, « en attendant un poste en lien avec mes compétences » et est hébergée chez une amie.

    Robert, 33 ans, père de deux enfants, a repris le volant comme VTC. « Mais ma carte avait expiré. J’ai dû me payer une formation car France Travail ne prend pas en charge l’auto-entrepreneur. » Abdul, 48 ans, qui a obtenu en mai dernier un contrat en Intérim dans le nettoyage, souligne : « J’ai un meilleur salaire et des tickets restos mais je me suis battu pour ça et ça ne change rien au fait qu’ID Logistics nous doit quelque chose. À commencer par le respect. » Mohamed, ex-chef d’équipe, devra accepter d’être déclassé pour trouver un emploi. « On nous a jetés et plombé avec la faute grave », dénonce-t-il en espérant que l’affaire fera jurisprudence.

  • Virés par ID Logistics, ils ont le cran de David contre Goliath

    L’aventure d’ID Logistics dans le 15e arrondissement n’aura duré que trois ans. Préparée depuis un an, la bataille juridique qu’entament les ex-salariés contre la plateforme sera probablement « un combat de longue haleine », a prévenu maître Mathilde Lanté qui a pris leur dossier en main et annonce une « séance de conciliation le 20 janvier ». Mais l’enjeu est d’importance, « il s’agit pour eux de relever la tête, voire de redonner l’espoir aux salariés, le droit du travail doit être respecté ».

    En mettant la clé sous la porte à Saint-Antoine suite à une rupture de contrat avec son client Amazon, ID Logistics donnait un mois à ses 47 salariés pour accepter une mutation à 140 km. Une clause de mobilité prévue dans leur contrat qui permettait de les licencier pour faute grave en cas de refus. ID Logistics économisait ainsi la mise en place d’un plan sauvegarde de l’emploi (PSE) dans les règles et des indemnisations. Mais la pastille ne passe pas et depuis un an vingt salariés font preuve d’une grande détermination « pour démontrer qu’il y a eu licenciement économique, pour dénoncer les conditions insalubres dans lesquelles on a travaillé sans rechigner, pour non-respect du droit syndical…et parce que se faire jeter comme des kleenex nous a laminés », résume Alex Regnault, qui n’a pas retrouvé de travail depuis et a dû quitter son logement.

    Ce licenciement pèse encore sur leur vie. « C’était impossible de faire déménager toute ma famille à Bollène. Un vrai sale coup, ça m’a coupé les jambes », regrette Zaïr, 62 ans, qui n’est plus en activité et a vu ses ressources tomber de 1 600 euros à 970. « J’ai été cariste, maçon, j’ai travaillé dans la marine, l’aéronautique, mais à mon âge… » Dans la lutte syndicale avec la CGT, « en collectif », il trouve de quoi surmonter les « gros moments de déprime ».

    Viser la jurisprudence

    Leila, 35 ans, qui avait travaillé 6 ans chez Amazon s’est sentie « trahie par ce lâchage d’ID Logistics, qui a joué sur notre conscience professionnelle pour accepter de travailler dans un hangar qui prenait l’eau ». L’ex-chef de service n’a décroché qu’un CDD à temps partiel chez un fabricant de desserts, « en attendant un poste en lien avec mes compétences » et est hébergée chez une amie.

    Robert, 33 ans, père de deux enfants, a repris le volant comme VTC. « Mais ma carte avait expiré. J’ai dû me payer une formation car France Travail ne prend pas en charge l’auto-entrepreneur. » Abdul, 48 ans, qui a obtenu en mai dernier un contrat en Intérim dans le nettoyage, souligne : « J’ai un meilleur salaire et des tickets restos mais je me suis battu pour ça et ça ne change rien au fait qu’ID Logistics nous doit quelque chose. À commencer par le respect. » Mohamed, ex-chef d’équipe, devra accepter d’être déclassé pour trouver un emploi. « On nous a jetés et plombé avec la faute grave », dénonce-t-il en espérant que l’affaire fera jurisprudence.