Le fragile rêve de la sélection des États-Unis

Versés dans un groupe D abordable et portés par une génération dite « dorée » qui doit certes encore confirmer son potentiel, les États-Unis tentent de se convaincre qu’un long parcours est possible lors du Mondial 2026 disputé en grande partie à domicile.

« Je suis ici parce que je pense que nous pouvons gagner. Pourquoi pas nous ? », a déclaré fin mars le sélectionneur du Team USA Mauricio Pochettino.

Avec confiance en soi et optimisme, un trait culturel très américain adopté par le réputé technicien argentin, les États-Unis espèrent réaliser une performance historique, eux qui n’ont jamais dépassé les quarts de finale dans l’ère moderne (en 2002, éliminés par l’Allemagne), après une troisième place lors du tournoi inaugural en 1930.

Superpuissance mondiale du sport, à l’intérêt historiquement faible pour le « soccer » masculin, les États-Unis s’appuient sur une génération talentueuse, qui avait atteint les huitièmes de finale au Qatar en 2022 avec le deuxième effectif le plus jeune du tournoi.

Plusieurs membres du Team USA jouent désormais dans de solides clubs européens : Christian Pulisic à l’AC Milan, Weston McKennie à la Juventus Turin et le capitaine Tyler Adams à Bournemouth, épatant 6e de Premier League.

Une emballante entrée

en lice

Après des succès convaincants en amical contre l’Australie, le Paraguay et l’Uruguay fin 2025, la bande à Pochettino reste sur deux défaites alarmantes en mars, contre la Belgique (5-2) et le Portugal (2-0), comme un rappel de l’écart qui subsiste avec les nations fortes du foot mondial.

Les prestations du mois de juin contre le Sénégal (3-2) et l’Allemagne (1-2) ont déjà été plus convaincantes. Une tendance qui s’est confirmée dès l’entrée en lice américaine dans son Mondial. Leur victoire 4-1 face au Paraguay a été un feu d’artifice, face à une nation plus faible que celle rencontrée en matches amicaux. Le pressing insistant et les très nombreux sprints des hommes de Pocchetino ont fait que l’adversaire sud-américain a pris l’eau. Les Paraguayens ont montré de l’envie, mais aussi leurs qualités, assez limitées.

Ce vendredi soir à 21h, la sélection états-unienne va sans doute devoir monter l’intensité d’un cran. Autre pays emballant lors de son match d’ouverture (contre la Turquie, victoire 2-0), l’Australie se dresse face à Sergino Dest et ses coéquipiers. L’impact physique sera d’un tout autre calibre, tant les Socceroos ont dominé une équipe turque à la peine dans ce domaine. Avec leurs trois défenseurs centraux culminant à plus d’1,90 m, les Australiens seront efficaces en plus d’être rugueux dans les duels.

Comme écrit précédemment, Team USA voit loin au niveau de ses objectifs. Peut-être pas au point de gagner, comme l’espère Mauricio Pochettino, mais les hôtes de la Coupe du monde peuvent légitimement viser un Top 16 lors de leur tournoi. Ils y verront plus clairs, ce vendredi à 23h, à l’issue de leur deuxième match.

ET AUSSI

Elye Wahi finalement présent face à l’Allemagne

L’ancien joueur de l’Olympique de Marseille Elye Wahi ne devait pas être sur le terrain pour le 2e match de poule face à l’Allemagne. L’Ivoirien n’avait pas pu entrer au Canada pour des raisons administratives, mais le joueur a finalement reçu l’aval. Ces derniers jours, l’attaquant, actuellement à Nice, est sous pression après des accusations de corruption sportive.

Konaté est Madrilène

Le défenseur de l’équipe de France Ibrahima Konaté est un nouveau joueur du Real Madrid. En fin de contrat avec Liverpool ce mois de juin, le joueur formé à Sochaux s’est engagé libre avec la Maison Blanche.

Une Coupe du monde prolifique

Cette Coupe du monde aux États-Unis, au Mexique et au Canada part sur des bases élevées offensivement. Lors des 24 premières rencontres de la compétition, 75 buts ont été inscrits. La moyenne est donc de 3,1 réalisations par match. Un chiffre jamais vu depuis le Mondial 1958 en Suède. Avec cette Coupe du monde à 48 pays, le record total de buts jusqu’à la finale devrait être aisément battu. Un seul 0-0 est à déplorer, avec Espagne – Cap-Vert.

Neymar retarde son retour

Absent contre le Maroc, Neymar ne sera pas non plus du voyage, à Philadelphie, pour la deuxième rencontre du Brésil face à Haïti. La star brésilienne reste au camp de base « pour optimiser sa phase finale de récupération, en profitant des excellentes installations à l’hôtel et au centre d’entraînement », d’après un communiqué par la sélection brésilienne. L’ex-joueur du PSG pourrait bien être présent face à l’Écosse.

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