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  • [Portrait] Bruno Ely : raconter Aix-en-Provence pendant 45 ans

    [Portrait] Bruno Ely : raconter Aix-en-Provence pendant 45 ans

    Ce parfait érudit – Bruno est aujourd’hui la personne qui connaît le mieux, dans toutes ses dimensions, l’histoire de sa ville – avait abandonné ses études de droit pour se consacrer rue Gaston de Saporta à l’histoire de l’art. Les enseignants qu’il appréciait c’étaient les médiévistes Gabrielle d’Archimbault (1929 – 2017) et Jacques Paul ainsi qu’André Bourde qui dirigea sa maîtrise à propos des Oratoires d’Aix. Avec Jean Ely, Bruno eut le bonheur d’assister aux générales du Festival d’Art lyrique dont il fut pendant deux étés un jeune machiniste et dont il a suivi toutes les éditions.

    Cezanne mon beau souci

    On ajoutera très évidemment qu’il aura toute sa vie médité la trajectoire de Cezanne. La maison où il a vécu avec son épouse Valérie et ses enfants Marie et Paul se situe route de Vauvenargues, près des Bonfillons : chaque matin quand il ouvre ses volets, il aperçoit la Sainte-Victoire. Grâce à Françoise Cachin, directrice des musées de France, il assistait en 1984 au dépôt de huit œuvres de Cezanne chez Granet. 1990, lendemain de l’incendie de la montagne, avec le maire Jean-François Picheral, l’historien John Rewald et Denis Coutagne il participa à l’exposition Cezanne / Sainte-Victoire. Après quoi Bruno Ely œuvra pour toutes les expositions Cezanne et fut le commissaire principal de Picasso/Cezanne (2009, 371 000 visiteurs) ainsi que du récent Cezanne / Jas de Bouffant pour lequel il sollicita le concours de Denis Coutagne. En tant que commissaire libre, on souhaite qu’il réalise son ultime désir, une confrontation Cezanne et la sculpture qui se conclurait avec des œuvres de Moore et Giacometti. La nouvelle salle de Granet aménagée pour Cezanne, ses récentes négociations avec de grands décideurs des musées français comme Xavier Rey, Laurent Le Bon et Christophe Leribault et son dernier livre consacré au Grand Salon du Jas de Bouffan sont de solides arguments.

    Modernité oblige

    On n’oubliera pas ses conférences et ses initiatives du côté de l’art contemporain, pas uniquement chez Granet mais aussi au Pavillon de Vendôme et au musée des Tapisseries dont il assuma les directions de 1990 à 2008. Chez Vendôme dont il fit scrupuleusement restaurer les décors avec Monique Pomey, il accueillit Brihat, Fontcuberta, Mezzapelle et Surian. Aux Tapisseries il travailla avec Adami, Ben Lisa, Bioulès, Buraglio, Pagès, Gao Xingjan, Sorgue et Traquandi. Rue Cardinale, il œuvra pour Alechinsky, Cueco, Favier, David Hockney, Tal-Coat et Fabienne Verdier. Avec le photographe Bernard Plossu, pour la Montagne blanche et l’Italie il a noué un vrai dialogue.

    Toute médaille a ses revers : on regrette vivement que la Ville d’Aix n’ait pas saisi les propositions de Catherine Hutin pour le château de Vauvenargues et le musée Picasso de la place des Prêcheurs. De même après le congé abrupt signifié à la Fondation Jean Planque, aucune compensation n’est offerte du côté de la chapelle des Pénitents Blancs : l’espoir d’une arrivée de la fondation Pearlman s’est envolé, on parle de tractations avec le Centre Pompidou. Du côté de Granet, on regrettera que des projets avec Nicolas de Staël, Alain Fleischer, Jean-Pierre Blanche et Marcel Arnaud n’aient pas abouti.

    Reste tout de même un bilan positif grâce aux 180 expositions conduites en 45 ans par Bruno Ely, son successeur sera désigné cet automne. Pour l’heure, avec Denis Coutagne qu’il continue de vouvoyer, Bruno travaille aux projets du Jas de Bouffan ainsi qu’au catalogue raisonné de Cezanne. Lors de la remise par Sophie Joissains de la médaille de la ville d’Aix, Bruno Ely était discrètement heureux : pendant sa brève prise de parole, sa fille Marie Ely qui est depuis peu conservatrice de musée a salué publiquement « l’attention et la tendresse » de son père qui sa vie durant, « a transmis aux générations futures le respect des objets du passé ».

  • Le croissant « Morning Flaky », avocat mariné et œuf

    Le croissant « Morning Flaky », avocat mariné et œuf

    Il vous faudra :

    – Un croissant de chez Maison Léon

    – Un pot de mascarpone

    – Un œuf,

    – Un citron bio de préférence,

    – Une échalote et un concombre

    – Un 1/2 avocat

    – Sel, poivre et huile d’olive

    Des viennoiseries charnues

    Pour commencer cette recette, nous vous conseillons d’aller chercher vos croissants chez Maison Léon, des viennoiseries charnues, authentiques et savoureuses réalisées à base de levain de seigle et de beurre Isigny AOP ce qui donne une belle couleur à la mie.

    Vient maintenant le moment de préparer la garniture pour votre croissant. Pour cela déposez le mascarpone dans un saladier, ciselez finalement l’échalote et le concombre que vous viendrez incorporer à la crème. Mélangez soigneusement et zestez très généreusement le citron. Réservez-le pour en extraire le jus plus tard. Ajoutez du sel et du poivre ou un mélange cinq baies si vous voulez suivre la recette dans le détail et réservez.

    Des saveurs puissantes
    et fraîches

    Coupez ensuite votre avocat en deux et ôtez la chair de l’une des moitiés à la cuillère en faisant attention de la garder entière. Coupez ensuite très finement en tranches dans le sens de la longueur. Au plus les tranches sont fines au plus la marinade sera rapide et goûteuse. Une fois qu’il est entièrement coupé, faites un éventail avec la surface plane de votre couteau. Ajoutez un beau filet d’huile d’olive, assaisonnez et le jus de votre citron. Laissez de côté à température ambiante pendant une vingtaine de minutes. Réalisez un œuf au plat en mettant un peu d’huile d’olive dans une poêle que vous faites bien chauffer. Baissez ensuite le feu au minimum et couvrez une minute avec un couvercle pour une cuisson parfaite du blanc en gardant un jaune coulant. Sel, poivre. Quand il est cuit, déposez l’œuf sur le restant de marinade réalisé précédemment pour l’avocat.

    Une fois que tout est prêt, coupez votre croissant dans le sens de la longueur au 3/4 et non pas en deux pour avoir une mie généreuse. étalez la crème tsatsiki généreusement, déposez ensuite l’avocat, l’œuf et rajoutez de la crème sur le chapeau. Fermez et dégustez !

  • Au printemps, attention à la faune et à la flore

    Au printemps, attention à la faune et à la flore

    Mais c’est aussi le moment où la nature reprend ses droits et se réveille de l’hiver. Une période essentielle pour la faune et la flore : reproduction, floraison, nidification, émergence des jeunes… Autant d’étapes fragiles pour de nombreuses espèces.

    Ainsi, l’activité humaine peut devenir dérangeante à l’arrivée des beaux jours, même de manière involontaire. La Ligue de protection des oiseaux de la région, dont la mission première est de protéger la nature, lance donc une campagne pour rappeler au grand public quelques gestes simples permettant de concilier plaisir et préservation.

    Attention aux animaux
    et aux fleurs

    Il est important de rappeler que certains oiseaux nichent au sol, dans les garrigues, les zones boisées ou encore dans les falaises. Des dérangements répétés pourraient provoquer un échec de la reproduction. Pour ce qui est des chauves-souris, elles sortent tout juste de leur période d’hibernation et retrouvent progressivement leurs forces.

    Les reptiles et les lézards, eux, recommencent à se réchauffer au soleil et peuvent rester immobiles sur les pierres ou même sur les sentiers. C’est aussi le moment où la flore fleurit à nouveau. Elle reste très fragile face au piétinement. Il est donc fortement conseillé de ne pas prélever ni arracher les plantes à cette saison.

    Quels réflexes adopter pendant vos loisirs

    Ainsi, face à ces enjeux
    de biodiversité, et en s’appuyant sur le programme Biodiv’Sport, la LPO recommande de se renseigner en amont sur la réglementation en vigueur dans les zones de pratique. Les sites internet des espaces naturels sont à ce titre une mine d’informations utiles.

    Si vous souhaitez faire de l’escalade, il est essentiel de respecter les arrêtés de protection ainsi que les panneaux temporaires signalant la nidification. Pour le VTT, le trail ou la randonnée, il convient de rester sur les chemins balisés et de tenir son chien en laisse. Sans oublier l’observation ou la photographie, où il peut être tentant de sortir des sentiers pour s’approcher le plus possible d’une espèce. Mieux vaut utiliser des jumelles ou observer à distance pour éviter le dérangement. Des gestes simples qui permettent au plus grand nombre d’avoir l’opportunité d’observer la faune et la flore en agissant chacun à son échelle, tout en préservant cette biodiversité essentielle qui se développe en pleine nature.

    Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site internet de la LPO.

  • [Science] Chez les enfants babouins, il y a de la jalousie dans l’air

    [Science] Chez les enfants babouins, il y a de la jalousie dans l’air

    Des babouins ont été suivis pendant des mois dans un parc de Namibie. En milieu naturel, donc. « C’est une force de l’étude », insiste la chercheuse. Un moment était particulièrement scruté : celui du toilettage des enfants par la mère. Les scientifiques observaient alors le comportement des frères et sœurs qui, souvent, s’approchaient et restaient là, à côté, l’air de rien. « C’est souvent très subtil, note Axelle Delaunay. Ce sont rarement des explosions de colère ou des agressions. » Même si les plus petits pouvaient faire des caprices. Dans un unique cas, une tentative de jeu avec le frère en cours de toilettage pour l’attirer ailleurs et prendre sa place a été observée.

    Favoritisme

    Comment être sûr qu’il s’agit de jalousie et non pas de recherche d’attention de la mère, du frère ou de la sœur ? « Un faisceau d’indices nous le laisse penser, résume Axelle Delaunay. Nous avons testé différentes hypothèses et ce que nous avons observé se rapproche plus du comportement attendu dans le cas de la jalousie. » D’abord, les enfants interfèrent plus avec leur mère quand elle est occupée à toiletter quelqu’un. « Ce n’est pas le meilleur moment s’ils veulent se faire toiletter ou jouer », glisse la chercheuse. De plus, ils ciblent plus volontiers les enfants de leur âge ou du même sexe. Enfin, le comportement avait deux fois plus de chances de perturber le toilettage que d’obtenir l’attention de la mère, du frère ou de la sœur. En résumé : « S’ils cherchent à se faire toiletter ou à jouer avec leur frère ou leur sœur, ça ne fonctionne pas du tout », s’amuse Axelle Delaunay.

    Un dernier élément fait pencher la balance en faveur de la jalousie : les frères et sœurs ciblent plus volontiers l’enfant favori. Car oui, le favoritisme semble exister chez le babouin : certaines mères passent plus de temps à toiletter certains de leurs enfants. « Cela n’avait jamais été vraiment montré », assure Axelle Delaunay, qui admet que l’idée ne lui était pas venue à l’esprit avant l’étude. « Nous l’avons constaté sur le terrain, indique-t-elle. Cela donne envie d’y revenir pour étudier ce phénomène plus en détail. »

  • [Grand entretien] Romane Bohringer : « Malgré l’intime, il y a une fable à partager »

    [Grand entretien] Romane Bohringer : « Malgré l’intime, il y a une fable à partager »

    Romane Bohringer : Dans le cinéma en général, elle est à la fois tellement essentielle, délicate, importante. Et la musique sur mes films, c’est un long dossier, à chaque fois, une longue recherche. Le musicien Arnaud Fleurent-Didier est crédité au générique de L’amour flou car il avait commencé à travailler sur la musique. Mais cela s’est révélé infructueux. J’ai ensuite fait appel à quelques-uns de mes camarades à moi qui ont pris le relais. C’est devenu du coup une musique de film assez chorale. On a également acheté pas mal de chansons ensuite, de Georges Moustaki par exemple, qui correspondaient à l’esprit du film. Et en ce qui concerne Dites lui que je l’aime, j’ai rencontrée le jeune artiste et chanteur-compositeur Marius Maurice et Emmanuel Jessua, qui a par ailleurs un groupe de metal qui s’appelle Hypno5e. Pour la première fois dans mon travail de réalisatrice, je dois avouer que j’ai accédé à un résultat très satisfaisant et cohérent, à quelque chose d’assez gracieux.

    Vu les veines autobiographiques
    de vos deux films, diriez-vous que ce sont aussi les bandes originales de votre vie
     ?

    R.B. : Oui. Sur L’amour flou (sorti en 2018), des chansons ont émergé d’un coup. Elles correspondaient à l’univers de notre vie avec Philippe [coréalisateur du film et son ancien conjoint, Philippe Rebbot, Ndlr] à cette époque-là, des chansons que l’on écoutait beaucoup. C’est une part de notre vie avec les enfants. Et sur Dites-lui que je l’aime, la musique vient soutenir une partie plus intime, plus en souffrance. Elle illustre une part moins légère et plus intime, dense. Je dirais même fantomatique.

    Dans des styles bien différents mais autobiographiques, « L’amour flou »

    et « Dites-lui que je l’aime » expriment les relations filiales. La réalisation, c’est la quête de l’intime à vos yeux ?

    R.B. : C’est compliqué de répondre car j’aime tellement de cinémas différents. Les deux sujets de mes films se sont imposés comme des intimes convictions. Pendant l’aventure de L’amour flou, c’est ce qui m’a donné la force de devenir réalisatrice avec un sujet qui partait tellement de mon intime mais qui me semblait à la fois universel. Malgré l’intime, il y a une fable à partager avec les gens. Ce film partait de mon réel, de ma vie avec mes enfants et leur père, puis la famille, la rupture du lien, la reconstruction, l’amour. En ce qui concerne Dites-lui que je l’aime, c’est parti du livre de Clémentine Autain, mais qui a touché quelque chose de très personnel. Et nos deux histoires me semblaient tellement rejoindre mille autres histoires. Après, il est clair que j’ai pour l’instant été guidée par le fait qu’il fallait que ces histoires passent par moi pour être les plus loyales et justes possible.

    Des histoires et films féministes aussi ?

    R.B. : Je parle de femmes dont on n’a pas tellement pris soin. Des femmes dont la vulnérabilité mais aussi l’entièreté des désirs et contradictions n’ont pas été comprises par la société. Des femmes à la fois audacieuses et dans une quête de liberté. Des femmes fragiles et vulnérables qui ont peut-être été utilisées dans leurs milieux respectifs, dont les fragilités n’ont pas été soignées. On parle presque de femmes dont le désir est trop vaste, trop singulier pour être entendu et soigné.

    Vous serez à Marseille quelques jours après les résultats des élections municipales, où l’extrême droite prétend à la victoire. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

    R.B. : Je rechigne un peu à m’exprimer là-dessus mais le danger et la menace de l’extrême droite sont immenses. C’est dur de s’exprimer sur ce sujet sans dire de banalités. Partout où le RN menace de l’emporter revient à un désespoir. Une crainte folle. Cela serait une erreur historique, le pire chemin à emprunter qui répond hélas à une souffrance chez les gens. En plus de cela, le sentiment de trahison qu’éprouvent les femmes et hommes vis-à-vis de la médiocrité du spectacle politique est permanent. Cela mène à une espèce de colère, de sentiment d’isolement, d’abandon. Ça peut faire emprunter un chemin mortifère. À Marseille et partout ailleurs.

    Une ville dans laquelle
    vous avez des souvenirs
     ?

    R.B. : Oui, beaucoup. J’ai une relation privilégiée avec cette ville. J’y viens souvent pour mon travail. Je suis aussi passée par le théâtre du Gymnase où lorsque j’avais 20 ans, on avait créé Roméo et Juliette. Des souvenirs qui s’égrènent au fil des années. Les Goudes, Callelongue… J’ai même voulu m’installer, comme tous les bobos de mon espèce, à Marseille.

  • [Week-end] Pourquoi manger n’est pas un acte anodin

    [Week-end] Pourquoi manger n’est pas un acte anodin

    Classé parmi les besoins physiologiques, cet acte essentiel est effectué plusieurs fois par jour. Mais lequel d’entre nous s’est-il demandé la différence entre s’alimenter ou se nourrir ? Joëlle Zask nous propose d’en discuter ensemble samedi à 17h30. « La question du partage de la nourriture, de l’hospitalité, de la gastronomie est devenue très présente dans le débat sociétal, mais qui y a vraiment accès ? », se demande l’autrice.

    Dépendance alimentaire

    Pour Joëlle Zask « l’alimentation crée de la dépendance au sucre, au gras, aux traitements… En transformant la nourriture en alimentation, on découvre toutes sortes de mécanismes d’asservissement, via l’empoisonnement, le développement d’addiction ou encore la difficulté d’accès aux circuits courts. » Pourtant le développement de l’agro-industrie depuis la révolution verte des années 1960 prétendait être « la seule solution pour nourrir 9 milliards d’êtres humains ». En 2026, le constat est tout autre. Depuis 6 ans, la population mondiale souffre à nouveau d’insécurité alimentaire. « L’obésité tue 3 fois plus que la faim », souligne l’autrice dans ses recherches.

    Sur le simple constat que l’autosuffisance alimentaire n’est pas innée mais acquise, la question du comment donner à manger sans plonger l’enfant dans la vulnérabilité devient essentielle. La grande distribution et ses propositions ultratransformées persuadent d’être la seule alternative. « Ce n’est pas faux, c’est très compliqué de revitaliser les circuits courts, de les reconstruire à partir du moment où on a supprimé toute l’ancienne infrastructure », déplore-t-elle.

    Des plus jeunes aux plus âgés en Ehpad, à travers l’Histoire, les civilisations, les courants économiques, ou simplement les traditions, Joëlle Zask brosse un portrait très réaliste d’une société malade. Et questionne : « Si une société dite démocratique doit permettre à chacun de manger à sa faim, comment sortir de cette spirale ? »

    Conférence samedi à partir
    de 17h30 à la librairie de la Friche (3
    e). Gratuit sans réservation.

    « Donner à manger », éditions Premier parallèle, 201 pages, 17 euros,

  • Lambesc, les rapaces nocturnes à l’honneur

    Lambesc, les rapaces nocturnes à l’honneur

    Découvrir les hiboux et chouettes de Lambesc, ça vous tente ? Alors rendez-vous ce samedi à partir de 14h et jusqu’à 21h salle Georges-Brassens et dans la campagne environnante pour en apprendre davantage sur ces rapaces nocturnes, aux côtés de différents partenaires, dont la Ligue de protection des oiseaux de la région (LPO Paca).

    Un moment de partage, d’observation et d’échanges autour de ces magnifiques oiseaux aux caractéristiques fascinantes, accessible aux petits comme aux grands.

    Une journée immersive pleine de découvertes

    Cette journée s’inscrit dans le cadre de l’Atlas de la biodiversité communale et accompagne le lancement d’une enquête citoyenne et participative qui se déroulera jusqu’au mois de décembre, sur la même thématique.

    L’objectif : recenser les hiboux et chouettes présents sur la commune, grâce à la participation du plus grand nombre, afin de mieux connaître et cartographier la présence de ces espèces essentielles à l’écosystème. Les données collectées à la fin de l’année permettront ainsi de participer à l’orientation des actions de protection, de gestion, mais aussi de restauration de leurs habitats.

    Le programme s’annonce riche, entre science, découverte et balade. La journée débutera par un atelier destiné aux plus jeunes, pour découvrir ce que mangent les chouettes à travers l’analyse de leurs pelotes de réjection.

    Photographies
    et observations diverses

    Suivra une conférence intitulée « Ma vie de rapace nocturne », pour mieux comprendre l’écologie et les besoins de ces animaux. Enfin, une balade de 4 km, à la nuit tombée et dans la campagne, sera proposée pour écouter les chants et cris des chouettes et des hiboux. De quoi vous donner toutes les clés pour participer en famille à l’enquête publique à laquelle vous convie la Ville. Et pour couronner le tout et en parallèle de ces deux événements, un concours photos, lancé au début du mois de mars et qui se terminera au mois d’août, vous propose de photographier le patrimoine naturel de la ville. Le tout toujours dans le cadre de l’Atlas de la biodiversité communale, à Lambesc.

    Pour participer à l’ensemble de ces rendez-vous, rendez-vous sur le site internet de la ville : vous pourrez remplir un formulaire en ligne pour l’enquête et consulter différentes fiches mises à disposition pour vous aider à identifier les espèces observées.

    Renseignements au 04.42.57.61.15.

    Journée thématique à partir de 7 ans. Tous les événements sont gratuits. Plus d’infos sur le site lambesc.fr

  • [Chroniques méditerranéennes] L’Église en proie à des questionnements politiques

    [Chroniques méditerranéennes] L’Église en proie à des questionnements politiques

    S’il est un pays où l’Église a fortement laissé son empreinte, au fil des siècles dans la société c’est bien l’Espagne. Un pays profondément marqué dans son histoire par une Église soutien du régime dictatorial de Franco. Mais aussi par les périodes historiques aux épisodes sanglants comme l’inquisition à la fin du XVe siècle qui avait pour but de combattre l’hérésie et de maintenir l’orthodoxie catholique. Puis aussi, la période où les conquistadors colonisateurs, ont imposé la foi chrétienne par la violence et la coercition, afin de piller les richesses de vastes territoires en Amérique. Au siècle dernier, la rébellion militaire contre la République, pour la hiérarchie catholique, avait été providentielle et la guerre « un plébiscite armé » comme l’explique l’historienne Maria Encarna Nicolas, dans son livre Brève histoire de l’Espagne de Franco citant la « lettre collective de l’Épiscopat espagnol aux évêques du monde entier » signée par 48 évêques le 1er juillet 1937. Un an plus tôt, le cardinal Pla y Deniel avait qualifié la guerre de « croisade pour la religion, pour la Patrie et la civilisation ». Une étroite collaboration avec le franquisme s’établit ensuite pendant toute la dictature, explique encore l’historienne. Le phénomène est connu sous le nom de « national-catholicisme ».

    Aujourd’hui, les années noires avec leur cortège de tortures et d’assassinats, sont encore dans les mémoires et pourtant la foi religieuse catholique est fortement ancrée dans le pays. L’Église a su opérer sa transition de l’après franquisme même si l’Opus Dei institution de l’Église catholique fondée le 2 octobre 1928 par un prêtre espagnol, Jose Maria Escrivá de Balaguer a été un soutien de la dictature, veille toujours au grain avec ses ramifications dans les partis de droite et d’extrême droite.

    Depuis quelque temps, des polémiques prennent de l’ampleur, notamment depuis que le gouvernement de gauche a mis en place un plan de régularisation d’un demi-million d’immigrés. Rien ne va plus entre l’extrême droite et l’Église. Santiago Abascal, le leader de Vox fustige celle-ci suite aux positions prises pour l’accueil des migrants en situation irrégulière jugées trop sociales par le disciple de Franco. La Conférence épiscopale de Catalogne a estimé qu’il s’agit « de traiter avec dignité les catégories défavorisées et les migrants ». L’évêque de Tarragone Joan Planellas, connu pour son franc-parler, est allé jusqu’à dire en faisant référence au dirigeant de Vox « un xénophobe ne peut être un vrai chrétien » ce qui a fait sortir de ses gonds Santiago Abascal qui a rétorqué : « Ce qu’on demande aux prélats c’est de dire la messe… » fermez le ban. Le ton monte entre l’institution et l’extrême droite partisane d’un traditionalisme religieux pur et dur hérité du franquisme toujours présent au sein de la hiérarchie catholique. Tout le monde n’est pas sur les mêmes positions au sein de la Conférence épiscopale espagnole, de plus en plus divisée, comme le président Luis Argüello qui s’était prononcé il y a quelques mois pour des élections générales anticipées la première fois dans l’histoire de la récente démocratie, que des représentants de l’Église demandent de manière très claire un changement de gouvernement et une alternance en faveur de la droite.

    Le pape, qui doit effectuer une visite en Espagne en juin, a réagi aux soubresauts qui agitent la Conférence épiscopale et alerté les évêques, sur sa préoccupation sur l’activité de l’ultra droite qui cherche à manipuler l’Église. Une Église tiraillée entre ses vieux démons et l’humanité qu’elle est censée prôner. La messe n’est pas dite.

    Journaliste,

    président
    de l’Association
    pour le Souvenir

    de l’exil républicain espagnol

    (Aseref)

  • Croustillant butternut, épinards et purée de chou-fleur au tahini

    Croustillant butternut, épinards et purée de chou-fleur au tahini

    Découvrez une recette à la fois simple et élaborée, proposée à la carte chez Tilt. Fraîcheur, saveurs et authenticité sont les maîtres mots de ce croustillant feta, pousses d’épinard et butternut accompagné de sa purée de chou-fleur au tahini, salade d’herbes fraîches et grenade.

    Des préparations goûteuses

    Pour commencer, épluchez la butternut, coupez-la en tranches fines et arrosez d’huile d’olive avec un peu de sel et du poivre. Faites cuire au four. En parallèle, mettez à chauffer dans une poêle vos pousses d’épinard tombées à l’huile d’olive, ajoutez les citrons confits, la menthe et la coriandre, ainsi que les épices zaatar. Une fois qu’ils sont cuits, égouttez bien les épinards et ajoutez la feta en brisures puis mélangez pour amalgamer le tout.

    Une purée fondante

    Une fois que ces premières préparations sont terminées, déposez, sur un papier cuisson, une feuille de brick que vous badigeonnez d’huile d’olive avec un pinceau. Puis une nouvelle par-dessus. Déposez au centre deux à trois tranches de courge butternut, par-dessus une belle cuillérée d’épinards à la feta et refermez avec les mains en commençant par le bas, les côtés. De nouveau un coup d’huile d’olive au pinceau sur la feuille de brick restante, pour permettre de coller le tout, et roulez enfin. Ajoutez un peu d’huile d’olive sur le croustillant roulé avant cuisson, pour lui donner de la brillance, et saupoudrez d’épices zaatar. Enfournez 15 minutes à 180°.

    Faites cuire le chou-fleur dans de l’eau avec du sel ou un bouillon cube. Une fois prêt, mixez avec de la crème fraîche et le tahini. Assaisonnez à votre convenance.

    Pour le dressage, déposez en fond d’assiette la purée, la salade et les herbes fraîches à votre convenance, puis le croustillant. Terminez avec de jolis grains de grenades frais.

    Bon appétit !

    Pour deux feuilletés, il vous faudra :

    – 4 feuilles de brick

    – 120g de courge butternut

    – 40g de feta

    – 200g de pousses d’épinard fraîches

    – 6g de coriandre et de menthe fraîches et ciselées

    – 0,50g d’épices zaatar

    – 4g de citrons confits

    – 1 chou-fleur

    – 50 cl de crème fraîche

    – 30g de tahini ou pâte de sésame

    – Sel, poivre et huile d’olive

  • [Grand entretien] « Les femmes prennent enfin leur place »

    [Grand entretien] « Les femmes prennent enfin leur place »

    La Marseillaise : De quoi parle votre spectacle « En rodage » ?

    Justine Le Pottier : C’est un spectacle qui est venu au fur et à mesure. J’ai commencé à faire des plateaux de quelques minutes en comedy club et un thème se dégageait, celui de raconter des anecdotes et mon parcours d’artiste. Comment j’ai commencé à être comédienne, les cours Florent, mon arrivée à Paris, mais aussi mes galères… jusqu’à la fin du spectacle, sur scène. C’est du stand-up, donc très autobiographique.

    Pourquoi avoir fait le choix
    de raconter votre vie
     ?

    J.L.P. : Je pense qu’il faudrait un psy pour répondre à cette question ! (rires). C’est venu assez naturellement parce que je voulais parler de quelque chose que je connais bien. Et comme mon métier me passionne, il y a beaucoup de choses à raconter.

    Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir comédienne ?

    J.L.P. : J’allais très souvent au cinéma avec ma mère et ça me faisait rêver, j’avais envie d’être dans les films. C’est un univers qui me fascinait et je crois que la meilleure manière d’être, moi aussi, dans les films, c’était tout naturellement de devenir actrice !

    Au-delà d’être actrice, vous avez de nombreuses casquettes. Théâtre, web-séries, séries télé… Comment arrivez-vous à passer d’une casquette à l’autre ?

    J.L.P. : ça reste le même métier, le même milieu, c’est de l’interprétation. Sauf le théâtre, c’est plus compliqué que les tournages, parce que les techniques pour faire porter sa voix, par exemple, sont différentes.

    Le stand-up fait aussi partie de votre vie puisque vous avez ouvert votre propre comedy club, à Paris, et que vous êtes sur scène. Comment est née cette envie ?

    J.L.P. : C’est un milieu qui m’intéressait bien avant que j’ouvre Le Cartel. Un jour, une copine du cours Florent m’a appelée en me disant qu’elle avait un restaurant dont elle ne voulait plus et m’a proposé que l’on ouvre un comedy club ensemble. Au départ, je ne voulais pas, mais en voyant le lieu, j’ai eu un coup de cœur et nous nous sommes lancées dans l’aventure. Aujourd’hui, nous en sommes très fières puisque nous avons à la fois des artistes émergents, mais aussi des humoristes confirmés comme Roman Frayssinet ou Camille Lellouche.

    Vous faites aussi des vidéos sur Instagram qui racontent la vie un peu chaotique d’une comédienne. Sont-elles également inspirées de votre vie ?

    J.L.P. : Totalement. D’ailleurs, ça rejoint un peu le thème général du spectacle et les anecdotes sont complètement réelles ! (rires)

    Dans le spectacle, il y a une question centrale : comment arrive-t-on à se faire une place dans ce milieu. Avez-vous aujourd’hui la réponse ?

    J.L.P. : Selon ma propre expérience, je pense qu’il ne faut pas attendre qu’on nous appelle. C’est assez paradoxal, parce que c’est quand même notre quotidien, attendre que le téléphone sonne et qu’on nous propose des rôles. Mais je pense que c’est important de faire ses propres trucs, d’oser, d’écrire son propre spectacle, faire ses vidéos et se lancer sans avoir peur, même si ce n’est pas facile. Je pense d’ailleurs que c’est commun à pas mal de domaines professionnels.

    Vous jouez le 8 mars à Marseille, une date symbolique, dans le cadre d’une semaine dédiée à l’humour féminin. Qu’est-ce que cela représente pour vous ?

    J.L.P. : Je suis très contente parce que pendant très longtemps, le stand-up n’a été réservé qu’aux hommes. Or maintenant, il y a une émergence des femmes dans ce milieu. Elles prennent enfin leur place et ça fonctionne. C’est une avancée exceptionnelle et je suis ravie que des gens payent pour aller voir ces femmes sur scène.

    Vous notez un progrès dans le milieu mais le stand-up reste-t-il misogyne ou patriarcal ?

    J.L.P. : L’égalité sur les plateaux est de plus en plus présente. Ce n’est pas parfait, mais il y a une évolution. D’ailleurs, je compare souvent ça à l’égalité salariale. Les mentalités et l’humour ont évolué grâce aux femmes avec des sujets intimes et trash sur la sexualité par exemple, dont notre mère à tous est Blanche Gardin, bien que ce ne soit pas mon créneau.

    Est-ce une nécessité pour vous de faire rire les gens dans cette période politique et sociale compliquée ?

    J.L.P. : Je crois oui ! ça me fait du bien à moi d’abord, assez égoïstement, mais ce qui est génial, c’est de pouvoir rire ensemble. Le stand-up, d’ailleurs, est propice à ça parce qu’il y a beaucoup d’échanges avec le public qui, lui, sait parfois être très drôle aussi. Donc arriver à ce niveau de connivence, c’est trop bien.

    Justement, quel regard portez-vous sur la situation politique en France à un mois des municipales ?

    J.L.P. : Ce n’est pas un sujet que j’aborde, je fais juste des blagues sur les gens de gauche versus les gens de droite, mais le climat est vraiment très inquiétant. Je ne suis pas une spécialiste, mais ce que je trouve bien avec l’humour, c’est qu’il fédère, peu importe son bord politique.