Tag: Vitrolles

  • Vitrolles point culminant de Provence

    Vitrolles point culminant de Provence

    Les trois derniers carrés des féminines, des seniors pétanque et Jeu Provençal, soit douze formations qui seront présentes, mettront tout en œuvre pour entrer dans l’Histoire.

    Nous sommes là dans la première édition d’une compétition portée sur les fonts baptismaux en ce début d’exercice.

    Julien Ivaldi, l’un de ses promoteurs, nous en donne les raisons et s’explique et analyse cette première année d’existence.

    « Il y a bien la coupe de France, où les clubs n’ont la possibilité que de n’engager qu’une équipe. Afin de permettre à d’autres licenciés de jouer un peu plus, nous avons élaboré un projet. Créer un championnat et une coupe de Provence à laquelle ne peuvent participer des joueurs autres que ceux qui ont disputé l’épreuve nationale. Pour ces joueuses et joueurs qui n’ont pas participé pour défendre les couleurs de leur club dans l’épreuve nationale, ils le font sur le plan départemental et force est de reconnaître que ces rencontres se sont déroulées dans un excellent esprit et surtout estampillées du sceau de la convivialité. Après cette année, nous allons faire le bilan lors d’un prochain Comité Directeur, en débattre et voir s’il y a des améliorations à apporter. »

    En attendant, le rideau sur cette première édition des coupes de Provence tombera ce samedi.

    Le programme

    Demi-finales du Jeu Provençal

    Début des parties à 8h30

    – Cercle St Michel PdC – B. du Vallon

    – B. Velauxienne – B. de Beaumont

    Demi-finales Féminines

    Début des parties à 9h

    – B. Modérée – B. Carnussienne

    – Pieds Tanqués Miramas – B. Verte Biver

    Demi-finales Pétanque

    Début des parties à 9h

    – B. Orgon – B. Tranquille Meyreuil

    – B. Verte Biver – B. de l’Elysée

  • Un transfuge LR sera le candidat RN à Vitrolles

    Un transfuge LR sera le candidat RN à Vitrolles

    Ancien attaché parlementaire de Renaud Muselier (Ren), ex-directeur de cabinet de Bruno Gilles (Hor), ex-conseiller au cabinet de Martine Vassal (DVD) à la Métropole, Fabien Bravi a rejoint l’extrême droite en janvier via le label « La Provence qu’on aime », lancé par le Rassemblement national pour investir des candidats sans adhésion formelle. Il avait été aussi adjoint au maire de Marignane, Éric Le Dissès (ex-LR). Sa désignation comme candidat officiel a provoqué des tensions internes à l’extrême droite. Philippe Sanchez, élu RN d’opposition depuis plusieurs mandats à Vitrolles, a été écarté par la commission d’investiture avait dénoncé une « OPA » sur le parti par des personnalités issues de la droite traditionnelle, accusant Franck Allisio, patron départemental du RN, député de Marignane, de promouvoir des proches de Vassal. Bravi, qui n’a pas pris sa carte au RN, est censé incarner cette stratégie de recomposition.

    Dans une ville de Vitrolles, où le souvenir de la gestion du couple Mégret (1997-2002), période durant laquelle la ville fut un laboratoire de l’extrême droite, reste vivace et douloureux, le symbole se veut fort.

  • Quand le futur prix des mutations divise le monde bouliste

    Quand le futur prix des mutations divise le monde bouliste

    Il faudra désormais mettre davantage la main au portefeuille pour changer de club. Depuis plusieurs saisons, un licencié de la Fédération française de pétanque et de jeu provençal (FFPJP) devait débourser 30 euros (mutation interne, dans le département) ou 50 euros (mutation externe, hors du département) pour signer dans un nouveau club.

    Mais, à compter de la saison 2026, le prix des mutations dépendra du statut du bouliste. Dans le cadre la modification tarifaire, la part fédérale sera identique dans chaque département : 20 euros pour les joueurs « non-classés ou promotions », 45 euros pour les joueurs classés « honneurs » et 95 euros pour les joueurs classés « élites ». Une somme à laquelle s’ajoutera la part dédiée aux comités départementaux et régionaux, qui ne pourra pas excéder 30 euros pour les « non-classés ou promotions », 55 euros pour les « honneurs » et 105 euros pour les « élites ». Mais chaque comité départemental décidera lui-même de la somme voulue en supplément.

    La position « généreuse » des Bouches-du-Rhône

    « Le CD13 n’augmentera pas sa part de mutation », martèle Patrick Fara, président du comité départemental des Bouches-du-Rhône, qui demandera donc toujours 20 euros à tous ses adhérents, peu importe la catégorie, en plus des 5 euros requis par le comité régional [qui ne récupérait pas d’argent sur les mutations auparavant, Ndlr]. Ainsi, la mutation coûtera 45 euros pour un joueur « non-classé ou promotion », 70 euros pour un joueur « honneur » et 120 euros pour un joueur « élite ». « Nous avons un budget assez conséquent pour subvenir aux besoins de l’année, je n’ai pas besoin de cet argent pour faire tourner mon comité », ajoute le dirigeant aux 11 660 licenciés, ce qui en fait le premier comité de France. En agissant ainsi, le comité des Bouches-du-Rhône aura un moindre impact sur les finances de ses licenciés.

    Mais il se pourrait que d’autres départements se montrent plus opportunistes en profitant de l’aubaine qui s’offre sous leurs yeux. Certains licenciés pourraient ainsi débourser jusqu’à 50 euros pour les « non-classés ou promotions », 100 euros pour les « honneurs », voire même 200 euros pour les « élites ». Si l’addition s’avère salée pour les élites, ces derniers ne seront pas directement touchés par la nouvelle taxation. Très souvent, ces joueurs s’engagent dans leur nouveau club, ce dernier finançant le coût de la licence, de la mutation, des tenues… « Je ne suis pas d’accord avec ces augmentations qui ne sont pas justifiées », réagi Benoît Michel, président de la Boule de Vitrolles, qui signale que 99% de ses licenciés sont contre cette nouvelle tarification.

    Un sport à deux vitesses ?

    D’autres dirigeants de club locaux estiment que ces nouvelles mesures tendent à plus de professionnalisme. « Si on continue à faire dans l’amateurisme, à se poser la question sur le prix d’une licence, on ne va pas s’en sortir », souligne Bruno Mansio, président de la Boule Aixoise, qui milite même pour une sorte de Ligue 1 version pétanque. « Un rugbyman qui joue en “honneur” ne joue pas avec les gars du Top 14 », insiste l’organisateur de l’étape aixoise (Top 1000) du Passion Pétanque Française, qui aura lieu ce week-end, au parc Jourdan.

    Mais en voulant à tout prix professionnaliser la pratique, n’en viendrait-on pas à en perdre le côté populaire, qui en fait son charme ?

  • Chez les maires de Provence, l’inquiétude face à l’incertitude

    Chez les maires de Provence, l’inquiétude face à l’incertitude

    Quelles que soient les étiquettes politiques, quelle que soit la taille de leur commune, les mots qui reviennent chez les maires des Bouches-du-Rhône, du Var et de Vaucluse sont les mêmes. La consternation. L’inquiétude. Au milieu des nominations, démissions, consultations nationales, l’échelon local s’efforce de se montrer comme un pôle de stabilité. Alors même que budgets et élections menacent d’être percutés.

    « De chaos en chaos »

    « Nous allons de chaos en chaos, déplore ainsi le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux. Nous assistons, aujourd’hui, à un état qui se délite. Heureusement que les collectivités assurent une forme de stabilité, parce que tout le reste nous semble paralysé. » Sa commune avait déjà été ponctionnée à hauteur de 2 millions d’euros lors du précédent budget, alors il s’inquiète de la future loi de finances. « Si, demain, nous avons une contribution du même ordre, les conséquences pourraient être terribles », s’alarme l’édile, catastrophé aussi par les hypothèses d’une hausse de la TVA, « l’impôt le plus injuste ».

    Face aux scénarios sur la table, il défend : « J’aurais souhaité qu’on retrouve une forme de stabilité, avec un gouvernement qui puisse faire des propositions sérieuses, qu’on puisse aller dans les élections prévues. » Car il reconnaît que des législatives anticipées pourraient bousculer les municipales. Au risque de profiter à une extrême droite détachée du territoire, effacée même sur ses affiches de campagne par ses figures nationales.

    « Cela percute la fin de mandat »

    « Nous avons commencé un mandat inédit sous le Covid, nous le terminons dans une crise institutionnelle inédite », soupire de son côté le maire (PS) de Vitrolles, Loïc Gachon. « Cela vient percuter le calendrier de la fin de mandat, perturber la logique des municipales qui sont totalement différentes des enjeux nationaux », reconnaît-il, s’attendant à des législatives anticipées. Avec, en plus, l’incertitude qui pèse toujours sur les finances locales. « Ce qui est angoissant, c’est d’avoir encore des perspectives de restriction budgétaire lorsqu’on arrive à la corde. Mais c’est moins gênant qu’en 2025, parce que c’était le dernier budget de fin de mandat, très stratégique. »

    « Dans une impasse »

    Maire (DVD) de Saint-Mitre-les-Remparts, Vincent Goyet a de son côté appelé, dès lundi, à la démission du président de la République. « Les institutions ne tiennent pas, nous sommes dans une impasse, nous avons besoin de retourner devant les Français pour fixer un cap pour le pays, qu’il soit de droite ou de gauche », défend-il. C’est que l’instabilité a des conséquences : « En tant que maire, comme pour les entreprises, l’absence de visibilité ralentit le secteur économique. »

    D’autant que, si les communes ne lancent pas de projets avant les municipales, elles n’en restent pas moins de plus en plus dépendantes des financements extérieurs. « Nous avons 350 millions d’euros du Fonds vert prévus, dont 20 % en crédits de paiement. Est-ce que l’état va avancer ce qui est promis ? » interroge-t-il. L’édile s’alarme du climat politique : « Il y a un rejet, le sentiment qu’il y a une classe politique qui n’est pas à la hauteur et une déconnexion de certains élus, mais aussi de la population qui ne se rend pas compte du travail des élus locaux ».

    « Besoin de visibilité »

    « Il y a un décalage entre l’ambiance très compliquée au niveau international ou national, et ce que nous vivons », veut modérer le maire (Ren.) de La Roque-d’Anthéron, Jean-Pierre Serrus. Après une rentrée qui s’est bien passée, il insiste sur le rôle des maires de faire fonctionner leur territoire, de travailler sur les projets, comme ces salles de boxe et de danse qu’il prévoit. Mais, s’il assure que ce contexte ne percute pas encore les municipales à venir, l’élu régional reconnaît : « La situation est anxiogène, nous avons besoin d’une visibilité qui s’appuie sur un projet de loi de finances, indispensable dans la gestion de nos collectivités. »

    Une situation d’autant plus difficile quand on est dans le camp présidentiel. « Je constate que c’est compliqué, mais je ne renie pas mes engagements », répond-il. Promettant que les élus locaux, eux, restent ancrés dans le fonctionnement de leur territoire.

    « Très mauvais signal »

    « En échangeant avec nos collègues, nous sommes tous consternés », déplore le maire (SE) du Beausset (Var), Edouard Friedler. D’autant plus qu’il commence, la semaine prochaine, ses conférences financières dans l’incertitude. Il a certes obtenu des aides pour la rénovation de l’ancienne maison de retraite, mais pour les projets de rénovation de l’église, de mise en accessibilité de la mairie, de voirie, malgré les études lancées, il reste dans le flou. « Il peut y avoir d’autres élections avant les municipales, mais ce serait un très mauvais signal », estime-t-il. Espérant que les relations avec les institutions locales ne seront pas marquées par le contexte national.

    « Les maires travaillent »

    « Nous avons une vraie lassitude face à l’instabilité nationale », pointe le maire (DVC) de Bollène Anthony Zilio sur les ondes d’Ici Vaucluse, rappelant la ponction de 600 000 euros sur son budget. L’occasion de demander plus de décentralisation. « Quand Paris s’agite, les maires continuent de travailler », résume-t-il, inquiet pour les dotations futures au moment de négocier sur la dotation d’équipement des territoires ruraux. « La seule chose qui peut changer l’Assemblée, c’est soit que le président parte, soit qu’il change l’Assemblée. »

  • Chez les maires de Provence, l’inquiétude face à l’incertitude

    Quelles que soient les étiquettes politiques, quelle que soit la taille de leur commune, les mots qui reviennent chez les maires des Bouches-du-Rhône, du Var et de Vaucluse sont les mêmes. La consternation. L’inquiétude. Au milieu des nominations, démissions, consultations nationales, l’échelon local s’efforce de se montrer comme un pôle de stabilité. Alors même que budgets et élections menacent d’être percutés.

    « De chaos en chaos »

    « Nous allons de chaos en chaos, déplore ainsi le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux. Nous assistons, aujourd’hui, à un état qui se délite. Heureusement que les collectivités assurent une forme de stabilité, parce que tout le reste nous semble paralysé. » Sa commune avait déjà été ponctionnée à hauteur de 2 millions d’euros lors du précédent budget, alors il s’inquiète de la future loi de finances. « Si, demain, nous avons une contribution du même ordre, les conséquences pourraient être terribles », s’alarme l’édile, catastrophé aussi par les hypothèses d’une hausse de la TVA, « l’impôt le plus injuste ».

    Face aux scénarios sur la table, il défend : « J’aurais souhaité qu’on retrouve une forme de stabilité, avec un gouvernement qui puisse faire des propositions sérieuses, qu’on puisse aller dans les élections prévues. » Car il reconnaît que des législatives anticipées pourraient bousculer les municipales. Au risque de profiter à une extrême droite détachée du territoire, effacée même sur ses affiches de campagne par ses figures nationales.

    « Cela percute la fin de mandat »

    « Nous avons commencé un mandat inédit sous le Covid, nous le terminons dans une crise institutionnelle inédite », soupire de son côté le maire (PS) de Vitrolles, Loïc Gachon. « Cela vient percuter le calendrier de la fin de mandat, perturber la logique des municipales qui sont totalement différentes des enjeux nationaux », reconnaît-il, s’attendant à des législatives anticipées. Avec, en plus, l’incertitude qui pèse toujours sur les finances locales. « Ce qui est angoissant, c’est d’avoir encore des perspectives de restriction budgétaire lorsqu’on arrive à la corde. Mais c’est moins gênant qu’en 2025, parce que c’était le dernier budget de fin de mandat, très stratégique. »

    « Dans une impasse »

    Maire (DVD) de Saint-Mitre-les-Remparts, Vincent Goyet a de son côté appelé, dès lundi, à la démission du président de la République. « Les institutions ne tiennent pas, nous sommes dans une impasse, nous avons besoin de retourner devant les Français pour fixer un cap pour le pays, qu’il soit de droite ou de gauche », défend-il. C’est que l’instabilité a des conséquences : « En tant que maire, comme pour les entreprises, l’absence de visibilité ralentit le secteur économique. »

    D’autant que, si les communes ne lancent pas de projets avant les municipales, elles n’en restent pas moins de plus en plus dépendantes des financements extérieurs. « Nous avons 350 millions d’euros du Fonds vert prévus, dont 20 % en crédits de paiement. Est-ce que l’état va avancer ce qui est promis ? » interroge-t-il. L’édile s’alarme du climat politique : « Il y a un rejet, le sentiment qu’il y a une classe politique qui n’est pas à la hauteur et une déconnexion de certains élus, mais aussi de la population qui ne se rend pas compte du travail des élus locaux ».

    « Besoin de visibilité »

    « Il y a un décalage entre l’ambiance très compliquée au niveau international ou national, et ce que nous vivons », veut modérer le maire (Ren.) de La Roque-d’Anthéron, Jean-Pierre Serrus. Après une rentrée qui s’est bien passée, il insiste sur le rôle des maires de faire fonctionner leur territoire, de travailler sur les projets, comme ces salles de boxe et de danse qu’il prévoit. Mais, s’il assure que ce contexte ne percute pas encore les municipales à venir, l’élu régional reconnaît : « La situation est anxiogène, nous avons besoin d’une visibilité qui s’appuie sur un projet de loi de finances, indispensable dans la gestion de nos collectivités. »

    Une situation d’autant plus difficile quand on est dans le camp présidentiel. « Je constate que c’est compliqué, mais je ne renie pas mes engagements », répond-il. Promettant que les élus locaux, eux, restent ancrés dans le fonctionnement de leur territoire.

    « Très mauvais signal »

    « En échangeant avec nos collègues, nous sommes tous consternés », déplore le maire (SE) du Beausset (Var), Edouard Friedler. D’autant plus qu’il commence, la semaine prochaine, ses conférences financières dans l’incertitude. Il a certes obtenu des aides pour la rénovation de l’ancienne maison de retraite, mais pour les projets de rénovation de l’église, de mise en accessibilité de la mairie, de voirie, malgré les études lancées, il reste dans le flou. « Il peut y avoir d’autres élections avant les municipales, mais ce serait un très mauvais signal », estime-t-il. Espérant que les relations avec les institutions locales ne seront pas marquées par le contexte national.

    « Les maires travaillent »

    « Nous avons une vraie lassitude face à l’instabilité nationale », pointe le maire (DVC) de Bollène Anthony Zilio sur les ondes d’Ici Vaucluse, rappelant la ponction de 600 000 euros sur son budget. L’occasion de demander plus de décentralisation. « Quand Paris s’agite, les maires continuent de travailler », résume-t-il, inquiet pour les dotations futures au moment de négocier sur la dotation d’équipement des territoires ruraux. « La seule chose qui peut changer l’Assemblée, c’est soit que le président parte, soit qu’il change l’Assemblée. »

  • Des dizaines de familles roms dans la tourmente d’évacuations expéditives

    Des dizaines de familles roms dans la tourmente d’évacuations expéditives

    Lundi matin, c’est un campement vide que les forces de l’ordre ont trouvé face à l’aéroport. « Les familles sont parties d’elles-mêmes pour éviter la confrontation. La police est venue les avertir, vendredi, de l’expulsion programmée ce 6 octobre, soit trois jours avant la décision du juge de l’exécution », déplore Marc Durand, membre d’Assoropa, dont l’avocate avait saisi le Jex (juge de l’exécution), avec une décision attendue le 9 octobre.

    Sans solution après leur expulsion, le 8 avril dernier, d’un terrain situé sur le plateau de l’Arbois, les familles, près de 200 personnes dont une soixantaine d’enfants, s’étaient repliées sur une parcelle entre l’aéroport et la ville. Cette dernière est « en cours d’aménagement par la SPLA pour le compte de la Métropole, dans le cadre de cap-horizon », précisait Loïc Gachon (PS), maire de Vitrolles. La SPLA (société publique locale d’aménagement) a promptement réagi en saisissant la justice pour l’évacuation du site.

    Or, le jugement rendu en référé, le 20 juin, ordonnant une expulsion immédiate, est contesté par l’Assoropa. Elle dénonce « un procès sans contradictoire ». Les familles affirment n’avoir jamais reçu l’assignation de l’huissier. L’association assure avoir appris « l’existence du procès et son résultat que nettement plus tard, hors délais pour faire appel. Nous sommes face à un déni de justice… ». Pire, précise Marc Durand : « Nous avions l’intention d’aller au tribunal administratif pour attaquer le préfet qui a fait donner aux roms un avis d’expulsion comme si rien ne s’était passé. Après accord oral avec l’avocate de la partie adverse, elle a contacté la SPLA pour suspendre sa demande d’expulsion, en échange de quoi nous n’allions pas au TA. » Mais cela n’a pas eu lieu.

    Déscolarisation

    Les associatifs attendent un traitement plus respectueux des droits des familles en novembre. D’ici là, les familles sont plongées encore plus profondément dans la précarité. Les dossiers d’inscription des enfants dans les écoles sont restés sans réponse de la part des services municipaux de Vitrolles. « Or, lors du procès, un point essentiel de défense est la scolarisation des enfants », regrette Marc Durand. Et quid du comité de pilotage mis en place en 2022 par le sous-préfet d’Aix avec les collectivités et les partenaires sociaux ?

  • Le bouquet final est prévu à la Boule de Vitrolles

    Le bouquet final est prévu à la Boule de Vitrolles

    C’est le 18 octobre que les diverses coupes de Provence connaîtront leur épilogue. Nouvellement mise en place, cette compétition aura avancé chaotiquement. Il est évident que le contexte est différent, il faut avoir, là, plus l’esprit de club que la recherche ou l’appât du gain. On joue, là, pour le plaisir de défendre les couleurs de son groupe, et pour l’essentiel on y croise des joueurs qui ont un mental approprié pour ce style de compétition.

    Jeu Provençal : on approche de la configuration du dernier carré.

    On connaît pour l’heure trois des formations qui participeront au dernier carré de cette épreuve. La B. de Beaumont qui a battu les Boulomanes Ciotadens (notre édition du jeudi 11 septembre), le C. Saint-Michel de Plan-de-Cuques (ci-contre) et la B. de Velaux qui s’est imposé à Rousset en fin de semaine 11 à 3.

    Pour savoir lequel de la Boule Sauvage Entressen ou des Marseillais de la Boule du Vallon, fermera ce dernier carré, il faudra attendre le samedi 4 octobre en soirée. Les deux formations ont fixé cette date pour croiser le fer.

    C’est en fin de semaine, dans son fief du Plan des Pennes que la formation du président Jean Léonetti a accueilli le C. Saint-Michel de Plan-de-Cuques. Sous la direction de l’arbitre Jean-Luc Ballester.

    Si les visiteurs vont remporter aisément deux doublettes, c’est sur un carreau de Pascal Vitielli, avec quatre points récoltés que les locaux vont entretenir l’espoir.

    Ils doivent pour poursuivre l’aventure s’imposer dans les deux triplettes. Il va y avoir un peu de suspense, avec des parties de qualité, avant que la force de frappe d’Alain Vincensini, bien épaulé, il est vrai, par Éric Ségui et Patrick Poujol, ne précipite la défaite des locaux.

    C’est autour du sacro-saint pot de l’amitié que va se clôturer ce face-à-face. Le président Léonetti souhaitant au nom des siens bonne chance à son adversaire pour la suite de la compétition.

    Fiche technique

    Boule Plate : Francis Minniti – Pascal Vitielli – Michel Frac – Robert Landi – – Gilbert Rizzo – Cédric Muller- Alain Raphaël – Marc Hamparsoumian – Capitaine : Marc Caillol

    C. Saint-Michel Plan-de-Cuques :

    Alain Vincensini – Éric Segui – Conte Francis – Lucas Lombardi – Raymond Léotardi – Patrick Poujol – Maurice Moullet – Capitaine : René Nichanian

    Doublettes :

    Vitielli – Minniti battent Moullet – Segui. 11 à 7 // Vincensini – Léotardi battent Rizzo – Landi 11 à 5

    Conte – L. Lombardi battent Muller – Hamparsoumian 11 à 3

    Triplettes

    Poujol – Segui – Vincensini battent Minniti- Muller – Vitielli 11 à 5

    Hamparsoumian – Rizzo – Frac et Lombardi – Conte – Léotardi (Arrêté)

    Pétanque : pour l’heure Orgon seul postulant

    Alors que la date butoir est fixée au 6 octobre, seul Orgon, qui a disposé des Boulomanes Ciotadens, est entré dans le dernier carré.

    À l’heure ou nous mettons sous presse, le résultat de la partie entre la Boule Modérée et Meyreuil, qui se jouait hier en début de soirée, ne nous est pas parvenu.

    C’est demain que la boule de l’Élysée et Sénas vont disputer leur quart de finale, on aura alors le troisième qualifié.

    À l’image de leur adversaire la B. Verte de Biver, il nous est difficile de joindre les dirigeants des Pieds Tanqués de Miramas. Voilà qui ne nous permet pas de savoir où en sont les transactions pour prévoir la date de la rencontre. En attendant, une date butoir reste fixée au 6 octobre.

    Féminines : seule la Boule Carnoux est dans le carré

    Pour s’être défait de Pélissanne, les joueuses d’Anthony Dabat sont les seules à être fixées pour ce rendez-vous vitrollais.

    C’est demain que le Smuc et la B. Verte de Biver ont rendez-vous pour disputer ce quart de finale. Quant à la Boule Modérée, elles donneront l’hospitalité à la Boule Doria le 4 octobre à 15h.

    Pour la B. Aixoise et les Pieds Tanqués Miramas la rencontre est fixée à la date butoir pour ce tour soit le 6 octobre.

  • Vitrolles : la CGT craint la fin du tri courrier à la plateforme de La Poste

    Vitrolles : la CGT craint la fin du tri courrier à la plateforme de La Poste

    Le courrier des Marseillais ira à Montpellier avant de revenir à Marseille ! », s’insurge Sabrina Manca, élue CGT et salariée de La Poste qui travaille à la plateforme industrielle de courrier Marseille Provence, à Vitrolles (PIC). Son organisation tire, ce mardi, la sonnette d’alarme sur un projet de transformation présenté durant l’été aux salariés du site. La plateforme, qui gère le courrier de l’ensemble des Bouches-du-Rhône et au-delà, devrait devenir une plateforme multi-flux, et donc accueillir des colis.

    Mais cette transformation est en réalité vue comme une « fermeture de la PIC qui ne dit pas son nom » selon la CGT. « Le tri du courrier des Bouches-du-Rhône ira sur la PIC de Montpellier, et le tri du courrier des Alpes, qu’on fait depuis 10 ans, ira à Toulon », déplore Sabrina Manca. Avant de développer : « La direction va vider le centre des machines de tri courrier ». Si le conditionnel reste de mise puisqu’on ne parle encore que d’un « projet », reste que c’est très concret pour les plusieurs dizaines de salariés potentiellement impactés par cette transformation. « On nous a présenté, en juillet, une étude sur le sujet mais sans plus de précisions. La seule chose qu’on sait, c’est qu’on va faire beaucoup de colis, chose qu’on fait très peu actuellement », développe l’élue syndicale. Et forcément, le transfert du flux de courrier bucco-rhodanien de Vitrolles à Montpellier ne passe pas pour son organisation syndicale. « On va récupérer le courrier de Marseille, il passera en transit par la PIC de Vitrolles, puis ira à Montpellier avant de revenir ! », abonde Karim Bouzana, délégué CGT. Un « non-sens logistique, industriel et écologique » pour les représentants syndicaux, qui pointent également l’afflux de camions à venir. « La Poste pourrait tout à fait cumuler colis et courrier. Mais elle décide plutôt de fermer le seul site de tri de courrier des Bouches-du-Rhône », martèle-t-il.

    « Réaffirmer l’importance du site »

    La CGT soulève aussi des conséquences pour l’emploi des salariés de la PIC Vitrolles et des changements drastiques à venir. Le tout, sur fond de contrat avec Amazon et des travaux d’ampleur. « On va virer le courrier et mettre des machines pour les colis ! Le contrat avec Amazon stipulerait qu’on devra garantir une livraison à J+1, c’est-à-dire le lendemain de la commande », poursuit Karim Bouzana. En clair, « une réorganisation totale, avec de nouvelles contraintes ». Selon lui, la nouvelle plateforme de La Poste devrait être opérationnelle « en 2028 » et estime à plusieurs dizaines de salariés concernés par « de la mobilité forcée ».

    Contactée, La Poste ne confirme évidemment pas une « fermeture », ni un contrat avec Amazon, mais évoque bien le lancement « d’une étude technique pour définir les évolutions possibles de sa plateforme industrielle courrier de Vitrolles ». Une étude qui « s’inscrit dans une volonté de s’adapter à la baisse des volumes de courrier, à l’augmentation de l’activité colis et au développement des services de logistique ». Avant de conclure : « Cette étude, qui démarrera dès la rentrée de septembre 2025 et s’étalera sur plusieurs mois, réaffirme l’importance du site de Vitrolles, stratégique pour La Poste en région Paca ».