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  • Les Bosses de Provence fêtent leur trentième anniversaire

    Les Bosses de Provence fêtent leur trentième anniversaire

    Incontournable pour les passionnés du deux-roues, les Bosses de Provence approchent à grand pas. Le coup d’envoi de la mythique manifestation organisée par le Vélo Club de la Pomme sera donné le week-end des 13 et 14 septembre au campus de Luminy.

    Jusqu’ici, la recette ne change pas d’un pouce. Mais pour célébrer le 30e anniversaire des Bosses, le club phare du 10e arrondissement de Marseille, reconnu de nos jours dans l’Hexagone pour sa qualité de formation des jeunes, a souhaité marquer le coup en glissant quelques nouveautés.

    Si quatre courses étaient au programme l’année passée, il y en aura désormais plus que trois comme l’a détaillé le président des Pommiers, Patrick Sorin : le 50 km, mis en place il y a deux ans, « a rencontré son public et reste maintenu », le 93 km, le parcours historique qui « recueille le plus d’inscriptions et d’adhésions » avec plus de 900 participants pour l’heure, et le 150 km, le petit nouveau, qui fait la jonction entre les deux anciens longs parcours qu’étaient le 130 km et le 164 km, avec une montée inédite de la Sainte-Baume par Mazaugues.

    Une centaine de places encore disponibles

    « On s’est rendu compte que beaucoup de cyclistes éprouvaient des difficultés à démarrer avec la Gineste et se retrouvaient un peu seul sur le parcours. […] Ça va nous permettre dans le même temps d’avoir une plus grande densité de participants avec des paquets. Ce sera plus positif sportivement parlant », se justifie le président Sorin. Ce dernier, conscient que la formule cyclosportive est la plus plébiscitée, n’oublie pas d’évoquer que les 50 km et les 93 km, dont les parcours restent inchangés, peuvent être réalisées avec la formule randonnée, qui n’est pas du tout axée sur la performance.

    D’habitude organisées lors de la journée du samedi, les randonnées partiront pour la première fois le dimanche afin de permettre aux participants de « bénéficier de l’ambiance, de la dynamique des épreuves, des ravitos et surtout de la sécurisation du parcours ». « On s’aperçoit que ça plaît beaucoup, parce que l’on a doublé le nombre d’inscriptions sur les randos », se réjouit Patrick Sorin, qui a décidé avec ses équipes de limiter la participation générale à 2 000 coureurs. « On est très soucieux de la qualité de nos prestations, et après avoir bien débriefé nos deux dernières éditions, on s’est dit qu’il était raisonnable de se fixer un objectif maximum », poursuit le dirigeant du VC La Pomme. Pour l’heure, près de 1 900 ont déjà leur dossard pour le week-end fatidique.

    Inscriptions via le site bossesdeprovence.com

  • Michaël Delafosse a encore « plein d’idées pour Montpellier »

    Michaël Delafosse a encore « plein d’idées pour Montpellier »

    Cent quatre-vingt-dix-sept jours. Dans son bureau de l’hôtel de ville, le compte à rebours du mandat débuté en juillet 2020 dans le chaos du Covid est lancé. Pour tenir le maximum de promesses qu’il avait faites aux électeurs, « chaque jour doit être utile », répète Michaël Delafosse (PS).

    Ce mercredi 27 août, pour sa rentrée face à la presse, le maire de Montpellier et président de la Métropole, est forcément préoccupé par « l’instabilité » du monde et du pays. Mais si le PS avait cru bon de donner sa chance à Bayrou, son crédit est épuisé. « Le Premier ministre demande la confiance, il ne peut pas l’avoir », tranche le maire. Sans souhaiter une seconde dissolution – « il faudra m’expliquer la première, elle a fait du mal », il assure que son parti se tient prêt, au cas où. « La gauche doit travailler à un plan B, à des contre-propositions progressistes. Le choix du Premier ministre reviendra au président ». En attendant, il dit « comprendre » la colère populaire et « soutenir » les mobilisations à venir. « La démocratie sociale a été sacrément abîmée par Emmanuel Macron. » Fustigeant les mauvais choix du locataire de l’Élysée (suppression de l’ISF, de la taxe d’habitation, du Pinel…) qui ont conduit à creuser la dette, Michaël Delafosse martèle que « la vie est dure et les gens n’ont pas à être culpabilisés ».

    Les travaux « le 20 décembre, c’est terminé ! »

    Pas vraiment LFI compatible qui « a fait alliance avec Mohed Altrad, combattu la gratuité des transports et proposé de supprimer les caméras », bref qui veut sa peau à Montpellier, le maire sortant est partisan d’une primaire de la gauche pour la présidentielle de 2027. Pour autant, son énergie, il compte la mettre au service de sa ville en pleine « transformation », tout en se voulant ferme sur la sécurité. « Il y a ceux qui commentent et ceux qui agissent. Je n’ai pas attendu la loi sur le narcotrafic pour expulser les dealers des logements sociaux. »

    En lançant beaucoup de chantiers en 2020, le pari était audacieux et le ras-le-bol se fait parfois entendre en ville. Mais les travaux « le 20 décembre, c’est terminé ! », promet-il. Ce jour-là, la 5e ligne de tramway sera inaugurée de Clapiers à l’ouest de Montpellier, aux portes de Lavérune. Malgré des finances en difficulté qui inquiètent ses opposants (dont Philippe Saurel, Isabelle Perrein…), « nous serons les seuls à avoir réussi une ligne de tramway durant ce mandat », se réjouit-il. Dès le 18 octobre, sera mise en service l’extension de la ligne 1 d’Odysseum vers la gare TGV. « On va enfin régler ce problème qui n’aurait jamais dû exister », soupire Michaël Delafosse qui rappelle « le coût de l’inaction » reprochée à son prédécesseur : 10 millions d’euros.

    Malgré le retard pris par les lignes de bustram (seule la première vers le Millénaire a été livrée), le pari des mobilités semble en passe d’être gagné. D’autant que la galerie cyclable sous la Comédie (27 novembre) et l’avenue du Mondial 98 (19 décembre) sont en cours d’achèvement.

    D’ici la fin de l’année, une pléiade de rubans seront coupés : ceux des deux écoles Hypatie et Isaac/Scholl le jour de la rentrée des classes, lundi 1er septembre, de plusieurs rues à la voirie rénovée (Bonnard, Trencavel, Guesde, Vannel…) des places réaménagées également (Max Rouquette le 20 septembre, Saint-Denis le 2 octobre, Renaudel le 27 octobre, des Martyrs et de la Résistance à la préfecture le 26 novembre, Rondelet le 28, du 8 mai 1945 le 10 décembre). Sans oublier l’Esplanade de Gaulle qui sera achevée le 8 novembre. Après celui de Celleneuve, le bidonville de la Jasse de Maurin fermera dès le mardi 2 septembre. Dans le cadre de l’Anru, les travaux de rénovation des résidences Saturne et Uranus seront lancés le 13 octobre à la Mosson, le Pavillon populaire rouvrira le 2 décembre avec l’expo Depardon.

    En janvier seront inaugurés le centre nautique Neptune et la maison de l’alimentation solidaire à Celleneuve. Dans ce marathon tout-terrain, plusieurs poses de première pierre sont également prévues : l’arrêt de tramway Boirargues (3 septembre), l’épicerie sociale et solidaire route de Mende (7 octobre), la cité de l’alimentation (3 décembre), la future école Parc 2000 (10 décembre), le groupe scolaire de la Croix d’Argent (17 décembre)… Autant de projections vers l’avenir qui laissent penser que Michaël Delafosse prépare la suite. Pourtant, il ménage le suspense. « Attentif » à son « équilibre famille/travail », il redit qu’il aura « un temps de réflexion en fin d’année en famille ». Avant d’annoncer son choix en janvier et dire « si on y retourne et pour quoi faire. J’ai vu tellement d’élus faire le mandat de trop… » Il se dit prêt à revenir un jour à son métier d’enseignant mais le goût de la chose publique ne l’a pas abandonné. « J’ai encore plein d’idées pour Montpellier. Mon équipe y travaille déjà. »