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  • [Travailleur de Demain] Bastien Allibert cuisine l’excellence

    [Travailleur de Demain] Bastien Allibert cuisine l’excellence

    Un métier « humain » où l’on fait « énormément de rencontres ». C’est en premier lieu pour son aspect « profondément social » que Bastien Allibert, 21 ans, médaille d’excellence au concours national des WorldSkills, dit adorer son quotidien de cuisinier. Reconnaissant de faire carrière, aujourd’hui, dans un « métier passion », il s’est engagé dans cette branche après l’obtention de son bac scientifique, une fois certain d’avoir trouvé sa voie. « Je suis attiré par la cuisine depuis le collège, retrace-t-il. Dès la troisième, j’ai fait un stage dans la restauration, mais je ne savais pas vraiment si j’aimais la cuisine comme un loisir ou comme un métier. J’ai donc choisi une filière générale au lycée. »

    Apprendre de l’excellence

    Mais la cuisine ne quitte pas l’esprit de Bastien, qui prend régulièrement les rênes des fourneaux, où il imagine des plats « salés ou sucrés », pour lui ou pour « la famille ». À 18 ans, il entame donc un CAP cuisine à la Chambre de commerce d’Avignon, non loin de son Cavaillon natal, et enchaîne avec un brevet professionnel, qu’il obtient à l’été 2025. Trois ans d’intense formation, qu’il doit aussi aux enseignes où il est passé comme apprenti.

    Car, arrivé dans le domaine il y a 4 ans seulement, Bastien a déjà fréquenté les cuisines de nombreux restaurants : Maison Prévôt à Cavaillon, « pendant six mois car après le chef a ensuite pris sa retraite », puis Château Olive et Raisin, à Fontaine-de-Vaucluse, « pendant 2 ans et demi », avant L’Ekrin, à Méribel, en Savoie. « L’Ekrin était mon premier restaurant étoilé, une étoile Michelin ! », s’enthousiasme le jeune homme.

    Un premier voyage gastronomique qui lui donnera envie de poursuivre sa route, « au moins un temps », dans les « grosses maisons ». « Comme je suis en train de parfaire mes connaissances, j’aime l’idée de collaborer avec des personnes extrêmement compétentes, c’est challengeant, détaille le jeune homme. Aujourd’hui, je travaille avec des gens qui préparent des concours. Mon chef, Louis Gachet, est Meilleur Ouvrier de France. Ça force le respect. » D’autant que, dans ce genre d’établissement, le luxe ne se retrouve pas que dans l’assiette. « Ce qui est agréable, c’est que la question de la masse salariale ne se pose pas, note-t-il. Dans un restaurant classique, on n’est pas plus de trois en cuisine. Là où je suis, au Couvent des Minimes, à Mane (04), on est 30. C’est l’occasion d’apprendre avec précision, de passer à plein de postes différents. »

    « Gourmand » et « prenant plaisir à faire plaisir », Bastien assure s’intéresser à toutes les cuisines, sans identifier, pour le moment, de plat signature. Pour l’instant responsable des entrées froides et des amuse-bouches, il s’impatiente d’approfondir sa maîtrise des cuissons, de la viande et du poisson, mais aussi des garnitures et des légumes, qu’il faut « s’appliquer à sublimer ». « Jeune, en quête de réflexion, avec l’envie de rencontrer beaucoup de gens, je crois que le système de saison me convient bien pour l’instant, assure-t-il. Après, je ne ferai pas ça pendant 10 ans non plus. Car si je veux monter en grade dans une maison, il va bien falloir y rester plus de 6 mois… »

  • [Chefs-d’œuvre des musées de Marseille] À l’Alcazar, le bureau et les tableautins de Louis Brauquier

    [Chefs-d’œuvre des musées de Marseille] À l’Alcazar, le bureau et les tableautins de Louis Brauquier

    On lui préférera, tranquillement solaire, le miracle de la toile peinte au même endroit qui figure sur la lucarne de cette chronique. Ce qui se donne derrière les deux fenêtres, c’est presque un jeu d’enfant, un miséricordieux moment de passé-présent. Le dehors et le dedans ne s’interrompent pas. On retrouve immédiatement en deux miniatures, sans gel, sans mélancolie ni froidure, les petits pans de mur et les architectures du paysage de l’ancienne rive.

    Sur les notices de cette vue du second étage du 17, du quai Rive-Neuve, on apprend que ce tableau fut peint entre juin et octobre 1956 : commencé à Marseille depuis l’immeuble qui abrite aujourd’hui le Théâtre Badaboum, achevé pendant l’automne depuis Alexandrie. Dans cette occurrence, Brauquier dont le style exotique et minutieux avoue d’ordinaire son étroite connivence avec Gauguin ou bien avec le Douanier Rousseau, s’empare de références à la fois intimes et avant-gardistes. Les couleurs du carrelage et la géométrie de son tapis, la savoureuse sobriété du mobilier et du décor, le repos de son épouse Geotte qui lit un livre peuvent être rapprochés des bonheurs d’expression d’Henri Matisse, par exemple pendant sa période de l’Intérieur aux aubergines vécue à Collioure en 1911.

    Louis Brauquier (1900 – 1976) avait coutume de dire qu’il devint très tard « un jeune peintre ». Un courrier adressé à Gabriel Audisio date d’avril 1953 sa décision. Cet autodidacte, ce peintre du dimanche ne fit pas de grands progrès. Il ne s’acharna pas vraiment. Il comprit très vite que « c’était passionnant et difficile ».

    Au troisième étage de la Bibliothèque de l’Alcazar, on peut découvrir cette toile dans le vrac d’un petit sanctuaire aménagé selon les directives de sa sœur Eugénie Brauquier, décédée en octobre 2003, la reconstitution à la fois dérisoire et attachante du bureau-atelier de son dernier appartement, situable au 367, avenue du Prado. Louis Brauquier parlait de cet espace comme s’il s’agissait d’un grand musée d’Espagne.

  • [Week-end] Balade sur les traces des colporteurs

    [Week-end] Balade sur les traces des colporteurs

    De vallées en cols, de villages en hameaux, vous êtes attendus ces samedi et dimanche pour participer à La balade du colporteur aux côtés de Pierre Peyret, accompagnateur en montagne.

    Une balade et bivouac gratuit dans la vallée du Toulourenc, entre Saint-Léger-du-Ventoux, Brantes et Savoillans. « Nous allons parcourir une vingtaine de kilomètres sur deux jours et nous dormirons en forêt », explique PIerre Peyret. « C’est une balade accessible à partir de 12 ans de niveau moyen. Ce sera l’occasion de découvrir les jolis villages et hameaux du Vaucluse dans lesquels on pourra s’y arrêter un peu pour boire un café par exemple. »

    Un secteur aux multiples facettes

    L’objectif de cette sortie organisée dans le cadre des Rendez-vous du Parc Ventoux en ce début de période estivale et de donner envie aux participants de découvrir ce territoire qui recèle de nombreux secrets et merveilles. « C’est un secteur que j’aime personnellement et que j’aime faire découvrir aux gens. C’est aussi un moyen pour celles et ceux qui aimeraient faire du bivouac mais qui n’osent pas y aller seuls de découvrir que c’est possible. Il suffit de savoir où aller », continue l’accompagnateur. « Ce que j’affectionne également dans ce genre de sorties c’est qu’elle se fait sur deux jours, ce qui nous laisse le temps de parler, de nous découvrir et de partager de beaux moments ».

    Un autre versant
    du Mont-Ventoux

    Gourde, pique-nique, chaussures de marche et sacs de couchage seront de mise pour cette sortie qui, au-delà de vous faire découvrir de beaux paysages vous en apprendra davantage sur la faune et la flore du site, sur l’histoire du Ventoux mais aussi sur ces sentiers empruntés de manière ancestrale par les bergers et colporteurs. « Nous échangerons avec les participants sur tout ce qui touche au massif, on reviendra sur l’histoire de la paste en Provence aussi… », précise-t-il. Enfin, cette « randonnée belvédère » vous donnera l’opportunité de découvrir un autre versant du Mont-Ventoux. « Nous sillonnerons la face Nord du Ventoux, un côté que l’on a beaucoup moins l’habitude de voir et qui est beaucoup moins représenté aussi parce que l’image que l’on a du Géant de Provence c’est celle que l’on voit depuis Carpentras, Caromb ou Bédoin par exemple », poursuit Pierre Peyret. « Or là, c’est une nature beaucoup plus dure, brut qui s’offre à nous. L’occasion d’observer la faune qui peuple les lieux comme les chamois ou les loups par exemple et de parler du pastoralisme dans cette zone. »

    De samedi à 16h jusqu’à dimanche 16h. Balade gratuite.

    Réservation et inscription au : 04.90.63.22.74.

  • [On passe à table] Le ceviche traditionnel péruvien au leche de tigre

    [On passe à table] Le ceviche traditionnel péruvien au leche de tigre

    Un poisson bien frais

    Pour débuter cette recette traditionnelle que vous propose de réaliser Patricia, dans les règles de l’art, vous devez commencer par couper votre filet de poisson en cubes d’environ 2 à 3 centimètres pour garder de la mâche et éviter que le poisson ne cuise trop rapidement avec le citron vert. Réservez dans un plat. Pendant ce temps, épluchez et émincez finement l’oignon rouge. Il vous faudra ensuite le rincer trois fois à l’eau claire pour enlever toute son amertume et éviter qu’il prenne le dessus sur la préparation. Coupez les citrons verts en deux et pressez-les directement dans le mixeur. Attention de ne pas aller jusqu’au bout du citron pour ne pas qu’il soit trop amer dans le leche de tigre. Ajoutez ensuite une gousse d’ail, un morceau de céleri branche, du poivre blanc, du sel, quelques branches de coriandre en utilisant uniquement les tiges et non pas les feuilles que vous garderez pour plus tard. Quelques petits morceaux de piment antillais, un petit bout de gingembre pelé. Mixez le tout pendant une trentaine de secondes.

    Récupérez ensuite le cul-de-poule dans lequel se trouve votre poisson coupé. Ajoutez une pincée de sel et une de poivre. Une poignée d’oignons rouges, les feuilles de coriandre cette fois, émincées, de nouveau quelques petits morceaux de piment.

    Un savoir-faire unique

    Enfin, versez le leche de tigre sur le tout et mélangez bien à la cuillère. Pour le dressage, servez le poisson et sa sauce au centre de l’assiette et accompagnez de maïs grillés, d’un épi cuit et de quelques cuillerées de patate douce cuite au four avec de la cassonade et des clous de girofle. Pour terminer, vous pouvez agrémenter le tout de chips de banane plantain. Pour ce faire couper de fines lamelles de banane encore verte à la mandoline et passez à la friteuse.

    Servez tout de suite et bon appétit !

    Pour 2 personnes il vous faudra :

    – Un filet de dos de lieu noir de 240 g, cinq citrons verts 

    – Un oignon rouge et une patate douce, une banane plantain verte

    – Du gingembre, de la coriandre, du céleri branche, un piment antillais

    – Une gousse d’ail, du sel et du poivre blanc

    – De la cassonade et des clous de girofle

  • Les loulous ont rendez-vous au Fabuleux Festival de Vitrolles

    Les loulous ont rendez-vous au Fabuleux Festival de Vitrolles

    La Ville de Vitrolles, la librairie Quartiers Libres et l’association les bouqineurs.seuses vous attendent samedi et dimanche au domaine de Fontblanche pour une troisième édition de l’événement entièrement dédié à la jeunesse, le Fabuleux Festival.

    Pendant deux jours, familles, enfants, adolescents et passionnés de littérature jeunesse pourront profiter d’une programmation foisonnante mêlant spectacles, ateliers, rencontres, cinéma, musique, expositions et animations dans une ambiance festive et conviviale ouverte à tous, placée encore et toujours sous le signe de l’humour ! Cette année, la marraine de l’édition est Susie Morgenstern, auteure française et américaine de livres pour enfants et de littérature jeunesse qui sera présente lors de l’événement.

    Des activités pour tous

    Pour l’occasion, le week-end sera ponctué de nombreux spectacles et animations pour tous les âges dès la naissance et jusqu’à 14 ans avec des espaces divers qui s’articulent sous forme de quartiers adaptés en fonction des tranches d’âge de chacun.

    Ainsi, les loulous jusqu’à trois ans pourront participer à des ateliers, autour des émotions ou encore des comptines dans le quartier le Cirque des Pitchouns. Le quartier des Petits monstres s’adresse quant à lui aux enfants entre 4 et 6 ans où ateliers, fresques, cinéma contes et histoires les attendent. Entre 7 et 10 ans, rendez-vous donné au quartier À mourir de lire avec chasse aux trésors, ateliers lecture musicale ou encore cinéma et sérigraphie sont au programme. Enfin les ados auront de quoi se délecter dans le quartier de la place du Rire accessible dès 11 ans et jusqu’à 14 ans avec des ateliers autour de la lecture, des blagues, des mots mais aussi des jeux et challenge ou encore un plateau radio autour de l’humour et un escape game feront leur bonheur.

    Sans oublier que les enfants et leurs parents pourront rencontrer leurs auteurs ou illustrateurs préférés au sein de l’espace dédicaces ouvert en continu de 10h à 18h sur les deux jours de festivités.

    De 10h à 18h. Gratuit.

  • [Chefs-d’œuvre des musées de Marseille] Au Musée Borély, Sans passion pendant l’heure du thé, revoici Gaby Deslys

    [Chefs-d’œuvre des musées de Marseille] Au Musée Borély, Sans passion pendant l’heure du thé, revoici Gaby Deslys

    Les plus grandes étoiles du théâtre et du music-hall, Sarah Bernhard, Mistinguett qui fut sa rivale ou bien Joséphine Baker la supplantent largement. Le jazz-band et les comédies musicales de Gaby Deslys, sa carrière de meneuse de revue parmi les meilleures scènes de Paris, Londres et Broadway, ses aventures amoureuses avec un jeune roi du Portugal relatées par la presse internationale, les affiches, les films et les photographies où l’on découvre ses plumes, ses chapeaux, ses colliers de perles et son sourire, ne l’ont pas installée parmi les incontournables gloires de son siècle. Dans la mémoire collective, sa silhouette et son éventuel sex-appeal lorsqu’elle descendait promptement les marches du grand escalier du Casino ne sont pas vraiment fascinantes. À Marseille, on se souvient d’elle à cause de sa fortune personnelle et de la Villa Deslys, le somptueux bâtiment du numéro 285 de la Corniche qu’elle avait légué à la Ville. Cet acte de générosité suscite des confusions, on lui attribue quelquefois l’îlot Gaby qui fut habité par une autre actrice de la même époque.

    Mais voici qu’elle ressurgit en première ligne, dans le bel étage de l’escalier du musée Borély. Dans l’entrée de l’exposition Art Nouveau / Art Déco, elle est une preuve tangible de l’esprit d’ouverture de Marseille par rapport aux grands courants de la modernité. Exécuté en 1912 par le peintre William Malherbe (1884-1951) son portrait longtemps enseveli dans les réserves des musées vient d’être restauré. La jeune fille qui avait passé son enfance rue du Tapis Vert à Marseille avant de monter à Paris pour devenir une intrépide chanteuse de cabaret réapparaît sur ce tableau à l’âge de 31 ans. C’est déjà l’ultime séquence de sa vie, une violente affection pulmonaire la conduira en 1920 au cimetière Saint-Pierre.

    Dans cette toile Gaby Deslys ne correspond pas aux images émancipées que lui donne son statut de vedette de music-hall. Demi-mondaine invitante ou bien boudeuse, elle sait que faire de ses hanches, de ses épaules et de ses mains. Ses yeux sont sans manque ni passion : « prends-moi comme je suis ! » On relit Proust, l’Odette de Swann déçoit cruellement. Ce serait l’heure du thé, elle reçoit des admirateurs, un éventuel soupirant. Avec des cheveux crantés, des escarpins et les couleurs d’une robe fourreau superbement décorée : des lianes vert et noir, des feuilles et des motifs floraux.

  • [Recette] Poulpe grillé, fava à l’ail confit, fraises et légumes de saison

    [Recette] Poulpe grillé, fava à l’ail confit, fraises et légumes de saison

    Il vous faudra :

    – 100g de pois cassés, une carotte, un oignon et un petit bouquet garni

    – Quelques gousses d’ail, 4 tentacules de poulpe, un citron, 2 oignons nouveaux et 8 à 10 asperges blanches

    – De l’huile d’olive, du sel, du poivre et du sumac en poudre

    – Quelques feuilles de jeunes pousses de mizuna rouge.

    Fava, la purée de fèves grecque

    Pour commencer la recette, il vous est conseillé de cuire les pois cassés pour la fava, une purée de fèves grecque. Pour la cuisson, réalisez un bouillon avec une demi-carotte, pareil pour l’oignon et un petit bouquet garni, jusqu’à ce qu’ils soient bien tendres. Pendant ce temps, faites confire vos gousses d’ail pelées dans une petite casserole. Couvrez d’huile d’olive et faites cuire à feu très doux.

    Une fois les préparations prêtes, égouttez les pois cassés, ajoutez l’ail confit et mixez avec un filet d’huile d’olive jusqu’à ce que la texture soit crémeuse et lisse.

    Un poulpe fondant et croustillant

    Pour le poulpe, faites-le cuire dans un bouillon de légumes comme pour les pois cassés pendant environ deux heures. pour vérifier la cuisson, n’hésitez pas à y planter la pointe d’un couteau. Quand il n’y a plus de résistance dans la chair, la cuisson est parfaite. Pendant ce temps coupez en deux les oignons nouveaux, épluchez légèrement les asperges et faites-les rôtir avec de l’huile d’olive pour qu’ils soient fondants et caramélisés. Égouttez ensuite le poulpe et faites-le griller sur la plancha 3 minutes ou dans une poêle avec un filet d’huile d’olive.

    Pour réaliser l’huile citronnée, mélangez huile d’olive et jus de citron, ajoutez du sel et du poivre. Il vous est également possible d’ajouter une pincée d’origan grec dans la préparation.

    Arrive le moment du dressage. Déposez au fond de l’assiette une belle cuillère de fava, déposez vos tentacules de poulpe, vos légumes rôtis et quelques quartiers de fraises assaisonnés à l’huile d’olive. Ajoutez quelques feuilles de mizuna, puis terminez avec l’huile citronnée et une pincée de sumac.

    Bon appétit.

  • [Science] Le goût des mots se cultive tôt

    [Science] Le goût des mots se cultive tôt

    C’est le biais bien connu de la désirabilité sociale : la lecture étant valorisée socialement, quand on demande à un parent combien de temps lit son enfant, il a tendance à gonfler les chiffres. Plus de six heures par semaine en moyenne à l’école primaire, selon les questionnaires remplis pour les besoins d’une expérience au Laboratoire Parole et Langage (LPL), à Aix-en-Provence, avec le soutien du pôle Ampiric. Mais lorsque ce temps de lecture est chronométré avec une application développée au LPL, la moyenne tombe à peine plus de deux heures. « Ce temps de lecture chronométré prédit bien mieux les performances en lecture des enfants, ajoute Brice Brossette, ancien post-doctorant au LPL qui a mené l’étude publiée dans Plos One. Notre nouvel outil permet de mettre des chiffres sur l’impact de l’exposition à l’écrit sur le niveau de lecture. Cela manque car les sciences de l’éducation privilégient des approches qualitatives ».

    Cercle vertueux

    Avec des mesures plus précises du temps de lecture des enfants, les chercheurs aimeraient à l’avenir pouvoir observer des dynamiques. C’est-à-dire voir quand les enfants lisent – à quel moment de la journée ou de la semaine ? -, ce qu’ils lisent, quand ils s’arrêtent et sur quoi ils bloquent. « C’est impossible à voir avec des questionnaires, indique Brice Brossette. Cela permettra de proposer des adaptations personnalisées pour maintenir le goût de l’écrit chez les enfants ». L’idée n’est pas forcément de les contraindre à lire des livres s’ils n’ont pas envie ou n’y arrivent pas, mais peut-être de les orienter vers des bandes dessinées, de les lire avec eux, voire même simplement de faire un jeu maniant le vocabulaire, comme un Petit Bac.

    Cette étude était une première étape dans un projet plus vaste visant à développer une application mobile (Read@Home), avec le soutien de la SATT Sud-Est, pour aider les parents dans l’accompagnement à l’apprentissage de la lecture de leur enfant. « C’est un projet en cours. Nous sommes en train de recruter les familles », glisse Brice Brossette. Le but étant de maintenir dans la durée le cercle vertueux qui fait que plus on lit, plus on y arrive, plus on y prend du plaisir, et plus on lit.

  • Un festival dédié à la santé et la science à Marseille

    Un festival dédié à la santé et la science à Marseille

    La manifestation porte l’ambition de faire découvrir, de manière ludique et accessible, de nombreux sujets de recherche afin d’éveiller un intérêt, la réflexion et l’échange, et discuter de leur impact au quotidien. « L’idée est de mettre en lumière le travail des chercheurs et chercheuses sous plusieurs formats et que cela aboutisse à des rencontres avec les Marseillais et les Marseillaises », explique une des coordinatrices de l’événement. Explore accueille des chercheurs d’Aix-Marseille université (AMU), du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), de l’Institut national de la recherche et de la santé médicale (Inserm), l’École centrale Méditerranée et l’AP-HM (Assistance Publique – Hôpitaux de Marseille).

    Parmi les activités proposées, le festival propose des « speed-searching ». Et aux organisateurs de souligner : « Les speed-searching s’appuient sur le principe du speed-dating. Ce sont des conversations flash avec l’idée de discuter pendant 10 minutes avec un chercheur », détaillent-ils.

    La 6e édition du festival InScience

    Porté par l’Inserm, le festival InScience, se déploie dans toute la France, ce samedi 30 mai. À Marseille et en collaboration avec le festival Explore, des stands en plein air animeront la Canebière de 14h à 18h. C’est à travers cinq ateliers que le public aura l’occasion de découvrir les grands thèmes de recherche à l’Inserm : les neurosciences, la génétique, l’alimentation, la cancérologie et les fake news. Au total, onze équipes d’une quinzaine de chercheurs mobiliseront des manipulations et des expérimentations pour permettre aux visiteurs de comprendre un concept ou de découvrir un domaine de recherche. « Côté Explore, ce sont des chercheurs qui travaillent sur les pathologies, les neurosciences, l’océanographie et la physique… », concluent les organisateurs.