Tag: Vincent Bouget

  • Gare de Nîmes : des quais enfin accessibles à tous

    Gare de Nîmes : des quais enfin accessibles à tous

    Pour certains voyageurs, prendre le train à Nîmes pouvait encore commencer par une série d’obstacles. Un quai trop bas, un cheminement difficile à suivre, une information peu accessible. Depuis ce jeudi 3 septembre, la SNCF présente une gare Nîmes-Centre remise à niveau, après près de deux ans de travaux consacrés à l’accessibilité de ses quais.

    Engagé en septembre 2024, le chantier a d’abord concerné les voies A, B et C, avant de se poursuivre sur le quai de la voie E, dont la rénovation vient achever l’opération. Au total, près de 7,7 millions d’euros ont été mobilisés, financés à parts égales par l’État et SNCF Gares & Connexions. Une transformation qui concerne directement les 4,5 millions de voyageurs fréquentant chaque année la gare.

    Le changement se voit d’abord sous les pieds. Les quais ont été rehaussés pour réduire l’écart avec les trains, leurs revêtements repris et les bandes podotactiles renforcées. Mais une partie essentielle du chantier se remarque moins : bandes de guidage pour les personnes déficientes visuelles, balises sonores déclenchables à l’aide d’une télécommande, éclairage et sonorisation modernisés.

    Le changement se voit d’abord sous les pieds. Les quais ont été rehaussés de 55 cm pour réduire l’écart avec les trains, leurs revêtements repris et les bandes podotactiles renforcées. Un travail mené en lien avec les associations d’usagers. « Dès le départ, nous avons été sollicités pour dresser un état des lieux de l’existant, avant de réfléchir de concert avec les décideurs aux pistes d’amélioration possibles », souligne Frédéric Barety, représentant de la Fédération des aveugles et amblyopes de France. Parmi les lacunes identifiées : des bandes de guidage insuffisantes pour les personnes déficientes visuelles. Car derrière les millions investis et les normes techniques se joue une question autrement plus concrète : celle de l’autonomie. Personnes en fauteuil, déficients visuels, personnes âgées, parents avec poussette ou voyageurs chargés de bagages profitent également de ces aménagements. « Loin d’être un confort supplémentaire, son accessibilité est un droit de chacun », a insisté le maire Vincent Bouget (PCF) lors de la présentation, aux côtés du vice-président de la Région, délégué aux transports, Jean-Luc Gibelin (PCF). La gare du XIXe siècle n’en a toutefois pas terminé avec les travaux. Une rénovation plus profonde de son vaste hall d’accueil est annoncée à l’horizon 2030.

  • Nîmes veut rendre une nouvelle copie pour l’école publique

    Nîmes veut rendre une nouvelle copie pour l’école publique

    À Nîmes, la rentrée scolaire commence par un constat social. Vendredi 28 août, c’est à l’école Capouchiné, l’un des groupes scolaires les plus exposés aux fortes chaleurs, que Vincent Bouget, entouré de son adjoint à l’éducation Pierre-Édouard Détrez et de Fanny Daguenet, conseillère municipale déléguée au périscolaire et à la « Ville à hauteur d’enfant », a présenté la première rentrée de la nouvelle majorité. Un choix de décor loin d’être anodin : dans une ville où près de 42 000 habitants vivent dans la pauvreté et où un tiers des familles sont monoparentales, la municipalité veut faire de l’école publique l’un des premiers terrains de son changement de cap.

    Mardi 1er septembre, 11 000 enfants ont retrouvé les 83 écoles publiques de la ville. Parmi eux, les 7 650 élèves du CP au CM2 ont découvert sur leur table un kit de fournitures : crayons, stylos, colle, règle ou ardoise. Une dizaine d’euros de matériel par enfant, complétée par une hausse de 20% de la dotation versée aux écoles. « C’est une manière très tangible d’agir en faveur du pouvoir d’achat, tout en réaffirmant un principe : l’école publique doit rester un facteur d’égalité réelle pour tous les enfants », défend le maire.

    Des agents enfin

    sortis de la précarité

    Cette logique se poursuit avec la gratuité de l’ensemble des bibliothèques municipales et la remise d’une première carte à chaque enfant entrant au CP. Après l’enveloppe exceptionnelle de 100 000 euros débloquée cet été pour permettre à plus d’un millier de jeunes Nîmois de partir en séjour ou de participer à des activités, la nouvelle équipe tente ainsi de donner corps à son projet de « ville à hauteur d’enfant ».

    Mais le marqueur social le plus significatif se situe peut-être du côté de ceux qui font vivre l’école une fois la classe terminée. La municipalité annonce la titularisation de 90 agents du périscolaire, animateurs ou personnels d’Alaé (Accueil de loisirs associé à l’école). Sur les 822 agents municipaux mobilisés autour des écoles, 469 sont désormais titulaires. « Ils sont dans notre société invisibles socialement mais pourtant essentiels », insiste Vincent Bouget, citant également les Atsem, AESH ou personnels d’entretien, sans lesquels le service public d’éducation ne peut tout simplement pas fonctionner.

    Fanny Daguenet défend, elle, la nécessité de s’appuyer sur des équipes durables : « La sécurité repose avant tout sur la présence d’équipes fiables, formées et reconnues. » Une manière de rappeler que la qualité du service public passe aussi par les conditions d’emploi de celles et ceux qui accompagnent quotidiennement les enfants. La Ville promet en parallèle des recrutements plus encadrés, davantage de formation et un suivi renforcé des équipes.

    À la cantine, où 5 500 repas sont servis quotidiennement, les changements attendront encore quelques mois. La très critiquée plateforme de réservation doit être entièrement revue avec les parents d’élèves, tandis qu’un menu végétarien devra être proposé chaque jour à partir du premier semestre 2027 en complément des menus actuels.

    Faire face à l’urgence climatique

    Reste un chantier autrement plus lourd : celui des murs. Les épisodes de chaleur de juin ont transformé certaines salles de classe en étuves, avec près de 38 degrés relevés à Capouchiné. La mairie reconnaît elle-même le retard accumulé. « Nous ne sommes pas prêts », admet Vincent Bouget, qui promet un vaste « plan école » sur le mandat.

    Pour 2026, 5,4 millions d’euros ont déjà été engagés dans les établissements, dont 1,78 million pour l’isolation et le confort thermique, 826 700 euros pour les sanitaires et 431 700 euros pour l’accessibilité. Neuf classes supplémentaires ont également été aménagées dans des écoles récemment intégrées à l’éducation prioritaire. À Capouchiné, fenêtres et façades ont déjà été reprises ; à La Placette, une toile d’ombrage de 350 m² a remplacé celle installée il y a vingt-cinq ans. Autant de premières réponses, alors que la municipalité promet d’autres interventions avant les chaleurs de juin 2027.

  • La concertation « Bonjour Nîmes » à l’heure de la restitution

    La concertation « Bonjour Nîmes » à l’heure de la restitution

    Après les salles pleines, les micros qui circulent et les doléances déposées quartier par quartier, « Bonjour Nîmes » revient pour une dernière étape. Prévue début juillet mais reportée en raison des fortes chaleurs, la réunion de restitution de cette grande concertation municipale se tiendra finalement mardi 8 septembre, de 18h30 à 20h30, au Parnasse. Un rendez-vous attendu pour Bouget et sa nouvelle équipe, après sept rencontres organisées entre mai et juillet dans les grands secteurs de la ville.

    De l’écoute aux décisions

    Lancée quelques semaines après l’installation de la nouvelle majorité, l’opération voulait donner une première traduction concrète à l’une des promesses de campagne de Nîmes en commun : renouer le lien entre l’hôtel de ville et les habitants. Pendant trois mois, les Nîmoises et les Nîmois ont été invités à parler de leur quartier, de leurs colères, de leurs besoins, mais aussi de leurs envies. Transports, sécurité, propreté, écoles, jeunesse, chaleur, précarité, vie associative : derrière les interventions parfois très concrètes, c’est une même demande de considération qui a traversé les rencontres.

    La restitution du 8 septembre devra dire ce que la Ville retient de cette parole habitante. Après le temps de l’écoute, vient celui des choix : quelles priorités, quels arbitrages, quelle méthode pour inscrire cette concertation dans la durée ? Pour la nouvelle majorité, l’enjeu est politique. Il s’agit de prouver que « Bonjour Nîmes » n’était pas seulement une tournée de début de mandat, mais bien une manière de gouverner autrement. Habitants engagés ou simples curieux sont invités à ce dernier rendez-vous, avec retranscription en langue des signes française.

  • Trottinettes à Nîmes : la phase de prévention se poursuit

    Trottinettes à Nîmes : la phase de prévention se poursuit

    « Nous avons réalisé des centaines de sensibilisations », détaille Nicolas Nadal. L’adjoint à la sécurité à Nîmes se félicite également du lien créé, avec cette phase de prévention, entre les policiers municipaux et la population, loin du tout répressif parfois en vigueur dans d’autres métropoles. Si cette phase devait prendre fin début septembre, elle est finalement prolongée d’un mois, au moins jusqu’à la fin de la feria des Vendanges. « Les étudiants sont partis travailler durant l’été donc nous voulions leur rappeler aussi les règles pour qu’ils ne passent pas une partie de l’argent qu’ils ont gagné cet été dans des amendes », explique Nicolas Nadal.

    L’objectif reste aussi d’informer les utilisateurs de trottinettes qui n’ont jamais reçu de formation avant d’enfourcher leur véhicule électrique. D’autant que les règles ont été durcies à Nîmes : tous les utilisateurs doivent désormais porter un casque et une partie du centre-ville est interdite à la circulation des trottinettes. « Pour l’instant, les automatismes ne sont pas là. Le port du casque n’est pas systématique mais le fait de les sensibiliser est plutôt apprécié de la population. C’est une phase pédagogique où nous avons réalisé des opérations chaque semaine avec des policiers qui rappellent la philosophie autour du port du casque, qui rappellent qu’il faut assurer le véhicule et respecter les zones où ils peuvent circuler. On voit que les règles de conduite : le téléphone, les écouteurs, le sens interdit, sont plutôt méconnues donc le rappel effectué par les policiers est bien accueilli. Nous avons aussi saisi des véhicules qui avaient été débridés car c’est formellement interdit. Bien sûr ce n’est pas gagné, mais nous constatons déjà que de plus en plus de casques apparaissent dans la ville », s’enthousiasme l’élu, qui est également officier de sapeur-pompier.

    Une loi en préparation

    L’élu socialiste a également constaté que les règles étaient moins respectées lorsque la nuit commençait à tomber. Il a donc décidé d’engager en septembre des actions de prévention plus tard dans la journée. « Nous avons fait une très grosse campagne de communication en recouvrant notamment tous les panneaux de la ville. Ce n’est pas possible qu’un Nîmois ne l’ait pas vue. Sur toute la zone interdite aux trottinettes, nous avons aussi mis des panneaux à l’entrée de chaque rue », ajoute Nicolas Nadal. Les élus n’excluent pas non plus d’imposer le port du gilet à haute visibilité, comme c’est le cas à Paris.

    Nicolas Nadal annonce également qu’un projet de loi va être proposé aux parlementaires par la Ville de Nîmes et son maire Vincent Bouget (PCF) pour imposer à tous les utilisateurs de trottinettes électriques le port du casque : « Plusieurs villes imposent le port du casque mais c’est tout de même un vrai problème et c’est pour cela que nous aimerions porter ce projet de loi au niveau national ».

  • Fabienne Decottignies : une nouvelle préfète face aux défis gardois

    Fabienne Decottignies : une nouvelle préfète face aux défis gardois

    Sous le soleil lourd du 17 août, le cérémonial a ouvert le bal. Gerbe déposée au monument aux morts du square du 11-Novembre à Nîmes, salut aux autorités civiles et militaires, Marseillaise : Fabienne Decottignies a officiellement endossé les habits de préfète du Gard. À bientôt 55 ans, l’ancienne préfète de la Nièvre succède à Jérôme Bonet, parti en Haute-Savoie, et devient la 83e préfète du département, la deuxième femme à occuper cette fonction après Marie-Françoise Lecaillon.

    Quelques heures plus tard, changement de décor. Dans son bureau, la Nordiste d’origine expose sa méthode, avec un mot qui revient : le terrain. « Un préfet, c’est un géographe », glisse l’historienne de formation. « Il va sur le terrain, il ne reste pas dans son bureau. » Une façon de dire qu’elle entend apprendre le Gard par ses routes, ses communes et ceux qui les font vivre. « Mon but, ce n’est pas d’être la préfète de Nîmes. Je suis préfète du Gard. »

    Le territoire, elle le connaît encore par touches : le Grau-du-Roi, la Camargue, Nîmes et sa Maison Carrée, découverts lors de séjours personnels. Mais cette fois, pas question de regarder le Gard avec des yeux de vacancière. « Je ne viens pas en touriste », prévient-elle. Il faudra en saisir les contrastes, des Cévennes à la Petite Camargue, des quartiers populaires aux terres viticoles, comprendre ses fractures comme ses forces : « Pour pouvoir servir les citoyens du Gard, il faut les connaître. »

    Désormais, il s’agit donc d’en saisir les besoins. Avant le 1er septembre et la période de réserve liée aux sénatoriales, elle veut multiplier les rencontres avec élus, entrepreneurs, associations et citoyens. Dès sa prise de fonctions, elle s’est entretenue avec le maire de Nîmes, Vincent Bouget, et avait déjà pris contact avec celui d’Alès, Christophe Rivenq. Elle a également demandé aux sous-préfets de lui faire découvrir leurs arrondissements, histoire de ne pas laisser la préfecture devenir son unique poste d’observation.

    « Être au cœur de l’action »

    Son parcours lui offre quelques boussoles. Onze années à la Direction générale de la santé, marquées par la canicule de 2003 et la grippe H1N1, puis le ministère de l’Intérieur, la sécurité civile, la préfecture de police de Paris, l’Oise, le Nord et enfin la Nièvre. « Nous sommes tous bâtis par l’expérience », résume-t-elle. Une succession de crises, de territoires ruraux ou urbains et de responsabilités qui lui permet aujourd’hui de revendiquer une « fine connaissance de la gestion de crise ».

    Dans le Gard, celle-ci pourrait vite être mise à l’épreuve : incendies, inondations, épisodes cévenols, tensions autour de l’eau, pauvreté, agriculture fragilisée ou narcotrafic. « Le Gard, c’est presque la concentration de tous les risques naturels possibles », constate-t-elle. Un territoire où la décision préfectorale peut, à certaines heures, se jouer dans l’urgence d’un feu qui progresse ou d’une rivière qui monte. Sur l’eau, la nouvelle préfète ne cache pas son inquiétude. « Si l’on veut éviter la guerre des usages, il faut y travailler maintenant. C’est pour moi un sujet capital. » Face aux risques naturels, elle promet d’« écouter ceux qui savent » : pompiers, ONF, élus locaux.

    Reste la méthode. Fabienne Decottignies revendique « beaucoup d’humilité », mais aussi le goût de l’action. « Mon rôle est de mettre tous les services de l’État autour de la table », affirme-t-elle, pour éviter les fonctionnements en silo et « la suradministration ». Elle veut aussi faire remonter à Paris les réalités d’un département qui ne peut se résumer à des notes administratives. Dans un Gard où les dossiers brûlent parfois aussi vite que la garrigue, la nouvelle préfète veut commencer par écouter. Puis décider. Et surtout « aller dans les communes ».

  • Nîmes : la feria Vendanges promet le grand frisson

    Nîmes : la feria Vendanges promet le grand frisson

    À la fin de l’été, tandis que la pierre blonde des arènes retiendra encore la chaleur, Nîmes remettra ses habits de feria. Du 18 au 20 septembre, cinq rendez-vous taurins composeront les Vendanges 2026, entre grandes figuras, jeunes pousses et paris audacieux. Dévoilés le 20 juillet, les cartels veulent mêler prestige, transmission et attachement à l’amphithéâtre.

    La Corrida Carmen ouvrira le bal vendredi à 17h30. Après une première édition remarquée en 2025, ce rendez-vous entre art et tauromachie revient avec un mano a mano de haute volée entre Alejandro Talavante et Andrés Roca Rey. Les deux maestros affronteront des toros de Jandilla, Victoriano del Río et El Freixo, dans un décor confié à Muriel Goro. Installée à Lunel, la peintre, céramiste et sculptrice a puisé dans la Camargue et les couleurs méditerranéennes pour habiller cette corrida que Simon Casas rêve d’installer comme un emblème nîmois.

    « Nîmes est une plaza à part »

    Samedi matin, la relève entrera en piste. Mario Vilau, Manuel Quintana et Clovis, vainqueur de la Cape d’Or à Pentecôte, se mesureront aux novillos des Hermanos Sandoval, présentés pour la première fois en France. L’après-midi, le public retrouvera trois toreros familiers des tendidos nîmois : Sébastien Castella, José María Manzanares et Tomás Rufo, face aux toros de García Jiménez.

    Mais le pari le plus spectaculaire attendra dimanche matin. À seulement 18 ans, Marco Pérez affrontera seul six toros de différents élevages. Une encerrona qui place le jeune Espagnol dans les pas des grands noms ayant déjà relevé ce défi à Nîmes. « Nîmes, pour moi, est une plaza à part. Mon cœur y bat différemment », a-t-il confié lors de la présentation. Derrière l’exploit physique, l’affiche dit surtout l’ambition d’un torero déjà adopté par l’amphithéâtre.

    La feria s’achèvera dimanche après-midi sur une corrida française. Juan Leal, Adriano et El Rafi affronteront les Fuente Ymbro. Les deux derniers, enfants de Nîmes, restent sur leur triomphe lors de la corrida française de Pentecôte. Une clôture qui entend récompenser les résultats plus que les passeports. Entre figures consacrées, jeunesse impatiente et fidélités locales, les Vendanges promettent de faire résonner le vieux cercle romain au rythme des clarines et des ovations.

  • Le réseau Tango à Nîmes « 100% propre » en 2030

    Le réseau Tango à Nîmes « 100% propre » en 2030

    La promesse a été lancée, les élus métropolitains ont désormais trois ans et demi pour l’appliquer. Sur le dépôt des bus Tango, ils ont en effet annoncé le passage de « l’ensemble des bus du réseau urbain vers des motorisations 100% propre ». Pour l’heure, la collectivité compte une centaine de véhicules à « énergie propre », fonctionnant à l’électricité, au biogaz ou au biocarburant. Cela représente la moitié de la flotte de véhicules actuellement exploités par Keolis.

    Ombrière photovoltaïque

    Fin juillet, les élus métropolitains étaient donc fiers de présenter les tout nouveaux bus articulés 100% électriques de 18 mètres de long qui sont dotés « d’une autonomie pouvant atteindre 340 km grâce à leurs neuf packs de batteries haute capacité de 623 kWh ». Ils offrent ainsi « une capacité d’accueil de 104 voyageurs ». Cinq d’entre eux sont déjà en circulation et quatre arriveront dans les prochains jours. L’investissement pour ces véhicules représente tout de même 7,6 millions d’euros. En moyenne ces dernières années, ce sont 8 millions d’euros qui sont mobilisés dans la modernisation des équipements des bus Tango.

    Lors de cette présentation, les élus ont également annoncé la construction d’une ombrière photovoltaïque sur le dépôt Tango qui sera mise en service en fin d’année. « Nous agissons simultanément sur deux leviers essentiels : la décarbonation de notre flotte et la production locale d’une énergie renouvelable. Aujourd’hui, 100 véhicules à énergie propre circulent déjà sur le réseau Tango et notre ambition est claire : disposer d’un réseau urbain composé à 100% de véhicules propres d’ici 2030 », confirme Vincent Bouget, le nouveau président de Nîmes Métropole.

  • Le PCF sétois célèbre les 90 ans du Front populaire

    Le PCF sétois célèbre les 90 ans du Front populaire

    « Un anniversaire qui résonne avec les combats sociaux et démocratiques d’hier comme d’aujourd’hui », soulignent les organisateurs de cette fête annuelle de la section sétoise du PCF.

    Le débat politique ouvrira la soirée autour de l’héritage du Front populaire et de son actualité. Parmi les invités figurent Vincent Bouget, maire PCF de Nîmes, et Raphaëlle Primet, coprésidente du groupe communiste au Conseil de Paris, qui témoignera notamment de sa participation à la Flottille pour Gaza.

    Pour Vincent Bouget, cet anniversaire intervient dans un contexte qui appelle à regarder l’Histoire sans céder aux raccourcis. « Il faut faire attention avec les comparaisons entre les moments de l’Histoire, parce que forcément tout change. On n’est jamais sur les mêmes choses. Pour autant, effectivement, on peut se dire que les années 30, par un certain nombre d’aspects, notamment les crises qui peuvent exister, les impérialismes à l’échelle de la planète et la montée de courants d’extrême droite qui prônent la recherche d’une identité renfermée sur elle-même, les divisions, une forme d’autoritarisme, qui tournent le dos à l’esprit des Lumières, tout ça fait écho à la situation qu’on a actuellement. Et sans doute que l’anniversaire du Front populaire, les 90 ans, vient rappeler le danger, mais aussi les opportunités, et ce que le Front populaire a marqué dans la mémoire collective. »

    Au-delà de son contexte historique, Vincent Bouget souligne l’héritage social laissé par le gouvernement de 1936, des avancées qui, près d’un siècle plus tard, demeurent des références dans les combats sociaux. « Le fait même de poser la reconnaissance des droits syndicaux, la réduction du temps de travail, je pense aussi à la possibilité pour tous d’avoir un temps hors du travail pour vivre, ça, ce sont évidemment des acquis fondamentaux qui marquent une rupture avec ce qui se faisait avant. » Des conquêtes qui, selon lui, continuent de structurer notre modèle social.

    Une fête fidèle

    à l’esprit populaire

    La soirée entend aussi renouer avec l’esprit des fêtes populaires qui jalonnent l’histoire du mouvement communiste. « Je pense que c’est peut-être l’esprit du Parti communiste, où il y a à la fois des repas partagés, du débat politique et de la culture. Oui, c’est généralement ce qu’on aime bien mélanger. C’est le modèle de la Fête de l’Humanité d’ailleurs, évidemment toutes proportions gardées. »

    Une dimension historique qui, selon Vincent Bouget, dépasse les seules mesures sociales adoptées en 1936. « C’est aussi la considération qui a été donnée à tous, et notamment aux ouvriers, à ceux qui ne l’avaient pas et qui étaient considérés comme des gens avec moins de droits, moins de considération », estime-t-il. Une mémoire qui reste, selon lui, particulièrement actuelle alors que les débats sur le travail, les droits sociaux et la place de chacun dans la société demeurent au cœur des préoccupations.

    À Sète, cette célébration prendra donc la forme d’un rendez-vous à la fois politique et festif, dans la continuité d’une tradition qui dure depuis 57 ans. Des rassemblements qui permettent de faire vivre une certaine conception de la politique, où la réflexion collective côtoie la convivialité et la culture. Une manière également de rappeler, à travers l’histoire du Front populaire, que les conquêtes sociales sont le fruit de mobilisations collectives.

    Après le débat, les participants pourront partager un apéro-tapas, une sardinade et une brasucade avant de se retrouver autour d’un bal populaire. La section sétoise du PCF invite les habitants à venir partager « une soirée festive, populaire et engagée, fidèle à l’esprit de fraternité qui anime cette fête depuis cinquante-sept ans ».

  • [C’est l’été] Patrick Fustier, l’homme qui a refusé d’enterrer le Nîmes Olympique

    [C’est l’été] Patrick Fustier, l’homme qui a refusé d’enterrer le Nîmes Olympique

    Il y a un an, Patrick Fustier n’avait « pas le temps de stresser ». De la mi-juin à la mi-juillet 2025, le co-président du collectif « Sauvons le Nîmes olympique » enchaînait les réunions et les démarches pour empêcher le club gardois de sombrer. Menacé d’une rétrogradation jusqu’en Régionale 1, le NO avait finalement obtenu son maintien au quatrième échelon national devant la DNCG. « Franchement, nous y avons toujours cru. C’est l’ADN du collectif », assure-t-il aujourd’hui.

    Depuis, le club a repris des couleurs. Derrière une nouvelle direction constituée autour d’entrepreneurs locaux, les Crocos ont joué la montée jusqu’au bout, échouant à seulement un point de la première place. Dans les tribunes, le public est également revenu : près de 5 000 spectateurs de moyenne, selon Fustier, et jusqu’à 7 000 ou 8 000 personnes lors des dernières rencontres à enjeu. « Le bilan est vraiment positif quand on se retourne sur le chemin parcouru », estime-t-il. Avec, tout de même, « un petit goût d’inachevé ». Car pour celui qui considère que la place du NO demeure dans le football professionnel, la renaissance ne sera complète qu’avec une remontée sportive.

    Le modèle local constitue néanmoins une première victoire. Face à un football français où les clubs passent sous pavillon étranger et se fondent dans des systèmes de multipropriété, Patrick Fustier défend un autre chemin. « Nîmes est un club populaire, dans une ville populaire. Il s’est toujours bâti sur un ancrage local. »

    De supporters à garde-fous

    Créé en 2023 dans l’urgence, Sauvons le Nîmes olympique n’a pas disparu avec le danger. L’association revendique désormais 2 100 adhérents, dont environ 750 socios ayant participé financièrement au sauvetage. Elle est également entrée au capital du club et dispose d’une voix au conseil d’administration. « Il y a Bastia, Sochaux et nous. Quand on y réfléchit à tête reposée, c’est quand même pas mal », sourit Patrick Fustier. La proximité avec la direction ne doit pourtant pas faire taire les critiques. Le collectif entend servir de « courroie de transmission » entre les tribunes et les dirigeants, mais aussi de « garde-fou » en cas de nouvelle dérive, une possibilité inenvisageable du temps de Rani Assaf.

    Sa mission est donc loin d’être achevée. « Le club est encore en quatrième division et joue dans un stade provisoire. On pourra peut-être souffler quand il sera revenu en Ligue 2 et dans un stade des Costières de nouveau en usage. » Sur ce dossier, Patrick Fustier affiche son optimisme. Après avoir interpellé tous les candidats aux municipales, le collectif peut désormais compter sur plusieurs relais à la mairie : son ancien co-président Dimitri Pialat, délégué aux équipements sportifs, l’adjoint Bruno Ferrier et le maire Vincent Bouget, tous des amoureux du club. La visite organisée aux Costières à la fin du mois de juin a conforté ses espoirs.

    Pour le retour du football, Patrick Fustier vise l’été 2028. « Si, dans deux ans, nous étions de retour aux Costières, ce serait super. En termes d’émotion, je pense que cela déborderait dans le stade. » Peu importeraient alors l’adversaire ou le niveau : « Les gens reviendraient simplement pour dire que nous sommes de retour dans le vrai stade. » Car les Antonins n’ont jamais remplacé les Costières dans son cœur. « Au gré de ma vie, j’ai fréquenté les quatre tribunes. Je me suis quelque part approprié ce stade, je m’y sens un peu chez moi. »

    Il se souvient des derbies, de la demi-finale de Coupe de France face à Montpellier et des soirées européennes contre Budapest ou Stockholm. Autant de souvenirs qui lui rappellent que le destin d’un club n’est jamais écrit. Après avoir maintenu la flamme lorsque le NO vacillait, les supporters rêvent désormais de la rallumer aux Costières. « Impossible n’est pas Nîmois. »

  • L’aéroport de Nîmes en zone de turbulences

    L’aéroport de Nîmes en zone de turbulences

    Record de fréquentation d’un côté, trou financier de l’autre : l’aéroport de Nîmes-Garons cultive un paradoxe qui commence à peser lourd. Avec 259 000 passagers en 2024, la plateforme avait retrouvé son meilleur niveau depuis vingt-cinq ans. Loin, pourtant, des 400 000 voyageurs promis pour 2028 par le délégataire Edeis lors de la signature de la délégation de service public (DSP) en 2022. Et en 2025, la fréquentation a même légèrement reculé, à 245 552 passagers.

    Sur le plan comptable, la note est salée. Le rapport annuel d’Edeis affiche un résultat net négatif de 1,17 million d’euros en 2024, contre un excédent de 349 000 euros l’année précédente. Une provision exceptionnelle de 872 000 euros, liée à un vieux contentieux sur des autorisations d’occupation temporaires, gonfle l’ardoise. Mais même sans elle, le trou atteint près de 300 000 euros. Six lignes sont aujourd’hui exploitées, presque toutes par Ryanair, quasi seul maître à bord depuis le fiasco de la compagnie Odyssey l’an dernier, qui a annulé l’ensemble de ses vols.

    Élu à la tête de Nîmes Métropole en avril, Vincent Bouget (PCF) a hérité d’un dossier explosif. Devant le conseil communautaire fin juin, l’édile n’a pas mâché ses mots : « Les ambitions affichées lors de la signature de la DSP et les objectifs fixés au délégataire sont aujourd’hui loin d’être atteints. » Un contentieux qui pourrait, selon le contrat, déclencher de premières pénalités financières dès cette année.

    Coopérer

    plutôt que rivaliser ?

    Reste que pour Vincent Bouget, le trafic commercial n’est pas l’essentiel. « Le cœur du réacteur, c’est la sécurité civile », a-t-il tranché début juillet, rappelant le rôle de la base aérienne où sont entretenus les Canadair, avec quatre nouveaux appareils attendus d’ici 2032. Un statut de hub européen de la sécurité civile que Nîmes ambitionne depuis 2017, mais que Chypre pourrait bien lui souffler : la Commission européenne y prépare une plateforme régionale de lutte contre les incendies, confirmée en juin par la commissaire Hadja Lahbib. « S’il faut aller à Bruxelles avec Carole Delga pour que le hub européen soit bien ici, nous irons », promet le président d’agglo.

    Sur le volet commercial, la question d’une coopération avec les aéroports voisins refait surface. En septembre 2025, alors dans l’opposition, Vincent Bouget plaidait déjà pour une autre voie que la rivalité : « Rien ne peut s’envisager sans coopération avec les aéroports voisins, dont Montpellier. » Une ligne bien différente de celle défendue quelques mois plus tôt par son prédécesseur Franck Proust, qui menaçait ouvertement de « se tourner vers Marseille » face à ce qu’il jugeait être le manque d’ouverture de Montpellier.

    Aujourd’hui, l’opposition LR, par la voix de Franck Proust, avance un autre scénario : une reprise temporaire de l’aéroport en régie publique si Edeis venait à se désengager. Une piste que la majorité de gauche n’a, à ce stade, ni confirmée ni écartée. Après deux rendez-vous décisifs fin juin, avec le préfet du Gard puis le délégataire, Vincent Bouget maintient la prudence : « On travaille pour trouver une solution et sortir par le haut. » Le cap devra être fixé avant l’échéance de la DSP, fin 2028. Au-delà des désaccords, une question politique demeure : combien d’argent public faut-il mobiliser pour préserver cette vitrine aérienne, et pour quel service rendu au territoire ? Le débat ne pourra se limiter à une guerre de clochers : l’avenir de 850 salariés et de 200 élèves-pilotes est aussi en jeu.