Tag: Vaucluse

  • Raphaël Arnault sous pression après la mort du militant identitaire

    Raphaël Arnault sous pression après la mort du militant identitaire

    Jacques-Ellie Favrot, l’assistant parlementaire du député de la 1ère circonscription de Vaucluse Raphaël Arnault (LFI), accusé d’être impliqué dans la mort du militant nationaliste Quentin Deranque lors d’affrontements à Lyon jeudi dernier, a reconnu, d’après les propos de son avocat, Maître Bertrand Sayn, relayés ce mercredi soir à nos confrères de LCI et Radio France, « la commission de violences » et sa présence sur les lieux du drame. Il aurait assuré qu’il « n’est pas l’auteur des coups ayant provoqué le décès ». Il assure que son client « est dévasté » par la tournure des événements. Dans le même temps, un deuxième assistant parlementaire du cofondateur de la Jeune Garde, Robin C., a également été interpellé pour « mise à disposition de moyens en vue de se soustraire aux recherches », ainsi qu’un ancien stagiaire du député.

    Conséquence : un vent d’appels à la démission et de critiques arrive de toutes parts, au niveau national mais aussi au sein de la Cité des Papes. La porte-parole du gouvernement, Maud Brégeon, a appelé sur Franceinfo ce mercredi 18 février au matin à exclure « tout du moins temporairement » le député de son groupe à l’Assemblée. Une mise à l’écart demandée « pour marquer une clarification, pour dire non à la violence », poursuit Maud Brégeon.

    Sur X, Raphaël Arnault assurait ce mardi soir que « comme indiqué par un communiqué de son avocat, mon collaborateur Jacques-Elie Favrot a cessé toutes ses activités parlementaires » et que, ce lundi 16 février, « avant d’apprendre son interpellation », des procédures pour mettre fin à son contrat avaient été engagées auprès des services de l’Assemblée. Et de conclure que c’est « à l’enquête désormais de déterminer les responsabilités ». Il est pour l’heure également soutenu par son parti, qui dénonce une « instrumentalisation ». Alors que le siège national de la France insoumise a été évacué ce mercredi matin suite à une alerte à la bombe, le coordinateur national Manuel Bompard affirmait sur X « que Raphaël Arnault n’a aucune responsabilité dans le drame survenu à Lyon jeudi dernier et qu’il n’est absolument pas concerné par l’enquête en cours ».

    Appel à la démission

    Une tempête qui s’exporte évidemment dans la Cité des Papes. David Fournier se montrait mesuré ce mardi 17 février, avant d’apprendre l’interpellation de Jacques-Ellie Favrot, en assurant qu’il « ne fait pas d’amalgame », regrettant « un drame absolu ». Tout en glissant qu’il fait « confiance non seulement aux forces de l’ordre de mon pays mais aussi à la justice » et qu’il n’a « jamais commenté des affaires en cours ».

    Mais d’autres se sont montrés plus offensifs. À commencer par son ancien adversaire au premier tour des élections législatives de 2024, Philippe Pascal (Debout !, ex-GDS). Raphaël Arnault avait été désigné pour représenter le Nouveau Front populaire, mais Philippe Pascal s’était maintenu au premier tour avant d’appeler à voter pour l’actuel député au second. Dans un message, il exprime sa « colère, déception et un profond sentiment d’injustice » et regrette que « ce sont souvent ceux qui construisent patiemment, au quotidien, qui se retrouvent écartés au profit de stratégies qui dépassent les réalités locales » tout en affirmant que « la mort d’un militant, quel qu’il soit, rappelle toujours que la violence politique mène à une impasse ».

    D’autres demandent sa démission, notamment à droite. Olivier Galzi, candidat (DVD) aux municipales, avance que Raphaël Arnault « a clairement une responsabilité morale dans ce meurtre » et qu’« une démission de sa part paraît s’imposer ». Avant de terminer son texte par un discours dangereux, si ce n’est révoltant, en évoquant que « le fascisme n’est ni de droite ni de gauche (sic), il est aux extrêmes, car il est avant tout un totalitarisme qui souhaite s’imposer par la force ». Une démission également demandée par Julien Paudoie, pilote Renaissance à Avignon en vue des municipales. Qui estime que « la République ne peut pas rester ambiguë face à la violence », car la situation interroge « profondément la capacité du député à représenter sereinement le territoire vauclusien ».

  • Jacquemart et Jacotte refont sonner la cloche d’Avignon

    Jacquemart et Jacotte refont sonner la cloche d’Avignon

    Jacquemart et Jacotte ont repris du service ce mardi 17 février. Le couple d’automates, qui sonne les heures depuis 1838 au sommet de la tour d’Albane de l’Hôtel de Ville d’Avignon, a, à nouveau activé ses articulations mécaniques pour frapper la cloche à coups de marteau à chaque heure.

    C’est depuis la maison Jean Vilar que l’on voit le mieux les couleurs redevenues flamboyantes du valet du seigneur et de sa compagne, chacun haut de pas moins de deux mètres. Ils ont été délogés en octobre dernier par les services de la mairie, une première en 190 ans. « Il y avait pas mal de choses à faire », confie Michel Edoli. Avec son frère, Marc, et trois employés, le septuagénaire a rénové dans son atelier de Sarrians les automates avant de les repeindre. Une opération qui a duré pas moins de trois mois. Avec tout d’abord un décapage des structures abîmées par le temps et les aléas climatiques. « Jacquemart n’avait presque plus de bras ni de pieds », glisse l’artisan sarriannais, qui estime que « ça va tenir encore au moins 200 ans ». Puis d’incorporer, au fur et à mesure, semaine après semaine, une puissante colle pour faire tenir l’ensemble. Et donc de terminer avec la peinture, « surtout les visages parce qu’ils étaient affreux », glisse avec le sourire Michel Edoli. « On restaure à l’identique, en revenant aux mêmes bases. Mais avec notamment des matériaux plus performants pour que cela tienne plus longtemps, comme la colle par exemple. D’essayer de faire en sorte que ces monuments retrouvent leur splendeur, car on a parfois l’impression que c’est en train de se perdre », poursuit celui qui a participé à la rénovation de nombreux sites classés en Vaucluse. Avec notamment les restaurations du pont-levis du Pont Saint-Bénézet, des boiseries du musée Calvet, des fenêtres du Palais du Roure ou encore de l’Hôtel-Dieu de Carpentras et du château de Fargues au Pontet.

    Ce n’est pas le premier couple qui orne le sommet de la tour d’Albane. Dès 1472, deux automates s’animaient déjà en centre-ville de la Cité des Papes, qui furent finalement remplacés en 1838 par les deux sculptures de l’artiste Rousseau. Mais le Jacquemart et la Jacotte d’origine sont toujours observables. En effet, ils sont conservés au musée Calvet.

    Mécanisme modernisé

    C’était également l’occasion de remettre à jour le mécanisme qui permet au couple de frapper chacun la cloche. Une tâche qui est revenue à Christophe Nebout, du service énergie à la mairie d’Avignon. Un travail moins vaste que celui de son collègue à la menuiserie, car « le mécanisme avait dû être changé autour de 1997 et l’installation était déjà électrifiée », confie-t-il. Mais il en a tout de même profité pour moderniser quelque peu le système « avec un programmateur électronique et un moteur moins gourmand en énergie, tout en étant adapté au système de tirage et des amortisseurs pour éviter que tout lâche », poursuit celui-ci, qui s’occupe de toutes les horloges de la ville, y compris celles des établissements scolaires.

    Mais il reste encore quelques petits ajustements à faire pour que les gestes des automates soient les mêmes que d’antan. « Les mouvements devraient être plus amples et donc plus visibles », concède Christophe Nebout. « Jacquemart devrait bouger plus largement son bras, tout comme Jacotte. Je vais vous embêter tant que ce n’est pas fait », insiste Michel Edoli à plusieurs reprises auprès des techniciens et élus présents en cette matinée ensoleillée.

  • À Pernes-les-Fontaines, la gauche unie la joue collectif

    À Pernes-les-Fontaines, la gauche unie la joue collectif

    Après avoir eu le choix entre deux listes en 2014 et 2020, les habitants de Pernes-les-Fontaines auront trois options dans l’isoloir dans un mois. Didier Carle, maire (DVD) sortant, se représente et sera opposé pour la première fois à une liste RN conduite par Gérard Gilles. Lors des deux derniers scrutins, Robert Igourlen avait porté les couleurs d’une liste DVG. Cette fois-ci, un changement s’est opéré de ce côté de l’échiquier. Un collectif citoyen transpartisan, qui « exprime l’envie de renouveler un référentiel de gauche au-delà des clivages, sans s’écarter des problématiques locales », s’est mis sur pied pour aboutir, après un vote, à la candidature de Mario Moretti, secondé de près par Véronique Sabatini.

    La liste « Pernes et vous » a ainsi « conçu un programme en intelligence collective, ouvrant le champ des possibles, pour envisager le développement économique de la commune marquée par une forte attractivité, une animation culturelle foisonnante et une vie associative exceptionnelle ». Mario Moretti, qui a siégé dans l’opposition entre 2008 et 2014, est un jeune chef d’entreprise retraité du bâtiment, impliqué dans la vie associative. Véronique Sabatini est, elle, vétérinaire. « Souhaitant prendre en main leur destin sous forme de démocratie participative », les candidats entendent associer au mieux la population.

    Le volet solidarité et justice sociale passe par « garantir un logement décent à tous ». Pas une sinécure dans une commune où l’immobilier coûte cher et reste l’une des plus sanctionnées financièrement pour carence de logements sociaux (450 000 euros en 2025). « Pernes et vous » souhaite donc préserver de la mixité sociale et créer un tiers lieu, « ouvert largement au spectacle vivant ainsi qu’aux initiatives des habitants ». Enfin, côté transition écologique il est prévu une réhabilitation thermique des bâtiments communaux ou un meilleur maillage intercommunal en transports en commun. Une prochaine réunion publique a lieu le 28 février (18h30), salle des fêtes des Valayans.

  • David Fournier prend le train vert de Marine Tondelier

    David Fournier prend le train vert de Marine Tondelier

    Partie du Pas-de-Calais en train de nuit pour Menton, puis Toulon et Nîmes, lundi Marine Tondelier n’est pourtant pas las du train-train quotidien en arrivant ce mardi à Avignon pour soutenir David Fournier (PS) et sa liste de rassemblement, rejointe par les Verts. La secrétaire nationale des Écologistes est lancée depuis un an dans un tour de France des communes, en vue des municipales, mais en gardant à l’esprit aussi de quoi nourrir son projet pour la présidentielle de 2027, où elle a déjà annoncé sa candidature. « Avec les régionales de 2028, on s’apprête à mener la bataille politique la plus dure et la plus importante de notre vie, estime Marine Tondelier. On a tous conscience de cette responsabilité qui a un côté écrasant mais très motivant. »

    Une motivation qu’elle puise sur le terrain. En milieu d’après-midi, une visite de l’entreprise Promodal, spécialisée dans le transport combiné rail-route, était organisée. « C’est très inspirant d’aller voir les gens qui se battent et attendant des réponses de notre part », commente-t-elle à la sortie. David Fournier est lui rattrapé par les enjeux locaux de mobilité sur la LEO, plan Faubourgs ou arrêté anti poids lourds sur la Rocade.

    Au local de campagne ensuite, David Fournier salue « l’esprit fédérateur des Écologistes », qui en le rejoignant « ont impulsé la dynamique d’union de la gauche ». Marine Tondelier est sur la même « boussole », « avoir un maximum de ville à gauche ». « Sauf exceptions, de manière assez instinctive, les Écologistes ont partout été responsables pour garder l’union », assure-t-elle. Ce qui ne fut pas le cas en 2020 où Jean-Pierre Cervantès, désormais rangé derrière David Fournier, avait fait cavalier seul au 1er comme au 2nd tour.

    Marine Tondelier ne s’est pas attardée sur le cas de Sabah Badji, cheffe de file suspendue après s’être ralliée à Mathilde Louvain (LFI). « Les gens ont le droit d’avoir et de suivre leur liberté de conscience mais les résultats parleront d’eux-mêmes », projette la patronne écologiste. Et si dans d’autres communes, son parti soutient LFI, « statistiquement, il y a un isolement de LFI qui a tenu à partir tout seul partout, je pense qu’il y aura un vote utile, très fort, dès le premier tour pour les listes d’union », projette Marine Tondelier qui raconte que récemment dans un train, Manuel Bompard, coordinateur national des insoumis, lui a dit « ne plus avoir de partenaires » à gauche. « Pas mieux », intervient David Fournier, laissant transparaître à demi-mot qu’il ne serait guère enclin à s’allier avec Mathilde Louvain au second tour.

  • Un nouvel espace de vie commune à la Grange d’Orel

    Un nouvel espace de vie commune à la Grange d’Orel

    Alors que le ciel commence à se couvrir, une bonne quarantaine d’enfants et de jeunes ados sont rassemblés autour d’un terrain de foot tout juste sorti de terre dans le quartier de la Grange d’Orel, à Avignon. Une demi-douzaine d’entre eux s’affrontent dans une partie de ballon rond, parfois réprimandés par un des éducateurs quand ils « tirent trop fort », tandis que la première édile de la Cité des Papes les regarde, tout sourire, à l’occasion de l’inauguration de ce square Diourbel, tout juste réaménagé.

    Avec un nouveau city stade de foot et de basket donc, mais aussi des tables de ping-pong, de nouveaux revêtements sur les routes alentour et différents végétaux.

    « Personne sur le bord

    du chemin »

    « Il suffit de regarder pour voir que les enfants sont super contents », se réjouit Billel Ferhane, directeur du club jeunes du quartier, mais aussi de l’insertion/prévention, collectif d’une quarantaine de jeunes à l’initiative d’une partie du projet à travers le budget participatif il y a un an. « C’est très bien que le quartier s’embellisse. Nos bâtiments sont beaux, mais il fallait le reste aussi. Le terrain était abandonné depuis 30 ans, donc c’est une très belle chose », appuie-t-il.

    Des aménagements et rénovations qui ont coûté au total 205 000 euros, en grande majorité dans le cadre du NPNRU, dont 20 000 euros issus du budget participatif de la ville, avec la demande de poser 25 arbres supplémentaires. « Nous voulions imaginer une action pour améliorer le quartier et lui redonner de la vie. C’est aussi un symbole d’avenir. On avait surtout besoin d’ombre ici parce qu’on n’en avait pas depuis longtemps », glisse Omar, membre de l’insertion/prévention, qui a été désigné comme le porte-parole du projet par ses camarades. « Notre volonté est de ne laisser personne sur le bord du chemin. Quand je vois l’énergie aujourd’hui, j’ai confiance en l’avenir de la ville, car les jeunes vont porter de beaux projets », avance Cécile Helle en fin de cérémonie.

  • La Maison départementale du handicap sous tension

    La Maison départementale du handicap sous tension

    La CGT des personnels du Département de Vaucluse dénonce, dans une lettre ouverte diffusée depuis le mercredi 11 février, une « situation extrêmement préoccupante » pour les équipes de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH).

    Une déclaration qui fait suite aux résultats d’un questionnaire distribué à l’ensemble des agents de la structure. « Malgré la réorganisation engagée et l’audit des risques psychosociaux, la situation ne cesse de se dégrader. Les agents comme les usagers en paient chaque jour le prix. Aujourd’hui, les équipes sont épuisées, démoralisées, et beaucoup ne croient plus être entendues », poursuit le syndicat, qui liste pour les agents une « surcharge chronique de travail », des « injonctions contradictoires », des « pressions chiffrées », des « postes non remplacés » ou encore une « précarité contractuelle ».

    Plusieurs secteurs seraient touchés. Au service d’accueil, la CGT assure qu’« aucun renfort n’est prévu malgré l’augmentation des sollicitations ». À l’évaluation, les recrutements seraient « inexistants alors que les départs s’enchaînent ». Ou encore dans le secteur enfant où il serait désormais, d’après le syndicat, « demandé de traiter des dossiers sans visite ni évaluations complètes, ce qui interroge gravement la légalité, l’équité et l’éthique professionnelle ». Il est également glissé que « des consignes conduiraient à renouveler ou rejeter des demandes sans véritable évaluation pluridisciplinaire ». Contacté par La Marseillaise, le conseil départemental de Vaucluse n’a pas souhaité répondre à nos sollicitations.

    Demande d’intervention

    Alors que le syndicat assure que « cette situation n’est pas seulement organisationnelle » mais aussi « politique », une « rencontre rapide » est demandée avec la direction pour faire valoir plusieurs demandes « afin d’apporter des réponses claires aux agents et aux usagers ». À commencer par « un plan d’urgence de recrutements et de remplacements des postes vacants », sans chiffrer les besoins. Mais encore des « renforts pérennes à l’accueil et à l’évaluation », la « fin des consignes dégradant la qualité des évaluations », le « respect des missions professionnelles et du cadre légal », mais aussi « le rétablissement du télétravail lorsque les tâches le permettent », une « concertation réelle avec les représentants du personnel » et un calendrier précis de mise en place des mesures correctives. Des réponses qui seront peut-être apportées avec la construction d’une nouvelle MDPH dont la livraison est prévue pour cette année.

  • Sur le volet social, Olivier Galzi croit au ruissellement local

    Sur le volet social, Olivier Galzi croit au ruissellement local

    Fin janvier, lors de la présentation de son programme, Olivier Galzi (DVD) avait mis sous l’éteignoir le volet social et solidarité. Une absence que nous avions relevée alors qu’Avignon affiche un taux de pauvreté de plus de 30%, « dépassant 55% dans certains périmètres prioritaires », note désormais le candidat, dans un communiqué sur cette thématique. « Le social, c’est comme l’écologie, ça doit tout irriguer. C’est vrai que ce n’est pas ressorti comme un élément distinctif », concède-t-il à La Marseillaise.

    Fidèle à son adage du « bon sens qui va tout conditionner », l’ex-journaliste TV brosse la philosophie globale de sa vision sociale : « On ne partage pas la pauvreté, mais on partage la richesse. Notre programme est destiné à redonner une attractivité, laquelle attractivité va générer un apport de richesse par les familles et les entreprises, qu’on essaie de faire revenir à Avignon, par les visiteurs à l’année… On peut ensuite commencer à penser à redistribuer cette richesse. » Une forme de ruissellement ? « Appelez ça comme vous voulez, mais cette théorie a mauvaise presse au niveau national, parce que les gens ne l’ont pas vue mais, je pense qu’au niveau local, c’est plus facile de voir du ruissellement », répond-il, défendant également « un programme financé et finançable ».

    Voilà pour la théorie. Comment mettre en pratique ? Ces derniers jours, Olivier Galzi a réalisé deux vidéos, savamment mises en scène, où il va au-devant de squatteurs. Alors qu’à gauche on grince face à cette « politique spectacle » ou ce « one man show », selon Olivier Faure, premier secrétaire du PS, le candidat temporise : « Je ne suis pas en train d’expliquer qu’il faut nettoyer au Karcher, mais vu le nombre de vues que j’ai sur ces vidéos-là et le nombre de likes, je suis à peu près en phase avec la population. » Pour remédier à cette problématique d’errance, qu’il chiffre à entre 60 et 100 personnes, Olivier Galzi parle de « solution individuelle ».

    Recréer de la mixité sociale

    En lien avec les services municipaux ou des associations, il entend « créer un nouvel accueil de jour », « tendre des mains », et séparer le bon grain de l’ivraie. Aider ceux qui ont envie de s’en sortir en répondant aussi aux problématiques psychiques et d’addiction tout en étant ferme sur les oisifs volontaires. « On va faire en sorte de leur faire comprendre et envoyer le signal qu’Avignon ne sera pas la ville qui les accueillera de manière favorable », prévient Olivier Galzi.

    Au-delà, le candidat s’inscrit dans la vision du plan local de l’habitat du Grand Avignon, qui a pour but de créer de la mixité à l’échelle du territoire en ne concentrant pas toute la grande pauvreté dans les logements très sociaux d’Avignon. « On souhaite créer des logements sociaux pour les classes moyennes et aider les locataires à devenir propriétaires, via le bail réel solidaire, un dispositif innovant pour acheter son logement 40% moins cher que le prix du marché », détaille Olivier Galzi. 150 places en crèche en quartier prioritaire de la Ville sont aussi annoncées.

  • En Vaucluse, le député insoumis et son assistant dans la tourmente

    En Vaucluse, le député insoumis et son assistant dans la tourmente

    Il y a un peu plus d’une semaine, lors du meeting de campagne à Avignon de la candidate LFI Mathilde Louvain, aux côtés du député Antoine Léaument, le média d’extrême droite Frontières est resté en live pendant plus de deux heures devant le lieu du meeting. Une sorte d’affrontement resté verbal ou enfariné -pour le « journaliste » vedette de Frontières- auquel Jacques-Élie Favrot a été confronté. Une scène qui, aujourd’hui, prend un autre relief alors que le nom du collaborateur parlementaire du député Raphaël Arnault (LFI-NFP) est jeté en pâture, désigné par le groupuscule d’extrême droite Némésis comme un des agresseurs ayant entraîné la mort du militant identitaire lyonnais.

    Par la voix de son avocat, Jacques-Élie Favrot a, dimanche, « formellement démenti être responsable de ce drame » et s’est mis en retrait de sa fonction de collaborateur. Ce lundi, la présidente de l’Assemblée nationale lui a suspendu l’accès au palais Bourbon par crainte de « troubles à l’ordre public ». Côté justice, le procureur de Lyon n’a, pour le moment, délivré aucune indication sur le profil des agresseurs. Pour rappel, samedi, Raphaël Arnault a fait part de son « horreur et dégoût » suite au décès et souhaité « que toute la lumière soit faite sur ce drame ».

    « On n’a rien à voir avec ça »

    Contacté, Raphaël Arnault, qui siégeait à l’Assemblée nationale le soir du drame, n’a pas donné suite. « Même si ça prend des proportions énormes, on n’a rien à voir avec ça », confie-t-on dans son entourage, qui n’a guère goûté de voir, dimanche, trois députés RN se mettre en scène devant la permanence parlementaire de Raphaël Arnault. Pancarte « l’extrême gauche tue », Catherine Rimbert, Marie-France Lorho (par ailleurs condamnée et inéligible pour emploi fictif de son ex-assistant Yann Bompard, les deux ont fait appel) et Hervé de Lépinau (candidat aux municipales de Carpentras) demandent la démission ou la levée de l’immunité parlementaire du député insoumis. Le tout, sans la moindre prudence judiciaire. À Camaret, le maire RN a, ce lundi, mis les drapeaux de la mairie en berne tenant aussi pour responsable les « militants de l’extrême gauche ».

    À un mois du premier tour des municipales, ce contexte risque de peser alors « que les haines sont attisées par l’extrême droite », regrette-t-on dans l’équipe de Mathilde Louvain. À Carpentras, un local visant LFI a été tagué (lire ci-dessous). À Avignon, la question de mettre en retrait de la campagne Raphaël Arnault ne s’est pas encore posée. Le député, qui pourrait seulement être sur la liste à une place symbolique, est toutefois « investi » dans la campagne, assurait-il mi-janvier. « En fonction de l’enquête, les responsabilités seront établies et il reviendra au député d’avoir sa propre réaction, en revanche il n’appartient pas à LFI de contrôler les réactions des adversaires potentiels », conclut-on du côté de Mathilde Louvain.

    Carpentras : un lieu tagué « LFI, antifa assassin »

    Ce samedi, l’espace Fenouil à Carpentras, un lieu associatif privé, doit accueillir un forum « Décolonisons nos esprits », organisé par les candidats LFI aux municipales. Un site qui « a été la cible de tags intimidants », dénonce la France insoumise. Sur des photos, consultées par La Marseillaise, on peut y lire « LFI, antifa assassin », « Arnaut (sic) tueur ».La présence du député Raphaël Arnault à ce forum a été annoncée. « Dans un contexte marqué par la montée des discours d’extrême droite, les menaces et les tentatives de pression n’ont pas leur place dans un débat démocratique », déplore LFI. F.C.

  • Que faire faire pendant les vacances de février

    Que faire faire pendant les vacances de février

    Bouches-du-Rhône

    Marseille : escape game aux Archives municipales

    Les Archives municipales (3e) proposent un escape game consistant à retrouver le Livre rouge, précieux manuscrit contenant les statuts et chartes de la ville de Marseille au XIIIe siècle, caché par l’archiviste communal Joseph Billioud pendant les combats pour la libération de la ville. Les participants sont invités à revivre l’aventure et le défi logistique qu’ont été l’évacuation, le transfert et la mise à l’abri des œuvres d’art et à découvrir les enjeux de la protection des biens culturels en cas de conflit.

    Dates et horaires : mardi 17 et 24 février à 14 heures, mercredi 18 et 25 à 10 heures et jeudi 19 et 26 à 14 heures. Dès 11 ans. Gratuit.

    Aix-en-Provence : ateliers au Muséum d’histoire naturelle

    Le Museum d’histoire naturelle accueille, du 16 au 20 février, des ateliers à destination des enfants de 7 à 12 ans. Trois animations, organisées entre 14 et 16h, n’affichent pas encore complet : découverte du système de reproduction des plantes le mercredi, étude des effets du changement climatique sur la faune et la flore le jeudi et observation des dents des dinosaures de Provence le dimanche.

    Réservation recommandée au 04.88.71.81.81. Prix : 4,60 euros.

    Aix-en-Provence : carnaval Moby Dick

    Avec un départ prévu samedi 28 février de la place des Prêcheurs, le carnaval d’Aix promet un plongeon dans l’univers de Moby Dick. Invités à découvrir l’adaptation de la compagnie CPPP du best-seller d’Herman Melville, les spectateurs suivront le capitaine Achab dans une odyssée urbaine à la poursuite du célèbre cétacé. Le défilé sera composé de trois chars réalisés par le Comité officiel du carnaval d’Aix, un groupe de jeunes danseurs de la compagnie Grenade, un groupe de gymnastes de la Gym du Pays d’Aix et un dernier groupe d’Aixois pyrotechniciens encadrés par la compagnie Karnavires. Dès 15 heures les plus motivés pourront participer aux ateliers maquillage, création de masque et confection de chapeau, installés sur la place des Prêcheurs et la place Jeanne-d’Arc.

    Aubagne: balades et découvertes culturelles

    L’office du tourisme du Pays d’Aubagne propose pour ces vacances une ribambelle d’activités à destination des familles : visites guidées, ateliers créatifs, balade plein air… de quoi profiter pleinement du territoire. Conçue pour toucher tous les publics, la programmation inclut des moments destinés aux petits (contes musicaux, joutes médiévales, combats immersifs, randonnées médiévales) mais aussi aux grands (visite guidée « Aubagne dans les yeux de Marcel », ateliers à la maison Ferroni et activité reliure).

    Plus d’info sur le site de l’office de tourisme : https://www.tourisme-paysdaubagne.fr

    Arles: découverte de l’abbaye de Montmajour

    Le Centre des monuments nationaux organise plusieurs visites thématiques de l’abbaye de Montmajour à l’occasion des vacances d’hiver. Les 18, 20, 24 et 27 février à 15 heures, il sera possible de découvrir le cloître de l’abbaye, qui présente un bestiaire -ensemble d’animaux dans des œuvres d’art- étendu. L’occasion d’observer, dès 6 ans si on est accompagné d’un adulte, créatures réelles et imaginaires. Sur les mêmes dates à 11 heures, un atelier proposera de déconstruire 10 préjugés sur le Moyen Âge, souvent perçu comme une période sombre. L’accès aux ateliers est inclus dans le prix d’entrée : gratuit pour les moins de 18 ans et 7 euros pour les adultes.

    Réservations et info sur le site web : https://www.abbaye-montmajour.fr/agenda/montmajour-fete-le-carnaval

    Var

    Hyères: visite guidée de la villa Noailles

    Du mercredi au jeudi, la villa Noailles, propose des visites accompagnées d’un guide au tarif d’une visite libre (6 euros). L’occasion de découvrir l’intérieur et l’extérieur de la maison et la vie qu’y menaient Charles et Marie-Laure de Noailles. Des ateliers photographie (20 euros) et architecture (5 euros) sont également organisés les jeudi et vendredi 19 et 20 février.

    Infos et réservations : https://villanoailles.com/

    La Valette-du-Var: ateliers jardinage au Jardin de Baudouvin

    Le mercredi 18 février, à l’occasion de la journée « La Violette », le Jardin de Baudouvin ouvre ses portes au public pour une programmation conviviale et familiale. Ateliers de jardinage pour les enfants, cuisine autour de la violette et atelier artistique rythmeront cette journée placée sous le signe de la nature, de la créativité et du partage.

    Gratuit sur réservation au 04.94.23.74.04.

    Toulon: festival Bibliociné

    Du 14 au 28 février, les médiathèques de Toulon accueillent différentes animations dans le cadre du festival Bibliociné. Entrées gratuites pour les résidants toulonnais. Programme des ateliers, projections et rencontres proposées sur le site web des médiathèques de Toulon : https://mediatheques.toulon.fr

    Vaucluse

    Avignon: des vacances aux musées

    Le Bain Pommer, le musée Calvet, le musée Lapidaire, le muséum Requiem, le palais du Roure et le musée du Petit palais Louvre en Avignon organisent pendant les vacances d’hiver plusieurs visites-ateliers, à destination des familles et des jeunes publics.

    Programme et tarifs : https://avignon-tourisme.com/

    Alpes

    Digne : vacances sportives pour les 12-17 ans

    La Maison des jeunes et des étudiants de la Ville proposent du 16 au 27 février nombreux ateliers sportifs et créatifs pour les 12-17 ans. Natation, ski, yooner, escape game, création de tee-shirts personnalisés ou animation cuisine… Il y en a pour tous les goûts.

    Infos et inscription au 04.92.36.10.31. ou sur le site web de la mairie www.dignelesbains.fr

  • Aménagements et mobilité au menu du budget participatif

    Aménagements et mobilité au menu du budget participatif

    Depuis 2017, la Ville d’Avignon fait participer les habitants avec la mise en place du budget participatif « afin d’impliquer les citoyens dans l’amélioration du cadre de vie et renforcer la démocratie locale ». Et cette année, pour sa 6e édition, ce sont dix projets qui ont été sélectionnés à l’issue d’un vote d’un conseil constitué pour moitié d’élus et pour moitié d’Avignonnais tirés au sort.

    Parmi eux, des projets autour du sport, comme la création d’un pumptrack à Montfavet ou l’aménagement du city stade de l’école Sixte-Isnard ; autour de la mobilité, avec la demande d’une « continuité cyclable de la rocade au centre nautique » ou encore une voie douce rue de la Garance. « Mais c’est surtout tourné autour des aménagements cette année », précise Éric Deshayes, adjoint (Génération. s) délégué à la ville citoyenne, démocratique et participative. Comme par exemple un « corridor végétalisé vers le chemin des canaux » le long du canal de Vaucluse dans le quartier Saint-Jean, l’aménagement du lac de Saint-Chamand ou encore la valorisation et la sécurisation du tunnel Eisenhower. Le tout pour un budget total de 140 000 euros.

    4,5 millions d’euros

    Avec désormais une thématique chaque année. Lors de la précédente édition, un pas avait été fait en direction des associations travaillant autour des droits des femmes. Cette année, la volonté était de se rapprocher de l’enfance. Plusieurs projets ont ainsi été déposés par des jeunes du conseil municipal des enfants, la plupart du temps avec leurs parents.

    L’heure est également au bilan pour cette idée lancée en 2017 par la municipalité lors du premier mandat de Cécile Helle (PS). « C’est très apprécié. Au fur et à mesure, les habitants sont de plus en plus au courant du dispositif et les projets sont vraiment dans l’axe des priorités », se réjouit Éric Deshayes. En six éditions, pas moins de 63 projets ont été réalisés pour un budget de 4,5 millions d’euros. Une sélection ardue à chaque fois, avec au total 686 idées proposées par des citoyens, dont 315 ont été soumises au vote. Dans la volonté d’ouvrir au plus grand nombre, il est également possible de se rapprocher de conseillers dans les Maisons pour tous pour faire une proposition sans avoir besoin d’un ordinateur. « Et même lorsque des projets ne sont pas lauréats, les idées sont transmises aux services de la Ville, qui peuvent s’en inspirer », glisse l’adjoint au maire.

    Après avoir été sélectionnées, les idées mettent généralement deux ans à se concrétiser. Seize projets lauréats des dernières années sont ainsi en cours de réalisation.