Au total dans notre pays, 4 000 suppressions de postes d’enseignants, public et privé confondus, sont attendues pour la rentrée 2026, dont 1 891 dans le premier degré public et 1 365 dans le second degré. C’est une véritable hécatombe qui aura des répercussions très fortes sur les enfants et les jeunes de notre région avec notamment des fermetures de classe en cascade.
Pour la justifier, le ministre de l’Éducation nationale invoque une « chute démographique vertigineuse ».
Un contresens historique alors même que cette baisse du nombre d’élèves devrait être vue comme une opportunité pour améliorer les conditions d’apprentissage pour les jeunes et de travail pour les enseignants. C’est l’occasion de faire baisser les effectifs par classe, de renforcer le nombre de professeurs remplaçants pour faire disparaître les situations de classes sans maître, mais aussi de miser sur un accompagnement personnalisé des élèves confrontés à des difficultés ou au handicap.
Dogmatisme libéral
Ce gâchis, dénoncé par l’intersyndicale de l’éducation qui appelle à la grève aujourd’hui, témoigne du dogmatisme libéral dans lequel le gouvernement est engoncé.
Bien que minoritaire dans le pays comme à l’Assemblée nationale, il continue de concevoir les dépenses publiques dédiées au bien commun comme un coût à réduire.
Le service public est le patrimoine de ceux qui n’en ont pas. C’est particulièrement vrai s’agissant de l’Éducation nationale, dont la mission n’est autre que d’assurer la réussite scolaire du maximum de jeunes, quel que soit leur milieu d’origine. Il faut la défendre. C’est un combat de classe.

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