Mettre KO l’austérité

La journée d’hier est sans appel. Mouvement social : 1, Lecornu : 0.

Alors que le nouveau Premier ministre n’est parvenu à convaincre que les partisans du gouvernement renversé, l’intersyndicale, elle, a démultiplié les capacités de mobilisation de la journée « bloquons tout » du 10 septembre.

Dans les rues, c’est de la colère qui s’est exprimée avec force à l’égard de l’austérité, de l’injustice sociale, du déni de démocratie mais aussi de la joie d’être ensemble et de l’envie de construire un avenir meilleur.

Premier ministre seul

La volonté répressive affichée par le ministre démissionnaire de l’Intérieur n’aura pas découragé les manifestants. Et les cortèges encadrés par l’intersyndicale ont permis à toutes et tous de défiler dans la sérénité, démontrant à ceux qui en doutent, l’importance et l’efficacité des organisations pour faire vivre la démocratie sociale.

Face à un Premier ministre dépourvu de majorité, de gouvernement et de popularité, le mouvement social n’a jamais été en si grande position de force depuis l’élection d’Emmanuel Macron.

Si le chef de l’État et le double de lui-même qu’il a nommé à Matignon s’obstinent dans le libéralisme et la poursuite des choix politiques à l’œuvre depuis trop longtemps, le mouvement s’amplifiera encore.

Il faut rompre avec la réforme anti-démocratique des retraites, avec l’asphyxie des services publics, et les bas salaires.

Sébastien Lecornu semble s’y refuser, alors qu’il déclare forfait.

Le monde du travail est prêt à mettre KO l’austérité.

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