Tag: Vitrolles

  • Loïc Gachon déterminé à poursuivre son action pour « faire avancer » Vitrolles

    Loïc Gachon déterminé à poursuivre son action pour « faire avancer » Vitrolles

    Pas de répit pour Loïc Gachon et ses colistiers. Dès le lendemain du second tour, ils ont repris le chemin du terrain. À Vitrolles, pas de négociations, fusions ou retrait du second tour. La liste d’union de la gauche arrivée en tête (41,1%), devant l’extrême droite (36,5%) et la droite (22,4%) retrouvera les mêmes adversaires, ce dimanche.

    « Je veux remercier, saluer, l’ensemble des électeurs qui nous ont fait confiance. Dimanche, rien n’est joué pour autant, le choix sera simple : faire avancer Vitrolles, encore, avec un programme sérieux que nous portons, fait par des Vitrollais, pour des Vitrollais », martèle le maire sortant.

    Mobilisation générale

    « Face à nous, c’est le retour en arrière, la division, le symbole de tout ce que Vitrolles a connu et ne veut plus vivre. Au cours de cette campagne j’ai rencontré de nombreux habitants, je les ai écoutés. Ils m’ont parlé de leurs projets, de leurs envies, mais aussi des difficultés du quotidien, nous en tenons compte. Dimanche prochain, chaque voix va compter. Chaque vote sera décisif », insiste Loïc Gachon, qui a fait le choix de ne pas organiser de grand meeting de second tour, mais une multitude de rencontres de terrain.

    « Nous allons en priorité dans les secteurs où il y a un déficit de participation, en particulier dans les quartiers populaires, on est tous les jours à la rencontre des Vitrollais », explique-t-il. Ce mardi, il a réuni environ deux cents personnes qui ont pris part à la campagne de premier tour pour un moment convivial destiné à créer les conditions d’une mobilisation générale pour le second.

    Loïc Gachon se dit « serein » au regard de ses rencontres avec la population. « Nous avons une avance qui n’est pas confortable, mais qui est nette. L’enjeu pour nous, c’est de convaincre jusqu’à la fin de la campagne que pour faire gagner Vitrolles, il faut voter pour nous massivement dimanche. Le message a tendance à bien passer », assure-t-il.

  • [Bouches-du-Rhône] À gauche, des bastions à garder et d’autres à gagner

    [Bouches-du-Rhône] À gauche, des bastions à garder et d’autres à gagner

    C’est le cas à Martigues où le maire communiste sortant, Gaby Charroux, va tenter de conserver le bastion communiste qu’il tient depuis 2009. Mais il doit faire face à une extrême droite qui ne cesse de progresser lors des scrutins nationaux (45,47% des voix dès le premier tour sur la ville lors des législatives de 2024). Et surtout une belle division à gauche avec deux listes concurrentes, l’une conduite par l’insoumis Frédéric Grimaud et une autre de son ancienne adjointe Anne-Marie Sudry (GRS). Lors des dernières municipales, il avait été réélu dès le 1er tour (plus de 60%), contre deux listes qui retentent le coup pour ce scrutin : une d’extrême droite et une pour Les Républicains.

    C’est un peu le même principe à Fos-sur-Mer où Rémi Esnault, le successeur désigné du maire, René Raimondi (ex-PS), fait face à une autre liste classée à gauche, et une liste d’alliance entre la droite et l’extrême droite ainsi qu’une liste centriste. À Miramas, là aussi la gauche part en ordre dispersé. Avec d’un côté, la liste du maire sortant, Frédéric Vigouroux (DVG) élu depuis 2008, et d’un autre côté la liste d’union de la gauche. Le tout, face à une liste du RN. Et que dire de Berre-l’Étang où le maire candidat à sa succession, Mario Martinet, se retrouve avec deux autres listes divers gauche et le RN.

    À Istres comme à Vitrolles, les deux maires sortants en place depuis plusieurs mandats et élus dès le premier tour en 2020, font aussi face à des oppositions à l’affût. Pour Istres, François Bernadini (DVG), en lice pour un 5e mandat retrouve une liste du RN, une liste de droite et une autre liste estampillée à gauche pour lui contester cette sous-préfecture. Configuration moins élargie à Vitrolles où le socialiste Loïc Gachon, maire depuis 2009, a le RN et une liste centriste face à lui.

    Des progressistes

    en bonne position

    Il y a des villes où les listes progressistes ont des raisons d’espérer une bonne position au soir du premier tour. À Roquevaire, c’est Hélène Spinelli, la première adjointe du maire sortant Yves Mesnard, qui conduit la seule liste de gauche sur la commune et peut compter sur la division de la droite avec deux listes, ainsi qu’une liste centriste. À Septèmes-les-Vallons, le maire communiste historique de la commune, André Molino vise un 5e mandat. Mais à la différence de sa victoire de 2020 dès le premier tour (plus de 80%) des voix face à une liste RN, il fait face cette fois à un candidat investi par l’Union des droites d’Éric Ciotti et une liste insoumise.

    Des duels et des bastions

    à reconquérir

    Dans deux autres bastions communistes, à Port-de-Bouc et au Rove, la configuration est similaire : le PCF est en duel direct avec l’extrême droite et l’élection sera jouée dès ce 15 mars. Pour la première, le maire sortant, Laurent Belsola est confronté à une liste de droite soutenue indirectement par le RN. Pour la seconde, Paul Sabatino, également maire sortant puisque le défunt Georges Rosso lui avait passé la main, a un duel avec une liste RN.

    Du côté des reconquêtes possibles, trois communes d’importance sont dans le viseur. À Arles, ville longtemps sous pavillon rouge, le maire sortant, Patrick De Carolis (Horizon), voit son siège contesté avec une désunion dans son camp via une autre liste centriste. Une fenêtre donc pour le communiste Nicolas Koukas, arrivé 2e en 2020, à la tête d’une vaste liste d’union de la gauche mais sans les insoumis, qui en conduisent une autre.

    Même principe à Aubagne, également ancienne ville communiste, prise en 2014 par l’actuel maire sortant Gérard Gazay (LR). La présence de deux listes classées au centre, conduites par d’anciens adjoints, risque de ne pas l’aider. Le candidat de l’union de la gauche (là encore hors LFI qui a sa propre liste), Jean-Pierre Squillari, a une carte à jouer. Quid de Gardanne, ville historiquement PCF malencontreusement passée à droite en 2020. Le maire de droite sortant, Hervé Granier (LR) fait face à une gauche largement unie autour de Jean-Marc La Piana et une candidature du RN.

  • Loïc Gachon veut poursuivre son action pour la protection des Vitrollais

    Loïc Gachon veut poursuivre son action pour la protection des Vitrollais

    À l’approche du premier tour, Loïc Gachon (PS) a un message à faire passer aux électeurs : « Si les Vitrollaises et les Vitrollais partagent avec nous cette envie d’aller de l’avant et de solidarité, il n’y a pas d’hésitation à avoir. » Le maire sortant a distillé les mesures de son projet au cours de nombreuses réunions publiques dans les différents quartiers de la ville de 37 000 habitants. Ce jeudi 12 mars, à 18h30, il tient son meeting de campagne au sein de la salle Guy Obino.

    S’il ne devait retenir qu’une proposition de son programme, qui est « un équilibre subtil entre la protection, la projection dans l’avenir, le vivre-ensemble », ce serait la municipalisation du réseau de chaleur. « C’est le projet emblématique qui va changer la donne à Vitrolles, affirme Loïc Gachon. On est en train de développer une offre pour une chaleur durable, renouvelable, à prix fixe pour trente ans à la place de l’alimentation en gaz. » Ce réseau permettra d’alimenter 12 000 ménages. La majorité sortante a également déjà engagé un projet de communauté d’énergie photovoltaïque.

    En deuxième position sur la liste, Lalia Attaf, adjointe en charge des espaces publics lors du dernier mandat, insiste sur deux engagements : « Sur la sécurité, on va mettre en place des réunions entre la police municipale et les CIQ une à deux fois par an pour faire le point. On va aussi accompagner la création de collectifs d’habitants dans des micro-quartiers pour plus d’horizontalité dans la gestion municipale et de dialogue avec nos services. »

  • La CGT Vitrolles soutient les listes progressistes

    La CGT Vitrolles soutient les listes progressistes

    « L’Union locale appelle à voter pour les candidats qui défendent les intérêts des travailleurs, pour les forces progressistes. » Nicolas Guglielmacci secrétaire général de l’Union locale CGT Vitrolles ne fait pas de mystère sur la position de son organisation syndicale en vue des élections municipales. « Évidemment, on appelle à voter pour les listes d’union de la gauche et faire barrage à l’extrême droite », développe-t-il, au nom du bureau de l’UL. Et ce, pour les communes de « Vitrolles, Marignane et Gignac-la-Nerthe ». « On a une expérience passée, ce qui n’est pas le cas de tout le monde : l’extrême droite, on l’a déjà essayée à Vitrolles et ça n’a pas réussi ! », rappelle-t-il. Manière de répondre « à ceux qui disent qu’on ne les a jamais essayés ».

    Concrètement, l’appel concerne la seule liste de gauche pour Vitrolles, celle du maire socialiste sortant, Loïc Gachon (PS), qui fait face à une liste RN et une autre estampillée divers centre. Même principe pour Marignane avec la candidate Ariane Lombardi (PCF) opposée au maire sortant d’extrême droite, Éric Le Dissès et une liste de Christian Amiraty, classée divers centre. Et pour Gignac-La-Nerthe, le doute n’est pas permis non plus puisqu’on ne compte qu’une liste seule classée à gauche conduite par René Tassy (DVG), contre une liste du RN et une liste de droite. « La CGT s’est exprimée directement aux candidats, au niveau confédéral comme départemental, sur les attentes des travailleurs et leurs prises en compte », conclut l’Union locale.

  • [Travailleur de demain] Mathieu Sabatier, la passion camion

    [Travailleur de demain] Mathieu Sabatier, la passion camion

    Sous ses airs de jeune homme de 19 ans plutôt réservé, Mathieu Sabatier cache une vraie passion pour le travail méthodique et bien fait. L’apprenti mécanicien a toujours été « bricoleur et manuel », mais est tombé par hasard dans le grand bain huilé de la mécanique. Il explique : « Je voulais un métier utile, au début je me suis d’abord orienté vers la mécanique automobile, mais dans le bac pro que j’ai intégré, il y avait aussi du poids lourd. »

    C’est à ce moment qu’est née en lui une fascination pour ces moteurs thermiques de plus de 500 chevaux et 2 500 newtons-mètres de couple. À titre de comparaison, une voiture fait entre 200 et 500 newtons-mètres de couple… Bref, « j’ai été impressionné par la taille des moteurs et leur puissance », confie le jeune apprenti. Mais Mathieu Sabatier est également très rationnel : le travail sur camion, c’est aussi un certain confort. « On ne va pas se plier comme sous une voiture, on a bien plus d’espace pour travailler, donc c’est mieux pour notre santé physique. » Le Lançonnais est conscient des conséquences que peut avoir son métier sur la mécanique des articulations.

    Un métier exigeant

    Il rappelle que chez Scania, une attention est portée à la santé des travailleurs : « On peut avoir des problèmes de genoux ou de dos en lien avec nos positions de travail, mais on a accès à des genouillères ou bien à des bouchons d’oreilles contre le bruit. »

    Une fois son bac en poche, il fait le choix de partir en apprentissage pour se spécialiser en poids lourd au Greta CFA du Vaucluse. Fort de son talent, Scania lui propose directement un contrat d’apprentissage suite à un stage. Il travaille sur des camions, des bus, mais aussi des machines industrielles (cisailles, bateaux, etc.) équipées de moteurs Scania. Diagnostics, réparations, entretien sont autant de compétences qu’il aiguise au quotidien. Le plus grisant reste les interventions : « Quand un camionneur tombe en panne sur route, le but, c’est de le faire repartir le plus vite possible pour éviter qu’il prenne trop de retard sur sa livraison. » La pression est plus forte quand ce sont des camions alimentaires qui nécessitent une prise en charge rapide. « La contrainte de temps, ça peut être compliqué, il faut rester méthodique et très organisé. » En mécanique, chaque opération est une nouvelle prise de risque et rien n’est jamais gagné d’avance. « En plus, pour un camionneur, son véhicule, c’est sa maison, son petit chez-lui, donc on fait très attention à en prendre soin, on veut le mieux pour nos clients », rappelle-t-il.

    Face aux bouleversements que vit la profession avec l’arrivée de l’électrique, Mathieu est clair : « Je m’adapterai toujours, le monde mécano bouge vite pour s’adapter au dérèglement climatique, il faut avoir soif d’apprentissage et suivre les technologies. » Mais il émet des réticences : « On passe sur des camions électriques, mais pour l’instant, ce n’est pas optimal, ça réduit trop l’autonomie. »

    Scania lui a proposé de continuer en CDI dès la fin de son apprentissage. Mathieu se sent bien dans sa nouvelle famille : « On passe la plupart de notre temps au travail, donc il faut aimer ce qu’on fait. »

  • À Vitrolles, Bruno Morosini se retire au profit du RN

    À Vitrolles, Bruno Morosini se retire au profit du RN

    Bruno Morosini l’a annoncé à l’issue du débat organisé par La Provence vendredi soir. Le candidat (DVD) à la mairie de Vitrolles se retire au profit de l’extrême droite.

    « Je me retire sans contrepartie, uniquement pour ne pas diviser les voix de droite et ainsi faire barrage aux socialistes et LFIstes », écrit-il, apportant son soutien politique « clair
    et public
     » à la liste Rassemblement national, emmenée par le directeur de cabinet de la mairie de Rognac Fabien Bravi.

    Celui qui s’était déjà présenté en 2020 et n’avait récolté que 3,76% des suffrages ne s’arrête pas là. Il appelle également Philip Farrugia à se « désister au nom du rassemblement des droites et de la lutte contre Loïc Gachon et le parti de la France insoumise ou au mieux à nous rejoindre pour former le front anti-Gachon ». Rappelons que LFI n’a ni apporté son soutien au maire sortant (PS), ni présenté de liste. Mais agiter son spectre est toujours de mise, semble-t-il.

    Bruno Morosini avait déjà rencontré plusieurs candidats et lancé un appel à l’union contre l’édile sortant mi décembre, mais aucun accord n’avait été trouvé.

    Un « projet alternatif »

    à celui de Loïc Gachon

    Fabien Bravi a repris l’appel du pied à Philip Farrugia, affirmant qu’ils auraient « le même combat ». Le président démissionnaire de Vitropole n’a pas répondu à nos sollicitations mais a confirmé auprès de nos confrères de La Provence qu’il maintiendrait sa candidature et qu’il n’y aurait « pas d’alliance avec le RN ». Sollicité par un collectif citoyen emmené par l’ex-député Éric Diard (LR) et l’ancienne élue locale UMP Christiane Aleman, Philip Farrugia s’était lancé dans la bataille à la tête d’une liste sans étiquette et sans « le RN et LFI » afin de « présenter un projet alternatif crédible » à celui de Loïc Gachon, en place depuis 2009. Ce dernier réagit à toutes ces tractations : « Ce n’est pas une surprise. Bruno Morosini n’a pas fait campagne, il n’a jamais été vraiment candidat et je trouve quand même cavalier et peu démocratique de profiter du débat de La Provence pour venir doubler l’espace médiatique de l’extrême droite. L’enjeu c’est de présenter un projet pour les six ans qui viennent et ces petits reports nous éloignent tous les jours un peu plus du débat de fond que Vitrolles mérite », estime Loïc Gachon.

  • Loïc Gachon renouvelle la moitié de son équipe à Vitrolles

    Loïc Gachon renouvelle la moitié de son équipe à Vitrolles

    Dans la permanence de Loïc Gachon (PS), à quelques mètres de l’hôtel de ville, des feuilles débordant de propositions jonchent la table. Quelques colistiers et membres de l’équipe de campagne du maire sortant de Vitrolles se réunissent pour y mettre de l’ordre et monter un document programmatique qui sera distribué fin février.

    Les priorités de la tête de liste sont déjà identifiées, au premier rang desquelles protéger au quotidien. « Le service public de proximité, municipal, est la première porte à laquelle on peut taper quand on est confrontés à une difficulté de la vie », affirme Loïc Gachon, qui souhaite aussi se projeter pour préparer l’avenir face au « changement climatique », anticiper les « questions d’éducation », de l’économie et de l’emploi pour « faire en sorte que Vitrolles reste une ville dynamique et attractive, se positionne sur les filières d’excellence et soutienne l’aéronautique ». Enfin, une grande place est dédiée au vivre ensemble. « Fédérer les habitants en développant ce qui nous rassemble », résume l’édile.

    Pour y parvenir, la liste doit arbitrer entre « ce qui était déjà prévu par l’équipe sortante » et les très nombreuses propositions émanant des ateliers participatifs du collectif « Réfléchissons Vitrolles ». Le tout en respectant une limite : un budget annuel d’investissement de 18 millions d’euros.

    Dix élus ne repartent pas

    Le programme détaillé sera dévoilé lors d’une réunion publique fin février. Une chose est en revanche déjà connue : les visages des colistières et colistiers de Loïc Gachon, qui espère repartir avec une liste pour moitié renouvelée, comprenant « 19 personnes qui n’ont jamais été élues ». Parmi elles : Thomas Robert, directeur de l’école Badinter récemment inaugurée dans le quartier des Pins ; Frédéric Izacard, responsable local des Écologistes ; Dominique Sow, ancien animateur de centre social à Vitrolles ; Florence Zemour, médecin en charge de la Maison de santé pluridisciplinaire Simone-Veil ; ou encore Joris Coppens, étudiant en médecine de 20 ans. « C’est une équipe solidaire, diversifiée, qui représente tous les quartiers de la commune et tous les secteurs d’activité
    professionnelle
     », assure Loïc Gachon.

    Soutenu par une large frange de la gauche, à l’exception de La France insoumise, qui ne s’est pas prononcée mais n’a pas non plus présenté de liste, le maire sortant détaille : « Il y a dix socialistes, cinq communistes, cinq MoDem, quatre Écologistes, deux Place publique et un Génération.s. »

    Dix élus ne repartent pas, dont Jean-Claude Mondoloni, premier adjoint en charge des finances, Philippe Gardiol, adjoint à la transition écologique, Jean-Pierre et Marie-Claude Michel ou encore Michel Renaudin. « Ça s’est passé sereinement, on a leur soutien », certifie Loïc Gachon, qui se concentre désormais sur la finalisation du programme.

    « Les projets seront présentés petit à petit lors des réunions publiques », annonce-t-il. Prochaine date : ce samedi 14 février, à 17h, au centre social le Bartas.

  • À Vitrolles, Loïc Gachon mise sur le service public

    À Vitrolles, Loïc Gachon mise sur le service public

    Énergie, enfance et éducation. Voilà les thèmes abordés lors de la 2e réunion publique de campagne du maire sortant Loïc Gachon (PS). « N’y voyez pas de lien, il n’y en a pas », prévient-il face aux habitants venus en nombre dans la maison de quartier du Roucas. Et en fait si.

    « Les maîtres mots de notre politique, quel que soit le domaine, sont : protéger au présent et projeter dans l’avenir », explique l’édile. Ce mantra se traduit par une municipalité qui consacre « 40% de son budget à sa jeunesse », affirme Didier Saura, adjoint délégué à la communication. « Ce mandat, nous avons construit deux nouveaux groupes scolaires : Anne Sylvestre, et Robert Badinter, qui clôt la rénovation du quartier des pins. (…) Chaque année nous investissons 3 millions d’euros pour rénover et entretenir nos 12 autres écoles. »

    Christian, arrivé à Vitrolles il y a une quinzaine d’années, salue les efforts de la Ville en matière « de qualité de services publics ». « Je sors du conservatoire pour un cours de guitare, ma fille d’un cours de danse, et mon fils est à Névache en classe neige dans le centre municipal qui est un excellent vecteur de lien social et de vivre-ensemble. »

    En matière d’énergie aussi, la majorité de Loïc Gachon tente de mettre au point un service public avec la communauté d’énergie photovoltaïque citoyenne. Lancé au printemps dernier, ce projet concerne particuliers, professionnels et bâtiments communaux. « La commune a signé avec groupement d’entreprises un contrat de concession de trente ans, détaille Isabelle Rovarino, conseillère municipale au numérique. Pour démarrer les panneaux solaires sont placés sur 25 bâtiments municipaux, ce qui représente une production de 8 GW, soit la consommation électrique de 2 000 foyers. » Un projet qui devrait occuper la liste de Loïc Gachon en cas de réélection.

  • Municipales : fédérateur, Gachon brigue un 4e mandat à Vitrolles

    Municipales : fédérateur, Gachon brigue un 4e mandat à Vitrolles

    C’est un « marathon de huit semaines » qui l’attend. Loïc Gachon (PS) se lance dans la bataille des municipales pour un quatrième mandat, lui qui avait succédé à Guy Obino suite à son décès en 2009. Loin d’être une « évidence » ou une « forme d’installation », le maire sortant se représente pour « être utile ». « C’est peut-être quelque chose dont tout le monde rêve et nous on a la capacité de le faire, donc on doit le faire », a-t-il affirmé devant une salle Nelson Mandela pleine à craquer dimanche matin.

    Alors que son programme, fruit d’un travail participatif mené par le collectif « Réfléchissons Vitrolles », est en cours d’élaboration et sera présenté aux alentours des vacances de février, Loïc Gachon a tout de même révélé ses priorités, dont la première est de protéger la population. « Le premier réflexe c’est de penser aux questions de sécurité, c’est important (…) mais protéger c’est aussi l’attention aux plus fragiles socialement (…), ou la protection pour l’avenir », affirme-t-il, évoquant notamment l’évolution du climat, lui qui a engagé la Ville dans la rénovation d’un réseau de chaleur urbain appuyé sur la géothermie profonde et dans une communauté d’énergie pour devenir un territoire à énergie positive.

    Loïc Gachon entend également cultiver la proximité et le vivre-ensemble. « Dans un monde qui nous divise, avec des forces politiques qui ont toujours tendance à nous séparer en chapelle en fonction de nos origines ou de nos religions, le rôle de même de l’équipe municipale (…) c’est de fédérer pour faire vibrer ce qui nous rassemble. »

    Pour y parvenir, l’édile compte s’appuyer sur « une équipe qui reprend à peu près les contours de l’équipe précédente » avec le soutien des Écologistes, du MoDem, du PCF, de Place publique ou encore de Génération.s, mais aussi sur des candidats issus de la société civile. La liste sera présentée le 21 février.

  • Municipales : les écolos de Vitrolles en soutien de Loïc Gachon

    Municipales : les écolos de Vitrolles en soutien de Loïc Gachon

    Le maire de Vitrolles Loïc Gachon (PS) a le soutien des Écologistes. Réunis en assemblée générale stratégique, les adhérents ont acté leur appui à la future candidature de l’édile.

    « Aujourd’hui, on ne peut que saluer toutes les positions prises par la Ville sur les sujets écologiques », affirme Frédéric Izacard, représentant du groupe local de Vitrolles, Rognac et Cabriès depuis 2024. Parmi les projets plébiscités : la communauté d’énergie citoyenne, qui permet aux particuliers de s’associer à la municipalité pour produire et consommer une électricité locale, d’origine renouvelable, en installant des panneaux solaires sur les bâtiments, le renouvellement du chauffage du centre urbain par des systèmes décarbonés ou encore le plan d’alimentation territorial. « Ce ne sont pas des positions programmatiques, ce sont des choses qui sont lancées, qui sont déjà en cours », constate Frédéric Izacard.

    Rassembler la gauche

    Avec ce soutien, le groupe local s’inscrit dans la ligne nationale des Écologistes. « On est souverain, on n’a pas de consigne mais les grandes orientations privilégient les rassemblements de gauche, ce qui explique le choix fait sur Vitrolles », explique le représentant.

    Loïc Gachon affrontera Damien Bravi, directeur de cabinet du maire de Rognac Christophe Gonzalez, investi par le Rassemblement national. Le groupe local des Écologistes dit ne pas avoir de « peur particulière par rapport à cette candidature-là », bien qu’elle soit « agressive et professionnelle », le délégué général du label d’extrême droite « La Provence qu’on aime » étant expérimenté. « La menace du RN est un sujet d’actualité puisqu’on a une dynamique assez forte au niveau national, on la suit avec beaucoup d’attention, mais Vitrolles fait partie des villes qui ont connu l’extrême droite et, aujourd’hui, la politique locale contribue à éviter ce risque, analyse Frédéric Izacard. Le travail de fond est fait. »