Tag: week-end

  • Une exposition de Liliane Giraudon à propos des détours et des sentiers de la création

    Une exposition de Liliane Giraudon à propos des détours et des sentiers de la création

    Osons l’écrire d’emblée. L’exposition qui s’ouvre en fin de journée au Cipm est foisonnante, déconcertante, généreuse et radicale. Difficile à saisir quand on connaît mal les codes et des enjeux de la poésie des 40 dernières années, quand on a rarement croisé les livres de cette autrice née dans le Vaucluse, habitante de Marseille, pas loin de la Place Castellane, depuis 1981.

    Cette inquiétude se dissipe quand on se laisse surprendre par deux grands formats de ce parcours, le dispositif en fond de salle de trois calicots à propos des luttes et des identités féministes, ainsi qu’un enchevêtrement de lettres rouges et noires tracées en mémoire de l’américaine Mina Loy. On parie qu’avec sa poétique franchement visuelle, l’œuvre de Liliane Giraudon attirera de plus jeunes générations qui l’appréhenderont à leur façon. Dessiner, griffonner avec de l’humour, tenter d’éclaircir un instant de vie avec des signes sur une page, Jean Dubuffet et Frédéric Pajak estiment que c’est à la portée de tous.

    Sous vitrines et sur les murs, voici les ateliers et les chambres d’écho d’une écrivaine. Ces vagues changeantes de signes qui déferlent volontiers, ce sont des sursauts et des étoilements, une sorte de murmure continu : on osera penser que c’est à la fois minuscule et monumental. On aperçoit un hommage à Robert Walser tramé avec un ami dessinateur, Jean-Jacques Ceccarelli, des calligrammes et des carnets de journaux intimes. Quand on scrute les balafres d’un crayon de couleur, des traits d’ironie, des moments de révolte, l’humour noir ou bien la crudité de tel ou tel manuscrit, on comprend à quel point les recherches d’une écrivaine peuvent devenir énigmatiques, souterraines et clandestines. Certaines fois subversives ou bien scandaleuses.

    Poésies visuelles
    et féminismes

    On revoit aussi avec des sommaires incroyablement variés, une revue des années 1980, Banana Split, délibérément pauvre, encollée rapidement, sommairement imprimée avec une photocopieuse. On se rappelle que Liliane Giraudon qui fut avec son compagnon de vie Jean-Jacques Viton (1923-2021) la responsable de ce périodique du « poétariat international », racontait « avoir mis dans cette revue l’énergie d’une tenancière de bordel ». Plus loin, sur un autre panneau on voit des photographies de Laurent Goumarre et de Marc-Antoine Serra, ou bien on suit en boucle un montage filmique de Robert Cantarella.

    Aperçues sur la photographie de cet article, quatre personnes sont les responsables de cette exposition. Liliane Giraudon a grandement aidé la commissaire de l’événement, Cécile Marie-Castanet tout en lui laissant le soin d’investiguer pendant plusieurs mois afin d’aiguiser les matériaux et les transitions du parcours. On remercie pour leur forte implication Giulia Camin et Michaël Batalla qui complètent cette présentation avec quelques-unes des précieuses ressources en livres et documents de la bibliothèque du Cipm.

    Pensée sans besoin d’unité, cette exposition circule parmi les complicités de plusieurs époques d’une vie. On ne se focalise pas sur les embardées de Liliane Giraudon, ses vracs et ses chances, sa « rage » ou sa « rabia », dirait Pasolini. La visite ne sera jamais exhaustive, on reviendra révéler la prochaine fois un nouveau fil d’Ariane, ainsi qu’un nouveau labyrinthe. Un arpenteur comme Michel de Certeau aurait apprécié, on emprunte des lignes d’erre dont le dénouement reste aléatoire.

    Pour sa part, dans le droit fil des choix de Paul Otchakovsky-Laurens décédé en 2018, le directeur des éditions Pol qui sera présent pour l’inauguration de cette exposition, Frédéric Boyer, interrogé au téléphone, place très haut dans son catalogue l’œuvre de Liliane Giraudon : en immédiate proximité avec des auteurs comme Christian Prigent et Dominique Fourcade. Fidèle à ses luttes de la fin des années 1970, cette écrivaine continue de muer, « rencontre des urgences, les catastrophes les plus contemporaines ». Ses livres sont à la fois provocateurs et sincères. Elle traverse des textes anciens, la mythologie de l’amazone Penthélisée qui déchire Achille, la tristesse et les violences de plusieurs deuils, la modernité comme la souhaitaient Reverdy et Gertrude Stein. « La chose rare, ajoute Frédéric Boyer, c’est que de plus jeunes générations, pas seulement les queers, la lisent passionnément ».

    Vernissage exposition Madame himself & l’humour poétasse, Cipm, samedi de 18 à 21h. Programme de la soirée, entrée libre, Mallarmé Memory Boat, performance sonore d’Alessandro Bosetti et Liliane Giraudon et La poésie inflammable a-t-elle un goût ? performance culinaire de Ryoko Sekiguch

  • [Science] « Les flamants roses camarguais ont un comportement migrateur unique »

    [Science] « Les flamants roses camarguais ont un comportement migrateur unique »

    Sébastien Roques :Non c’est assez unique. En général, au sein d’une espèce d’oiseaux migrateurs, il peut exister des populations au nord qui migrent en hiver tandis que les populations plus au sud ne migrent pas. Mais ces populations sont séparées. Les flamants roses de Camargue sont une même population au sein de laquelle les comportements diffèrent. C’est très intéressant pour étudier les effets de la migration.

    Sait-on pourquoi ils ont ces comportements différents ?

    S.R. : Nous avons encore du mal à l’expliquer. Normalement la migration s’explique par les conditions météo : si elles deviennent trop difficiles en hiver, les oiseaux migrent vers le sud. Si elles sont clémentes, ils restent. Mais en Camargue, les flamants roses sont soumis aux mêmes conditions. Pourtant certains partent et d’autres restent. Peut-être est-ce un comportement héréditaire. Il nous faudrait l’étudier via de la génétique et des liens parent-jeune.

    Avec le réchauffement climatique, les flamants roses camarguais vont-ils arrêter de migrer ?

    S.R. : C’est aussi une chose que nous aimerions déterminer : comment la proportion de résidents et de migrateurs pourrait évoluer à l’avenir. L’hypothèse voudrait que les résidents prennent le dessus car non seulement les hivers sont plus doux en Camargue, mais les conditions environnementales dans les zones d’hivernage sont aussi plus variables avec des sécheresses ou des pluies intenses.

  • [Science] Chez les flamants roses, la revanche des migrateurs

    [Science] Chez les flamants roses, la revanche des migrateurs

    C’est comme si les flamants roses qui ne migrent pas en hiver –dits « résidents »- payaient plus tard leurs excès de jeunesse. Jeunes adultes, ils profitent de la vie : ils meurent moins et se reproduisent plus. Mais quand ils deviennent vieux, les effets de l’âge se font vite sentir et leur capacité à se reproduire diminue rapidement. À l’inverse, leurs congénères migrateurs connaissent une mortalité plus élevée et peinent à se reproduire au début de leur vie d’adulte, mais ils conservent plus longtemps leurs capacités physiques et reproductives. « C’est la première fois qu’est montré l’impact de la migration sur le vieillissement », indique Sébastien Roques, aujourd’hui chercheur CNRS au Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive de Montpellier et coauteur d’une étude parue dans Pnas sur les flamants roses camarguais qu’il a initiée il y a quelques années à la Tour du Valat (Arles).

    De quoi alimenter l’idée que les comportements et les choix des individus influencent la façon de vieillir. « Les preuves s’accumulent depuis plusieurs années. Notre étude ajoute une pierre à cet édifice », souligne Sébastien Roques. Au-delà de l’intérêt théorique concernant la compréhension des facteurs qui influencent la façon de vieillir des animaux –humains compris-, il y a aussi un intérêt en termes de conservation : « Dans un contexte de changement climatique, comprendre ce qui influence la survie et la reproduction nous aide à anticiper le futur et l’évolution des populations », ajoute le chercheur.

    Histoires de vie

    Parce que le flamant rose vit longtemps –parfois jusqu’à 50 ans-, étudier son vieillissement nécessite un suivi sur le temps long. « La Tour du Valat effectue pour cela un suivi unique », pointe Sébastien Roques. Depuis 1977 –et encore aujourd’hui-, certains nouveaux-nés sur les sites de nidification en Camargue sont bagués et leurs allées et venues autour du bassin méditerranéen sont scrutées par le personnel de la Tour du Valat et des bénévoles. « Nous créons ainsi des histoires de vie », résume le chercheur.

    Pour expliquer ces différences de vieillissement entre flamants roses résidents et migrateurs, les scientifiques évoquent le coût du voyage : « Migrer est risqué, insiste Sébastien Roques. Les migrateurs sont confrontés à des conditions environnementales variées qui augmentent les risques de mortalité. » Quant aux résidents, l’investissement important en première partie de vie pour survivre et se reproduire se paye peut-être en seconde partie. « Investir dans la survie et la reproduction nécessite d’importantes dépenses énergétiques qui accélèrent le vieillissement cellulaire », ajoute le chercheur. Il est également possible que les migrateurs qui parviennent à un âge avancé malgré des conditions de vie difficile soient les plus robustes. « La qualité des individus peut effectivement jouer », confie-t-il.

  • [Biodiversité] À la découverte des oiseaux des Salins d’Hyères

    [Biodiversité] À la découverte des oiseaux des Salins d’Hyères

    Des tadornes aux flamants roses, en passant par les sternes, les hérons ou encore les goélands : au total, près de quatre cents espèces d’oiseaux peuvent être observées dans les anciens salins d’Hyères au fil des saisons. Si certains ne sont que de passage au cours de leur migration, le site varois compte plus de 70 espèces nicheuses, dont une dizaine classées protégées en France.

    Mais les véritables vedettes de la presqu’île de Giens restent les flamants roses. Observables par milliers jusqu’à la fin de l’été, puis par centaines au cours de la saison hivernale, ces oiseaux doivent la coloration si particulière de leur plumage à une alimentation composée de plancton, d’algues et de petits crustacés contenant des pigments caroténoïdes. À leurs côtés, les limicoles, autres espèces phares de la saison appartenant à l’ordre des charadriiformes, fouillent les vasières pour y puiser toutes sortes de petits invertébrés. Le caractère sursalé, humide et vaseux des salins en fait un environnement privilégié pour l’épanouissement et la prolifération de ces espèces.

    Un espace naturel hautement protégé

    Longtemps consacrés à la pêche et à la production de sel, les Salins d’Hyères ne deviennent une réserve biologique qu’au début du siècle. Alors que ses activités industrielles prennent progressivement fin entre les années 70 et 1995, le Conservatoire du littoral en fait l’acquisition en 2001 avec pour objectif de protéger sa faune et sa flore, menacées à l’époque par des projets immobiliers. La richesse écologique des Salins d’Hyères, en effet, ne se limite pas à ses oiseaux : les 800 hectares de marais salants abritent également diverses espèces de poissons, d’insectes et de petits mammifères, ainsi que des centaines d’espèces de plantes, dont certaines variétés d’orchidées sauvages particulièrement rares en Méditerranée.

    Depuis 2004, la gestion des deux zones du site (le Salin des Pesquiers et les Vieux Salins) est assurée par la Métropole Toulon-Provence-Méditerranée, qui met un point d’honneur à développer des actions tant en termes de sauvegarde de son patrimoine que d’éducation à la biodiversité dans son ensemble.

    Les visites proposées, au tarif de 7 à 12 euros, s’inscrivent pleinement dans cette démarche de mise en valeur. À travers un parcours de marche accessible à tous les publics et grâce à des équipements adaptés (jumelles, longues-vues, marchepieds pour les enfants), les guides spécialisés de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) invitent petits et grands à venir observer et mieux comprendre les espèces qui peuplent cette réserve ornithologique d’exception.

    Prochaines dates des visites guidées : lundi 22 et samedi 27 septembre au Salin des Pesquiers et mercredi 24 septembre aux Vieux Salins, de 8h45 à 10h45 — sous réserve de conditions météo favorables. Réservation obligatoire sur provencemed.com.

  • Tom Baldetti : « La justice et l’égalité c’est dans mes gênes »

    Tom Baldetti : « La justice et l’égalité c’est dans mes gênes »

    Tom Baldetti : Je suis un humoriste originaire de Toulouse installé à Paris depuis 5 ans maintenant, j’y suis en spectacle toutes les semaines et en tournée dans toute la France actuellement.

    Vous avez explosé sur les réseaux avec le personnage de la Sardine, comment est venue l’idée ?

    T.B. : C’est un personnage que je fais à mes amis depuis petit et que j’ai décidé de mettre en scène sur les réseaux sociaux dans l’objectif de remplir ma salle de spectacle. Il s’avère que ce personnage a pris un peu d’ampleur, c’est grâce à lui que le grand public me découvre mais ce n’est pas ce que je suis dans mon entièreté. Il incite les gens à venir me voir en spectacle et c’est là que l’on découvre ce qu’il se passe dans ma tête.

    Quelle est la différence entre la Sardine et Tom Baldetti ?

    T.B. : La Sardine est peut-être une partie de moi qui dit des choses un peu absurdes avec un parler qui lui est propre et notamment l’accent marseillais. Moi je suis quelqu’un de plutôt sensible qui parle de sujets assez personnels avec des anecdotes qui sont quand même faites pour que tout le monde puisse s’identifier, que chacun puisse se repérer dans toutes ces histoires et la Sardine vient agrémenter tout ça de manière un peu… piquante !

    Pourquoi avoir un tel attachement à Marseille et à son accès ?

    T.B. : D’une manière générale je suis très attaché au Sud, bien que je vienne du sud-ouest (rires). Mon père est originaire de Marseille et j’ai toujours aimé la région, l’accent, les gens. Tout ce qui touche à cet endroit de la France. Pour moi c’est un hommage à cette ville et à cette région que j’apprécie tout particulièrement.

    Au-delà de l’accent marseillais vous faites aussi l’accent québécois et russe. C’est une passion l’imitation ?

    T.B. : Disons que ça me fait beaucoup rire donc je le fais et je m’amuse. C’est quelque chose qui me vient de mon père, on faisait ça à longueur de journée quand j’étais petit et ça m’amuse toujours autant donc si ça fait rire, tant mieux !

    Vous avez beaucoup de dates dans le Sud dans le courant de l’année et en 2026, ces dates ont-elles une saveur particulière pour vous ?

    T.B. : Avant même d’être confronté à une certaine notoriété j’aimais particulièrement m’y produire parce que les gens sont beaucoup plus chaleureux dans la vie d’une manière générale et dans les salles de spectacle. Dans les réactions, les rires… Ils sont moins coincés que dans d’autres régions. C’est vrai qu’à Paris ils ont quand même un petit balais dans le cul, pour être le plus franc possible. Les gens sont chauds et c’est aussi pour ça qu’on se met une pression différente.

    Il y en a plus de pression ?

    T.B. : Bien sûr ! Il y en a à chaque fois mais d’autant plus dans cette région parce que le personnage, parce que les réseaux sociaux etc. Ils ont certainement une attente particulière et l’idée c’est d’être à la hauteur de ce qu’ils attendent et jusque-là j’ai l’impression d’avoir fait le travail. Ils sont contents de découvrir vraiment qui je suis au final…

    Justement à quoi on doit s’attendre en venant voir « Tome 1 » ?

    T.B. : C’est un spectacle autobiographique car c’est le premier, c’est de l’humour de situation. C’est une ode à ma famille, mon rapport à la parentalité, mon prisme entre l’âge adulte et l’adolescence parce que je suis adulte selon l’aspect juridique mais dans ma tête je suis loin de l’être et toutes ces anecdotes me racontent.

    Dans l’un de vos sketchs vous vous moquez d’Eric Zemmour et des racistes, quel regard portez-vous sur la montée des extrêmes en France ?

    T.B. : De manière générale je suis contre et pas qu’en France. Je suis pour l’égalité à tous les niveaux, pour la paix et la justice. Je ne pense pas que tout cela soit propice avec la montée des extrêmes qui effectivement montent beaucoup en France. J’essaie de m’engager sur certains de mes sketchs mais c’est quelque chose qui fait partie de moi.

    A contrario, dans l’une de vos chroniques sur France Inter vous parlez de votre grand-mère soixante-huitarde avec beaucoup de tendresse, La France est dans la rue en ce moment pour plus de justice et d’égalité. Qu’en pensez-vous ?

    T.B. : Je soutiens tous ces mouvements, je suis le premier à rejoindre ces manifestations d’ailleurs, c’est ancré en moi. Je sais que je ne suis pas le plus engagé dans ce que je dis et dans ce que je fais mais c’est dans mes gênes, dans ma famille depuis toujours. Je viens d’une famille engagée et militante et moi je suis dans cette lignée-là.

    Une punchline qui reflète bien Marseille et le Sud ?

    T.B. : Je suis empégué ! C’est pas mal ça (rires)

  • [Recette] L’escalope de veau et sa sauce au citron

    [Recette] L’escalope de veau et sa sauce au citron

    Pour la recette, il vous faudra :

    – Deux escalopes de 150g

    – Le jus de deux citrons et leurs zestes

    – De la crème fraîche liquide entière à 35%

    – Du beurre et de la farine

    – De quoi faire un bouillon de veau avec des épluchures de légumes et les parures de la viande ou un bouillon cube.

    Une sauce nappante

    Dans un premier temps et si vous en avez la possibilité préparez votre bouillon de veau avec des épluchures de légumes qu’il vous reste et les parures du veau. Mouillez à hauteur et faites cuire à feu doux pendant 6h. L’idéal est de le préparer la veille au soir et de le laisser mijoter tranquillement. Une infusion toute la nuit lui donnera encore plus de saveur et vous n’aurez plus qu’à le filtrer avec un chinois au moment de la préparation du plat.

    Sinon, de l’eau et un bouillon cube de veau feront très bien l’affaire. Une alternative simple et efficace qui vous demande moins de préparation en amont.

    Une fois que votre bouillon est prêt et filtré, versez dans une casserole sur un feu fort. Ajoutez le jus des citrons, mélangez au fouet et portez à ébullition. Quand le mélange bout ajoutez la crème fraîche entière à laquelle vous aurez incorporé les zestes de citron, fouettez énergiquement et portez de nouveau à ébullition pour faire réduire la sauce. Attention à ce que le feu ne soit pas trop fort sinon les bords risquent de brûler.

    Pendant ce temps vous pouvez préparer dans une autre casserole un beurre roux en faisant fondre à feu doux votre beurre puis en y incorporant petit à petit et tout en mélangeant au fouet la farine.

    Une viande dorée et rosée

    Quand ce dernier est terminé et homogène ajoutez deux ou trois cuillères de ce dernier dans la première préparation sur le feu. N’arrêtez pas de mélanger puis laisser la sauce tranquillement cuire sur un feu très doux, elle va s’épaissir. Surveillez d’un œil.

    Pour votre viande, faites chauffer une poêle avec un filet d’huile neutre. Quand elle est bien chaude déposez l’escalope, une minute de chaque côté, pas plus et versez la sauce dessus puis laissez réduire pour avoir une belle sauce nappante tout en remuant de temps en temps. Accompagnez de légumes rôtis et de purée.

  • C’est l’heure de la reconnexion à La Seyne

    C’est l’heure de la reconnexion à La Seyne

    « Une reconnexion profonde à la nature »

    Créée fin 2024 et soutenue par un comité international de scientifiques, artistes et éducateurs, ReconnectNature souhaite « favoriser une reconnexion profonde à la nature et promouvoir une transition écologique systémique en mêlant art, science et éducation ». Partant du constat qu’« un tiers des enfants de 8 à 12 ans ne savent plus distinguer une figure d’une courgette » ou encore que « dans le Var, moins de 10% de l’alimentation est produite localement », elle invite à créer des synergies entre acteurs engagés mais « souvent isolés », dans l’optique de « réussir la transition écologique, sociale et économique ».

    Pour ce faire, l’association insiste sur l’importance de créer des liens « avec la nature, entre générations et disciplines, d’entraide et de coopération », afin que l’environnement devienne une source d’inspiration plutôt que d’anxiété. Elle promeut ainsi l’approche dite des « 5 chemins » (contact, émotion, sens, compassion, beauté) et collabore pour l’événement avec… Jean-Louis Masson – homonyme du président du département, artiste engagé dans les transitions – qui adapte son concept « À Travers Champs », consistant lui aussi à relier les acteurs engagés.

    Au-delà des discussions entre acteurs, qui auront lieu de 9h à 17h, le grand public, des plus aux moins jeunes, est également invité à participer, de 13h30 à 16h30, avec une balade animée, des stands d’informations et un atelier land art (conception d’œuvres avec des matériaux naturels). Afin que chacun puisse entamer sa reconnexion.

    Infos sur reconnectnature.org

  • JEP 2025, les trésors de Marseille en pleine lumière

    JEP 2025, les trésors de Marseille en pleine lumière

    Passé portuaire et industriel

    Du côté du Vieux-Port, des départs en bateau permettront une visite commentée de l’histoire du port, avec une escale prévue à la Digue du large, cette jetée-promenade qui a inspiré des auteurs comme Jean-Claude Izzo ou Claude McKay, hélas fermée au public depuis 2001. Que dire encore de la Cité radieuse du Corbusier, ouvrage finalement pas si fada que ça édifié il y a 73 ans sur le boulevard Michelet. Autant de grands classiques architecturaux de Marseille, qui ne sauraient faire oublier le riche passé industriel de la ville, comme peut en témoigner le Silo. Huit sessions de visites sont prévues ce week-end pour découvrir cet « ancien silo à grains » construit en 1927 et « réhabilité en salle de spectacles » dans les années 2000. Au centre interdisciplinaire de conservation et restauration du patrimoine de la Belle de Mai, le public pourra contempler, samedi, l’histoire de ce bâtiment qui fut l’ancienne Manufacture des tabacs. Sur le territoire du Grand port maritime de Marseille, boulevard des Bassins de Radoub, l’association La Navale présentera quant à elle l’histoire de la réparation navale et la mémoire ouvrière des lieux. Érigés à la fin du XIXe siècle pour stocker des marchandises du port, les Docks de la Joliette, hélas transfigurés en centre de commerces il y a 10 ans, seront le théâtre de visites commentées par l’historienne Judith Aziza.

  • Plongez dans les secrets de l’architecture en région

    Plongez dans les secrets de l’architecture en région

    Cette 42e édition met à l’honneur l’architecture en valorisant les réalisations artistiques et techniques qui façonnent nos paysages. C’est aussi un marqueur de l’histoire, de l’identité culturelle et de la mémoire collective. « C’est une manifestation que nous n’avons presque plus besoin d’organiser tellement le public s’en est emparé, elle vit d’elle-même ce qui reflète son succès », souligne Catherine Cauche de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) Paca. « On invite les visiteurs à aller au-delà des murs, à s’intéresser différemment aux bâtiments devant lesquels on passe chaque jour. »

    Au niveau national, les Journées européennes du patrimoine sont organisées par le ministère de la Culture depuis 1983 et orchestrées au niveau local par les Drac.

    Au-delà des lieux historiques qui peuvent être accessibles en dehors de ce week-end de septembre, les Journées européennes du patrimoine sont surtout l’occasion d’attiser la curiosité des visiteurs qui ont exceptionnellement la chance d’accéder à des lieux de pouvoirs qui ne sont pas visibles par le plus grand nombre le reste de l’année.

    « Il y a un engouement certain pour cette manifestation populaire et majoritairement gratuite qui touche toutes les tranches d’âge. Les lieux de pouvoir plaisent aux gens, il y a un petit côté inaccessible qui vient titiller notre curiosité et c’est tout là l’intérêt », ajoute Catherine Cauche.

    Des préfectures aux mairies en passant par la Banque de France ou encore le tribunal judiciaire de Marseille, c’est tout un monde qui s’offre à vous lors de ces événements ouverts au public. Sans oublier les Départements et Régions qui organisent eux aussi des rendez-vous.

  • Théâtre aux châteaux dans les pas de Pagnol

    Théâtre aux châteaux dans les pas de Pagnol

    Entrer dans l’univers de Marcel Pagnol en marchant (compter 4km) et en s’en laissant conter par les acteurs de Dans la Cour des Grands. Comme Pagnol a été un des pionniers du tournage en extérieur, la compagnie théâtrale sort les pièces du théâtre et embarque le spectateur dans une autre dimension, plein air. Dans la Cour des Grands a ainsi su insuffler un nouveau genre : « L’Art des collines ». Tout au long de petites randonnées, le spectateur devient « spect-acteur », des événements qui se déroulent sous ses yeux.

    Une expérience unique

    Dans cette nouvelle proposition, deux domaines offrent un sublime écrin à l’œuvre de l’auteur. La pièce sera interprétée d’une part au Château de Vauclaire, superbe domaine familial préservé depuis 400 ans, niché dans les paysages aixois. D’autre part sur le site où a eu lieu le tournage de l’adaptation au cinéma du Château de ma mère par le réalisateur Yves Robert, dans le magnifique domaine viticole du Château d’Astros au cœur de la Provence et du Var.

    Par l’originalité de ses spectacles à la fois populaires et exigeants, la compagnie a su captiver l’imaginaire de plus de 250 000 spectateurs. Preuve s’il fallait de son succès, ses séances plein air se jouent toujours… à guichets fermés.

    Infos pratiques et réservations sur le site danslacourdesgrands.fr