Les précédents crimes perpétrés en France par les semeurs de haine

Ibrahim Ali visé dans le dos par un colleur d’affiches du FN

Dans la soirée du 21 février 1995, avenue des Aygalades à Marseille, Ibrahim Ali est tué d’une balle dans le dos par des colleurs d’affiches du Front national. Le lycéen d’origine comorienne avait 17 ans. Le tireur des balles qui ont atteint le jeune homme est Robert Lagier, la soixantaine, pied-noir et nostalgique de l’OAS. À ses côtés, Mario d’Ambrosio, 41 ans, sera recasé par le couple Mégret à la mairie frontiste de Vitrolles.

Brahim Bouarram,

noyé par des lepénistes

Le 1er mai 1995, en marge d’un rassemblement du Front national, Brahim Bouarram, marié et père de deux enfants, est poussé dans la Seine par Mickaël Fréminet, un skinhead. La victime, âgée de 29 ans d’origine marocaine, ne sait pas nager et meurt noyé. Sont présents Christophe Calame, un militant de l’Œuvre française, David Halbin, adhérent au FN, et David Parent, tous venus de Reims dans des cars affrétés par le parti lepéniste.

François Chenu assassiné

par des néonazis homophobes

Le 15 septembre 2002, François Chenu, 30 ans, est assassiné parce qu’homosexuel. Tabassé puis jeté dans l’étang du parc Léo-Lagrange de Reims, il meurt noyé. Les auteurs de ce crime, âgés de 16 à 20 ans menaient une expédition visant à « casser de l’arabe et du pédé ». Les perquisitions menées dévoileront leurs profils : des skinheads, fascinés par le Troisième Reich, adeptes de l’idéologie néonazie.

Clément Méric frappé à mort par des skinheads

Étudiant et militant antifasciste de 18 ans, Clément Méric est tabassé à mort à Paris le 5 juin 2013 par des skinheads lors d’une bagarre qu’ils ont provoquée. Le militant d’extrême droite ayant porté le coup fatal, Esteban Morillo, arbore sur son bras un tatouage avec le slogan pétainiste « Travail, famille, patrie ». Lui et son comparse, Samuel Dufour, tatoué -entre autres- de la devise nazie « sang et honneur » sont des affidés du groupuscule nationaliste Troisième Voie, depuis, dissous.

Federico Martín Aramburú abattu par des néofascistes

À 42 ans, Federico Martín Aramburú ancien rugbyman argentin, est abattu par balles le 19 mars 2022. Loïk Le Priol et Romain Bouvier proches du GUD (Groupe union défense), ultraviolents, bien connus des services de police, sont accusés d’avoir tiré dans le dos de l’homme qui s’était opposé à leurs saillies racistes. Leur procès aux assises est prévu en septembre 2026.

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