Si Roberto De Zerbi estime qu’il ne s’agit que « d’une simple victoire qui vaut trois points », cette victoire
(1-0) face au Paris Saint-Germain, lundi soir au stade Vélodrome, apporte davantage de légitimité à cette équipe olympienne.
Contrairement aux habitudes, où certaines individualités font la différence, le collectif marseillais s’est sublimé. « Le mérite revient aux joueurs », reconnaît l’entraîneur italien. « Certains sont très intelligents : Emerson Palmieri, Pavard, O’Riley, Højbjerg, etc. On dirait qu’ils sont là depuis longtemps. J’ai aimé notre esprit : les un contre un, les pressings, la volonté d’être protagonistes face à cette équipe. À la maison, personne ne doit éteindre notre stade », poursuit-il, en estimant que son équipe a fait « une grosse première mi-temps, avec intensité, pression et intelligence ».
« En deuxième [période], il y a eu un petit creux d’énergie et, avec le 1-0, on a peut-être attendu la fin. On a quand même su repartir proprement, notamment avec Aubameyang et Gouiri. La victoire est méritée contre une équipe qui marque une époque, comme l’AC Milan de [Arrigo] Sacchi ou le Barça de [Pep] Guardiola. Ça donne encore plus de valeur à la prestation des joueurs », ajoute De Zerbi, conscient que ses protégés se sont surpassés pour battre un PSG, certes affaibli, mais qui comptait des joueurs de renom. D’ailleurs, cinq joueurs de la Capitale ont figuré dans le top 30 du Ballon d’Or 2025 : Vitinha (3e), Achraf Hakimi (6e), Nuno Mendes (10e), Khvicha Kvaratskhelia (12e), Fabien Ruiz (24e). Toutes ces vedettes parisiennes ont été stoppées dans leur élan par une défense marseillaise solide. À commencer par Nayef Aguerd.
L’international marocain, auteur du seul but de la partie, s’affirme de plus en plus comme le patron de la charnière. Sa complémentarité avec Pavard permet de libérer d’un poids le capitaine Balerdi, encore sujet parfois à quelques maladresses. Mais au-delà des trois centraux, l’apport des pistons Weah et Palmieri a été crucial. Ils ont à la fois limité les assauts offensifs dans leurs couloirs respectifs, tout en participant à l’animation offensive, orchestrée par un Mason Greenwood des grands soirs. « Je pense que ça peut encore se perfectionner », estime à juste titre Pierre-Emerick Aubameyang, persuadé que ce valeureux succès va « renforcer le groupe ».
Parmi les points positifs à retenir, le tandem danois Hojbjerg-O’Riley semble avoir trouvé son rythme de croisière. L’expérience du premier, associé à la fraîcheur du second, forme un milieu de terrain difficile à franchir. Finalement, seul Igor Paixão n’a pas été à la hauteur du Classique. L’ailier brésilien a eu plusieurs occasions de faire la différence dans le couloir gauche, mais il n’est pas encore fin prêt. Comme Timothy Weah et d’autres recrues avant lui, l’ancien chouchou de Feyenoord a besoin d’un temps d’adaptation pour retrouver son rendement d’antan. Histoire de prouver que la recrue la plus chère de l’histoire du club n’est pas un flop.

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