La rupture c’est dans la rue que ça se passe

Le nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu dit vouloir incarner une « rupture ». Audacieux pour un macroniste de la première heure qui figure depuis 8 ans dans tous les gouvernements. Pour l’heure, il s’avère disposé à rompre avec des mesures non encore adoptées comme la suppression des deux jours fériés envisagée par François Bayrou ou avec des dispositions symboliques comme les avantages accordés aux anciens membres du gouvernement.

Rien qui ne rompe réellement avec le fond de la politique libérale menée depuis la première élection du président de la République. C’est la raison pour laquelle la CGT lui a rappelé ce lundi où se situaient les vraies ruptures attendues par le monde du travail. D’abord l’abrogation de la réforme des retraites qui est minoritaire dans l’opinion comme à l’Assemblée nationale, ensuite l’augmentation des salaires et des pensions, au contraire de l’année blanche prônée par le gouvernement démissionnaire.

Des preuves

Sébastien Lecornu, consulte, prend des notes… Il doit désormais agir s’il ne veut pas rejoindre la liste des Premiers ministres éjectés. On dit souvent que l’amour c’est bien mais que les preuves d’amour c’est mieux. C’est finalement pareil avec la rupture. Il ne suffit pas d’en parler, il faut des preuves tangibles.

Le Premier ministre ne semble pas disposé à en apporter spontanément. C’est par le rapport de force que ces ruptures seront obtenues, quel que soit l’hôte de Matignon.

En cela, la réussite de la journée du 18 septembre sera d’une importance déterminante.

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