[Travailleur de demain] Arnaud Gaillard, féru d’informatique

Quand j’étais petit, je dessinais des prises, des fils électriques. Toute ma famille croyait que j’allais être électricien », se rappelle Arnaud Gaillard. Très vite, il bifurque sur les pas de son père : l’informatique. Le jeune Aixois se remémore les débuts : « Je jouais simplement aux jeux vidéo, comme Minecraft. C’est mon père qui m’a mis dans le bain. J’aimais l’aspect mais je ne comprenais pas grand-chose. » Un aspect qu’Arnaud approfondi à travers la spécialité Numérique et Sciences de l’information, dans son lycée aixois. « J’allais au-delà de ce qui était demandé pour les projets. J’ai découvert une véritable passion », se remémore-t-il. Cette matière est « un tremplin » pour le lycéen qui se dirige alors vers un BUT Réseau et télécommunications à l’IUT d’Aix-Marseille.

Actuellement en troisième année d’étude, le jeune homme en a « profité pour aller en Suède », en Erasmus. Les températures négatives ont finalement laissé place au soleil dans un environnement où « les gens sont beaucoup plus ouverts », apprécie le jeune Provençal.

Comme son père, il souhaite être intégrateur. « Par exemple, le client me dit : “j’ai besoin d’avoir un réseau sécurisé, un système de téléphonie, de paiements…”, scénarise Arnaud. J’organise les étapes, la sécurité… » Dans un premier stage dans l’entreprise Asap Network dirigée par son père, Arnaud a expérimenté ce métier à travers « 2-3 projets passionnants. J’ai découvert un monde, tel un enfant face à plein de boutons… »

Intégrer l’IA au quotidien

Au-delà de l’académique, sa passion s’intègre à son quotidien à travers de « petits projets personnels, comme la programmation d’un générateur de mots de passe », évoque-t-il. De nature curieuse, il s’intéresse à « l’ensemble des technologies, particulièrement l’IA. Pour avoir plein de billes à réutiliser. » Conscient de l’omniprésence de cette nouvelle technologie, il « essaye de remplacer [ses] tâches quotidiennes par l’IA ». Une manière pour lui d’anticiper les mutations de son futur métier même si le jeune homme reste convaincu que l’aspect humain aura toujours de la valeur. « Si j’étais recruteur, je me focaliserais sur l’aspect soft skills : la communication, le bon sens, la prise de recul, l’imagination… C’est ça qui va importer à l’avenir », juge-t-il, « 95% soft skills et 5% technique. »

Arnaud affirme, d’un avis tranché, que l’IA « va remplacer une majorité de métiers, tout en nuançant, certains persisteront. Ceux qui ont besoin du côté humain. Par exemple, les infirmiers et infirmières… » Il reconnaît pour autant les dangers de l’IA, telles que « la vie privée et la question morale : le fait que l’IA pourrait avoir une conscience ». Quant à sa régulation, « l’éthique va orienter la direction de l’évolution de l’IA », conclut-il. L’année prochaine, son objectif est d’intégrer une école d’ingénieur. « Je vise Télécom Paris », acte Arnaud, école reconnue pour son « bon relationnel ». Dans une perspective plus lointaine, il souhaite travailler chez… Asap Network. Un long chemin d’apprentissage attend ce jeune qui ne « considère pas encore avoir les compétences. Peut être à l’avenir… »

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