Tag: villages

  • [Week-end] Mont-Dauphin : un village fortifié par Vauban

    [Week-end] Mont-Dauphin : un village fortifié par Vauban

    Unesco, les sites classés en région

    Les fortifications du village font partie d’un ensemble de 12 groupes de bâtiments fortifiés et de constructions le long des frontières nord, est et ouest de la France. Parmi elles, on retrouve également la Citadelle de Besançon dans le département. Cet ensemble constitue un des meilleurs exemples du travail de Sébastien Le Prestre de Vauban (1633-1707), architecte militaire de Louis XIV. à noter, des visites commentées de ces fortifications sont organisées tout au long de la période estivale.

  • [C’est l’été] Enquête animée à Chorges

    [C’est l’été] Enquête animée à Chorges

    Dans le dédale des ruelles du village, il faudra se serrer les coudes pour retrouver les richesses des derniers marquis, éparpillées aux quatre coins de l’ancien bourg castral après le saccage de leur château en 1793 !

    L’enquête familiale « Les trésors de la Marquise » est adaptée aux enfants à partir de 7 ans.

    De 10h à 11h45.

    6 euros.

  • [C’est l’été] Murder party dans les vignes à Vacqueyras

    [C’est l’été] Murder party dans les vignes à Vacqueyras

    Parcourez les ruelles à la recherche d’indices pour démasquer le coupable au départ de la place de la Pousterle. Munis d’un livret-guide, vous serez plongés dans une intrigue captivante en interrogeant des suspects stratégiquement placés
    le long du parcours. Vous aurez aussi l’occasion de déguster les délicieux vins de la destination « Autour des Dentelles de Montmirail », alliant ainsi les plaisirs.

    Dès 18h.
    Entre 15 et 20 euros.

  • Des jeunes venus du monde entier animent un petit village des Hautes-Alpes

    Des jeunes venus du monde entier animent un petit village des Hautes-Alpes

    « Je suis venu apporter des crêpes, je me suis dit que les jeunes qui viennent de tous ces pays ne connaissent peut-être pas ! » Au moment d’installer le repas du soir, Philippe, retraité installé depuis cinq ans au Saix, dévoile les plats qu’il a cuisinés et apporté pour l’occasion, sous les exclamations enthousiastes de la vingtaine de jeunes présents.

    Ce mercredi soir, l’association Le Village des Jeunes organisait un repas dans la cour de l’ancienne école, réunissant les volontaires du chantier du hameau du Faï, sur les hauteurs de la commune, et les habitants du village. L’association, créée en 1963, permet à des jeunes du monde entier comme de la région, en lien avec les missions locales et les établissements scolaires, de participer à des chantiers d’insertion.

    « Ce qu’on fait vraiment ici, c’est donner chacun un peu de ce qu’il y a de beau dans nos cultures. C’est intéressant de voir que l’être humain est l’être humain peu importe l’endroit, explique Santiago, 24 ans, colombien diplômé d’ingénierie civile. Ici je peux apprendre tout ce qui a trait à la construction, et je suis heureux de le faire en aidant les communautés autour. » Il reste pour près d’un an, afin de se former à encadrer à son tour des chantiers. De 150 euros pour un projet de deux semaines à la gratuité selon les moyens, les chantiers se veulent accessibles, dans la philosophie de l’éducation populaire. « La seule chose qu’on demande c’est l’envie de s’engager dans des projets qui ont du sens », explique Hélène Baillet co-déléguée régionale de l’association.

    Créer la rencontre avec les habitants

    Les volontaires résident à la ferme du Faï, autrefois abandonnée et maintenant habitée et cultivée grâce aux chantiers successifs que l’association organise en partenariat avec les communes voisines du Saix (126 habitants) et de Saint-Auban-d’Oze (75 habitants). « Ça fait plusieurs années, quand j’étais enfant puis quand je revenais ici pour les vacances, qu’il y avait des rencontres organisées avec le Village des Jeunes, témoigne Rémy 29 ans, infirmier né à Saint-Auban-d’Oze et revenu s’y installer. Je trouve ça chouette, on est quand même dans un petit microcosme, c’est toujours intéressant de voir des personnes qui ne sont pas d’ici. » L’association tient à rester connectée aux territoires où elle est implantée, comme le rappelle Hélène Baillet : « On souhaite créer de l’animation territoriale sur les villages où l’on a des chantiers, des moments d’échanges avec les habitants comme avec ces repas. Et toute personne qui veut participer à un chantier est la bienvenue ! »

  • La forêt de Beynaves la nuit

    La forêt de Beynaves la nuit

    Le 13 juin, une balade sera concoctée par le plasticien Erik Samakh pour découvrir la forêt de Beynaves, classée Espace Naturel Sensible, où les vestiges d’un ancien hameau ont laissé place à une forêt de pins noirs d’Autriche plantés dans les années 1930 pour protéger les villages des crues. Au programme : une balade le long du GRP 946 pour rejoindre le site, suivie d’une présentation des actions de régénération menées en 2025 et d’une initiation à l’écoute des sons de la forêt avec un naturaliste. La soirée s’achèvera par une balade nocturne sur le sentier de la nuit, conçu par Erik Samakh.

  • Des soirées guinguette pour redonner vie à Peyruis

    Des soirées guinguette pour redonner vie à Peyruis

    « Cela manquait aux Peyruisiens de se réunir » : face au manque d’animations, de commerces et de cafés pour faire vivre le village, la mairie de Peyruis espère réunir autour des soirées guinguette, qui seront lancées ce vendredi et continueront toutes les semaines jusqu’à la fin de l’été. L’objectif est aussi « de marquer le début de la nouvelle municipalité », explique Floriane Idini, adjointe déléguée à la communication, alors que Lila Desjardins (DVG) vient d’être élue en mars première femme maire de Peyruis. « C’est la première fois que la mairie met en place des animations récurrentes de la sorte. Avant, c’était les associations qui étaient aux manettes. Cela manquait d’événements réguliers qui pouvaient rassembler tout le monde », avance-t-elle. « Là, la mairie centralise, organise, et les associations viennent se greffer, et pas le contraire », détaille-t-elle. La mairie a spécialement fait l’acquisition d’un grand container, installé sur la place Fauchier, où auront lieu les soirées guinguette, pour stocker les tables, les chaises et les frigos.

    Au programme : concerts, soirées danse, soirée pitchoun, salsa, rock, méchoui, fresque collective, accordéon, kermesse ou encore karaoké. Des élus de la mairie seront présents à chaque soirée pour veiller à leur bon déroulement. Pour la première soirée, la mairie a voulu attirer en programmant la gagnante de l’édition suisse de The Voice Kids et un célèbre saxophoniste de la région. La municipalité a prévu des partenariats avec 14 entreprises locales qui ont accepté d’être les sponsors de ces soirées guinguette. Chacune a donné entre 60 et 300 euros pour ce projet.

    Faire revivre le village

    Pour chaque soirée, cinq food-trucks seront présents et vingt grandes tables seront installées pour permettre à toutes et tous de se rassembler en dégustant le plat de leur choix et en profitant du spectacle. Les programmes détaillés seront distribués dans toutes les boîtes aux lettres des habitants, des commerçants ou encore des écoles du village cette semaine.

    « Si cela fonctionne bien et que les habitants sont en demande, on pourra recommencer l’année prochaine de début juin à septembre », avancent Floriane Idini et Julie Roux, conseillère municipale déléguée aux entreprises. « Il a fallu tout mettre en place très rapidement pour réaliser ce projet en temps et en heure », expliquent les deux nouvelles élues depuis le mois de mars.

    Faire revivre le village, délaissé de ses commerces, était au cœur du programme de Lila Desjardins, conseillère départementale en binôme avec René Villard (PCF) et ancienne élue d’opposition. La candidate divers gauche menant une liste sans étiquette avait remporté l’élection municipale haut la main en mars, avec 50,7% des voix, et était seulement à 26 voix d’être élue maire dès le premier tour. Face à elle, la candidate RN-UDR Aurélie Abeille, qui avait récolté 19% des voix, et le maire sortant DVG Patrick Vivos, qui en avait récolté 29%. Lila Desjardins a également le projet d’ouvrir un café brasserie dans le village et de réunir les commerces sur la place Fauchier. Elle déplorait le manque d’investissement et de demandes de subventions de la municipalité précédente pendant sa campagne. Elle espère aussi déplacer les écoles du village, qui sont « dans un état lamentable ».

    Tous les vendredis jusqu’à fin août, de 18h à 22h, place Fauchier. Méchoui sur réservation.

  • [EQDD] À Isola, ils réalisent un atlas de la biodiversité communale

    [EQDD] À Isola, ils réalisent un atlas de la biodiversité communale

    L’objectif est de recenser faune et flore, du village aux sommets, afin de mieux connaître et protéger les milieux naturels, tout en aidant les décisions d’aménagement. L’initiative met en lumière la richesse écologique locale, à la croisée d’influences méditerranéennes et montagnardes, mais aussi la fragilité de certains milieux (zones humides, cours d’eau) face aux activités touristiques et au changement climatique. En mobilisant habitants, élus, chasseurs et acteurs du tourisme autour d’actions concrètes, l’ABC a vocation à préparer un territoire en pleine mutation mais aussi, renouer le dialogue. Au-delà de l’inventaire scientifique, le projet vise à recréer du dialogue et à concilier développement de la station de ski et préservation de la biodiversité. Un plan d’action et une cartographie finale seront remis à la commune.

    Par Flora Zanichelli Nice Matin

  • Le village de Bayons a enfin un candidat pour devenir maire

    Le village de Bayons a enfin un candidat pour devenir maire

    Une liste de neuf personnes, menée par Christine André, a enfin été déposée à Bayons, où personne ne s’était porté candidat en mars. Le village, très étendu mais comptant très peu d’habitants, était ainsi depuis géré par une délégation spéciale nommée par la préfète. Le maire sortant, Régis Rioton, n’avait pas souhaité se représenter, et regrettait que personne ne soit volontaire pour prendre sa suite. « La tâche fait peur, cela demande un investissement conséquent, ça ressemble à du bénévolat », avait-il alors expliqué.

    Les habitants pourront enfin aller aux urnes dimanche 7 juin et élire leur maire. Parmi les candidats, sur la liste Vivons Bayons, Thomas Montero, Mickaël André, Marina Cimadomo ou encore Olivier Riano. Ils viennent redonner espoir aux habitants, qui étaient pour certains inquiets d’un potentiel rattachement avec une autre commune si personne ne se portait candidat.

    Des effondrements de routes à gérer

    La délégation spéciale, présidée par Françoise Klein, a dû gérer d’importantes problématiques en l’absence de maire, comme l’effondrement d’une route qui coupait du monde une partie du village. Cette délégation nommée le 16 mars est composée de trois « fonctionnaires à la retraite expérimentés », selon la préfecture. Elle ne pouvait ni préparer le budget municipal, ni engager les finances communales au-delà des ressources disponibles de l’exercice courant, ni modifier le personnel. Elle était chargée d’organiser de nouvelles élections municipales partielles dans un délai de trois mois.

  • Le théâtre s’exporte dans les villages isolés

    Le théâtre s’exporte dans les villages isolés

    La salle était pleine lundi soir pour la première de la tournée des Échappées du théâtre Durance, qui s’exporte dans les villages du département pour venir au contact des habitants des territoires ruraux les plus isolés. Nepo babies, MeToo, influenceuses, inceste… La pièce de cette semaine revisite avec humour et de manière très actuelle les contes du Petit chaperon rouge, de Barbe bleue et de Peau d’âne.

    L’objectif est de « travailler sur l’éloignement de nos habitants des lieux culturels, et, si les gens ne peuvent pas venir au théâtre, le théâtre viendra vers eux », explique Élodie Presles, directrice du théâtre Durance. « C’est un service public qui vous est dû », lance-t-elle aux spectateurs venus nombreux malgré le changement de lieu de dernière minute en raison de la météo. Les pièces sont prévues pour être jouées en plein air avec les beaux jours de ce mois de mai, mais la pluie a contraint les artistes à se rapatrier dans une salle polyvalente du village voisin.

    « On a signé une convention avec les communautés de communes de notre département, et, avec chacune d’elles, nous proposons une programmation dans les villages », précise Élodie Presles. « On s’est rendu compte qu’il y avait des territoires qui n’étaient pas du tout touchés par l’offre culturelle. Il faut faire en sorte d’aller rencontrer les gens sur leur lieu de vie, puisqu’ils ont du mal à venir chez nous, puisqu’en plus, nous, on n’a pas de transports en commun. C’est extrêmement compliqué de se rendre dans n’importe quel établissement culturel du département si on en est un peu éloigné », regrette la directrice du théâtre.

    Le théâtre Durance met par ailleurs en place des bus gratuits « pour que les habitants des vallées éloignées puissent venir au théâtre voir un bon gros spectacle avec beaucoup de décors, parce que ça aussi, ça n’a pas de prix », ajoute Élodie Presles.

    Cette semaine, c’est la compagnie de théâtre toulousaine Groupe Merci qui joue en itinérance, avant de se rendre à Grenoble, Lyon ou encore Échirolles dans les prochains jours.

    Ce mardi à Fontienne, mercredi à Volonne, jeudi à Laragne, vendredi aux Thuiles, puis du
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    er au 5 juin.

  • Barcillonnette, ce village « caché » où les jeunes reviennent

    Barcillonnette, ce village « caché » où les jeunes reviennent

    Avec deux associés, Mathéo Morin, 29 ans, est venu s’installer comme souffleur de verre à Barcillonnette, il y a de cela quelques mois. Les trois jeunes artisans sont en train d’aménager le local de 100 m² qu’ils louent à la mairie pour 250 euros par mois. Mathéo lui-même habite dans un logement communal proposé par la municipalité. « Depuis 2021, toutes les équipes municipales successives nous ont soutenus. Sans cette aide, on n’aurait pas pu s’installer », raconte-t-il. Mathéo est originaire de Chorges, et l’un de ses partenaires, Sacha, vient de Barcillonnette même. Les trois artisans souhaitent s’intégrer dans la vie locale, et projettent d’animer des expositions et des ateliers de démonstrations au Bar-là-bas, café associatif et centre névralgique de la vie communale. « On ne veut pas juste être enfermés dans notre atelier à exporter nos productions, s’engage Mathéo. On veut créer de l’activité ici, ne pas venir juste pour travailler et repartir ou à l’inverse seulement pour dormir et travailler à Gap ou Sisteron. »

    La commune, qui ne comptait que 148 âmes en 2023, a réussi depuis quatre ans à faire s’installer une dizaine d’activités, portées par 14 personnes dont sept sont originaires du village, dont la nouvelle maire elle-même, Remina Salerno, âgée de 28 ans, élue aux dernières municipales après être revenue s’installer l’an passé.

    Population vieillissante

    « Les précédentes municipalités avaient identifié un enjeu autour du vieillissement de la population et conclu qu’une manière de lutter contre ça était d’attirer des jeunes actifs, explique-t-elle. Ce n’était pas forcément évident, au vu de la ruralité de la commune, éloignée des villes où il y a des emplois. Mais, ce qui est intéressant c’est que les profils qui se sont installés sont principalement des artisans et des agriculteurs qui travaillent sur place. » Les différentes équipes municipales ont donc joué en priorité sur le levier du logement, en mettant en location des habitations et locaux communaux, à des prix abordables, afin de permettre à des jeunes de s’installer.

    Cette politique, Aude et Marion, deux boulangères de 40 et 33 ans, originaires d’Aix Marseille, en ont profité. « On a envoyé des demandes dans beaucoup d’endroits et ici la mairie nous a rendu la tâche plus facile en nous fournissant un local avec un loyer de 250 euros par mois qui permet de commencer sans être pris à la gorge », explique Aude. Mais cette politique municipale n’est pas le seul facteur. « Nous souhaitions répondre à un besoin local et les habitants et le tissu associatif, notamment le bar qui a été notre premier point de vente, nous ont aidées », témoigne Aude. Un lien d’entraide qui a aussi été bénéfique à Adélie et Valentin, un couple de vignerons de 33 et 36 ans, arrivés en 2021 et logés dans un habitat communal dans les premiers temps. « On a découvert une riche vie collective, on a eu l’opportunité de louer des terres à des familles locales. Les mains tendues ont été nombreuses », confie Adélie. « Je pense qu’il y a une part propre aux habitants, les gens qui vivent là ont une conscience de la solidarité, de l’entraide dans le voisinage. La mairie a été le relais de ça, avec une équipe motivée », explique Rémina Salerno, qui rappelle aussi que cette dynamique a été confortée par les retours successifs de plusieurs enfants du pays en l’espace de quelques années dont elle fait partie : « Voir tous mes amis d’enfance revenir au village pour développer des choses, je me suis dit que moi aussi je voulais participer. »

    Attirer des activités qui participent à la vie locale

    D’autres projets d’arrivées sont à l’étude, dont celle prochaine de deux jeunes fromagères. « La question du logement reste complexe, il y a du monde qui veut venir et on arrive aux limites de notre PLU, que l’on ne veut pas étendre exagérément », nuance la maire. La mairie ne veut pas accueillir pour accueillir et dénaturer l’esprit d’une commune qui a tout de même pour devise « un peu perchée, un peu cachée ». Pour cela, l’équipe municipale réfléchit à de nouvelles activités qui profiteraient à la vie locale, comme un atelier de réparation/ressourcerie et un marché hebdomadaire local. « Tout cela viendrait nourrir cette dynamique, où on a déjà un poulailler collectif, un bar associatif ouvert tous les vendredis, projette Rémina Salerno. On veut pérenniser un noyau d’activités, qui va faire que Barcillonnette c’est un tout petit village, mais un tout petit village pas tout à fait comme les autres. »