Les faits de favoritisme que reproche le parquet de Marseille à l’élu d’extrême droite, ex-RN et ex-Reconquête !, courent de septembre 2016 à juin 2017, alors qu’il occupait le siège de maire du 7e secteur de Marseille (13e et 14e arrondissements), acquis lors des élections municipales de mars 2014.
Stéphane Ravier se voit reprocher un marché visant à la rénovation du site internet de la mairie de secteur attribué en partage à deux sociétés, mais qui, toujours selon le parquet, bénéficierait à la même personne.
Ce « saucissonnage » aurait permis, selon l’accusation, de se situer sous la barre des 25 000 euros, montant à partir duquel un marché public doit impérativement donner lieu à une mise en concurrence. Une enquête avait été ouverte, en 2021, alors que la mairie de secteur avait basculé, un an plus tôt, en direction la droite marseillaise.
Durant l’enquête, le sénateur nationaliste aurait évoqué son « ignorance » des modalités de passation de ce marché.
Sa nièce Sandrine Ravier, 43 ans, qui a également été sa première adjointe puis sa remplaçante comme maire de secteur après la démission de celui-ci pour cumul de mandats, ainsi que le rédacteur des marchés litigieux, sont également jugés pour favoritisme.
à de la prison avec sursis
Le sénateur Stéphane Ravier, qui appelle à une union des droites lors du prochain scrutin municipal de mars 2026, attend, par ailleurs, d’être rejugé par la cour d’appel d’Aix-en-Provence dans un dossier de prise illégale d’intérêts.
Le 29 mai 2024, le tribunal correctionnel l’avait condamné à six mois de prison avec sursis et à une inéligibilité pendant un an pour avoir « œuvré illégalement » au recrutement de son fils, Thomas Ravier, à la mairie de secteur via dix contrats à durée déterminée sur une période de trois ans et demi, avant que celui-ci n’accède au statut de fonctionnaire stagiaire.
Lors des élections municipales à Marseille, en 2020, la liste du Rassemblement national portée par Stéphane Ravier avait récolté près de 20% des suffrages lors du second tour, se plaçant ainsi en troisième position.
de campagne
Très récemment, en début d’été, Stéphane Ravier a été entendu par les enquêteurs, selon les informations du Monde, dans le cadre d’une procédure portant sur les financements présumés illégaux de plusieurs campagnes électorales par le milliardaire d’extrême droite Pierre-Édouard Stérin. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Marseille pour les faits de financement illégal de campagne électorale du Rassemblement national. Les municipales ne sont pas les seules à être dans le collimateur de la justice, il en est de même de la campagne des régionales conduite à l’époque par Thierry Mariani.

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