Tag: vélo

  • [Étoile de Bessèges] 4e étape : le Belge Joppe Heremans (Van Rysel – Roubaix) s’impose, Kubis conforte sa place de leader

    [Étoile de Bessèges] 4e étape : le Belge Joppe Heremans (Van Rysel – Roubaix) s’impose, Kubis conforte sa place de leader

    Cette 4e et avant-dernière étape entre Saint-Christol-lez-Alès et Vauvert (154,84 km, 958 m de dénivelé positif), au profil plus roulant que les deux précédentes malgré de nombreuses petites côtes, a, sans surprise, offert un scénario assez similaire à celui de ses prédécesseuses.

    Un groupe de trois coureurs – Valentin Retailleau (Total Énergies), Tommaso Bessega (Polti) et Clément Davy (Nice Métropole Côte d’Azur) – a pris l’échappée au bout d’une dizaine de kilomètres, dans la première boucle autour de Saint-Christol. Celle-ci avait peu de chance d’aller au bout, eu égard au manque de relief de l’étape, mais aussi à la présence du coureur de Total Énergies, toujours dans le coup au général (31e à 29’’). Elle n’a ainsi compté au maximum qu’1’30 d’avance.

    Dans les 30 derniers kilomètres, le peloton a durci la course, reprenant d’abord Bassega, lâché par ses compagnons de fuite, à un peu moins de 13 km de l’arrivée. Ces derniers, eux, ont maximisé leur baroud d’honneur face à un peloton au sein duquel les équipes semblaient s’organiser pour le sprint, mais ont cédé dans les 2 derniers kilomètres.

    Et à l’arrivée, c’est le jeune puncheur belge Joppe Heremans (Van Rysel – Roubaix) qui s’est montré le plus prompt, offrant à l’équipe nordiste sa première victoire de la semaine. Le leader du classement général Lukas Kubis (Unibet Rose – Rockets), très bien placé dès le début du sprint, termine deuxième et conforte sa place de leader avec 13’’ d’avance sur Henri Uhlig (Alpecin-Premier Tech) et 16’’ sur Louis Hardouin (Van Rysel – Roubaix), avant le contre-la-montre de dimanche à Alès, qui sera le juge de paix de cette 56e édition de l’Étoile de Bessèges.

    Paul Lapeira (Décathlon – CMA CGM), auteur d’un geste de frustration à l’arrivée à l’égard du vainqueur, considérant avoir été tassé, prend la troisième place.

  • [Étoile de Bessèges] 2e étape : Mathieu Kockelmann s’impose au sprint

    [Étoile de Bessèges] 2e étape : Mathieu Kockelmann s’impose au sprint

    Sous des trombes d’eau pendant plus de 90 km, le peloton aura connu une nouvelle journée compliquée sur cette 2e étape de l’Etoile de Bessèges entre Saint-Gilles et Domessargues, jeudi. Ce qui n’a pas empêché un groupe de quatre courageux, composé de Samuel Leroux (Total Énergies), Arnaud Tendon (Van Rysel-Roubaix ), Axel Bouquet (Auber-Saint-Michel) et Maël Guégan (CIC), de partir en échappée.

    Ils ont compté jusqu’à plus de 3 minutes d’avance. Le jeune Français d’Auber-Saint-Michel a craqué à 22 km de l’arrivée, mais ses trois compagnons de fuite ont résisté. L’écart a fondu dans les 10 derniers kilomètres, passant sous les 20 secondes à 2 km de l’arrivée.

    C’est le moment qu’a choisi Arnaud Tendon pour placer une attaque dans le faux plat montant final. Pari presque réussi, mais le coureur suisse a été rattrapé à 200 mètres de la ligne. Au sprint, et après une vérification de la photo finish qui a pris plusieurs minutes, c’est finalement le Luxembourgeois de Lotto-Intermarché, Mathieu Kockelmann, qui s’est imposé d’un cheveu, devant Dylan Groenewegen (Unibet Rockets) et Matteo Moschetti (Pinarello-Q 36.5).

    Au classement général, Tom Crabbe (Flanders – Bâloise) reste leader.

  • [Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise] Immersion avec l’équipe Van Rysel – Roubaix

    [Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise] Immersion avec l’équipe Van Rysel – Roubaix

    Face à un plateau composé d’équipes WorldTeam et ProTeam, Van Rysel – Roubaix ne partait pas avec la faveur des pronostics. Pour le team nordiste dirigé par l’ancien coureur Frédéric Delcambre, présent depuis sa fondation en 2007, « ces courses de début de saison, dans le sud, sont une mise en route. Fin février début mars, on remonte dans le nord, c’est là qu’on se doit d’être prêts. Après, si on peut faire des résultats, ce n’est que du bonus », détaille Arnaud Molmy, directeur sportif de l’équipe sur le Grand prix.

    Pour autant, l’équipe ne partait pas sans plan : « S’il y a une échappée matinale, on va essayer d’y être avec un ou deux coureurs. Cette année, il n’y a plus les crêtes, qui étaient le juge de paix, donc la course risque de se lancer d’un peu plus loin. On a des coureurs qui vont assez vite, le but sera donc de basculer la Gineste dans le groupe de tête, pour faire un résultat. » Même si « on n’est pas favoris en cas de sprint. Mais le scénario est imprévisible avec ce nouveau parcours et car il n’y a pas de vrai favori », analyse-t-il.

    Parmi les coureurs qui avaient une carte à jouer, le directeur sportif citait Joppe Heremans, jeune puncheur belge « qu’on a vraiment protégé », et Louis Hardouin, meilleur amateur français l’année dernière, qui disputait sa première course chez les professionnels, mais à qui on ne voulait pas « mettre de pression inutile ».

    L’audace de Hardouin, le top 10 pour Jarnet

    Le début de course est très rapide, comme en témoigne le compteur de la voiture, qui affiche 45 km/h sur des pentes entre 3 et 5%. Après une première échappée avortée, dans laquelle s’était glissé Arnaud Tendon, la seconde est la bonne. En son sein, le Belge Kenny Molly, ce qui suscite l’admiration d’Arnaud Molmy : « Il est impressionnant. Il arrive à s’échapper à chaque course. »

    Impressionnantes, également, les qualités de pilote du directeur sportif. Pour ravitailler les coureurs, dans les pentes du Pas de la Couelle, nous devons doubler la longue file des autres voitures sur une chaussée assez étroite. Toujours sur la corde, l’ancien sprinteur semble aussi à l’aise au volant que sur le vélo. « On n’est pas formé à ça. Ça passe, jusqu’au jour où ça pile et que tu n’as pas le temps de freiner », reconnaît-il.

    Le peloton, conduit par les équipes Total Énergies, Cofidis et Decathlon, ne laisse pas grandir les écarts avec l’échappée et finit même par l’avaler dans l’Espigoulier. « Il n’y a plus vraiment de course ou ça roule tranquillement, lâche Arnaud Molmy. Là, ça s’est posé pendant 5 km puis c’est reparti. On est pourtant sur une des premières courses de la saison. Pour la moitié des coureurs, c’est même la toute première. »

    Sous l’effet d’une descente à près de 70 km/h sur une route sinueuse, le peloton éclate. Un groupe de 32 se trouve désormais à l’avant, parmi lesquels Kenny Molly, Louis Hardouin, Maxime Jarnet et Antoine Raugel, avant d’attaquer la Gineste. Arnaud Molmy est satisfait. « C’est bien les mecs », encourage-t-il, donnant ses dernières consignes : « Vous savez ce qu’il vous reste à faire : placement, placement, placement », martèle-t-il. Kenny Molly lâche dans les premiers hectomètres, lessivé par une journée passée à l’avant. Les trois autres s’accrochent. « Il en faut un qui se sacrifie pour sortir faire le sprint. Si Louis se sent bien, qu’il y aille. Il faut y croire », harangue Arnaud. Ils basculent au sommet avec le groupe de tête. Louis Hardouin tente alors de partir avec deux autres coureurs. « Il ne faut pas trop en faire Louis, des équipes veulent regrouper en bas. Prends le temps, il n’y a que 7-8 secondes, bois un coup », calme son directeur sportif, qui reconnaît quand même : « Il fait un truc quand même le gamin, première chez les pros ! ». Presque payant, mais lui et ses compagnons sont rattrapés à 1 km de la ligne.

    Au sprint, Maxime Jarnet accroche une belle 9e place. De quoi réjouir le directeur : « Ça présage de super choses pour la suite de la saison. Un top 10 pour démarrer la coupe de France, c’est super. Le comportement de Louis extraordinaire, Kenny échappé au départ comme d’habitude… Les mecs ont fait un super boulot. On peut être fiers ce soir », salue-t-il, en espérant confirmer dès mercredi pour le départ de l’Étoile de Bessèges.

  • [Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise] Un inattendu doublé aixois qui restera dans les annales

    [Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise] Un inattendu doublé aixois qui restera dans les annales

    Le petit village gaulois a résisté aux envahisseurs. Comme dans les histoires de Goscinny et d’Uderzo, l’Amicale Vélo Club Aix – Dole, seule équipe continentale fédérale du peloton, est parvenue à se faire une place dans la cour des grands, dimanche, en remportant deux prix importants au Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise. Celui du coureur le plus combatif, en la personne du jeune britannique Joseph Brookes (21 ans), et celui du meilleur grimpeur, décerné à Jack Brough (22 ans), également originaire d’Outre-Manche. « On est une petite équipe, entre guillemets, par rapport au peloton du jour, avec des moyens financiers largement inférieurs. Et on réalise un hold-up avec deux garçons extraordinaires qui ont animé la course du début jusqu’à la fin. Et c’est largement mérité », martèle Jean-Daniel Beurnier, président de l’AVC Aix – Dole, aux anges après les prestations de ses jeunes poulains, chaleureusement félicités à l’arrivée par de grands coureurs internationaux.

    Joe et Jack, les frères Dalton

    Ces deux maillots glanés dans cette première manche de la Coupe de France démontrent la qualité de formation du club aixois. « C’était une bonne opportunité pour nous de montrer ce dont on est capables », souligne Jack Brough, qui s’est déjà fait remarquer la saison passée en terminant deuxième du Tour des Deux-Sèvres. « Il fallait juste être patient, attendre le bon timing pour faire un effort maximum », poursuit celui qui termine à la 91e place au classement général, à un peu plus de quatre minutes du leader. Son coéquipier et compatriote Joseph Brookes, dit « Joe », sont arrivés au même moment. « C’était notre première course professionnelle de la saison. Je pense que nous avons fait un très bon travail qui prouve que nous pouvons courir à ce niveau », estime le lauréat de la Roue d’Or-GP Festa del Perdono en septembre dernier. « On n’a pas peur d’être agressifs et de courir à l’avant, de ralentir la cadence quand il le fallait et d’être là-haut avec les professionnels », ajoute Brookes, très fier de lui.

  • Peloton, échappée, braquet… Le petit glossaire du vélo pour les nuls

    Peloton, échappée, braquet… Le petit glossaire du vélo pour les nuls

    Le peloton. Le groupe de coureurs le plus massif. Il se forme en début de course et dans le cas d’une course d’un jour, comme le GP la Marseillaise, il finit par exploser sous le coup des attaques (lire plus bas).

    L’échappée. Il s’agit du (ou des) groupe(s) de coureurs ayant décidé de prendre de l’avance sur le peloton, généralement dans les premiers kilomètres de la course.

    Le Grupetto. Le groupe se trouvant à l’arrière de la course.

    Une attaque. Ce terme désigne l’accélération d’un coureur pour prendre de l’avance sur le peloton ou l’échappée. Les coureurs derrière lui deviennent des poursuivants.

    Prendre la roue. Se placer derrière un coureur, à proximité de sa roue, pour bénéficier de l’aspiration (réduction de la résistance au vent et de la quantité d’énergie nécessaire pour pédaler, grâce à l’abri généré par le coureur devant soi). Quand ceci est effectué avec abus, sans prendre de relais, on parle de « sucer la roue ».

    Prendre un relais. Se placer en tête d’un groupe de coureurs pour permettre à chacun de bénéficier, à tour de rôle, des phénomènes d’aspiration.

    Remettre du braquet. Redoubler d’intensité dans son pédalage. Le braquet correspond aux « vitesses » du vélo, c’est-à-dire la distance parcourue sur un tour de pédalier grâce au rapport entre pignon et plateau : plus ce rapport est grand, plus la vitesse l’est.

    Coup de bordure. Un mouvement tactique durant lequel les coureurs se placent en file indienne, en biais, en bord de route, du côté opposé au vent lorsque celui-ci est latéral et important. L’aspiration se réduisant, et les coureurs à l’avant produisant un grand effort pour résister au vent, ils peuvent créer des écarts importants avec les coureurs derrière eux.

    Baroudeur, grimpeur, sprinteur, puncheur, rouleur. Les différents profils de coureur. Le baroudeur est un spécialiste des longues échappées (du début à la fin de la course), le grimpeur apprécie les parcours vallonnés, le sprinteur est puissant, rapide et capable de s’imposer sur une arrivée groupée, le puncheur est explosif et aime les montées courtes et raides, tandis que le rouleur est à l’aise sur les contre-la-montre et les longues étapes.

  • Le Grand Prix La Marseillaise fait peau neuve

    Le Grand Prix La Marseillaise fait peau neuve

    À jamais les premiers. Une phrase presque devenue un slogan, souvent employée pour mettre en avant la belle épopée des Olympiens lors de la Ligue des Champions victorieuse en 1993. Mais, au-delà du ballon rond, la cité phocéenne peut se targuer d’accueillir en son sein la première course professionnelle du calendrier cycliste, par l’intermédiaire du Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise. Comme le veut la tradition, l’événement se déroule quelques jours avant la grande épreuve voisine de l’Étoile de Bessèges.

    « Ces deux belles compétitions, on les doit aux deux Rolland (Villalonga et Fangille) », rappelle Marc Poggiale, président du Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise. « Leur passion du vélo et du beau sport a donné naissance au Grand Prix et à l’Etoile. Deux magnifiques compétitions qui sont portées par des bénévoles à l’engagement sans faille », ajoute-t-il.

    Une équipe qui s’est d’ailleurs renforcée avec l’expérience de Jean-Luc Corréard, directeur de course de cette 48e édition, où 19 équipes (4 WorldTeam, 10 ProTeam et 5 Conti) se disputeront la victoire finale. « On a voulu garder cette liaison entre le Nord et le Sud de Marseille », insiste l’emblématique dirigeant de l’AVC Aix, qui connaît les routes de la région comme sa poche. Il a pu le prouver en détaillant l’intégralité du parcours lors de la conférence de presse de présentation, ce jeudi, dans la « salle des rotatives » au siège de La Marseillaise, où « le renouveau du journal s’exprime à travers ces lieux et sa fidélité à son histoire », comme l’a souligné Léo Purguette, président du groupe La Marseillaise et directeur éditorial du journal.

    « Le départ fictif aura lieu à Chateau-Gombert (13e arrondissement), avant de prendre le départ en bas de la côte des Termes. On retrouvera le parcours traditionnel, avec des passages par Gréasque, Belcodène et Peynier, pour enchaîner vers le Pas de la Couelle, que l’on surnomme dans le milieu “le petit Galibier” », développe Jean-Luc Corréard, persuadé qu’une première sélection sera déjà faite à ce niveau de la course.

    Finish au Vélodrome

    Les 133 coureurs qui voudront inscrire leur nom au palmarès de cette course d’ouverture de la Coupe de France, rebaptisée FDJ United Series, prendront ensuite la direction du massif de la Sainte-Baume, pour réaliser l’ascension du col de l’Espigoulier. Et si la route des Crêtes a joué le rôle de juge de paix depuis 2020, ce passage périlleux ne sera pas emprunté pour des raisons de sécurité, suite aux conditions climatiques « évolutives de la veille au soir », mais sportives, « pour changer la physionomie de la course ». Le spectacle final se produira sur le boulevard Michelet, devant le stade Vélodrome, comme lors du sacre de l’Américain Neilson Powless, en 2023.

    Parmi les grands noms attendus, le médaillé d’argent aux JO de Londres 2012, Bryan Coquard (Cofidis), l’ancien champion de France Jordan Labrosse (Décathlon CMA-CGM) et le quatrième de la dernière édition, l’Espagnol Eduard Prades (Caja Rural-Seguros RGA), auront de belles chances de victoire.

    Pour suivre l’actualité de cette 48e édition du Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise, un enveloppant dédié à l’épreuve sera proposé autour du journal du week-end des 31 janvier et 1er février. Un compte-rendu de l’épreuve sera réalisé dans notre édition du lundi 2 février.

    Réactions

    Léo Purguette, président du groupe La Marseillaise et directeur éditorial du journal « La Marseillaise »

    « La Marseillaise passe un cap important, cette année, puisque cela fait désormais cinq ans que nous avons repris le journal, dont la société éditrice a été poussée dans le précipice par la crise Covid. L’histoire nous a appris l’humilité, nous connaissons la grande fragilité de La Marseillaise. C’est sa liberté aussi, son indépendance des pouvoirs d’argents et cela ne nous prive pas d’ambitions nouvelles. »

    Maryan Barthélémy, directeur des évènements du groupe La Marseillaise

    « Ce 48e Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise représente un enjeu très important pour le journal. Il contribue à son rayonnement à l’international grâce aux nombreuses diffusions audiovisuelles et à tous les articles de presse déjà parus dans la presse spécialisée cyclisme, bien entendu dans le quotidien La Marseillaise et sur les réseaux sociaux. Cela ne va faire que s’amplifier jusqu’au jour J. »

    Marc Poggiale, président du Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise

    « Les 19 équipes au tableau sont d’ores et déjà appelées à nous donner un beau spectacle et au Grand Prix une belle compétition qui, sans aucun doute, ralliera le public. Le 1er février sera une belle journée pour la Coupe de France de cyclisme et pour le rayonnement de La Marseillaise. Que tous ces hommes et ces femmes de Bessèges ou de Marseille soient remerciés pour leur engagement et leur fidélité. »

    Jean-Luc Corréard, directeur de course du GP Cycliste de Marseille – La Marseillaise

    « Je suis très heureux et très fier du challenge qui m’a été proposé de prendre la direction de cette épreuve. Depuis quelques semaines, je travaille avec une équipe formidable. C’est là que le sens du mot bénévole ressort complètement, on avait tendance un peu à l’oublier. Et moi-même étant dans le monde du vélo, comme Claudine (Fangille) et Patrick (Sorin), ça me donne envie de repartir pour 30 ans. »

    Pierre Huguet, adjoint au maire de Marseille chargé de l’éducation

    « Nous sommes fier d’accueillir cette 48e édition du Grand Prix Cycliste de Marseille – La Marseillaise. Le trajet, qui va du Nord au Sud de la ville, rappelle son unité. C’est important pour la Ville, parce que cette course ouvre le calendrier européen et la Coupe de France. Marseille est une terre de sports et se conjugue aussi avec le cyclisme. Il correspond également à notre politique sportive : du sport pour tous. »

    Claudine Fangille, directrice et fille du créateur de l’Etoile de Bessèges

    « Je suis à l’Etoile depuis toujours, parce qu’elle est plus âgée que moi. J’ai connu la fusion quand Rolland Villalonga a rencontré mon papa à Lunel. La jonction entre l’Etoile et le journal La Marseillaise a eu lieu en 1987. Et, depuis, notre amitié n’a pas changée. Comme celle qu’ont connu les deux Rolland. Ils se ressemblaient beaucoup. Nous sommes ainsi tous devenus une grande famille. »

  • Une réunion publique sur les mobilités et la démocratie à Draguignan

    Une réunion publique sur les mobilités et la démocratie à Draguignan

    Après avoir réalisé deux enquêtes publiques sur l’école (en septembre) puis sur la gestion des déchets (en novembre), Uni.e.s pour Draguignan a cette fois interrogé, en décembre, les Dracénois sur les questions de mobilités et de démocratie participative. Une enquête réalisée « sur le marché et en porte à porte. Grâce à ça, les gens nous connaissent et viennent nous voir, et cela resserre les liens avec et entre les colistiers », se réjouit Sylvie Borgogno, l’une des colistières (LFI). Les restitutions seront réalisées vendredi, 18h, à la MSJ, après les vœux adressés par la tête de liste (LE) Christophe Terras.

    Référendums pour les grands projets

    Sur un territoire aux accès parfois difficiles, au sein d’un département où la question du logement est prégnante, notamment pour les jeunes, la mobilité, particulièrement la mobilité douce, demeure un enjeu d’importance. Sera notamment abordée la question du vélo et des infrastructures vouées à viabiliser sa pratique (pistes cyclables, parkings, moyens de location et d’acquisition…), mais aussi celle de la marche, via des rénovations urbaines et la création de parcours. Dans la même optique, le sujet des trottinettes électriques, pratiques mais décriées pour le manque d’encadrement de leur usage, sera mis sur la table, à travers, justement, un prisme sécuritaire et la proposition d’opérations de sensibilisation.

    Toujours au rang des moyens de transport individuels, Uni.e.s pour Draguignan proposera des alternatives pour limiter l’usage de la voiture (parkings relais, covoiturage…). A ce titre, les transports en commun ont forcément un rôle important à jouer. La liste désire augmenter leur portée et leur vertu écologique, et propose la gratuité pour certains publics (écoliers, retraités, précaires…).

    Les Dracénois sont ainsi invités à venir débattre de ces sujets, dans un esprit démocratique, autre thématique de l’enquête publique. « Nous soumettrons les investissements importants, typiquement le projet de PTE, à un référendum. Nous créerons une procédure de référendum d’initiative citoyenne qui permettra à tous les habitants et habitantes de participer directement à la démocratie locale. Le maire sera accessible et consacrera une demi journée par semaine pour répondre aux questions des habitantes et habitants », dévoile, entre autres, Sylvie Bourgogne.

  • Le plan vélo doit enfin faire de la place à la petite reine à Aubagne

    Le plan vélo doit enfin faire de la place à la petite reine à Aubagne

    « C’est maintenant, lors du dernier conseil municipal de votre mandature, que vous nous étalez les merveilles de ce que pourrait être la ville que vous n’avez pas su ni voulu aménager pendant deux mandats », assène le conseiller municipal communiste de l’opposition (RGE) Yves Perrin-Toinin, le 18 décembre. Et de trancher : « Il n’est pas question pour nous de contribuer à cette duperie, nous ne participerons pas au vote. » Il a pris la parole après que Laurent Guedj, conseiller municipal délégué à la mobilité, a présenté le schéma directeur marche et vélo.

    Ce plan « prévoit la création de 50 km d’itinéraires piétons et cyclables à travers six itinéraires principaux [en tout 31 km, Ndlr] et des itinéraires secondaires (19 km au total), ainsi que la création d’une zone apaisée du centre-ville. Le parcours proposé dans ce schéma directeur est celui issu de la concertation réalisée auprès des Aubagnais entre le 12 janvier et le 1er avril », expose Laurent Guedj.

    L’aménagement cyclable numéro 1, de 5,5 km, effectuera la liaison Sud du centre-ville (rue de la République) vers les zones d’activités des Paluds et de la plaine de Jouques.

    Vulnérabilité des cyclistes

    Le tracé numéro 2, de 5 km, « emprunte les aménagements piétons et cyclables réalisés dans la cadre du BHNS, mis en service le 1er septembre, et pourra se poursuivre en direction du centre-ville de la commune de Gémenos. Il assure la liaison du centre-ville vers les zones commerciales et industrielles d’Aubagne et Gémenos », détaille le document.

    L’itinéraire numéro 3 (de 5 km) reliera le centre-ville à Beaudinard. Le tracé prévoit de rejoindre la RD43 en direction du secteur de Pont de l’Étoile et traversera les zones d’habitations du quartier des Aubes. Le 4e itinéraire (4 km) permettra de desservir le parc d’activités de Napollon et ses 1 000 emplois, mais aussi les secteurs d’habitations du quartier des Solans, de Napollon, vers le piémont du Garlaban. La mise en service en 2026 du Val’Tram, en direction de la Bouilladisse, s’accompagnera d’une piste cyclable sécurisée entre la station Campagne Valérie et de Napollon. Le tracé numéro 5 partira du centre-ville pour rejoindre la route de la Légion (4,5 km). Enfin, le 6e itinéraire sera initié du centre d’Aubagne, pour aller jusqu’au Pôle Alpha (7 km).

    D’ici là, les cyclistes devront prendre leur mal en patience. La réalisation de ces itinéraires a été phasée de 2026 à 2032. Comme seule 23% de la voirie relève de la commune, 45% de la Métropole Aix-Marseille et 32% du Département des Bouches-du-Rhône, « ce schéma ne pourra se réaliser qu’avec le concours [y compris financier, Ndlr] de la Métropole et du Département », souligne la Ville d’Aubagne. En septembre, le Baromètre vélo, réalisé par la Fédération française des usagers de la bicyclette, a classé la ville d’Aubagne en « G » soit ville « très défavorable » pour la pratique cyclable.

  • [Entretien] Patrick Sorin : « Proche du podium national sur la formation des jeunes »

    [Entretien] Patrick Sorin : « Proche du podium national sur la formation des jeunes »

    La Marseillaise : Quelle est votre source de satisfaction principale au travers de cette saison 2025 riche en événements pour votre club ?

    Patrick Sorin : Dans le cadre de notre projet « Ambition la Pomme 2028 », notre objectif principal reste la formation des jeunes. L’année qui se termine a été très intéressante parce qu’on est à 70 victoires toutes sections confondues. J’en profite pour parler de l’école de cyclisme, qui est d’ailleurs championne régionale pour la première fois, où l’on a cumulé tout au long de la saison plus de 100 podiums et 11 titres régionaux. On conforte donc notre place de leader régional sur le cyclisme sur route. Et j’estime qu’on est proche d’ailleurs du podium national sur la formation des jeunes. Je pense qu’on va atteindre la barre des 300 licenciés dans très peu de temps, dont une centaine de jeunes. Ce qui est extrêmement réjouissant dans un contexte national qui n’est pas celui-là.

    La section cyclo-sportive nommée « Cyclo Compèt », créée il y a moins d’un an, s’avère déjà être un succès. Quelle est la prochaine étape de ce projet ?

    P.S. : On s’est donné un objectif pour 2026. La Fédération française de cyclisme a créé, il y a quelques années, un trophée Label d’Or. Ça porte sur une quinzaine de cyclos sportifs en France. Il y a un classement par équipe annuel et national. Notre objectif est de nous retrouver en 2026 sur le podium de ce trophée Label d’Or. Nos cyclos sportifs concernés par cette section reçoivent des entraînements programmés de la part de Claire Lafforgue, notre directrice U19. Je suis très satisfait qu’il y ait une porosité entre les sections.

    Concernant l’organisation de vos événements, quel est le plan de bataille pour la saison à venir ?

    P.S. : Les Bosses de Provence, ça y est, c’est parti. La 31e édition, l’an prochain, aura lieu le 26 septembre. Mais on a un deuxième événement qui grandit aussi : celui qu’on organise au Ventoux chaque été avec Bernard Hinault et les urologues. Ça ne cesse de grandir avec un retentissement qui devient international puisqu’il y a des Belges, des Hollandais, des Anglais et des Suisses qui nous rejoignent. C’est super intéressant parce que les urologues invitent leurs patients atteints d’un cancer de la prostate et sortant d’une chimiothérapie, à essayer de monter le Ventoux. Toujours dans un esprit de solidarité et de convivialité.

    Entretien réalisé par Camille Kadoum

    Parmi les événements prévus dans
    leur calendrier, le Vélo Club la Pomme organisera au début du mois de juillet
    le championnat régional U15, U17 et U19, rebaptisé sous le nom de Grand Prix de Belconnen.

  • L’Étoile de Bessèges 2026 placée sous haute sécurité

    L’Étoile de Bessèges 2026 placée sous haute sécurité

    L’Étoile de Bessèges – Tour du Gard a présenté le 3 décembre les contours de sa 56e édition, qui se déroulera du 4 au 8 février 2026. Pourtant rien n’était d’acquis. « En février 2025, je n’étais pas très motivée à l’idée de repartir », confie l’organisatrice Claudine Fangille-Allègre, encore marquée par les incidents de l’édition précédente. Après une voiture à contresens lors de la 3e étape et l’abandon de plusieurs équipes étrangères, la course avait frôlé l’arrêt. « J’étais même prête à tout arrêter, puis j’ai reçu un nombre incalculable de messages de soutien. Ça rebooste. » La mémoire de son père, Roland Fangille, fondateur de l’épreuve en 1971, semble aussi l’accompagner : « Nous avons tenu parce qu’on y croyait », disait-il. En 2026, l’Étoile « tient » encore.

    Pour retrouver la confiance des équipes, l’organisation a revu son fonctionnement en profondeur. La préfecture et la gendarmerie ont travaillé main dans la main pour calquer certains dispositifs du Tour de France. « La bulle de sécurité sera composée de vingt motocyclistes dédiés exclusivement à la sécurité, épaulés par une association habilitée », détaille le capitaine de gendarmerie Mickaël Dubois. Dix motos « flamme jaune » supplémentaires signaleront les obstacles. « Dans l’Hexagone, seul le Tour de France a un dispositif plus important », souligne Romain Le Roux, responsable sécurité. Un livret a été transmis aux maires des 103 communes traversées, et chaque arrivée se fera sur un circuit, plus facile à sécuriser. « Le cyclisme évolue vite, on s’adapte. Ce fonctionnement est la bonne solution », insiste Le Roux.

    Côté sportif, vingt équipes et 126 coureurs sont attendus. Les formations restées jusqu’au bout l’an dernier sont prioritaires : « Sans elles, nous ne serions peut-être pas là », souligne Claudine Fangille-Allègre. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 décembre. Le peloton s’élancera sur quatre étapes en ligne – de Bellegarde, Saint-Gilles, Bessèges et Saint-Christol-lez-Alès – avant un contre-la-montre final à Alès. L’Étoile, éprouvée mais déterminée, brille toujours.