L’heure du collectif

Marquée dans le calendrier social de longue date, la date du 5 novembre symbolise un changement d’échelle. Après des semaines de mobilisation portées par les lycéens, les étudiants et des collectifs citoyens, le monde du travail entre avec toute son énergie dans la bataille sociale.

À l’appel d’une intersyndicale unie, des salariés du public comme du privé, des retraités et des jeunes défilent aujourd’hui partout
dans le pays. Leurs revendications sont connues : hausse des salaires, défense des services publics, refus d’un budget d’austérité qui fait payer la crise à celles et ceux qui la subissent déjà. Car derrière les chiffres et les arbitrages budgétaires, c’est bien une question
de choix politique qui se pose.

Transformer l’essai

Depuis trop longtemps, l’inflation ronge le pouvoir d’achat d’une large partie de la population tandis que les grandes fortunes et les principaux groupes affichent des profits records. Pendant ce temps, un gouvernement libéral à bout de souffle prépare de nouvelles coupes dans les dépenses publiques, au risque d’affaiblir encore l’école, l’hôpital, les transports ou encore les collectivités locales.

La mobilisation de ce jeudi traduit une conviction qui gagne du terrain : il n’existe pas d’issue individuelle à une crise qui touche l’ensemble du monde du travail. Lycéens, étudiants, salariés ou retraités l’ont bien compris. Reste désormais à transformer l’essai. L’enjeu de cette journée est donc clair : transformer l’inquiétude sociale en mobilisation collective pour instaurer un rapport de force. La résignation n’est pas une option.

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