Tag: week-end

  • [Série 3/3] Les soins de support, maintenir la nutrition et la qualité de vie

    [Série 3/3] Les soins de support, maintenir la nutrition et la qualité de vie

    Les soins de support permettent de soutenir le patient en parallèle de la prise en charge médicamenteuse ou chirurgicale de sa pathologie cancéreuse. « Il existe neuf soins de supports définis comme la nutrition, l’activité physique, ou encore la douleur, entre autres », explique le docteur Braticevic gériatre et directrice du Comité de liaison en alimentation et nutrition au sein de l’Institut Paoli-Calmettes. « Les soins de support sont les mêmes que l’on soit jeune ou moins jeune. Par contre, il y a un aspect supplémentaire à prendre en compte pour les personnes âgées, ce sont les comorbidités, c’est-à-dire d’autres pathologies qui auraient pu se développer avec l’avancée en âge. »

    Activité physique et maintien de la nutrition sont essentiels

    C’est au moment du diagnostic que les évaluations ont lieu, au début donc de la prise en charge pour ensuite adapter au mieux les soins de support en fonction des besoins du patient soigné. « Lors d’un bilan oncogériatrique nous faisons particulièrement attention à l’activité physique et à la nutrition », souligne-t-elle. « Une personne qui a une activité physique à ne pas confondre avec du sport – tolérera mieux les traitements, sera moins fatiguée et cela permet, pour certains types de cancer, d’éviter le risque de récidives. » Et de continuer, « L’aspect nutritionnel ne doit également pas être négligé car on sait que la plupart des médicaments dans le sang se fixent sur les protéines. Sauf que, quand on maigrit on baisse son taux de protéines, donc les médicaments se fixent moins bien et de fait fonctionnent moins bien. » Les professionnels de santé proposent donc aux patients traités pour un cancer un enrichissement de l’alimentation en calories et en protéines. L’objectif étant de maintenir l’état nutritionnel pour que les traitements fonctionnent au mieux tout en préservant un bien-être global. « L’essence même de notre métier c’est de soigner au mieux un patient tout en préservant sa qualité de vie parce que souvent quand on avance en âge c’est ce qui importe le plus. Il ne faut donc pas sous-traiter quelqu’un sous prétexte qu’il est âgé mais il ne faut pas le surtraiter non plus. Tout l’enjeu étant de prendre la juste mesure », ajoute Cécile Braticevic.

    En somme, un patient qu’il soit âgé ou non ne doit pas perdre de poids au cours de son hospitalisation. Ce poids perdu correspondant à de la masse musculaire surtout chez un sujet âgé. « Les personnes âgées sont davantage touchées car quand on vieillit, on a tendance à diminuer sa masse maigre au profit de sa masse grasse. Pour donner un exemple, quelqu’un de 80 ans qui perd un kilo perd en fait 800 g de muscles, la dénutrition est donc la bête noire du patient », renchérit-elle. « 40% des patients hospitalisés chez nous sont dénutris et pour certains types de cancers, cela monte à 70% il y a donc une nécessité d’assurer un suivi tout au long du processus de soins avec si besoin, un partenariat pour des hospitalisations à domicile. »

  • [Chefs-d’œuvre des musées de Marseille] Au Palais Longchamp, l’énigme de Françoise Duparc

    [Chefs-d’œuvre des musées de Marseille] Au Palais Longchamp, l’énigme de Françoise Duparc

    Les gender studies, des livres à propos des femmes peintres les ont remarquées : Pierre Rosenberg les emmena en 1975 entre Tolède, Chicago et Ottawa, lors d’une exposition de la Peinture française du siècle de Louis XV.

    Trois publications – « L’Histoire des Hommes illustres de Provence » de Claude-François Achard, un article de l’archiviste Joseph Billioud et un chapitre de Luc Georget dans le catalogue « Marseille au XVIIIe siècle » – rassemblent de minces informations. Naissance de Françoise en Espagne, à Murcie, octobre 1726. Une mère espagnole, le grand-père Albert et son père Antoine Duparc sont des sculpteurs, auteurs pour les églises de Marseille de décors de bois ou bien de marbre. La peste de 1720 aurait poussé Antoine à quitter Marseille ; il revient en 1730.

    La formation qu’elle reçoit de sa famille est complétée par l’aixois Jean-Baptiste Van Loo. Elle travaille à Paris, séjourne à Londres qui indique Achard, « fut le théâtre de sa gloire : on y admira ses talents, on y enleva sa production ». Elle n’a pas d’époux, les deuils de sa sœur et de son frère l’affectent. Quand elle revient à Marseille, elle est « hors d’état de pouvoir manier le pinceau». 52 ans, son décès survient le 17 octobre 1778.

    Les meilleurs noms, Le Nain et Chardin sont avancés pour définir le silence et la grâce de ses portraits. Puisqu’elle représente – avec rigueur et discrétion, comme l’historienne Arlette Farge – gens du peuple et petits métiers, on situe Duparc en raccord avec Louis-Sébastien Mercier et Bouchardon. On n’a pas traces de ses toiles dispersées à Londres, les tableaux de Longchamp ne sont pas signés. D’autres toiles pas encore identifiées figurent certainement en mains privées. La chance et l’improbable dorment quelque part, le commerce de l’art les réveillera.

    À propos de ce qui bouleverse quand on scrute la finesse de La Marchande de tisane, les miracles s’accumulent. Regard qui rêve et visage de porcelaine, en proximité avec Van Eyck. Son baudrier or et rouge précède Delacroix. Pour esquiver ces références, on admire les rayures de son fichu, les ombres de sa fontaine en étain, le petit mortier qu’elle actionne.

  • 4 000 ans d’histoire de viticulture française dans une poignée de pépins

    4 000 ans d’histoire de viticulture française dans une poignée de pépins

    Dans les années 1990 à Marseille, des archéologues mènent des fouilles sur la rive nord du Vieux-Port. Ils y découvrent des pépins de raisin particulièrement bien conservés. Leur âge ? Environ 2 600 ans. Soit la date à laquelle remonte l’arrivée de la viticulture en France via Marseille, sous l’influence des Grecs, selon les écrits historiques et l’archéologie. « Nous connaissions beaucoup de choses sur la production du vin et les échanges, mais très peu sur la nature des vignes utilisées, précise Laurent Bouby, ingénieur de recherche CNRS à l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier. Nous avons maintenant des outils paléogénomiques puissants ». Et les réponses commencent à tomber, notamment grâce à l’ADN ancien contenu dans ces pépins marseillais et d’autres découverts sur des sites archéologiques français. « Cela permet de retracer l’arbre généalogique de la vigne en France et l’origine des cépages actuels », résume le chercheur, coauteur d’une étude parue dans Nature Communications.

    L’étude confirme des éléments connus. Par exemple que les plus vieux pépins découverts en France, à Nîmes et âgés de 4 000 ans, sont bien issus de plantes sauvages. « Des populations similaires à celles que nous connaissons aujourd’hui », précise Laurent Bouby. Les habitants utilisaient et consommaient les baies. « Nous ne savons pas s’ils la cultivaient », nuance-t-il. La culture arrive avec l’introduction de vignes domestiques, il y a 2 600 ans à Marseille. « Cela marque vraiment le début de la viticulture », souligne le chercheur. Et l’étude montre que ces premières vignes domestiques ont des liens de parenté avec des cépages d’aujourd’hui.

    Clonage

    Comme cela avait déjà été observé en Italie, il y a eu des croisements entre vignes sauvages et domestiques. « Cela a été un moteur important pour l’évolution de la vigne cultivée au cours de sa diffusion en Méditerranée et en Europe », résume Laurent Bouby. Peut-être pour faire émerger des variétés adaptées à certaines conditions écologiques et climatiques. Et ainsi permettre à la viticulture de se répandre vers le nord de la France, dès le Ier siècle de notre ère, jusqu’à Valenciennes.

    Enfin, l’étude montre la maîtrise des techniques de clonage et de greffe, probablement dès l’arrivée de la vigne domestique, il y a 2 600 ans. « C’est important pour reproduire des individus à l’identique, souligne Laurent Bouby. Nous nous doutions que ces techniques étaient maîtrisées car les textes antiques en parlent. Nous l’attestons ici avec la paléogénomique ».

    À quoi ressemblaient ces vignes ? Étaient-elles précoces ou tardives ? Les baies étaient-elles blanches ou noires ? Grosses ou petites ? « Ce sont les questions qui nous occupent maintenant », glisse Laurent Bouby. L’ADN ancien contenu dans les pépins a encore des choses à dire quant aux pratiques et aux choix des premiers viticulteurs en France.

  • La recette des pommes de terre boulangères

    La recette des pommes de terre boulangères

    C’est une recette à fois fondante et réconfortante que vous propose le chef Henri. Les pommes de terre boulangères se rapprochent du gratin dauphinois avec plus de légèreté.

    Un plat réconfortant

    Pour débuter cette recette, épluchez vos oignons, taillez-les, émincez-les puis lancez une compotée en utilisant une casserole. Au fond, nappez d’huile d’olive et déposez vos oignons que vous laisserez cuire à feu doux, en surveillant de temps en temps pour ne pas qu’ils accrochent. Le chef vous conseille d’essayer de couper vos oignons à peu près à taille égale pour une cuisson uniforme. Une fois la compotée lancée, lavez vos pommes de terre, la variété Agria est intéressante dans cette recette pour sa chair ferme. Inutile de les éplucher, mais coupez les deux extrémités au couteau puis faites de fines lamelles à la mandoline pour avoir des tranches identiques et ainsi favoriser la cuisson recherchée, c’est-à-dire fondante.

    Vous pouvez également lancer, en parallèle, un bouillon de poule en mettant dans une casserole des restes de poulet ou de poisson que vous mouillez à hauteur. Si vous n’en avez pas la possibilité, un bouillon Kub dans de l’eau fera l’affaire. L’important étant de ne pas réaliser un bouillon de légumes, car le collagène de la viande ou du poisson sera utile pour la sauce du gratin.

    Un nappage brillant

    Coupez le beurre en petits cubes et effeuillez vos herbes fraîches, évitez de garder les tiges pour ne pas qu’il y ait d’amertume. Réservez le tout.

    Une fois que tous vos éléments sont prêts, déposez en fond de plat la moitié de la compotée d’oignons. Faites ensuite une rosace avec les tranches de pommes de terre en partant de l’extérieur du plat vers l’intérieur. Quand vous arrivez à la fin de la rosace, le chef vous conseille de soulever la première tranche déposée pour y glisser la dernière, afin d’avoir un rendu joli. Assaisonnez avec du sel, du poivre et quelques herbes. Refaites un étage. Mouillez le tout avec le bouillon, à hauteur. Assaisonnez de nouveau, éparpillez les dés de beurre et enfournez à 170° pendant une heure. Bon appétit !

    Pour 2 ou 3 personnes il vous faudra :

    – 3 oignons jaunes
    ou blancs

    – 4 pommes de terre Agria

    – Un bouquet
    de sarriette,
    de marjolaine
    et de thym frais

    – Du bouillon de poule maison ou avec
    un bouillon Kub

    – 10g de beurre

    – De l’huile d’olive

    – Du sel et du poivre

  • Ces jeunes-là ne sont pas invisibles. Et ils chantent « Bella Ciao ! »

    Ces jeunes-là ne sont pas invisibles. Et ils chantent « Bella Ciao ! »

    En Italie, le 25 avril marque la célébration de la libération du nazisme et du fascisme. La fin d’une dictature, le point de départ de la démocratie. Ce jour-là, il y a quatre-vingt-un ans, furent posés les fondements historiques de la Constitution.

    Cette année, le 25 avril revêt une signification particulière. Car, avec le référendum sur la justice du 23 mars, les Italiens furent, de fait, appelés à défendre les valeurs de la Charte constitutionnelle. Supprimer certaines dispositions aurait porté atteinte à certains des principes fondamentaux du droit qui régit notre démocratie.

    Contre toute attente, 58,9% des Italiens se sont rendus aux urnes. 53% ont rejeté la réforme.

    Mais le revirement spectaculaire ne résidait pas seulement dans la victoire du Non. C’était aussi le fait que 61% des jeunes de 18 à 34 ans aient voté « non ».

    Un chiffre frappant, inattendu, inimaginable. Il a soulevé de nombreuses questions, tant à droite qu’à gauche. Et un coup dur pour Giorgia Meloni et sa coalition. Car ces jeunes qu’elle imaginait hypnotisés par leurs écrans de téléphone portable, donc influençables et soumis, se sont mobilisés pour défendre la liberté.

    Où étaient-ils cachés ? se demandaient Giorgia Meloni et Elly Schlein, secrétaire du Parti démocrate. Sans oublier les analystes de la société italienne qui les imaginaient survivre péniblement, dans leur situation précaire, pour un salaire de misère.

    Pourtant, un signe était là. Lors des grandes manifestations pour Gaza en octobre dernier, qui ont rassemblé deux millions de personnes dans les rues, on a remarqué une forte présence des moins de 30 ans.

    Les jeunes sont donc là. Invisibles en politique, mais présents dans le grand chœur italien qui n’a pas oublié les accents de Bella Ciao !

    « Les jeunes nous ont sauvés ! », ont commenté de nombreux partisans du Non.

    Il s’agit maintenant d’aller de l’avant. D’élaborer des propositions politiques pour reconquérir ces énergies, qui ont prouvé qu’elles étaient loin d’être indifférentes.

    La droite tente de rectifier le tir en revoyant certaines positions qui se sont révélées contre-productives, à commencer par son soutien au trumpisme.

    La gauche commet la grave erreur de se poser la question des candidatures futures, sans saisir pleinement le message qui, grâce à l’appel du syndicaliste Maurizio Landini, est émané de la grande marche pour Gaza, où la jeunesse « invisible » s’est manifestée pour la première fois.

    Dans cette Italie, outragée par Trump, qui insulte même le Pape, et qui paie et paiera le prix de certaines amitiés malheureuses, pouvons-nous renouer avec le débat politique ? Et surtout, nous adresser aux jeunes ?

    Le 25 avril sera une nouvelle occasion cruciale de le comprendre. Ces événements surviennent alors que Giorgia Meloni rencontre Edi Rama, le Premier ministre albanais, pour renforcer la coopération en matière d’immigration et d’infrastructures. Alors que les centres de détention en Albanie demeurent un échec coûteux et illégal, dénoncé par les manifestations et les tribunaux. Alors que le pays, chiffres à l’appui, est englué dans une pauvreté qui touche également la classe moyenne. Alors que les 18% de jeunes ni en études ni en emploi représentent le deuxième taux le plus élevé d’Europe, cela souligne une crise profonde.

    C’est pourquoi le 25 avril ne sera pas seulement le Jour de la Libération. Ce sera aussi un jour de résistance qui, après 81 ans, est nécessaire pour défendre les valeurs de paix et de liberté. Un acte indispensable dans un monde devenu fou, où seuls ces jeunes, privés même du droit de rêver, peuvent nous sauver.

  • L’A7 fermée au nord de Marseille ce week-end

    L’A7 fermée au nord de Marseille ce week-end

    Cette interruption exceptionnelle de la circulation, durant 36 heures sur cette portion, vise à permettre des travaux lourds sur deux ouvrages de franchissement situés chemin des Bourrely et chemin de l’Hermitage, au nord de Marseille. Selon la préfecture des Bouches-du-Rhône, des diagnostics techniques ont mis au jour des dégradations structurelles importantes : fissures traversantes des poutres, éclats de béton, armatures apparentes et affaiblissement de la capacité portante des tabliers. En l’absence d’intervention, la sécurité des usagers pourrait être compromise.

    Trafic redirigé

    L’opération est pilotée par la Métropole Aix-Marseille‑Provence, en coordination avec la Direction interdépartementale des routes Méditerranée (Dirmed). Elle s’inscrit dans le cadre d’un chantier dit « coup de poing », concentré sur un week-end afin de « réduire la durée globale des perturbations sur cet axe stratégique ».

    Durant la fermeture, le trafic de transit sera prioritairement redirigé vers les autoroutes A55 et A50 afin de contourner Marseille sans emprunter l’A7. Les autorités appellent les usagers à anticiper leurs déplacements, à différer les trajets non indispensables et à privilégier les transports en commun, en particulier le train. Les conditions de circulation seront relayées en temps réel sur Radio Vinci Autoroutes (107.7) et via la signalisation dynamique.

    Un second week-end de fermeture, sur le même périmètre, est d’ores et déjà prévu du 12 au 14 juin prochain.

  • [Afecioun] Dantès finit sa carrière en beauté à Fourques

    [Afecioun] Dantès finit sa carrière en beauté à Fourques

    Temps d’automne au menu cet après-midi mais l’équipe blanche et les cocardiers du jour ont su, par moment, nous réchauffer le cœur. 12 hommes en piste et l’équilibre parfait (droitiers : Champetier, Chevalier, Djelassi, K. Laouazi – gauchers : Allam, D. Boualam, Orcel, Zelphati – tourneurs : Gleize, Levy, Oleskevich, Rado), nous ont offert une ambiance agréable et au final du travail régulier en cette 1ere journée des Trophées 2026. Après les deux courses du week-end, Laouazi et Zelphati finissent à égalité avec 18 pts chacun et se partagent le prix du jour.

    En 1ere partie, on notera le sérieux de Colvert, puis la belle détermination de Viseu qui remplace Estrechoun blessé. Pour la 2e partie, Dantès le vétéran de l’après-midi pour sa dernière course nous propose un quart d’heure appliqué et se montre de plus en plus rigoureux, lui permettant d’être élu meilleur cocardier. Toscan confirme ses belles dispositions, son moral et le rythme intense qu’il impose.

    Vif, Colvert (621) du Pantaï subit un travail brouillon qui fait envoler ses bijoux en 2 min. Moins de pression, le noir cherche sa place et quand il est sollicité, il sait répliquer en force et jouer le jeu mais les hommes ne mettent pas assez de rythme et les ficelles finissent à la case avec les honneurs.

    Un temps dissipé, Marquis (839) d’Allard s’assagit pour se poser et attendre des partenaires. Trouvé, il sait répondre avec conviction et défendre ses attributs. Le pompon gauche monté sur la corne pose problème mais le noir reste féroce, il est pour Allam à la 12e min. Trop court pour les bobines qui rentrent.

    D’entrée, Viseu (626) de JC Blanc surprend Allam et après quelques passes où sa concentration met en difficulté les blancs, il est déstabilisé en fin de 2e min et rend ses breloques. Il se prête bien au jeu des séries qui plaît à Carmen. Sous pression, il résiste avec détermination mais cède sa 1ere pelote à Zelphati à la 10e min et la 2e une min plus tard pour Laouazi. Musique à son retour.

    De Rognonas en 2015 à Fourques aujourd’hui, F. Clarey, le Président de course, nous conte la longue carrière de Dantès (102) de Fournier avant la trompette lançant son dernier quart d’heure en piste. Dans des vire-vire déterminés il distribue ses fruits en 3 min. Son expérience le fait poser devant le toril et attendre, ses ripostes sérieuses repoussent fort le blanc dans les bois, basculant derrière Chevalier. A la 7e min Laouazi racle la 1re ficelle. À la 11e min il oblige Allam à se coucher devant lui, sans mal, puis enferme Chevalier. Il sauve ainsi la 2e avec Carmen.

    Rapide, vif, Toscan (741) de Gillet se livre mais plus fort que les blancs, il réplique avec puissance, poursuivant jusqu’aux planches le crochet. Les tours de disque se multiplient, les attributs tiennent, les attaques fusent, 10 min pour finir le glanage. Peu d’amateurs pour la suite et les bobines finissent facilement aux pieds des Alpilles avec Carmen.

    11 longues min pour un 1er raset et la cocarde après une dizaine de sauts dans la zone de hors-jeu, de longues visites de la piste, arpentée dans tous les sens, puis Danty (988) de Méjanes rentre à la case.

    Course du dimanche 12 avril

    Trophée de l’Avenir : K. Laouazi (11), Champetier (6 pts)

    Trophée Honneur : Allam (11), Zelphati (10), D. Boualam (2), Chevalier (2)

  • Au bar l’Antre des jeux de Gap, les soirées coinche font carton plein

    Au bar l’Antre des jeux de Gap, les soirées coinche font carton plein

    Ce lundi soir à l’Antre des jeux, rue Notre Dame, les cartes glissent sur la dizaine de tables mises en place pour l’occasion. Sur chacune d’entre elles, deux binômes s’affrontent à la coinche, variante de la belote. Depuis 2022, le succès de ces soirées gérées par des bénévoles sans structure formelle ne se dément pas. Ce soir, Pierrette et Bernard, couple de retraités, sont venus pour la première fois. « C’est mieux que de rester chez soi devant sa télé, c’est l’occasion de jouer et de voir du monde, savoure ce dernier. Et puis on habite en centre-ville, on peut facilement venir… – Même si ce n’était pas le cas je t’y traînerai ! »,réplique Pierrette. Pour elle, c’est « vital » de sortir et de « voir de nouvelles têtes, de tout âge ». D’ordinaire, elle joue en ligne mais « c’est beaucoup plus impersonnel et il n’y a pas de discussions », explique-t-elle.

    Face au couple, Pierre est venu avec son binôme, Antoine, tous deux trentenaires. Après avoir fait connaissance, la partie démarre. « À la base j’étais venu jouer aux échecs une fois quand je suis arrivé à Gap, et, maintenant je viens à chaque soirée coinche et à l’Antre des jeux une à deux fois par semaine, explique-t-il. Je pourrais jouer à la maison, mais venir ici, ça aide les commerces du centre-ville, ça permet de garder la ville dynamique et puis, à force, on reconnaît des têtes. »

    Une activité chaque soir

    Pour l’Antre des jeux, le bar à jeux de société qui accueille une soirée coinche par mois, cela permet aussi de développer une clientèle fidèle, qui cherche plus qu’un bar classique. « On attire beaucoup une communauté de trentenaires qui veulent sortir sans craquer leur PEL, explique Joris, responsable du bar. Il n’y a pas tant d’endroits que ça où sortir alors on voit bien qu’on reçoit des clients qui veulent un peu se sentir à la maison. »

    Entre les soirées de découverte de jeux de société le mardi et le jeudi soir, les tournois de cartes à collectionner le week-end, les soirées des collectifs de jeu de rôle et la coinche, le bar, ouvert en 2023, a réussi à se créer un petit écosystème de groupes plus ou moins formels qui l’animent. « Concrètement, il n’y a pas un soir où il ne se passe rien », explique Joris. Un deal gagnant-gagnant qui se poursuit. Après un une soirée au bar le Pop Culture le mercredi 6 mai, les joueurs reviendront à l’Antre des jeux le lundi suivant, à 19h, comme toujours.

  • [Le coin de la BD] Foot féminin et foot révolutionnaire et banni en Angleterre

    [Le coin de la BD] Foot féminin et foot révolutionnaire et banni en Angleterre

    Vingt-trois mars 1920. Le match opposant les Newton au Stone Hills Ladies s’annonce légendaire avec 60 000 spectateurs dans le stade de Liverpool. Il est l’aboutissement de l’enthousiasme né dans les années précédents autour du football féminin, symbole de l’émancipation des femmes par le sport dans l’Angleterre de l’après Première Guerre mondiale mais aussi de l’importance alors du mouvement ouvrier dans ce sport au départ aristocratique. Tout commence dans le Royaume-Uni de 1915 quand Katie, Linda et Emily se sont substituées dans l’usine aux hommes sur le front en France. Elles les ont remplacés au point de jouer comme eux au football durant les pauses, et même d’y jouer très bien. Julie Billault et Sébastien Piquet racontent comment de simple passe-temps, le football va devenir leur activité principale, leur notoriété se développant match après match, d’abord pour soutenir l’effort de guerre, puis les grévistes de l’après-guerre. Mais le retour de bâton sera violent : les hommes étant de retour et la fièvre révolutionnaire inquiétant le pouvoir, les autorités décident en 1921 un « ban » qui interdit aux femmes de pratiquer le football ainsi que toute compétition féminine. Une interdiction qui perdurera jusqu’en 1971. Pourtant, ces sportives féministes vont réussir à contourner ces interdictions via des tournées à l’étranger. Une superbe fiction inspirée de faits réels indispensables pour les amateurs éclairés de football.

    L’affaire des hommes disparus

    À la croisée du Club des cinq et de la culture Pulp, bienvenue à Hobtown, village de 2 006 habitants situé en Nouvelle-Écosse, au Canada anglophone, où Kris Bertin et Alexander Forbes situent leur triptyque Les mystères de Hobtown dont voici le premier volume. Car oui, il s’en passe des événements étranges à Hobtown, heureusement le club de détectives des lycéens est là pour mener l’enquête sur d’étranges disparitions et découvrir que même dans un petit bourg les faux-semblants sont nombreux. Une BD aussi palpitante que pleine de charme et de rebondissements.

    Chez Delcourt, 29,95€

    Matisse, le rêve absolu

    Jörg Mailliet et Julie Birmant évoquent à travers un graphisme inspiré un large pan de l’existence du peintre, de ses débuts difficiles jusqu’à la reconnaissance internationale à près de 40 ans, mais aussi de sa vie privée tiraillée entre son épouse et son modèle russe Lydia. Matisse y est peint comme un artiste en plein doute, rongé par l’angoisse et cherchant en permanence à explorer de nouvelles voies jusqu’à devenir un maître incontesté de l’art du XXe siècle sur lequel le Grand Palais à Paris organise une exposition-évènement jusqu’au 2 août.

    Chez Les Arènes BD, 24€

    Du pied gauche

    Dessinateur de presse originaire de la Drôme, Lara a suivi les élections présidentielles à gauche mais aussi la campagne des législatives après la dissolution qui aboutira à la constitution du Nouveau Front populaire. Mêlant aux espoirs et désillusions politiques de cet homme de gauche les drames familiaux qui le touchent, il livre une excellente chronique de la vie politique et de la gauche qui ne parvient plus à s’entendre. Un regard informé sur tout le spectre allant des écologistes à LFI en passant par les communistes et les socialistes.

    Chez Charivari, 21,50€

    Marcel Bascoulard

    Clochard magnifique et artiste de génie, marginal et travesti, Marcel Bascoulard a marqué la ville de Bourges jusqu’à son sordide assassinat crapuleux en 1978. Frantz Duchazeau rend un magnifique hommage en noir et blanc à ce virtuose du dessin, permettant de le redécouvrir ou tout simplement de le découvrir. Une belle biographie de cet artiste inclassable qui avait décidé de vivre et produire selon ses propres lois, pourtant soutenu par certains commerçants chez qui il échangeait des dessins contre de la nourriture.

    Chez Sarbacane, 25€

    Chagrin

    Rodolphe et Griffo s’inspirent du célébrissime « La peau de chagrin » d’Honoré de Balzac pour plonger leur lecteur dans le Paris des romantiques de ce début du XIXe siècle où aurait vécu le héros qui aurait inspiré le roman. Raphaël de Valentin, un jeune noble ruiné erre en quête d’un peu d’amour, de bonheur et d’argent ! Au bord du suicide, il entre dans une boutique d’antiquités, espérant y trouver quelque chose susceptible de le distraire. Un vieil homme mystérieux, lui montre un objet étrange : une peau… Et tout ira mieux. Ou pas !

    Chez Delcourt, 24€

    Woodstock 69

    Sous-titrée « Le concert du siècle », cette BD de José Luis Munuera et Kid Toussaint en met plein les yeux et plein les oreilles si on suit la bande-son de ce concert de légende de 1969. Il n’a d’ailleurs pas eu lieu à Woodstock, mais à Bethel, à 100 kilomètres de là. Rien n’était prêt pour la marée humaine qui y déferle : pénurie de nourriture et d’eau, toilettes impraticables, pluies diluviennes, état d’urgence déclaré… Et pourtant ce fut un festival qui marqua l’histoire pour un demi-million de jeunes. Voici l’odyssée de quelques-uns d’entre eux.

    Chez Le Lombard, 21,95€