Author: tecnavia

  • Un grand rassemblement pour la Verrerie à Nîmes le 16 octobre

    Un grand rassemblement pour la Verrerie à Nîmes le 16 octobre

    Dans un contexte qui s’est à nouveau tendu ces dernières heures, plus de 150 personnes se sont rassemblées devant la Verrerie du Languedoc vendredi 10 octobre. Après les syndicats, plusieurs personnes ont pris la parole devant le site dont la maire (SE) de Vergèze, Pascale Fortunat-Deschamps, qui a renouvelé son appel à un grand rassemblement. À l’applaudimètre, la date du jeudi 16 octobre a été choisie pour se réunir sous les fenêtres de la préfecture du Gard à Nîmes (11h) où l’intersyndicale et les élus locaux espèrent être reçus par le préfet. Un appel a par la suite été envoyé à toutes les organisations syndicales du Gard et des départements voisins. « Les élus locaux répondront présents », a assuré Pascale Fortunat-Deschamps qui était déjà entouré par une bonne quinzaine d’élus. « Je demande à tout le monde de tout faire pour que l’on soit le plus nombreux possible jeudi », a martelé Yohan Goupille, le délégué syndical CGT. Toutes les organisations politiques présentes ont confirmé leur soutien et leur mobilisation jeudi. Une cantine solidaire sera même mise en place jeudi midi.

    Car la température est en effet remontée d’un coup jeudi 9 octobre sur le site de la Verrerie du Languedoc condamnée à la fermeture par son propriétaire américain Owens-Illinois (O-I). Après une salve de négociations qui a permis « des avancées » selon l’intersyndicale, la tension est repartie à la hausse sur les coups de 14 heures jeudi. La direction d’Owens Illinois a en effet envoyé un communiqué de presse (sans avertir l’intersyndicale de son contenu) pour annoncer la fermeture « dans les prochains jours » du four à cause de la mobilisation des salariés qui occupent l’entrée du site depuis une quinzaine de jours.

    « Il s’agit de la seule option permettant de rétablir la sécurité des personnes et des installations, tout en préservant l’intégrité du four », écrit la direction. L’intersyndicale, composée de la CGT, de la CFE-CGC et de FO, a immédiatement réagi en organisant un rassemblement avec les salariés et les élus locaux vendredi, accompagné d’un point presse, pour dénoncer « les mensonges de la direction d’OI ». « Ce sont des menteurs », a martelé Yohan Goupille, délégué syndical CGT.

    « Les prétextes cités ne sont pas justifiés. Pendant plus de dix jours, ce sont les salariés qui ont maintenu l’activité et la sécurité en l’absence totale de direction sur le site. C’est toujours OI qui met de l’huile sur le feu. Un accord de méthode a été signé stipulant la fin du PSE au 31 octobre. Pourquoi arrêter le four quinze jours avant ? OI sont des voyous », fustige Yohan Goupille qui confirme que si le four est arrêté, il ne pourra pas redémarrer.

    « Nous constatons une remise en cause du droit syndical par des pressions exercées sur notre Délégué Syndical Central CFE-CGC (Guillaume Boisson, Ndlr), également responsable maintenance, sommé d’organiser l’arrêt du four dans des délais intenables, alors qu’il est mobilisé depuis plusieurs semaines dans les négociations à Lyon. L’utilisation des heures de délégation ne peut être soumise à autorisation ni à contrôle préalable de l’employeur », ajoute l’intersyndicale.

    « Pour arrêter le four, il faut faire couler 400 tonnes de verre au sol. Ça ne se fait pas comme ça. La dernière fois qu’on l’a fait, on s’était préparé pendant trois semaines. On avait mis deux secours électriques, trois secours d’eau et louer deux chargeurs pour sortir le verre. Aujourd’hui, on n’a qu’un chargeur. S’il tombe en panne, c’est la catastrophe. On nous demande d’être prêts lundi matin (le 13 octobre). Mais nous sommes en sécurité avec le four qui fonctionne. Ça ne risque rien. Par contre, si on fait cette intervention rapidement, non organisée, on risque vraiment la catastrophe humaine et industrielle », précise Guillaume Boisson.

    « Toutes nos avancées négociées dans le cadre du PSE ont été conditionnées. S’il y a une destruction du stock, ou qu’une personne commet un acte qui ne va pas, on perd l’intégralité de ce qu’on a obtenu. On répète à nos salariés de rester calme. La frontière entre la négociation et le chantage est fine. Ils veulent que le personnel dégoupille pour justifier leurs actions sauf que le personnel reste très professionnel et ça ils ne l’avaient pas prévu », explique l’intersyndicale qui espère donc rassembler des centaines de personnes jeudi 16 octobre pour pousser l’État à intervenir contre cette fermeture jugée comme un non-sens « social, industriel, économique et environnemental ».

  • À Port-de-Bouc, le dossier du contournement passe une nouvelle étape

    À Port-de-Bouc, le dossier du contournement passe une nouvelle étape

    Conseil municipal extraordinaire, mais durée ordinaire. Ce mardi 14 octobre, malgré les 6 délibérations inscrites à l’ordre du jour, la séance aura occupé les élus près d’une heure et demie. En dépit de leur petit nombre, certains points méritaient qu’on s’y attarde, à commencer par l’avis favorable de la Ville à la demande d’autorisation environnementale soumise à l’enquête publique du contournement autoroutier de Martigues/Port-de-Bouc, qui s’achèvera le 29 octobre.

    Le maire (PCF) Laurent Belsola a salué une « étape historique » dans un « dossier qui traverse les décennies ». « Ce projet s’inscrit dans une histoire longue de plus de 50 ans, dès 1975 avec la municipalité de René Rieubond, la nécessité d’un contournement était clairement posée pour désengorger le centre-ville, améliorer la circulation et la sécurité, préserver la qualité de vie des habitants », a rappelé l’édile. Le 30 juin dernier, la signature du protocole de financement a enfin donné une « réalité concrète à ce que tant de générations espéraient ». Au total, 210,5 millions d’euros ont été débloqués par les pouvoirs publics. Depuis, la Métropole a lancé les études en requalification de la RN568 pour redéfinir l’entrée de ville de Port-de-Bouc.

    Un projet immobilier en question

    « Nous avons devant nous enfin un calendrier concret, s’est réjoui Laurent Belsola. Les dernières acquisitions foncières sont prévues pour le début de l’année prochaine, le début des travaux est envisagé pour 2027 et la mise en service pour 2030. » Une réunion publique aura lieu ce jeudi 16 octobre dans la salle des Aiguades pour apporter toutes les informations nécessaires à la population.

    Un autre dossier a animé les débats : la cession, pour 700 000 euros HT, d’un terrain communal situé avenue des Fabres « actuellement occupé par un ancien hangar vétuste et sans usage », a précisé Rosalba Cerboni, adjointe déléguée à l’habitat (PCF). Inova Promotion, l’acquéreur, prévoit la construction de deux ensembles : un petit collectif regroupant 26 logements intermédiaires et un second bâtiment comprenant six maisons de ville. La municipalité a annoncé vouloir engager une concertation sur l’environnement du quartier.

    La conseillère municipale d’opposition Virginie Pepe (DVD) s’est étonnée du tarif de ces logements intermédiaires « qui ne sont pas accessibles à tous » en prenant l’exemple de la nouvelle résidence de Caronte où le prix du T3 « avoisine les 900 euros ». « C’est du logement intermédiaire grand luxe, même si on n’a pas la maîtrise des
    loyers
    . » Laurent Belsola a expliqué : « Nous avions décidé de faire un parcours résidentiel sur la ville dès 2012 avec notre logement social, notre parc privé et nos lotissements communaux à 30% moins cher que le marché pour permettre aux gens d’accéder à la propriété. Ce logement intermédiaire nous manquait (…) et il permet de rentrer dans du neuf, même s’il est cher. »

  • [Quoi de neuf] « Pour les maladies rares, les progrès sont fantastiques »

    [Quoi de neuf] « Pour les maladies rares, les progrès sont fantastiques »

    Implanté dans 90 pays dont la France, le réseau des clubs Kiwanis a pour objectif de « servir les enfants du monde ». Parmi ses actions : le soutien aux personnes atteintes de maladies rares. Le week-end des 11 et 12 octobre, le Kiwanis Club de Montpellier organise un salon du chocolat et des produits régionaux* dont les recettes seront reversées à deux associations : la Fondation Saint-Pierre de Palavas-les-Flots et la Fondation Maladies Rares. Patrick Maurel a été directeur d’unité de recherche de Physiopathologie Hépatique à l’Inserm à Montpellier. Le scientifique est aujourd’hui bénévole au Kiwanis Club de Montpellier**.

    Françoise Verna : Présentez-nous le mouvement Kiwanis.

    Patrick Morel : Le Kiwanis est né il y a plus de 100 ans aux États-Unis. C’est un terme amérindien qui a été occidentalisé et qui signifie en substance « partageons nos forces, partageons nos talents, unissons-nous pour faire quelque chose de bien ». C’est un club international implanté dans 90 pays. C’est arrivé en Europe et en France dans les années 1960 avec le premier club à Metz en 1966.

    Olivier Nottale : Vous êtes aussi implantés depuis longtemps à Montpellier ?

    Patrick Morel : Notre club Kiwanis à Montpellier est né en 1971. Je tiens à préciser une chose très importante : au début, c’était des clubs relationnels, comme le Lions. Le côté éthique, le côté associatif et le côté social étaient négligeables. Aujourd’hui, c’est totalement différent. C’est le côté social qui domine. Toutes les origines sociales et tous les métiers sont représentés. Notre but, clair, est d’aider les enfants du monde c’est-à-dire dans notre ville, notre pays et au niveau mondial.

    Françoise Verna : Votre prochain événement, ce week-end à Palavas-les-Flots*, va permettre d’aider des associations qui œuvrent contre les maladies rares. Pourriez-vous nous rappeler ce que l’on entend par maladies rares ?

    Patrick Morel : C’est une maladie qui touche moins d’une personne sur 2 000 dans la population générale. Le diabète touche 100 personnes sur 2 000, les maladies cardiovasculaires, 180/2 000. On pourrait se dire « c’est pas terrible ». En réalité, l’immense majorité de ces maladies est d’origine génétique. C’est-à-dire, pour le généticien que je suis, il pourrait y avoir autant de maladies que de gènes.

    Olivier Nottale : On arrive à les dénombrer ?

    Patrick Morel : On compte aujourd’hui 7 000 maladies rares, un chiffre certainement en deçà de la réalité. Ces maladies sont liées à des mutations dans un gène ou plusieurs gènes. Comme la mucoviscidose où un seul gène est impliqué.

    Françoise Verna : Il y a eu une sensibilisation aux maladies rares grâce aux associations ?

    Patrick Morel : Les associations, les chercheurs, les cliniciens, les médecins travaillent de concert maintenant. L’exemple le plus typique dans notre pays c’est le Téléthon. Il faut se rendre compte que cela touche toutes les latitudes, ce ne sont pas des maladies franco-françaises. Au niveau mondial, il y a une fourchette assez large qui va de 260 à 450 millions de personnes touchées. En France, c’est 3 millions. Ces maladies se déclenchent, pour la plupart d’entre elles, dès la naissance et très rapidement après la naissance. Les enfants sont en première ligne. L’impact des maladies rares sur la mortalité infantile est de 35% au niveau mondial. Un enfant sur trois qui meurt avant l’âge de cinq ans, meurt d’une maladie rare.

    Olivier Nottale : Ce sont des maladies qui ne sont donc pas si rares que ça ?

    Patrick Morel : Les patients sont très nombreux ! Les États-Unis et la France ont été les pionniers sur la recherche. Chercheurs et politiciens se sont dit qu’il fallait faire en sorte de développer une recherche clinique et une recherche industrielle sur les traitements malgré le fait que l’on ne va pas vendre un processus comme de l’aspirine. Les industriels sont prêts à agir mais veulent entrer dans leurs sous. Malheureusement, aujourd’hui, il y a des stratégies thérapeutiques fantastiques, on soigne les enfants, mais c’est extrêmement coûteux. Si on n’a pas une Sécurité sociale derrière, les gens ne pourront pas se soigner.

    Françoise Verna : Pourquoi les traitements ne sont pas dans le giron de l’État et font l’objet de brevets industriels ?

    Patrick Morel : Tous les chercheurs et cliniciens de la planète prennent conscience de ça et essaient de changer de paradigme. Par exemple, il y a ce super traitement pour soigner l’amyotrophie spinale infantile. Il est commercialisé par une firme, Biogen, qui vend cette thérapie très cher. Pourtant ce n’est pas Biogen qui a inventé cette thérapie ARN. Elle a été inventée il y a plus de 30 ans dans les laboratoires de recherche publique au niveau mondial. Au départ, on a des chercheurs du public qui ne coûtent quasiment rien, qui progressent dans la connaissance de la biologie et qui inventent ces thérapies. Mais le problème, c’est qu’ils n’ont pas beaucoup d’argent et que les États n’investissent pas. C’est là que les industriels arrivent sur marché, achètent les brevets plusieurs milliards s’il le faut et deviennent souverains sur le traitement. Ce que voudraient de nombreux chercheurs c’est de modifier la politique des brevets, voire de les supprimer.

    Propos recueillis par F.V.

    *11 et 12 octobre, Salle Bleue de Palavas-les-Flots, entrée 3 euros.

    **www.kiwanismontpellier.fr

    À écouter ici

  • [Quoi de neuf] « Pour les maladies rares, les progrès sont fantastiques »

    Implanté dans 90 pays dont la France, le réseau des clubs Kiwanis a pour objectif de « servir les enfants du monde ». Parmi ses actions : le soutien aux personnes atteintes de maladies rares. Le week-end des 11 et 12 octobre, le Kiwanis Club de Montpellier organise un salon du chocolat et des produits régionaux* dont les recettes seront reversées à deux associations : la Fondation Saint-Pierre de Palavas-les-Flots et la Fondation Maladies Rares. Patrick Maurel a été directeur d’unité de recherche de Physiopathologie Hépatique à l’Inserm à Montpellier. Le scientifique est aujourd’hui bénévole au Kiwanis Club de Montpellier**.

    Françoise Verna : Présentez-nous le mouvement Kiwanis.

    Patrick Morel : Le Kiwanis est né il y a plus de 100 ans aux États-Unis. C’est un terme amérindien qui a été occidentalisé et qui signifie en substance « partageons nos forces, partageons nos talents, unissons-nous pour faire quelque chose de bien ». C’est un club international implanté dans 90 pays. C’est arrivé en Europe et en France dans les années 1960 avec le premier club à Metz en 1966.

    Olivier Nottale : Vous êtes aussi implantés depuis longtemps à Montpellier ?

    Patrick Morel : Notre club Kiwanis à Montpellier est né en 1971. Je tiens à préciser une chose très importante : au début, c’était des clubs relationnels, comme le Lions. Le côté éthique, le côté associatif et le côté social étaient négligeables. Aujourd’hui, c’est totalement différent. C’est le côté social qui domine. Toutes les origines sociales et tous les métiers sont représentés. Notre but, clair, est d’aider les enfants du monde c’est-à-dire dans notre ville, notre pays et au niveau mondial.

    Françoise Verna : Votre prochain événement, ce week-end à Palavas-les-Flots*, va permettre d’aider des associations qui œuvrent contre les maladies rares. Pourriez-vous nous rappeler ce que l’on entend par maladies rares ?

    Patrick Morel : C’est une maladie qui touche moins d’une personne sur 2 000 dans la population générale. Le diabète touche 100 personnes sur 2 000, les maladies cardiovasculaires, 180/2 000. On pourrait se dire « c’est pas terrible ». En réalité, l’immense majorité de ces maladies est d’origine génétique. C’est-à-dire, pour le généticien que je suis, il pourrait y avoir autant de maladies que de gènes.

    Olivier Nottale : On arrive à les dénombrer ?

    Patrick Morel : On compte aujourd’hui 7 000 maladies rares, un chiffre certainement en deçà de la réalité. Ces maladies sont liées à des mutations dans un gène ou plusieurs gènes. Comme la mucoviscidose où un seul gène est impliqué.

    Françoise Verna : Il y a eu une sensibilisation aux maladies rares grâce aux associations ?

    Patrick Morel : Les associations, les chercheurs, les cliniciens, les médecins travaillent de concert maintenant. L’exemple le plus typique dans notre pays c’est le Téléthon. Il faut se rendre compte que cela touche toutes les latitudes, ce ne sont pas des maladies franco-françaises. Au niveau mondial, il y a une fourchette assez large qui va de 260 à 450 millions de personnes touchées. En France, c’est 3 millions. Ces maladies se déclenchent, pour la plupart d’entre elles, dès la naissance et très rapidement après la naissance. Les enfants sont en première ligne. L’impact des maladies rares sur la mortalité infantile est de 35% au niveau mondial. Un enfant sur trois qui meurt avant l’âge de cinq ans, meurt d’une maladie rare.

    Olivier Nottale : Ce sont des maladies qui ne sont donc pas si rares que ça ?

    Patrick Morel : Les patients sont très nombreux ! Les États-Unis et la France ont été les pionniers sur la recherche. Chercheurs et politiciens se sont dit qu’il fallait faire en sorte de développer une recherche clinique et une recherche industrielle sur les traitements malgré le fait que l’on ne va pas vendre un processus comme de l’aspirine. Les industriels sont prêts à agir mais veulent entrer dans leurs sous. Malheureusement, aujourd’hui, il y a des stratégies thérapeutiques fantastiques, on soigne les enfants, mais c’est extrêmement coûteux. Si on n’a pas une Sécurité sociale derrière, les gens ne pourront pas se soigner.

    Françoise Verna : Pourquoi les traitements ne sont pas dans le giron de l’État et font l’objet de brevets industriels ?

    Patrick Morel : Tous les chercheurs et cliniciens de la planète prennent conscience de ça et essaient de changer de paradigme. Par exemple, il y a ce super traitement pour soigner l’amyotrophie spinale infantile. Il est commercialisé par une firme, Biogen, qui vend cette thérapie très cher. Pourtant ce n’est pas Biogen qui a inventé cette thérapie ARN. Elle a été inventée il y a plus de 30 ans dans les laboratoires de recherche publique au niveau mondial. Au départ, on a des chercheurs du public qui ne coûtent quasiment rien, qui progressent dans la connaissance de la biologie et qui inventent ces thérapies. Mais le problème, c’est qu’ils n’ont pas beaucoup d’argent et que les États n’investissent pas. C’est là que les industriels arrivent sur marché, achètent les brevets plusieurs milliards s’il le faut et deviennent souverains sur le traitement. Ce que voudraient de nombreux chercheurs c’est de modifier la politique des brevets, voire de les supprimer.

    Propos recueillis par F.V.

    *11 et 12 octobre, Salle Bleue de Palavas-les-Flots, entrée 3 euros.

    **www.kiwanismontpellier.fr

    À écouter ici

  • L’AOC Costières dresse son bilan 2025

    L’AOC Costières dresse son bilan 2025

    La traditionnelle conférence de presse de rentrée du syndicat des Costières de Nîmes s’est tenue ce mardi 7 octobre à Nîmes. Comme chaque année, les vignerons de l’appellation gardoise y ont présenté leur bilan et leurs perspectives.

    Si les volumes récoltés en 2025 accusent une baisse d’environ 10%, la qualité du millésime suscite un optimisme largement partagé. « Les vendanges ont commencé très tôt, dès la mi-août, avec des conditions idéales pour les blancs et les rosés, puis une arrière-saison clémente qui a permis d’attendre la maturité des rouges », résume Jérôme Castillon, vice-président du syndicat. Le constat est clair : les vins de 2025 affichent déjà une belle fraîcheur, une acidité marquée pour les blancs et rosés et un équilibre aromatique prometteur pour les rouges. « Ça goûte très bien et c’est prometteur », glisse-t-il avec le sourire.

    Sur le plan quantitatif, les chiffres traduisent un contexte plus fragile. Les 2 980 hectares de vignes en production représentent 8% de moins qu’il y a deux ans. La canicule de juin puis celle d’août ont affecté certains cépages, notamment la roussanne et la syrah. Résultat  : environ 110 000 hectolitres produits en 2025, contre 140 000 en 2023. Une tendance baissière que le syndicat suit de près, d’autant qu’elle touche l’ensemble du vignoble français. Au-delà du volume, les responsables mettent en avant la « sagesse » des producteurs dans la gestion des stocks. Avec entre 12 et 14 mois de vin en cave, les Costières évitent une saturation du marché et maintiennent leurs prix, un équilibre jugé essentiel dans une filière viticole globalement en crise. « Nous travaillons pour le long terme, avec des jeunes qui s’installent et une forte implication de tous », insiste Cyril Marès, président du syndicat.

    Produire mieux, pas plus

    Car le défi est aussi environnemental. L’appellation, qui couvre 24 communes autour de Nîmes, s’adapte au réchauffement climatique grâce à des pratiques innovantes. Plus des deux tiers des parcelles sont irrigables, et un projet pilote d’« irrigation localisée » affine l’apport en eau grâce à des capteurs. De nouveaux cépages venus d’Italie, d’Espagne ou du Portugal sont également testés pour leur résistance à la chaleur et à la sécheresse.

    Parallèlement, la biodiversité est au cœur des préoccupations. Inventaire des espèces présentes, installation de nichoirs et gîtes pour la faune auxiliaire : l’AOC veut préserver son terroir, menacé par des projets d’aménagement tels que la future ligne Très haute tension entre Fos-sur-Mer et Jonquières-Saint-Vincent. « Il s’agit de protéger notre paysage et nos conditions de production  », rappelle Cyril Marès, mobilisé aux côtés d’autres acteurs locaux.

    Dans un contexte de consommation en berne, en France comme à l’export, avec des reculs marqués en Chine et aux États-Unis, l’AOC mise aussi sur la proximité avec les consommateurs. Ouvert en juin dernier, le Verre des Costières, « ambassade urbaine » située sur l’esplanade Charles-de-Gaulle à Nîmes, propose dégustations, tapas et rencontres pour faire découvrir la diversité des vins. Le calendrier d’animations se veut dense et festif  : ateliers de dégustation à thèmes, soirées accords mets-vins, rendez-vous gourmands de fin d’année et, bien sûr, la grande balade gastronomique Vignes Toquées, dont la 16e édition aura lieu les 6 et 7 juin 2026. Le menu sera signé par Julien Caligo, chef gardois fraîchement étoilé à Calvisson. De la fraîcheur des cuvées 2025 à l’inventivité des projets à venir, les Costières de Nîmes entendent poursuivre leur trajectoire. « L’objectif n’est pas de produire plus, mais de produire mieux », conclut Aurélie Pujol, directrice du syndicat.

  • L’AOC Costières dresse son bilan 2025

    La traditionnelle conférence de presse de rentrée du syndicat des Costières de Nîmes s’est tenue ce mardi 7 octobre à Nîmes. Comme chaque année, les vignerons de l’appellation gardoise y ont présenté leur bilan et leurs perspectives.

    Si les volumes récoltés en 2025 accusent une baisse d’environ 10%, la qualité du millésime suscite un optimisme largement partagé. « Les vendanges ont commencé très tôt, dès la mi-août, avec des conditions idéales pour les blancs et les rosés, puis une arrière-saison clémente qui a permis d’attendre la maturité des rouges », résume Jérôme Castillon, vice-président du syndicat. Le constat est clair : les vins de 2025 affichent déjà une belle fraîcheur, une acidité marquée pour les blancs et rosés et un équilibre aromatique prometteur pour les rouges. « Ça goûte très bien et c’est prometteur », glisse-t-il avec le sourire.

    Sur le plan quantitatif, les chiffres traduisent un contexte plus fragile. Les 2 980 hectares de vignes en production représentent 8% de moins qu’il y a deux ans. La canicule de juin puis celle d’août ont affecté certains cépages, notamment la roussanne et la syrah. Résultat : environ 110 000 hectolitres produits en 2025, contre 140 000 en 2023. Une tendance baissière que le syndicat suit de près, d’autant qu’elle touche l’ensemble du vignoble français. Au-delà du volume, les responsables mettent en avant la « sagesse » des producteurs dans la gestion des stocks. Avec entre 12 et 14 mois de vin en cave, les Costières évitent une saturation du marché et maintiennent leurs prix, un équilibre jugé essentiel dans une filière viticole globalement en crise. « Nous travaillons pour le long terme, avec des jeunes qui s’installent et une forte implication de tous », insiste Cyril Marès, président du syndicat.

    Car le défi est aussi environnemental. L’appellation, qui couvre 24 communes autour de Nîmes, s’adapte au réchauffement climatique grâce à des pratiques innovantes. Plus des deux tiers des parcelles sont irrigables, et un projet pilote d’« irrigation localisée » affine l’apport en eau grâce à des capteurs. De nouveaux cépages venus d’Italie, d’Espagne ou du Portugal sont également testés pour leur résistance à la chaleur et à la sécheresse.

    Parallèlement, la biodiversité est au cœur des préoccupations. Inventaire des espèces présentes, installation de nichoirs et gîtes pour la faune auxiliaire : l’AOC veut préserver son terroir, menacé par des projets d’aménagement tels que la future ligne Très haute tension entre Fos-sur-Mer et Jonquières-Saint-Vincent. « Il s’agit de protéger notre paysage et nos conditions de production », rappelle Cyril Marès, mobilisé aux côtés d’autres acteurs locaux.

    Dans un contexte de consommation en berne, en France comme à l’export, avec des reculs marqués en Chine et aux États-Unis, l’AOC mise aussi sur la proximité avec les consommateurs. Ouvert en juin dernier, le Verre des Costières, « ambassade urbaine » située sur l’esplanade Charles-de-Gaulle à Nîmes, propose dégustations, tapas et rencontres pour faire découvrir la diversité des vins. Le calendrier d’animations se veut dense et festif : ateliers de dégustation à thèmes, soirées accords mets-vins, rendez-vous gourmands de fin d’année et, bien sûr, la grande balade gastronomique Vignes Toquées, dont la 16e édition aura lieu les 6 et 7 juin 2026. Le menu sera signé par Julien Caligo, chef gardois fraîchement étoilé à Calvisson. De la fraîcheur des cuvées 2025 à l’inventivité des projets à venir, les Costières de Nîmes entendent poursuivre leur trajectoire. « L’objectif n’est pas de produire plus, mais de produire mieux », conclut Aurélie Pujol, directrice du syndicat.

  • Réorganisation du greffe des Prud’hommes : l’action a payé

    Réorganisation du greffe des Prud’hommes : l’action a payé

    C’est un soulagement arraché de haute lutte. Dès son entrée en vigueur le 1er septembre, le président et le vice-président du Conseil des prud’hommes de Sète se sont dressés contre la réorganisation « à la hussarde » imposée à la juridiction.

    Suite au départ à la retraite, non remplacé, de la greffière en cheffe des Prud’hommes de Sète, portant l’effectif du greffe de 1,8 à 0,8 équivalent temps plein, cette réorganisation prévoyait la fermeture du conseil le mercredi, le transfert de l’accueil des justiciables vers un service unique au tribunal de proximité et la permutation de deux greffières sans lien avec leurs compétences respectives. La greffière jusque-là rattachée au service des tutelles du tribunal de proximité, étrangère à la procédure prud’homale, se retrouve mutée au greffe des Prud’hommes quand celle qui occupait ce poste depuis plusieurs années est affectée au service des tutelles… À charge pour elles de se former l’une l’autre, sur le tas.

    Face à ces décisions susceptibles d’affecter considérablement le bon fonctionnement des Prud’hommes de Sète, les chefs de la juridiction ont saisi le premier président de la cour d’appel de Montpellier, lequel a suspendu, dès le 3 septembre, la réorganisation des services de greffe dans l’attente d’une consultation du président et du vice-président du Conseil.

    Une baisse des effectifs

    De leur côté, les politiques locaux se sont également emparés du problème, via une motion votée unanimement par le conseil municipal de Sète et des courriers adressés, par le président de l’Agglomération de Sète et plusieurs maires, au premier président de la cour d’appel de Montpellier et au garde des Sceaux, Gérald Darmanin.

    La mobilisation s’est avérée payante : l’administration est revenue à la fois sur la fermeture du conseil un jour par semaine et sur le transfert de l’accueil vers le tribunal de proximité de Sète. La permutation des greffières quant à elle, si elle est maintenue, est reportée au 1er janvier 2026. « Ces trois mois de répit vont permettre aux greffières de s’organiser pour échanger leurs savoirs faire et se former correctement à leurs nouvelles matières procédurales », estime le président salarié (CGT) du Conseil des Prud’hommes, Bertrand Lacabanne. « Cette temporisation signifie que nous avons été entendus sur le risque de dysfonctionnement des prud’hommes et du service des tutelles, mais aussi sur les risques psychosociaux auxquels les greffières auraient été exposées », poursuit-il. « La fin de l’année, très chargée en dossiers à audience et en décisions à rendre, permettra, nous l’espérons, de récupérer les dégâts causés par un mois et demi d’erreur, d’incertitude et de valse-hésitation de l’administration », insiste Bertrand Lacabanne, qui confie toutefois son inquiétude. Le greffe des Prud’hommes doit en effet faire face, malgré tout, « à une baisse d’au moins 33% des effectifs. Il y a déjà du retard qui a été pris et on pense qu’on va continuer à en prendre », confie-t-il. « Or la pérennité de notre conseil est assurée par ses bons résultats. Quand on fonctionne bien, on a moins tendance à être dans le viseur… »

  • Réorganisation du greffe des Prud’hommes : l’action a payé

    C’est un soulagement arraché de haute lutte. Dès son entrée en vigueur le 1er septembre, le président et le vice-président du Conseil des prud’hommes de Sète se sont dressés contre la réorganisation « à la hussarde » imposée à la juridiction.

    Suite au départ à la retraite, non remplacé, de la greffière en cheffe des Prud’hommes de Sète, portant l’effectif du greffe de 1,8 à 0,8 équivalent temps plein, cette réorganisation prévoyait la fermeture du conseil le mercredi, le transfert de l’accueil des justiciables vers un service unique au tribunal de proximité et la permutation de deux greffières sans lien avec leurs compétences respectives. La greffière jusque-là rattachée au service des tutelles du tribunal de proximité, étrangère à la procédure prud’homale, se retrouve mutée au greffe des Prud’hommes quand celle qui occupait ce poste depuis plusieurs années est affectée au service des tutelles… À charge pour elles de se former l’une l’autre, sur le tas.

    Face à ces décisions susceptibles d’affecter considérablement le bon fonctionnement des Prud’hommes de Sète, les chefs de la juridiction ont saisi le premier président de la cour d’appel de Montpellier, lequel a suspendu, dès le 3 septembre, la réorganisation des services de greffe dans l’attente d’une consultation du président et du vice-président du Conseil.

    Une baisse des effectifs

    De leur côté, les politiques locaux se sont également emparés du problème, via une motion votée unanimement par le conseil municipal de Sète et des courriers adressés, par le président de l’Agglomération de Sète et plusieurs maires, au premier président de la cour d’appel de Montpellier et au garde des Sceaux, Gérald Darmanin.

    La mobilisation s’est avérée payante : l’administration est revenue à la fois sur la fermeture du conseil un jour par semaine et sur le transfert de l’accueil vers le tribunal de proximité de Sète. La permutation des greffières quant à elle, si elle est maintenue, est reportée au 1er janvier 2026. « Ces trois mois de répit vont permettre aux greffières de s’organiser pour échanger leurs savoirs faire et se former correctement à leurs nouvelles matières procédurales », estime le président salarié (CGT) du Conseil des Prud’hommes, Bertrand Lacabanne. « Cette temporisation signifie que nous avons été entendus sur le risque de dysfonctionnement des prud’hommes et du service des tutelles, mais aussi sur les risques psychosociaux auxquels les greffières auraient été exposées », poursuit-il. « La fin de l’année, très chargée en dossiers à audience et en décisions à rendre, permettra, nous l’espérons, de récupérer les dégâts causés par un mois et demi d’erreur, d’incertitude et de valse-hésitation de l’administration », insiste Bertrand Lacabanne, qui confie toutefois son inquiétude. Le greffe des Prud’hommes doit en effet faire face, malgré tout, « à une baisse d’au moins 33% des effectifs. Il y a déjà du retard qui a été pris et on pense qu’on va continuer à en prendre », confie-t-il. « Or la pérennité de notre conseil est assurée par ses bons résultats. Quand on fonctionne bien, on a moins tendance à être dans le viseur… »